Avant tout, je tient à remercier Shayane pour son commentaire qui m'a poussé à écrire cette suite.

L'aube d'une nouvelle vie.

Les deux femmes se perdent dans l'étreinte goûtant au bonheur pour la première fois. Elles connaissent enfin le sentiment d'être entière, d'être aboutie.
Un craquement et deux jurons les interrompent brutalement.
Hésitant entre l'amusement et l'agacement, xena est la première à rompre le silence:
-Méliana et Zora sortez du fourré et approchez, nous savons que c'est vous!
Gabrielle, fronce les sourcils et lui demande:
-comment les connais tu?
-Amour, je t'expliquerais tout à l'heure quand on aura réglé le problème de la présence de ses importunes ici.
Endossant en un clin d'œil la stature de la destructrice des nations glacial et furieuse, elle leur parle avec le ton qu'elle utilisait pour réprimer ses soldats, celui qui était le dernière avertissement avant la mort:
-Que faites-vous ici à proximité d'une hydre et d'un géant?
Gabrielle habituée à ce ton doit se retourner pour ne pas éclater de rire et anéantir la remontrance.
Zora, petite rousse aux yeux bleus, habituellement volubile et enjouée porte-parole du duo est muette de peur.
Méliana, noire aux yeux verts, peu causante et bagarreuse se place instinctivement devant son amie et toise Xena, faisant la même taille et lui répond:
-Nous n'allions pas laisser Gabrielle se sacrifier en affrontant seule ces monstres. Qui es-tu, toi?
Cette question réveille sa comparse:
-C'est Xena.
La réaction de l'africaine est immédiate, elle dégaine son épée, se met en position de défense, protégeant Zora et dit:
-tu es morte il y a plus de 5 ans. Tu es donc un démon!
Voulant retrouver son âme sœur au plus vite et sachant très bien qu'elle va tester la jeune fille jusqu'au bout, Gabrielle intervient:
-Méliana, il ne faut jamais dégainer une épée devant Xena si on n'est pas prêt à mourir.
Le demoiselle l'interrompt:
-Qui te dis que je ne donnerais pas ma vie pour Zora.
Les deux aînées sont émues aux larmes devant la déclaration de la jeune fille, la petite rousse elle pleure de joie et son amie prenant conscience d'avoir, ce qui ne lui est jamais arrivée, trop parler, est mal alaise.
Comme à l'accoutumée, Xena est la première à reprendre contenance:
-Méliana, personne ne risque plus rien, rengaine ton épée. Et rentrons chez Gabrielle vous êtes frigorifiées.
Mais, têtu et toujours pas convaincu, cette dernière reste en position.
Zora vient alors devant son amie et lui prend le visage pour qu'elle la regarde dans les yeux.
Elles restent ainsi près de deux minutes. Quand la discussion silencieuse est terminée, l'épée est dans son fourreau, leur main unie et elles attendent les deux héroïnes pour rentrer.

