JOYEUX NOËL EVERYBODY ! (& bonne année en avance) Voilà ce chapitre est mon cadeau :)
Chapitre 6
je viens de laisser entrer Blaine... Qu'est-ce qui ne va pas chez moi?
Il n'arrivait plus à penser correctement. Il venait de permettre à la personne qui avait gâcher une partie de sa misérable existence, à entrer chez lui.
Mais qu'est-ce qui ne tournait pas rond chez lui? Tandis qu'il se reculait le plus de l'entrée afin de lui laisser le champ libre, Blaine fit exprès de venir le frôler de son bras. Kurt frissonna alors au contact et maudit alors ses hormones d'adolescent de le faire réagir de cette manière dès que Blaine était impliqué dans l'histoire.
Après avoir refermé la porte derrière eux, le jeune homme se retourna sur le bouclé occupé à admirer des photos de famille accrochées sur le mur du corridor. Il se demanda alors pourquoi Blaine était venu se réfugier chez lui. Il s'apprêtait à lui poser la question lorsque Finn déboula des escaliers. Tellement pressé qu'il faillit rater la dernière marche.
" Je vais chez Rachel, ne..."
Il se figea au même moment, apercevant Blaine. Le gars dont Puck lui avait parle quelques heures plus tôt, dans les vestiaires. Le même gars à la réputation sulfureuse déjà dévoilée alors qu'il ne vient à peine d'arriver.
"Qu'est-ce qu'il fiche ici celui-là ?, demanda-t-il au châtain qui se tenait toujours près de la porte d'entrée.
Kurt allait répondre mais le bouclé fut plus rapide:
"J'essaie de me le faire!, puis prenant un air songeur, peut être même dans ton lit pourquoi pas..."
Kurt adressa un regard incrédule au plus petit des trois, la bouche entre ouverte. Il ne venait pas de dire ce qu'il pensait qu'il avait dit, non ce n'est pas possible...
Il reporta alors son regard vers Finn qui affichait un air surpris et effrayé avant de lui lancer:
"Ne t'avise pas à toucher à un cheveux de lui, mec!
- Ah ouais et sinon? De toutes façons, ce n'est pas dans ses cheveux que je rêve de passer ma main-
- Blaine tu vas la fermer oui! Et Finn, tu ne devais pas aller quelque part? lança-t-il d'une voix beaucoup trop aigu pour paraître calme.
Mais personne ne releva. Pas même Blaine. Finn prit sa veste sur le porte manteau et partit, non sans jeter un dernier coup d'œil vers Blaine...
Kurt se retourna alors sur la seule personne qui restait près de lui. Il le regardait sourire comme satisfait de lui-même et de ce qu'il venait de faire. Il essaya de comprendre comment ce petit garçon si attachant et fragile, avait pu devenir aussi provocateur. Plus rien du Blaine qu'il avait connu était visible, à part peut-être des détails physiques comme ses boucles adorables ou ses yeux hazels qui donnaient envie de se perdre dedans. Il se lit à penser alors que, peut-être en grattant un petit peu, il retrouverait ce petit garçon d'autrefois qu'il lui avait donné son premier baiser. Mais il fallait d'abord qu'il sache ce qu'il était venu ficher chez lui. Il lui demanda alors, guettant ses réactions. Le visage si sur de lui qu'arborait le bouclé, s'évapora bien vite.
"Euh_ je cherchais juste un endroit pour passer la nuit et tu ne vas jamais me croire mais, en marchant sans but précis, et bien je suis arrivé ici!
Il secouait vivement sa tête de haut en bas comme pour appuyer ses paroles. Kurt continua de le regarder un moment avant de lui demander s'il voulait quelque chaise à boire.
"Un soda ça sera parfait!"
Dans la cuisine, Kurt s'activa à chercher un verre pour y verser la boisson gazeuse souhaitée par Blaine. Il avait très vite comprit que le jeune bouclé lui cachait quelque chose. Il n'avait aucune idée de ce que cela pouvait bien être, mais il était bien déterminé à trouver.
Puis, il se mit à penser au fait qu'il était seul, chez lui, avec Blaine. Et il se mit alors à paniquer. Il savait très bien que leur relation avait toujours été trop importante. Et il avait peur de ce que le nouveau Blaine pourrait bien tenter de faire.
