Chapitre 3
Méliana à dix-huit ans maintenant, cela fait déjà trois ans que Xena, Gabrielle, Zora et elle ont emménagé à Athènes.
Elle est devenue une superbe jeune fille et a hérité de son père sa grande taille, un mètre quatre-vingt, et une musculature fine et puissante, lui permettant d'égaler en force pure sa guerrière de mère. Ses yeux verts déstabilisent toujours autant ses interlocuteurs mais l'amour, la joie et le bonheur ont maintenant remplacé la peur, la tristesse et la colère qui s'y trouvaient lors de sa première rencontre avec la barde.
Elle vit toujours le parfait amour avec sa petite irlandaise, qui a seize ans doit finir à la fin de la semaine sont école de barde où elle étudie depuis leur arrivée dans la capitale.
Méliana se souviendra toute sa vie de l'inscription de Zora dans son école.
Pendant le trajet de Potidé à Athènes ses deux mères ont sondé plus ou moins subtilement sa moitié, pour connaître ses désirs pour l'avenir, se qu'elle voudrait faire comme métier.
Elle répétait au début que du moment qu'elle était avec son âme sœur tout lui allait. Puis au fur et à mesure des discussions, elle admit que les métiers de barde et de dramaturge la tentaient. Arrivée dans la capitale, il était clair pour la famille que Zora allait suivre les cours de l'école qui accueilli quelques années plus tôt, leur Maman.
Il restait à faire en sorte que la directrice de l'établissement, qui à l'époque ne l'avait pas vraiment apprécié, accepte une élève de cinq ans trop jeune.
Gabrielle demanda l'aide de Homere, un ami de cette époque, célèbre barde et Xena remit sa tenue complète de princesse guerrière, armure, épée, chakram et surtout son regard bleu acier impénétrable et glaçant toute personne, à part sa Femme, sur qui il est braqué. Ce qui fit sourire sa compagne qui lui dit que ce n'était quand même pas une guerre. Ce à quoi elle répondit que si la réponse était positive cela ne le serait pas.
L'atmosphère dans le bureau de la directrice était contrastée.
D'un côté Xena, glaciale, était resté debout, bras croisés, immobile, muette et le regard braqué sur la responsable.
De l'autre, les deux bardes, volcanique, argumentaient et contraient toute la mauvaise fois de leur acariâtre interlocutrice.
Avec Zora, elles étaient derrière en spectatrices.
Une fois qu'il fut clairement apparu à la guerrière que seul le ressentiment contre sa femme était responsable du refus d'intégrer Zora à cette école, elle prononça juste le prénom de sa belle et sorti son épée. La barde eu juste le temps de pousser son ami et de s'écarter, avant que que le bureau, devant la directrice soit coupé en deux, d'un coup d'épée.
Xena prit alors la parole et dit qu'elle amènera sa fille en septembre, qu'elle suivra tous les cours mais qu'elle ne sera en internat que la dernière année.
Sans un bruit, tout le monde sorti du bureau, elle ajouta avant de partir qu'elle lui ramènera un nouveau bureau la semaine prochaine. Par contre si elle ne veut pas d'une nouvelle visite, elle lui a conseillé de rester professionnelle.
Ses trois années ce sont passées sans heurt.
La future barbe est devenue un petit bout de femme tout en finesse et délicatesse. Sa moitié, lors de leur moment intime, à toujours peur de la briser, tant le contraste entre leurs deux physiques est grand. Bien que fluette, il ne faut surtout pas la considérer comme une porcelaine car elle aussi a suivi les entraînements aux combats de ses mères et si elle n'a pas les prédispositions de Xena ou Méliana, elle a comme Gabrielle la force de caractère qui lui a permis d'acquérir le niveau nécessaire pour se défaire de brigands ordinaires seule. Mais elle manie le verbe avec tant de brio qu'il lui est rarement nécessaire de recourir à la force.
Méliana, elle, travaille à l'école d'autodéfense avec sa mère et cela lui plait. Elle y a acquis un niveau en combat, aussi bien à main nue, qu'à l'épée, que la grande Xena, sa maman certes, mais impartiale quand il s'agit de chose aussi importante dans cette époque encore instable, qualifié de bon.
Elle est fière de son niveau mais elle sait qu'il lui reste encore beaucoup à apprendre pour atteindre celui de sa mère.
Dans les moments de découragement, quand faire et refaire les exercices et la musculation pour elle ou avec ses élèves lui pèsent, quand l'absence de son Amour, interne la semaine dans son école, est insupportable, elle se rappelle qu'elle a réussi à battre la grande brune aux yeux bleus au moins une fois de façon indiscutable.
Cela lui met toujours du baume au cœur, ainsi elle sait qu'elle sera capable de protéger Zora.
En plus, si elle se réfère aux histoires de maman Gabrielle, Xena n'aurai perdu que face à des guerriers légendaires comme Calisto, Hercule ou Lao Ma et quelques autres.
Mais elle a dû mal à le croire car évidement elle se souvient du combat contre l'hydre mais quand il s'agit de son âme sœur, la barde semble quelques peu enthousiaste et prompt à l'exagération.
Cette vie est plaisante bien sûr, mais quand elle discute de leur avenir avec Zora, elles se voient plus comme leurs mères à parcourir la campagne pour combattre les esclavagiste ou défendre un village d'un terrible géant, sa chérie écrivant leur aventure pour le raconter à tous.
Xena et Gabrielle sont depuis le retour de la guerrière en lune de miel.
Les cinq ans d'horreurs leur ont permis de comprendre qu'il faut profiter de chaque instant. Ce sont donc deux vraies gamines amoureuses qui lorsqu'elles sont ensembles se font milles cadeaux, baisés et mamours.
Bien sûr dès qu'il y'a du monde la guerrière reprend son rôle, ce qui fait sourire sa femme.
Par ailleurs, les deux femmes se sont organisées tous les étés un mois ensemble à parcourir la campagne comme avant. Cette petite escapade est prévue dans quinze jours.
Le matin du retour de sa belle, Méliana va au marché lui chercher un beau bouquet de fleur.
Elle est si fière de sa belle qui a réussi à être barde à seize ans, alors qu'habituellement les diplômés ont plus de vingt ans.
La tête pleine d'idées pour fêter ce soir le diplôme de sa belle, elle est brutalement ramenée huit ans en arrière.
Devant elle se trouve les esclavagistes qui ont tué son père, l'ont violé et vendu, leur voix caractéristiques et leur tic de langage lui ont permis de les reconnaître immédiatement.
Elle est tétanisée de peur.
Xena et Gabrielle ne la voyant pas revenir après l'heure du départ du denier marchand partent à sa recherche.
Après plus de deux heures de recherche, elles la retrouve en position fœtal, dans une ruelle sombre.
Xena la porte jusqu'à leur maison. Ses mères sont mortes d'inquiétude car aucun remède qu'elles connaissent ne fonctionne.
Il faut attendre le retour de Zora pour qu'elle sorte de sa catatonie et leur raconte.
Connaissant leur fille et son caractère, les mamans savent qu'une fois le choc passé elle va se mettre en tête de se faire justice. D'un regard, les deux femmes décident que cette année leurs escapades se fera à quatre et servira à démanteler et à arrêter un gang d'esclavagiste.
