Un nouveau chapitre pour cette suite!
Bone Lecture!


Chapitre 2

Quand je suis rentrée à la maison, assez tard dans la nuit faut dire, il n'y avait plus de lumière dans la cuisine. Je croyais alors que la voie était libre. Mais je m'étais trompée! Mon père m'attendait impatiemment assit à la table de la cuisine, les bras croisés sur la poitrine. Il avait l'habitude de faire le guet dans le noir, pendant des heures, il avait été entraîné pour ça, mais je le trouvais toujours ridicule de m'attendre de cette façon. Il aurait bien pu aller se coucher avec ma mère, j'allais revenir de toute façon!

Quand il me vit, il se leva et se dirigea vers moi. Arrivé à ma hauteur, il soupira, et sans un mot, il m'embrassa le front et se dirigea vers sa chambre. Soit qu'il signait une trêve, soit qu'il était trop fatigué pour me sermonner, soit qu'il s'excusait de la punition qu'il allait me donner au lever du soleil…

On n'était pas vraiment fâché l'un envers l'autre, alors l'arrêt des hostilités aurait pu se signer par un simple sourire. Alors ce n'était pas pour signer une trêve… Malgré l'heure avancée, il n'était jamais trop fatigué pour hausser la voie. J'en avais malheureusement eut la preuve l'été d'avant quand j'avais eut la monstrueuse idée de ramener mon copain après une soirée. L'idée en tant que tel était très, très, très intéressante, mais à la vue de mon père mon enthousiasme tomba à zéro. Disons que Ron déteste tous les garçons qui sont à moins de deux mètres de moi ou qu'ils me regardent tout simplement… alors qu'Eliot était non-officiellement mon petit ami, dans ce temps, et qu'il nous ait découverts en train de s'embrasser, disons fougueusement… n'avait pas arrangé les choses. Il avait réveillé mon amie Sophia qui dormait paisiblement dans sa chambre dans la maison d'en face, pour dire que sa force vocale était puissante! Ce n'était donc pas parce qu'il était fatigué. Alors cette marque d'affection qu'il m'avait démontrée ne devait-être que pour s'excuser. Et merde! Il ne s'excuse jamais! Je suis fichue!

En arrivant dans ma chambre, deux lettres avaient été déposées sur mon lit. La première était de Lex, la seconde d'Eliot. Je me suis donc assise confortablement sur mon lit pour débuter cette lecture.

Quand ma grand-mère a raconté à mon père ce qui c'était passé, il m'a d'abord félicité, mais quand il a apprit que je l'avais fait avec la fille de Ronald Weasley, il m'a puni. La même punition que d'habitude pour faire changement… Je ne me risquerais pas à aller chez toi, mais si tu peux t'esquiver, tu sais comment venir!

Lex

Pauvre Lex! Draco n'a pas perdu ses mauvaises habitudes de Mangemort… même après huit ans de prison! Cela m'attristait beaucoup de savoir Lex sous la baguette de son père, mais je ne pouvais rien y faire, même un auror ne peut rien faire… Il ne méritait pas toute cette souffrance et depuis la mort de sa mère, c'était encore pire. Je détestais Draco, c'était le Mal en personne. Tout ce que mon père m'avait raconté sur lui et tout ce que Lex continuait de dire de lui ne faisait qu'augmenter ma haine envers cet homme. Il ne ressentait aucun sentiment, je ne pouvais imaginer un homme aussi malveillant. Même si je voyais un beaucoup de lui en Lex, mon ami avait quelque chose que M. Malfoy n'aura jamais. Un cœur! Et cela faisait toute la différence…

Pour ne pas trop déprimer, j'entrepris la lecture de la lettre de mon cher Eliot.

Cher Emily,

McGonagall vient de m'informer de votre suspension. Je dois dire que vous l'avez parfaitement mérité! Toi qui disais que ce n'était presque rien… les élèves étaient terrifiés!

Je sais que je t'ai déjà promis de ne rien dire contre lui, mais là, s'en est trop! Malfoy a une mauvaise influence sur toi, je croyais que ton père te le disait assez souvent. Je ne comprends pas que vous soyez amis, vous êtes tellement différents. Il est insolent, prétentieux, perfide, manipulateur, INFECT et… et tu sais très bien ce que je pense de lui, nous en avons déjà parlé… Je ne comprends tout simplement pas! Bref, c'est ta vie, c'est ton « ami » comme tu le dis si bien, alors je vais me retenir, même s'il y a plusieurs grossièretés qui démangent le bout de ma plume!