Après avoir prit une grand bouffée d'air, il se dirigea vers le salon où Blaine s'était installé.
"Kurt... Est-ce que ça te dérange si je passe la nuit ici? Je veux dire, tes parents ne vont rien dire?... Je...
- arrête. Arrête et dis-moi plutôt ce qui ne va pas! Je veux comprendre pourquoi tu agis comme ça avec moi.. Ou même avec tout le monde apparemment...
- non, non je ne te dirai rien car il n'y a rien à dire. Si tu ne veux pas me garder pour la nuit, ce n'est pas grave, je trouverai bien quelqu'un chez qui squatter et-
- tu peux rester ici, mais alors tu ne fais rien et ne tente rien, tu m'as bien compris ?
- ouais ouais..." marmonna-t-il tandis qu'il fixait son verre.
Un silence de mort s'installa entre les deux garçons. Ni l'un ni l'autre ne savaient quoi dire, et la manière très suggestive que Blaine avait de passer sa langue sur le bord de son verre pour attraper la moindre gouttelette de sa boisson, n'aidait pas Kurt à chercher un sujet de conversation. La nuit risque d'être longue. c'est Blaine, qui au final, engagea la discussion:
" qu'est ce que l'autre grand dadé faisait chez toi?
- C'est mon demi frère' répondit-il d'un ton sec. Il y a beaucoup de chose qui ont changé ici depuis que tu as décidé de m'effacer de ta vie!
- Et allez tu recommence avec tes conneries! Je te rappelle tout de même que c'est toi qui a arrêté de m'envoyer des lettres!"
Kurt le regarda alors, ahuri.
" tu te fous de ma gueule? Tu n'en as pas eus assez de le faire souffrir comme tu la fais, il faut encore que tu me fasses passer pour fou! Écoute Anderson je ne sais pas ce que j'ai fais qui t'as fais réagir de la sorte, je ne sais pas ce qui s'est passé vraiment, mais je t'aimais encore et ta lettre a juste réussie à me briser le cœur comme on brise de la porcelaine!"
Ne pas pleurer, surtout ne pas pleurer...
" Je ne comprend rien à ce que tu me racontes! C'est quoi ce bordel? Je me souviens juste de ma rentrée à ce putain de collège que j'ai du quitter bien vite. Je me rappelle avoir attendu des mois et des mois passant pour avoir le moindre signe de ta part, signe que je n'ai jamais eu... Je me souviens de mon père me répétant inlassablement que tu avais une mauvaise influence sur moi et que c'était mieux comme ça... Kurt putain, tu ne te doutes pas à quel point ça a été dur pour moi-
- Et moi? Tu penses à moi dans ton histoire? Ma vie est devenue un parfait merdier et j'aurais tellement eus besoin de mon meilleur ami... J'étais seul, totalement seul...
- J'ai l'impression d'être en train de devenir fou ou je ne sais trop quoi ! Kurt, crois-moi quand je te dis que je ne sais pas du tout de quoi tu parles !"
Kurt n'en pouvait plus. A bout, il le laissa en plan dans le salon, rejoignant sa chambre. Il claqua la porte non s'en vouloir un peu, et se laissa glisser le long de cette même porte. Pourquoi faisait-il ça ? Pourquoi ne lui disait-il pas la vérité ? Et surtout pourquoi paraissait-il vraiment autant perdu que lui ? Il se haïssait de tant penser. Mais et si Blaine n'était vraiment pour rien derrière cette lettre ?
Son regard se porta bien vite sur le pendentif suspendu au dessus de son bureau. La seule vue de ce bijou réussit à faire surmonter tous ses sentiments. Il se mit alors à pleurer violemment, ne pouvant contrôler ses sanglots. Je l'aime tellement encore...
Une bonne heure devait être passé depuis que Kurt avait laissé Blaine seul dans une autre pièce de la maison. La chambre était plongée dans le noir. Seule une fine lumière donnée par la lune éclairée la large pièce. Kurt sursauta lorsqu'il entendit un coup bref mais puissant contre la porte. Blaine ?