Méliana est née dans un village d'Afrique noir. Ses yeux verts ont été considérés par beaucoup de villageois comme un signe de mauvaises œil. Mais les deux mètres et cent kilos de muscles de son père, ainsi que la prospérité du village, leur ont fait garder pour eux leur superstition. Son enfance, très heureuse au prêt de ses parents, a été des plus difficile avec les enfants de son âge qui se moquaient de ses yeux et profitaient de son côté silencieux pour la tourner en dérision. Elle devient vite une bagarreuse peu apprécié des parents.
Le temps aurait arrangé les choses reléguant ses brimades au rang de mauvais souvenir d'enfance mais il en fut tout autre. L'année de ses 8 ans une grande sécheresse à réduit les récoltes de moitié et une nuée de sauterelle a dévorée le reste. Ses catastrophes associées à ses frasques d'enfant ont décidé les superstitieux à agir et à la sacrifier à la déesse des moissons pour conjurer l'hypothétique malédiction. Ses parents se sont battus jusqu'au dernier souffle pour la sauver en la cachant dans la carriole d'un marchand ambulant et attirer la foule en colère vers l'autre bout du village.
Le commerçant s'est avéré être un brave homme ayant perdu femme et enfants de malaria. Jamais remis de n'avoir pas été présent à cause de son travail, il est resté seul jusqu'à l'arrivée de Méliana. Celle-ci est restée presque six mois sans dire un mot, véritable petit animal sauvage replier sur elle-même revivant toutes les nuits sa traque par la foule furieuse et la mort de ses parents. Elle fut apprivoisée par de petites sculptures d'animaux en bois et par d'innombrables histoires tout au long des voyages et le soir avant de dormir. Un jour elle prononça son premier mot: merci. Après, ils se sont élevés ensemble. L'aîné enseigna la lecture, l'écriture, le calcule et l'autodéfense, la cadette, la confiance, l'espoir et l'amour filiale.
Mais cela ne dura que deux ans, jusqu'à sa capture par des esclavagistes et la mort de son père adoptif. Elle s'est alors persuadé de sa malédiction et s'est à nouveau enfermé dans sa tête ce qui lui a permis de ne pas avoir de séquelle psychologique irréversible car Méliana, bien qu'âgée de 10 ans a déjà le corps d'une jeune fille de 15 et dû subir quotidiennement les violes par ses kidnappeurs.
Elle fut vendu six mois plus tard à de riche athénien et c'est là qu'elle rencontra pour la première Zora.

Zora, elle est née en Irlande de parents saltimbanques qui se produisaient dans tous les territoires gaéliques. Pendant 8 ans elle suivi ses parents apprenant leurs métiers. Au cours d'une traversé entre les îles britanniques et la Gaulle, le bateau qui les transportait fut arraisonner par des pirates. Malheureusement pour les parents de la fillette, c'était des amateurs et ils ont massacré tout le monde, incapable de maîtriser leur enthousiasme. La rousse terrée dans la malle au costume fut la seule survivante. Elle utilisa sa formation pour passer pour plus jeune et les abreuva de tant de parole pendant des jours entiers qu'ils débarquèrent au premier port grecque pour la vendre, voire la donner tant ils étaient épuisés. Le couple d'athénien en fit l'acquisition le même jour que Méliana.

Cette proximité d'histoire dramatique les a tout de suite réuni mais pas seulement, ensemble, elles n'étaient plus ces fillettes angoissées écorchées par la vie, ensemble elles étaient Zora et Méliana avec un futur.

La vie en tant qu'esclave a été simple jusqu'au jour où il s'est avéré que l'africaine était enceinte. Horrifié, sa maîtresse la chassa. L'irlandaise s'enfuit dès la nuit tombée. Ce fut la pire nuit de toute sa vie. Quand son bateau fut attaqué, elle a vécu cela comme une histoire au fond de sa malle, n'ayant jamais vu les cadavres de ses parents, les pirates les ayant jetés par-dessus bord, elle pouvait toujours se dire qu'il reviendrait, mais là perdre Méliana revenait, pour elle à ne plus avoir de raison de vivre. Elle la retrouva, au petit matin, endormie dans les poubelles du marcher où elles allaient faire les courses pour leur ancien maître. Elles tombèrent dans les bras l'une de l'autre et se jurèrent de ne jamais plus être séparées.
Elles ont, alors vivotées de mendicité et de rapine. La taille et les connaissances en combat de Méliana leur assurant une relative protection et l'art du verbe de Zora, de nombreuses aumônes.
Un jour où la semaine fut particulièrement chiche, l'ainée, sans en avertir sa compagne, s'aventura sur le territoire de rapine d'une bande de garçon pour trouver du pain au près d'une boulangère l'ayant déjà aidée par le passé, attendri par sa grossesse et ses beaux yeux vert. Trop heureuse d'avoir de quoi sustenter son amie, elle ne remarqua pas que la bande la suivait et au détour d'une ruelle déserte, elle fut entourée des 10 garçons. Connaissant ses capacités au combat, ils ne firent pas de détaille et se mirent tous ensemble à la rouer de coups jusqu'à son évanouissement.
C'est encore Zora qui la retrouva. Elle mendia à l'apothicaire des médecines pour soigner ses contusions mais dans la nuit, Méliana fit une fausse couche. Pas un son ne fut émis, ni une larme ne coula de l'aînée, elle ne parla que pour rassurer son amie et lui affirmer que c'était mieux ainsi. Elle berça l'irlandaise qui s'endormit dans ses bras par la fatigue de ses pleurs.