Je vais arrêter de penser à lui, ça me rend de mauvaise humeur!

Alors je vais penser à toi et à toi seule. Tu vas me manquer. Je vais devoir faire une entorse aux règlements pour aller te voir, mais je crois pouvoir y arriver, je vais essayer du moins! Je ne pourrai survivre aussi longtemps loin de toi… tu me manques déjà… moi qui croyais qu'on allait se voir après le banquet… se sera pour une autre fois!

Je dois te laisser, mon devoir de préfet en chef m'attend!
Je t'embrasse partout!
Je t'aime
Eliot xxx…

La force de son amour me faisait un peu peur. Il me dit souvent ses trois petits mots « Je t'aime »… je n'ais jamais pu lui répondre. Je l'aime beaucoup, là n'est pas la question, mais je ne suis peut-être pas amoureuse, pas autant que lui. Je crois qu'il le sait, mais il n'a pas l'air de s'en plaindre. Il n'a jamais porté aucun commentaire, ni de sous-entendu mais j'ai déjà vu au fond de ses yeux qua ça le blessait énormément. Je n'aime pas le blesser, mais je suis bien avec lui, je ne veux pas le laisser. J'accepte son amour car je ne peux avoir celui d'un autre…

Malgré l'affection qu'il me porte, il ne peut s'empêcher de critiquer Lex ou de critiquer notre amitié et nos mauvais coups. Je n'avais pas à entendre ses sermons, cette fois-ci McGonagall avait donné le pire des châtiments, non pas la suspension, mais m'enlever mon titre de capitaine et m'empêcher de jouer. La première partie était la semaine prochaine, je ne pourrai donc pas emmener mon équipe à la victoire sur les Gryffondor. McGonagall savait que cela était pire que tout… elle avait toujours un faible pour l'équipe de Gryffondor malgré qu'elle ne soit plus directrice de cette maison… Enfin bref!

Eliot avait pourtant promis de ne plus critiquer, mais depuis qu'il avait eut un petit accrochage avec Lex, la promesse avait été rompue. Un petit accrochage… en fait Lex l'avait attaqué et Eliot avait répondu. Je ne sais plus qui a gagné… Ah! Oui! C'est moi! Et depuis ce temps, ils ne s'affrontent plus. Ce qui est très bien comme ça!

Un soir où j'allais rejoindre Eliot pour faire… certaines choses… je l'ai découvert avec le linge déchiré, la lèvre en sang et une monstrueuse ecchymose bleue autour d'un œil. Il refusait de me dire qui lui avait fait ça, feignant que ce n'était pas grave, mais je peux parfois me montrer très persuasive… C'est alors que je suis descendue au donjon pour aller dire ce que je pensais à M. Alexander Malfoy.

En arrivant dans la salle commune, je le vis entourer d'une panoplie de pimbêche en chaleur qui était au petit soin avec lui…

" ALEXANDER DRACO MALFOY! criais-je.

L'ayant appelé par son nom entier, il savait que j'étais en colère. Il se leva lentement, tout en me regardant avec ce sourire méprisant qu'il aime si bien prendre pour amplifier ma colère, et ça l'a marché! Je me suis dirigée vers lui, d'un pas rapide, faisant fuir les rares qui étaient resté entre nous, et arrivé à sa hauteur, je lui ai vigoureusement étalé la main sur la joue, la meilleure gifle que je lui ai donnée. Je savais que la pire des attaque était l'humiliation… Son sourire s'effaça immédiatement et il me regarda droit dans les yeux. Des yeux bleu clairs, froid et perçant qui en font reculer plus d'un, mais pas moi. La guerre était ouverte et les paris aussi!

Ce fut alors un duel déchaîné, que j'ai gagné après une quinzaine de minutes. C'était un jeu entre nous, quand nous nous disputons, nous nous battons et celui qui gagne donne un défi ou un ordre à l'autre. J'avais gagné, il devait donc obéir. Assit à califourchon sur un Lex stupéfié, je lui murmura à l'oreille :

" Tu le laisses tranquille, dis-je en posant chaque syllabe.

Et il comprit! Il savait qu'Eliot était mon petit ami. Oh! Oui! Il le sait. J'ignore d'ailleurs comment il la sut, car notre relation est supposée être secrète… Bien quoi! J'ai une réputation à garder et ce n'est pas en sortant avec le Préfet en chef que j'y arriverais. Alors nous nous cachons!

