Merci de suivre cette Fanfiction, ça me fait vraiment plaisir :)


Chapitre 2

La lumière filtrait à travers les rideaux de la chambre venant chatouiller le sommeil paisible du petit aux yeux couleur océan. Kurt grogna un peu ouvrant un œil avec difficulté. Il savait très bien qu'il devrait se dépêcher de se préparer, après tout, aujourd'hui était un jour spécial : C'était la dernière journée qu'il passerait avec Blaine avant bien longtemps. Mais il avait pourtant terriblement envie de rester à jamais dans ce lit rassurant où rien ne pourrait lui arriver.
Au bout de quelques minutes, une voix forte s'éleva du bas des escaliers :
_ Kurt, viens prendre ton petit déjeuner ! Dépêche-toi si tu veux que je te dépose chez Blaine avant de partir travailler !
Et voilà, sa poitrine se remit à le serrer. Pourquoi ce nom le faisait tant souffrir ?
Exaspéré, par toutes ces questions, le petit jeta son oreiller à travers la pièce puis se leva, décidé. Si c'était la dernière fois qu'il devait voir Blaine, autant en profiter un maximum ...

_ Papa, arrête de manger en conduisant, on va avoir un accident !
Burt lança un regard dans le rétroviseur, amusé de la remarque de son fils. Plus les jours passaient, plus son gamin lui faisait penser à sa femme. Quand avait-il tant changé ?
_ Mais papa ! Tu viens de passer la maison !
_ Oui oui mon grand, je l'avais remarqué, répondit-il tout en se reconcentrant sur la route.
Tout en faisant marche arrière, pour ainsi s'arrêter devant la petite maison des Anderson, il remarqua l'air agité de son fils qui regardait par la fenêtre. Il préféra ne pas faire de remarque de peur de l'irriter un peu plus.
_ Voilà Kurt, n'oublie pas d'être poli en entrant.
_ Oui (il s'avança au-devant du siège conducteur et posa un baiser sur la joue de son père) à ce soir !
Puis Kurt descendit trottinant vers la porte d'entrée ...

Après s'être retourné une dernière fois pour apercevoir la voiture de son père disparaître dans une allée adjacente, il sonna. Là une grande femme à la magnifique chevelure auburn, ondulant sur ses épaules, fit son apparition dans l'encadrement de la porte. Elle lui sourit puis lui naça, d'un doux accent méditerranéen :
_ Bonjour Kurt, comment vas-tu ?
_ Bonjour madame, je vais bien.
Il lui rendit son sourire. Kurt fut étonné de ne pas voir Blaine lui ouvrir la porte ou tout du moins de ne pas le voir aux côtés de sa mère. Il regarda alors derrière elle, essayant de le voir dans l'entrée. Mais aucune âme qui vive ne se manifesta.
_ Il est dans sa chambre, il se prépare !, lui répondit simplement Chiara, lui posant sa main sur ses frêles épaules pour l'entraîner à l'intérieur de la demeure. Elle referma, dans un léger « clic » la porte derrière eux.
_ Blaine, cria-t-elle, je fais monter ton ami !
Aucune protestation ne vint si bien qu'elle poussa Kurt au pied de l'escalier, l'invitant à les escalader. Il s'exécuta.
A force de venir dans cette maison, Kurt commençait à la connaître aussi bien que la sienne. Après être arrivé au premier étage, il emprunta un petit couloir qui se terminait par une porte blanche où une pancarte y était installé. Dessus l'on pouvait y lire « Chambre de Blaine ».
_ Coucou, lança-t-il à travers la porte entre-ouverte.
Il fut surprit en voyant Blaine rougissant et cachant quelque chose dans son dos.

_ Euh ... Blaine ça va ?, lui demanda-t-il, tout en essayant de se rapprocher de façon à voir ce qu'il cachait.
_ Oui ! Ferme les yeux, j'ai un cadeau pour toi !
Kurt lui lança un regard emplis d'incompréhension avant de faire ce que l'on venait de lui demander.
_ Tiens, tu peux les rouvrir maintenant !
La surprise du petit châtain fut encore plus grande lorsqu'il les rouvrit. En effet, il tenait dans sa main un pendentif en bois qui représentait la moitié d'un gros nœud papillon emprisonné par une épaisse corde.
_ J'ai l'autre moitié, regarde (Il lui montra la partie du pendentif qu'il avait déjà autour du cou), je l'ai fabriqué avec maman.
Le petit aux yeux bleus avait de plus en plus de mal à contenir ses larmes si bien qu'elles dévalèrent déjà ses joues. Puis il s'avança bien plus près du bouclé pour le serrer dans ses bras de toutes ses forces.
_ Tu vas tellement me manquer, réussit-il à dire à travers ses sanglots.
A ce moment là Blaine accentua l'étreinte, le serrant tout aussi fort contre lui.
_ Toi aussi ... toi aussi, tu vas me manquer ...

