Coucou tout le monde ! Désolée d'avoir été absente aussi longtemps… J'ai beaucoup de travail et je suis partie 2 semaine en Amérique ! Donc, voilà la suite !
Chapitre 8
Blaine le berçait faiblement d'avant en arrière, le serrant toujours un peu plus dans ses bras.
Il s'en voulait tellement. Mais pour quelle raison exactement ? Il savait qu'il s'était comporté comme un parfait salaud ces derniers jours, mais il ne comprenait pas de quoi Kurt l'accusait.
Tandis qu'il sentit que le jeune garçon aux yeux océans était tombé dans les bras de Morphée, il lui caressa doucement la joue de ses lèvres avant d'y déposer un faible baiser. Il le porta ensuite à bras, le menant dans sa propre chambre. Il l'allongea dans son lit, l'observa bouger inconsciemment et alla chercher de quoi désinfecter ses coupures. Il espérait que la faible douleur que produirait se geste ne le réveillerait pas pour autant. Il revint de la salle de bain quelques minutes plus tard muni de tout ce dont il avait besoin. Il murmura un léger « ça risque de piquer un peu » sachant très bien qu'il n'obtiendra pas de réponse. Il imbiba alors sa compresse de désinfectant et l'appliqua en une faible pression sur le poignée ensanglanté de Kurt. Après cela, il y fixa un pansement et reporta son regard sur le visage paisible du jeune garçon.
Le bouclé remarqua quelque chose qui lui attira le regard. Il resta à contempler le cou de Kurt quelques temps. Portait-il vraiment son pendentif ? Approchant sa main, il saisie la chaîne autour de son cou et tint le bijou. Il était toujours le même. Blaine sentit sa poitrine se serrait, lorsqu'il sortit à son tour le pendentif de sous son tee shirt et qu'il vint l'emboîter avec l'autre. Il était toujours autant fait l'un pour l'autre... comme ils l'étaient tous les deux ? Il sentit une larme chaude glisser le long de sa joue et venir se perdre dans son col. Non décidément, il ne pourrait jamais vivre sans la présence de ce magnifique jeune homme prés de lui. Le bouclé se reprit comme il le peut et se redressa.
Il hésita longuement à le dégager de ses vêtements et se contenta de lui retirer ses chaussons. Puis il partit, laissant tout de même derrière lui un petit mot disant :
« Kurt,
Je ne sais pas de quoi tu me reproches à part le fait que j'ai été un parfait connard ces derniers jours. Mais je ne comprend pas tes histoires de lettres, mon père m'a toujours dit poster mes lettres en allant travailler car je n'avais pas le temps en semaine d'aller les poster. Aujourd'hui je sais que je t'ai plus blessé qu'en temps normal et je sais que le geste que tu as fait, était une sorte d'appel au secours. Et je ne veux plus jamais, tout du moins tant que tu feras partie de ma vie, que tu le recommences. Je sais que je ne suis pas parfait, loin de cela. Que j'ai fais des choses impardonnables et que j'en fais encore. Mais te savoir faire des choses pareilles alors que c'est en partie de ma faute me tue à petit feu. Tu sais ce jour où je me suis rendu compte que tu ne m'écriras plus jamais de lettre, tu sais comment j'ai réagis ? J'ai fuis... J'ai fuis comme un lâche. J'ai été trouver un ami qui ne valait mieux ne pas trop fréquenter et je l'ai supplié de m'aider. De trouver un moyen pour que je t'oublie à jamais. Oui je suis tombé dans la drogue (douces ou fortes), oui je me suis déjà fendue la gueule à ne plus savoir mon propre nom, mais je finissais toujours par revoir ton visage me hanter. Je t'ai maudis, je t'ai hais si fort que j'en attrapé toujours la nausée, mais mon amour pour toi reprenait toujours le dessus. Alors j'ai espéré, j'ai prié ce dieu dont j'ignore tout pour lui demander de me ramener près de toi. Même si c'était pour de nouveau souffrir. Même si c'était pour en être malade par la suite. Mais je ne pouvais pas, je ne pouvais plus vivre loin de toi... Et puis, je t'ai retrouvé. Et tu avais tant changé, tu portais tant de douleur dans ton regard que ça m'a fendu le cœur en deux. Je me suis demandé ce qui avait bien pu t'arriver ses dernières années pour que j'ai l'impression de lire tous les malheurs du monde sur ton sublime visage. Mais ce qui m'a fait le plus mal, c'est justement de te revoir encore plus ravissant que lorsque je t'ai connu. Et je t'ai de nouveau aimé. Non plus le Kurt Hummel de mes souvenirs mais le Kurt Hummel que je venais de redécouvrir. Et j'ai tout de suite voulu que tu m'appartiennes comme autrefois. Que tu me dises que tu m'aimes tandis que tu me laisserais goûter les moindres espaces de ton corps. Que tu me laisserais goûter le goût sucré de tes lèvres. Et je te murmurais encore et encore à quel point tu es parfait pour moi. Malgré tes cicatrices et tes blessures. Parce que tu es parfaitement imparfait mon cœur. Et s'il te plaît, ne me demande plus jamais de rester à tes côtés car je ne compte jamais t'abandonner...