Six mois après ce funeste épisode, Méliana s'essaya au délicat art du pickpocket sur une jeune femme blonde marchant telle une somnambule, le visage émacié et les yeux dans le vague, la victime lui semblant facile.
Gabrielle failli laisser la jeune fille réussir mais au dernier moment un pressentiment lui inspira de ne rien en faire et de s'intéresser à elle. Elle captura, alors le poignet de l'enfant au moment où elle posa la main sur sa bourse, l'emprisonnant d'une main, la bâillonna de l'autre et l'emmena dans une ruelle déserte pour lui parler.
Zora qui, depuis l'incident avec la bande ne laissait plus son amie partir seule et se déplaçait toujours avec un bâton, arriva en criant sur la barde avant même qu'elle est commencé à parler avec l'africaine.
La femme, pour ne pas blesser les enfants, encaissa le coup en se retournant, avec son dos, puis désarma la rousse en lui attrapant à elle aussi le poignet et lui fit subir la même clé de bras pour l'immobiliser.
Le calme, enfin revenu, elle proposa de leur payer un repas chaud contre leurs histoires. Prudente, les filles lui demandèrent la raison de cette intérêt, ce à quoi, Gabrielle répondit qu'étant barde, elle était toujours à la recherche de bonne histoire et que l'amitié d'une irlandaise et d'une africaine lui semblait très intéressante.
Zora, ayant jouée avec ses parents des histoires bien moins intéressantes que la leur, la croit aisément et d'un regard à Méliana lui fait comprendre que pour elle s'est d'accord. La grande noire, lui répond de la même façon et donne la même réponse. La rousse dit alors à la jeune femme qu'elles la suivent avec plaisir.

Gabrielle se dirige alors dans une auberge. Elle ne comptait pas s'attarder dans cette ville. Quand les filles sont apparues sur sa route elle se dirigeait vers le centre de transport pour trouver une carriole qui l'emmènerait au village de sa sœur. Mais maintenant, elle a dans l'idée que la narration de la vie de ses deux hôtes va nécessiter de dormir en ville pour avoir suffisamment de temps pour être entendu en entière.
La mine sévère de l'aubergiste lui fait comprendre que leur allure à toutes les trois est des plus dépenaillés.
Pour pouvoir manger tranquillement, elle demande deux chambres et trois bains ainsi qu'une servante allant chercher trois tuniques à la boutique jouxtant l'établissement pendant leurs ablutions. Le ton hautain avec lequel elle parla au patron le dissuada de faire le moindre commentaire. Les jeunes filles était admirative face au changement de comportement de celui-ci et très mal alaise devant tant de générosité de la part d'une inconnue mais ne se souvenant pas de la dernière fois ou elles prirent un bain chaud, c'est avec grand plaisir qu'elles profitèrent de l'aubaine.
Seule dans sa chambre, dans son bain, Gabrielle parle à voix haute à Xena, elle sait qu'elle est morte mais cela lui permet de supporter son absence:
-"amour, tu verrais ces deux filles. Si jeunes et leur regard est déjà celui de vétéran, surtout celui de la plus grande qui m'a rappelé celui que tu avais lors de notre première rencontre. Je vais essayer d'en savoir plus sur elle et de les aider pour continuer à mon niveau, ton œuvre".
Inévitablement les larmes lui sont venues mais maintenant, après six mois, elle réussit à les contenir et à ne plus être submergées par la tristesse.
Les demoiselles retrouvent, elles, avec ce bain l'insouciance de leurs 12 et 10 ans en s'arrosant et se taquinant.