_ Les garçons, le repas est servi !
Les deux amis descendirent main dans la main ce qui fit sourire la jeune femme. Elle remarqua le pendentif qu'avait Kurt autour du cou et ne pu qu'élargir un peu plus le sourire qui était déjà dessiné sur ses lèvres. Elle avait très bien comprit que ces deux-là était lié par quelque chose de beaucoup plus fort que de l'amitié.
_ On mange quoi ?, demanda Blaine, regagnant sa place près de son ami.
_ J'ai préparé des lasagnes à la bolognaise et pour le dessert du tiramisu.
« Miam » fut ce qu'avait déclaré les deux garçons en même temps avant d'éclater de rire ...

Le soleil était dehors à son zénith. L'approche du mois de septembre n'avait rien changé à l'air toujours aussi doux et chaud qui flottait dans le quartier.
Le ventre plein, les deux bambins décidèrent d'aller faire un tour dans le jardin des Anderson.
Sortant par la porte de derrière, un large terrain s'offrit à eux. Une large étendue d'herbe fraîchement tondue qui se terminait au loin sous les pieds d'un énorme saule pleureur que la légère brise s'amusait à faire danser les branches.
_ On va sous l'arbre là-bas ? Il fera plus frais !, questionna Blaine tout en se positionnant près du potager.
_ Oui, il fait trop chaud ici !, acquiesça Kurt tout en se ventilant le visage de sa main. Blaine rit devant ce geste.
_ On fait la course alors ?
Et ni une, ni deux, ils se mirent à courir vers cet arbre, sans se douter qu'il allait devenir si important l'un pour l'autre ...

J'ai gagné !, cria le petit aux yeux hazels avant de s'effondrer sur le sol, rigolant, je suis crevé !
_ C'est de la triche ! Tu es parti avant moi ..., rétorqua le châtain, s'asseyant contre le saule.
_ Pff, n'importe quoi ! (Il sourit à son vis-a-vis tout en ajoutant: ) la prochaine fois que l'on se verra, je suis sûr que c'est toi qui gagnera.
Puis il s'allongea sur l'herbe fraîche par l'ombre que leur donnait l'arbre. Kurt s'approcha alors de lui, lui déposa un baiser furtif au commissure de ses lèvres et vint poser sa tête sur son torse, regardant le ciel.
Leurs mains se rencontrèrent et se scellèrent aussitôt, sans que ni l'un, ni l'autre ne s'en rendent vraiment compte. Alors que le chant des oiseaux étaient en train de les bercer doucement, les portant dans les bras de Morphée, le petit bouclé commença à dire, les yeux mi-clos :
_ Je t'aime beaucoup, Kurt ...
Pour tout réponse, il sentit la main de celui-ci serrer la sienne un peu plus et sa tête bouger doucement contre lui.
Puis tous deux s'endormirent ainsi, comme ils voudraient tellement pouvoir y rester ...

La sonnerie de la porte d'entrée retentit une fois, puis deux. Madame Anderson se dépêcha d'ouvrir la porte et reconnu les parents du petit invité.
_ Oh bonsoir, mais je vous en prie, entrez ! Les garçons sont encore dehors.
Tout en traversant la maison puis le jardin, Burt questionna Chiara :
_ Pourquoi envoyer Blaine en pensionnat ? Non pas que je doute de vos méthodes mais je pense que le laisser avec Kurt ...
Burt ne pu finir sa phrase à la vision qui s'offrait devant lui. Chiara quant-à elle, vint poser une main sur sa bouche, essayant de retenir ses larmes. Voyant son petit amour toujours endormi, blotti contre Kurt, elle eut l'impression que l'on venait de la poignarder dans le dos.
Le femme aux côtés de Burt vint s'asseoir près de son fils afin de le réveiller en douceur :
_ Kurt (sa voix venait de se casser), il faut rentrer maintenant !
Alors ils se réveillèrent tous les deux, les mains toujours liées.
_ Déjà ? (Il se tourna vers Blaine, comme se souvenant de quelque chose) ... Non je veux pas parit, non ...
Les larmes glissèrent sur son visage à une vitesse folle. Blaine, qui faisait un effort surhumain pour ne pas pleurer, serra Kurt fort dans ses bras.
_ On se reverra, je te le promet ...
Le petit aux yeux bleus rejoignit ses parents, non sans difficulté, ne comprenant pas non plus pourquoi Blaine demeurait si passif devant leurs adieux. Il se retrouva bientôt dans sa voiture, jouant avec son pendentif dans ses mains, à tourner dans une rue qui le sépara de Blaine pour la toute dernière fois ...


Voilà, alors qu'en pensez vous ? Review ?