Me rappelant ce souvenir, je me suis endormie sur mon lit, mais mon sommeil se fit de courte durée, car Oreilles-pointues vint me réveiller aux premiers rayons du soleil en me conseillant fortement de me présenter au petit déjeuner. La grasse matinée n'était pas bienvenue quand on attendait le verdict de sa sentence… certainement pénible…

Ce petit déjeuner avec mes parents était mortel! Leur silence était tellement pesant que je préfère amplement quand ils crient. J'ai donc prient mon assiette et mes ustensiles pour aller manger dans ma chambre, seule, dispensée de ses regards glacials, mais il semblait bien que subir un tel repas fasse partie de mon châtiment, qui n'avait pas été encore donné.

" Où vas-tu? demanda abruptement mon père en me voyant quitter la table.

" Dans ma chambre, lui répondis-je du même ton sans stopper mon élan. Votre compagnie est tellement désagréable que je préférerais manger avec des Détraqueurs!

" Oh! Mais ça peut toujours s'arranger…

Cette phrase me fit littéralement froid dans le dos. Je savais qu'il en était capable et si je ne l'écoutais pas, il le ferait. J'avais tendance à oublier que je ne devais pas mettre mon père au défi, car il s'arrange toujours pour le surmonter.

" Emily revient manger ici, sinon c'est moi-même qui irai les chercher, proclama ma mère d'un ton sec.

En fait, elle aussi en était bien capable. C'est sous leur menace que je me suis donc remit à table, soupirant.

Le silence qui avait reprit place fut interrompu par trois petits coups secs à la fenêtre, le journal était arrivé. Ma mère se leva et laissa entrer le grand duc dans la cuisine. Il déposa légèrement la gazette sur la table et présenta sa patte avec une pochette pour qu'on la paie. Mon père s'en chargea tandis que moi je m'affairais à lire le gros titre de la première page.

L'Ombre frappe encore

Oh! C'était intéressant! Je déplia donc la Gazette et je commença à lire l'article.

Une attaque sur une famille de moldus, survenu hier en fin de soirée, fait deux morts et un blessé grave. Selon les témoins de la scène, qui gardent à garder l'anonymat pour des raisons évidentes, affirme n'avoir aperçu personne, seulement une ombre silencieuse rôder autour de leur maison.

La maison des victimes a subit une explosion violente ce qui l'a totalement détruite. L'explosion fut tellement violente que des débris ont été découverts dans les jardins avoisinants. Les corps furent retrouvés dans les décombres et selon les premières constatations, deux des victimes ont souffert du Doloris avant d'être abattu par le sort Mortel. La femme, quant à elle, qui présente des blessures assez grave à la tête et au dos, n'était pas en mesure de répondre à nos questions. Elle ne paressait pas visé par l'agresseur, ce sont les déprit de l'explosion qui lui ont causé de telles blessures.

« Une enquête plus approfondie sera mener par les Aurors, à savoir si ses personnes avaient un rapport ou non avec des sorciers, affirma le ministre, M. Percy Weasley. Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour découvrir l'auteur de ses actes et nous le jugerons comme tous les autres criminels. »

Monsieur le ministre n'a pas voulu commenter quand nous lui avons demandé si cela avait un rapport avec Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom. Les techniques utilisées par l'assassin, nous rappel le temps de guerre amené par Lord V. Cependant certaine personne au sein du ministère croient seulement que c'est un Mangemort, qui leur auraient filé entre les doigts, et qu'il ne fait que répéter les gestes de son défunt maître pour soulever un vent de panique.

Nous nous rappelons encore les événements qui se sont produit, il y a dix sept ans, lorsque l'Auror Ronald Weasley mit le feu au corps du Lord Machin. Alors il serait peut probable que ce soit le Mage Noir en personne, seulement, nous avons cru à sa mort pendant plus de quatorze ans suite à sa disparition après l'attaque sur le défunt Harry Potter…

Les Oubliators n'ont pas eut beaucoup de mal à camoufler l'incident. La rumeur court déjà qu'une fuite de gaz serait à l'origine de cette explosion…