Elles se retrouvent toutes les trois dans la salle à manger, propre et avec des habits neufs.
L'adulte propose de se restaurer avant tout, ce en quoi les filles lui sont gréées.
Ensuite vient le moment de se raconter. Évidemment c'est Zora qui commença n'omettant rien la concernant mais étant vagué pour toutes les parties vécut avec son amie. Méliana, elle ne décrocha au début qu'un :
-"pareil que Zora"
Qui ne convainquit pas du tout la barde. Comprenant qu'il lui fallait changer de tactique pour amener la grande jeune fille à se dévoiler, elle commença à se raconter. Elle termina tard dans la soirée après un dîner copieux. Prétextant que les chambre étaient payées, elle invita les jeunes filles à dormir à l'auberge cette nuit et à se retrouver demain matin au petit déjeuner.
Les filles avant de dormir parlèrent beaucoup du récit de la barde, comprenant enfin pourquoi elle les avait défaits si facilement et pourquoi elle était si généreuse avec elle. Méliana décida qu'elle avait le droit de savoir et qu'elle se confierait au petit déjeuner.
L'histoire de la grande africaine fut un moment d'une intense émotion. Gabrielle, ne voulant pas perturber sa jeune interlocutrice, dût puiser dans toutes ses ressources pour ne pas manifester l'horreur et la tristesse que les mots déclenchaient en elle. Zora, elle pleurait silencieusement depuis l'évocation des brimades du à ses camarades. Même Xena, témoin invisible ne pût retenir ses larmes.
Cette histoire une fois terminée, il est apparu clairement à la barde qu'il lui fallait emmener ces deux filles avec elle et les élever comme ses filles. Mais voulant leur adhésion sans contrainte, elle leur propose d'y réfléchir tranquillement pendant toute la matinée et de se retrouver pour quoiqu'elles décident déjeuner.
Le débat entre les filles fut rapide, Méliana voulant sortir son amie de le rue était prête à tout et Zora, confiante dans la femme blonde, était sûre de trouver un meilleur avenir pour elle deux.

A parti de ce jour, Gabrielle fut leur mère adoptive et leur enseigna tout ce qu'elle savait. Zora montra très vite de grand talent de barde, sa mère envisage même de l'envoyer à l'université d'Athènes. Méliana la surpassa au combat après deux ans. Elle dû faire appel à d'ancienne connaissance de Xena pour l'entraîner.
Evidemment, quand l'ultimatum est arrivé, les deux filles savaient bien que leur mère s'y rendrait seule c'est pourquoi elles l'ont suivi.
Il fallut toute la force de persuasion de la rousse pour que la noire ne fonce pas tête baissé dès l'apparition de l'hydre.
Elles furent statufiées quand Xena arriva au galop et sauta de son cheval pour s'interposer entre leur mère et le monstre. Elles frissonnèrent devant le ballet d'un synchronisme parfait exécuté par les deux femmes. Enfin, elles les envièrent quand elles se sont embrassées. C'est d'ailleurs en essayant de décoller la rousse de ce spectacle qu'elles ont chuté si bruyamment.

Les quatre femmes rentrent silencieusement, Xena tenant la main de Gabrielle et les rênes d'Argo, Zora celle de Méliana.

Une fois arrivée chez la barde, la fatigue se rappelle à elles et elles vont dans leur chambre. Enfin Gabrielle emmène Xena dans sa chambre et Zora suit Méliana, la rattrape avant qu'elle rentre dans la sienne, la conduit dans la sienne qui est la plus éloignée de celle de leur mère.
Les deux adultes se déshabillent et se couchent, la brune enlaçant amoureusement sa moitié.
Les demoiselles ont un temps d'intense fixation yeux dans les yeux. Puis Zora prend la parole:
-c'est vrai que tu mourrais pour moi?
-évidemment, plutôt moi que toi, toujours.
-Méliana, m'aimes-tu, comme Xena aime maman?
-oui. Zora, m'aimes-tu comme maman aimé Xena?
-oh oui!
Les deux filles osent enfin faire ce qu'elles ont toujours rêvé de faire depuis que ce sont rencontrer sur le marché aux esclaves, elles s'embrassent passionnément.