Il était persuadé qu'il était repartit. Il se frotta vivement les yeux espérant que vu la clarté de la pièce, Blaine ne se rendrait compte de rien. Il se leva non sans réticence et ouvrit doucement la porte. Il fut alors frappé par le visage du bouclé. Ses yeux brillaient d'une étrange lueur qui lui coupa le souffle et ses boucles semblaient encore plus en bataille que précédemment.
« Kurt, s'il te plaît, laisse moi te parler...
Kurt ne sut rien répondre. Il était tellement obnubilé par Blaine qu'il en avait presque oublié avec qui il était en train de parler et pourquoi ils en étaient là. Il se poussa donc, laissant le jeune garçon entrer pleinement dans sa chambre. Il le regarda s'avancer vers son lit et s'asseoir au bord.
- Tu te souviens le jour où tu es venu me voir, après la mort de maman ? Et bien mon géniteur venait de me taper dessus comme il le faisait régulièrement comme plus personne n'était là pour l'en empêcher ou en être témoin... Il me répétait toujours que si je venais à me plaindre à quelqu'un personne ne pourrait me croire ! Parce que je n'étais rien qu'un sale gosse ! Et j'ai fini par le croire... regarde-moi aujourd'hui, je ne suis rien d'autre qu'un moins que rien !
Kurt le regardait en silence, toujours debout au milieu de la salle. Il s'avança alors vers lui, venant s'asseoir près de lui [mais en gardant tout de même une distance de sécurité!]
- Un jour, il est venu dans ma chambre après le travail et j'étais en train de- Merde c'est dur à dire !... J'étais en train de pleurer sur la dernière lettre que tu m'avais envoyé... le pendentif autour du cou. Il m'a demandé pourquoi j'étais dans tous mes états pour un « putain de bout de papier » et je lui ais tout balancé... tout sans la moindre exception ! Du baiser que l'on s'était échangé aux sentiments que j'éprouvais pour toi... »
Il se passa une main nerveusement dans la nuque. Kurt le regardait toujours essayant de contenir ses larmes parce qu'il aurait dû s'en douter à l'époque. Il aurait dû comprendre que quelque chose ne tourner pas rond, la dernière fois qu'il se soit rendu chez les Anderson. Il s'en voulait tellement.
« Blaine...
- Non, laisse-moi finir, je ne serais peut être plus capable de dire tout cela. A ce moment-là, il m'a regardé d'un regard que je ne lui connaissais que trop à ces moments où il rentrait bourré très tard le soir, et qu'il venait dans ma chambre juste pour passer ses nerfs sur moi... »
Kurt entendit alors ce petit craquèlement dans sa voix. Il voulait le prendre dans ses bras comme tant de fois ils l'avaient fait dans le passé, mais maintenant ce n'était plus possible. Ils étaient devenus des étrangers l'un pour l'autre. Kurt se contenta alors de poser sa main sur la sienne posée sur le matelas depuis plusieurs minutes maintenant. Le bouclé enlaça par la suite leurs doigts entre eux. Ce geste fit remonter une nouvelle vague d'émotion en Kurt qu'il essaya de ne pas laisser paraître tant bien que mal.
« Blaine, tu n'es pas obligé de tout me raconter ou du moins pas tout d'un coup, lança Kurt regardant droit devant lui, Il y a tellement de choses que tu ignores sur moi aussi... Tant de blessures mal refermées, tant de douleurs toujours présentes, tant de non-dit... Alors arrête de te faire du mal- »
Le jeune garçon n'eut pas le temps de finir sa phrase, que des lèvres puissantes vinrent s'écraser sur les siennes.OhmondieuOhmondieu. Kurt ne se lasserait vraiment jamais de leur petit goût sucré.
Tandis que leur baiser s'approfondissait, Kurt sentit des larmes salées s'y mêlaient discrètement. Blaine était en train de pleurer dans ses bras. Kurt ouvrit alors ses yeux clos quelques secondes plus tôt pour voir le visage du brun inondait par ses larmes. Il leva ses mains à son visage, caressant doucement ses joues, dans un geste lent et rassurant. C'était tellement intime, tellement eux, que Kurt eut beaucoup de mal de contenir ses propres sanglots. Mais une bouche chaude et avide revint trouver la sienne, et cette fois il ne fit rien pour retenir le gémissement brisé qui jaillit hors de ses lèvres...
Vous savez ce qui me ferais plaisir pour noël ? UNE REVIEW !