Blaine. »
Kurt se réveilla le lendemain matin, la main engourdit. Il porta machinalement sa main libre sur son poignée amochée et sentit alors le tissus sur sa peau. Il ouvrit par la suite, les yeux non sans difficulté, et regarda son bras. Il y vit alors le pansement et essaya de se souvenir quand l'avait-il mis... et se rendit compte que ce n'était pas lui. Il referma les yeux avant de repenser à Blaine. Ses yeux, ses boucles et surtout le goût de ses lèvres. Il soupira de désespérance avant de se décider à se lever. Il descendit lentement les marches de l'escalier et rejoigna la cuisine déserte. Là, sur le frigo américain qui se trouvait sur le mur du fond, il y trouva, sous un aimant, la lettre de Blaine. Il la déplia doucement, et commença à la lire. Les larmes coulèrent d'elles-même. Mon dieu, il l'aimait tant et ne pouvait plus rien faire pour le nier. Il avait envie de le sentir près de lui, de le voir rire de ses débilités, de le savoir là lorsqu'il n'irait pas bien et de pouvoir le prendre dans ses bras. Il avait besoin de sa chaleur... il devait s'expliquer sur tout cela. Il devait savoir si ce qu'avait dit le garçon aux yeux hazels était la vérité ou s'il avait dit ça par pitié. Il savait que ça serait difficile et sûrement long pour tous les deux d'apprendre de nouveau à se faire confiance après tout ce qu'ils avaient vécu chacun de leur côté. Mais il se sentait près à le faire si Blaine acceptait lui aussi.
Il se dépêcha de s'habiller raccourcissant son habituel rituel du matin mais il voulait pouvoir arriver tôt en cours pour croiser ledit Blaine.
Vêtu d'un skinny noir imprimé de tête de mort, de doc martens bleus ciel et d'une chemise blanche agrémenté d'une veste étroite, il sortit de chez lui avec l'intention de pouvoir s'expliquer avec le bouclé...
Lorsque Kurt arriva au lycée, il le trouva bien vide. En effet, il avait quelques quart d'heure d'avance. Mais la porte du hall était déjà ouverte. Il entra d'un pas assuré dans l'établissement. Puis, il se dirigea vers l'auditorium où il savait pouvoir être tranquille le matin. Mais à son grand étonnement, quelqu'un se trouvait déjà sur scène. Il essaya de rester discret tandis que le jeune homme de dos, assis au piano, commençait à jouer.
« I'm so in love with you
(Je suis si amoureux de toi)
Whatever you want to do
(Quoi que tu veuilles faire)
Is all right with me
(Ca me va)
'Cause you make me feel so brand new
(Car tu me donnes la sensation de renaître)
And I want to spend my life with you
(Et je veux passer ma vie avec toi)
Kurt reconnut cette voix, il l'avait tellement entendu. Blaine était sur scène. Est-ce à lui que s'adressait cette chanson? Il ne put s'empêcher de sourire un petit peu plus à cette idée. Parce qu'au plus profond de lui-même, il savait très bien que c'était la vérité. Il écoutait ces mots d'amour qui déferlaient des lèvres de son premier amour. Il ferma les yeux et se laissa bercer.
Puis les quelques dernières notes de piano retentir et Kurt ne remarqua pas que Blaine était maintenant tourné vers lui. Il ne remarqua pas ses yeux assombris par l'envie. Il n'entendit pas non plus les pas de ce garçon qui arrivait vers lui. Et ne s'attendit pas à sentir les lèvres charnues de Blaine sur les siennes. Leur baiser ne dura peut être pas très longtemps mais suffit à remonter tous les sentiments que Kurt essayait comme il pouvait de contenir.