L'article continuait sur les pages suivantes, dont d'autres titres pouvait attirer l'attention : Mangemorts en liberté, Défaillance sur le contrôle des anciens prisonniers, Lord V. de retour?, etc., sur des pages entières! Mais ce qui m'intéressait le plus c'était l'Ombre. Je savais qu'il avait déjà frappé deux fois sur des prisonniers, une fois dans un village miséreux de moldus, qu'il aurait été vu à Londres près du ministère, au cimetière et à Pré-au-lard. Ce que les témoignages racontaient, c'est qu'ils avaient vu une ombre passé rapidement avant les évènements. Ils en seront un peu plus suite au témoignage de la femme laissé vivante! Ce qui est étrange d'ailleurs! Les aurors étaient à sa recherche depuis un bout de temps, car le bruit courrait que l'Ombre cherchait des adeptes, mais ça, ce n'était qu'une rumeur…

En fait, les attaques ont commencé le jour même de l'enterrement de Dumbledore. Ce fut l'attaque des prisonniers. Pour ma part, je crois que l'Ombre attendait la mort de Dumbledore pour mettre à exécution ses plans, car tout homme ayant un peu de cervelle sait parfaitement que Dumbledore était le plus puissant sorcier de tous les temps! En fait, je ne le crois pas, j'en suis sur! Car je me souviens parfaitement de ce jour là, je me souviens d'avoir sentit quelque chose nous observer et après mettre retourner d'avoir vu une ombre passé… j'en ai seulement parlé à Lex qui m'a dit que ce ne devait-être que mon imagination.

Alors pour pimenter un peu ce petit déjeuner ennuyant, pourquoi ne pas se renseigner un peu mieux sur cette fameuse Ombre…

" Tu as des indices sur sa localisation papa? demandais-je en reposant le journal.

" De qui parles-tu? dit-il en levant les yeux vers moi.

" De l'Ombre voyons…

Il se retourna vers ma mère, pour, je ne sais quelles raisons et il revint vers moi.

" Ah!… Non…

" Avez-vous une idée de qui ça peu bien être?

Il refit son manège en ce tournant vers ma mère, mais cette fois je compris pourquoi il faisait ça, il attendait son approbation, car je la vis secouer la tête de haut en bas avant qu'il ne réponde.

" Quelques noms, mais rien de très sérieux, dit-il en replongeant dans son assiette.

" Étais-tu là hier soir? lui demandais-je en lui tendant le journal.

" Non, je n'étais pas en service hier, mais je dois aller interroger la femme aujourd'hui.

" Si les informations sont révélatrices et que tu l'attrapes, qu'est-ce que tu vas en faire? Le tué?

" Les Aurors ne sont pas formés pour tuer les gens Emily, me gronda ma mère. Ils sont là pour les capturer…

" Tu as déjà tué quelqu'un papa?

C'était une question que j'avais souvent refoulée, mais là elle était trop tentante même si je savais que mon père n'aimait pas parler du temps de la guerre. Et surtout qu'il était très mal à l'aise de cette question, ses oreilles avaient pris une teinte rouge vive…

" Emily, intervient ma mère.

Mais je n'y prêta aucune attention.

" Allez, répond papa!

Je me suis installé confortablement dans ma chaise attendant une réponse. Il releva la tête vers moi et me regarda droit dans les yeux. Ce qui fut sa plus grave erreur!

" Non! Je n'ais jamais tué personne!

" Menteur!

Il y avait tant de remord dans son regard qu'il n'y avait aucun doute de sa fourberie. Il regrettait un geste qu'il avait commis dans le passé et qu'il voulait vraisemblablement me cacher… ou nous cacher? Mais il ne pouvait pas mentir devant moi, pas depuis que Dumbledore m'a appris la Légimencie, un art, dans lequel, je dois avouer, être très doué. Il me regarda incrédule, même apeurer, puis il détourna les yeux laissant apparaître deux nuages rouges sur ses joues, signe distinctif qu'il était embarrassé.

" Tu es vraiment un piètre occluman papa, moi qui croyait que les aurors…

Il se leva brusquement, me coupa dans mon élaboration sur les aurors qui devraient être des occlumans experts pour l'exercice de leurs fonctions. Je jeta un rapide coup d'œil à ma mère. Elle était immobile, le regard fixe sur mon père qui ne savait plus où se cacher.

" C'est Dumbledore qui t'a apprit? dit-il dans un murmure plein de reproche.

Cette question m'apparaissait comme une affirmation.

" Alors tu avoues?

" Ronald?

Ma mère venait enfin de réagir à la déclaration de mon père. Elle s'était lever, la tasse de café encore à la main et lui fit face.

" Emily, laisse-nous…, murmura-t-il sans me regarder, ni la regarder.