Le lendemain matin, les jeunes demoiselles ne reconnaissent pas leur mère. Son visage est lumineux, elle a rajeuni de plus de dix ans et parle sans arrêt avec Xena, qui ne répond pas, si habitué à n'être entendu mais souriante du bonheur d'être vivante avec l'amour de sa vie.
Une fois le petit déjeuner fini, la brune explique tout ce qui lui est arrivée depuis plus de cinq ans. Elle termine son récit avec Gabrielle sur ses genoux, sa tête blotti dans son cou, quelques larmes continuant de glisser le long de ses joués. Après avoir observé un silence leur permettant de digérer toutes les informations, la guerrière assure les demoiselles qu'elle serait touchée et honorée si elle la considérait elle aussi comme leur mère mais qu'elles ne doivent en aucun cas se sentir obligé. Après un regard à son aimée, Zora lui assure qu'elles l'ont, depuis leur rencontre avec Gabrielle, toujours considérer comme leur maman partie en voyage tant la barde leur parlait d'elle. Elle avoue qu'égoïstement, elles provoquaient ses histoires parce que c'était les rares moments où le visage de leur mère n'était plus triste.
La femme blonde se lève et les prend dans ses bras, les embrasse et les remercie d'être des enfants si merveilleux.
Au moment où les jeunes allaient partir, Xena les interpelle:
-"Zora et Méliana, vous n'auriez pas quelque chose à nous annoncer, à votre mère et à moi? "
Les intéressées se regarde et joue les innocentes, c'est encore une fois la rousse qui prend la parole:
-"non, je ne vois pas.
-il ne me semble pas qu'il vous soit déjà arrivée de dormir dans la même chambre, encore moins dans le même lit. Bien sûr, je ne parle que d'après ce que j'ai observé pendant les 5 ans où j'ai suivi votre mère."
Rouge pivoine, les deux âmes sœurs avouent, à leurs mères leur amours. Ces dernières l'ayant subodoré depuis longtemps sont ravie qu'elle est mis moins de temps qu'elles à se l'avouer.

Après trois mois d'une vie paisible, permettant le retour serein à la vie de la guerrière, un événement vient tout bouleverser. Une petite troupe et son chef de guerre entre en ville pour défier Xena et ainsi se faire un nom. La milice créer par Gabrielle arrête facilement les bandits sans avoir besoin de l'aide de la guerrière.
Après cette incident, au dîner, la brune expose son idée:
-"je crois que ce qui s'est passé ce matin n'est que le début d'une longue série. Le seul moyen d'être tranquille s'est de disparaître."
Un brouhaha de protestation monte immédiatement, si attendant, elle le laisse s'arrêter tout seul et reprend:
-" pour moi, il y a deux solutions. La première est d'aller sur une île déserte mais permettant l'autarcie. La deuxième est de se noyer dans la masse d'une grande ville."
Devant le silence de son auditoire, elle continue:
-" pour ma part la deuxième solution est la mieux. Si j'avais un rêve ce serait une propriété à Athènes suffisamment étendue pour ne pas étouffer, une école pour Gabrielle, une place à l'université des bardes pour Zora et une école d'autodéfense où Méliana et moi serions professeur. Quand dites-vous?"
Les trois filles se lèvent ensemble et se jettent sur elle pour l'embrasser. La chaise ne résiste pas et elles partent dans un grand éclat de rire.

Il a fallu deux mois pour tout préparer et réunir les fonds nécessaires auprès des nombreux débiteurs des deux femmes et faire encrer chez tous la conviction qu'elles partent sur une île déserte pour être tranquille. Seule Lily, la sœur de la barde, est au courant de la vérité. Elles mirent un mois pour arriver. Elles ont voulu profiter de passer du temps ensemble avant d'entamer leur nouvelle vie qui risque d'être bien mouvementé, tout au moins au départ.

je remercie Shayane pour son commentaire qui m'a fait écrire cette suite.