Je ne voulais pas partir. Mon père avouait qu'il avait déjà tué quelqu'un, lui qui pestait contre tous ceux qui le faisaient. Lui, l'Auror Ronald Weasley détenteur de l'Ordre de Merlin deuxième classe pour son aide vital lors de la Dernière Guerre contre le Mal, avait tué quelqu'un. Je voulais avoir une réponse, j'en ai eut une, mais pas celle que j'espérais… Je me suis soudainement sentie choquée par sa déclaration, je voulais maintenant savoir qui il avait tué, quand il l'avait tué et pourquoi il l'avait tué… mon père était un meurtrier…

Je ne pus suivre la conversation qui suivit, que par l'entrebâillement de la porte de ma chambre, car Oreilles-pointues m'avait vigoureusement tiré jusque là, sachant que je devais laisser mes parents seuls.


Hermione était paralysée par l'aveu de son mari. Elle ne le croyait pas capable d'une telle barbarie. Elle était mariée à un meurtrier! Elle essayait de capter son regard, mais il détournait toujours les yeux, il finit même par lui tourner le dos. Elle ressentait une colère profonde monter en elle, une brûlure certaine par son manque de confiance en elle. Il aurait du lui en parler, ils étaient mariés, ils devaient tout partager. Mais non! Il avait encore agit comme un gamin, il lui avait caché des informations importantes par peur de son courroux, par lâcheté ou par honte, mais il avait omis de lui dire ça. De l'entendre de sa bouche aurait fait moins mal, mais de l'apprendre d'une question, qui paraissait au début inoffensive, de sa fille, lui était insupportable. Sans oublier qu'il fuyait son regard, il essayait de s'esquiver une nouvelle fois. Quel ridicule ancien Gryffondor, devenue auror était-il!

" Qui? demanda-t-elle abruptement.

Il ne pouvait pas répondre à cette question. Il savait la peine qu'il lui ferait, il savait la haine qu'elle aurait envers lui après ça, et il ne le voulait pas. Il ne voulait pas la perdre. Pendant dix-sept ans, il lui avait caché cette information, ce crime qu'il avait commis. Pendant dix-sept ans, il s'était rongé les sangs de peur qu'elle ne découvre la fiole qui révélait la véracité de la fin de la guerre, de la fin du trio légendaire.. Ron savait, après tout ce temps, qu'ils auraient pu redevenir amis comme avant, après la trahison… Si la scène de la Chambre des Secrets n'avait pas eut lieu… Si tout s'était terminer juste avant l'éclair vert qui fit tout basculer… Maintenant, il devait y faire face, il devait révéler ce qui c'était réellement passé. Il n'avait plus le choix!

" Tu vas me répondre Ronald? cria Hermione d'une voie tremblante. C'est qui, je veux savoir!

Il n'avait plus le choix! Il se retourna en essuyant les larmes qui avaient coulé sur ses joues bien malgré lui. Son cœur battait contre sa poitrine, comme quand il s'apprêtait à partir en mission, celle-ci était la plus dangereuse. Il y risquait son cœur… C'est avec un regard navré et noyer de larmes qu'il la regarda.

" Je suis désolé, j'aurais du t'en parler avant…, murmura-t-il.

Il n'avait prononcé aucun nom, aucun indice sur l'identité de la personne à qui il avait enlevé la vie, mais elle comprit. Elle le vit dans son regard… Elle en échappa sa tasse, se fracassant sur le plancher, éclatant en mille miettes, comme son cœur…

" Tu n'as… dis-moi que tu n'as pas…, sanglota-t-elle. Pas lui Ron… dis-moi s'il te plait… dis-moi que ce n'est pas lui?

" Hermione, je…

Il essaya de la prendre dans ses bras, de la réconforter, de l'empêcher de le fuir… mais le mal était fait. Elle ne le laissa pas s'approcher, elle recula d'un pas.

" Ne me touche pas! cria-t-elle.

" …

" Comment as-tu pu faire ça? hurla-t-elle ne supportant plus la douleur qui l'envahissait.

Il lui avait mentit! Il était un menteur, un lâche, un meurtrier…

" C'était ton meilleur ami, mon meilleur ami? continua-t-elle devant le silence de Ron. Tout le monde croit que c'est Voldemort qui l'a tué, mais en réalité c'était toi. Tu m'as en lever Harry!

" Je t'ai… Je t'ai enlevé Harry? répondit Ron en colère devant cette affirmation. Et bien lui, il m'a enlevé ma petite sœur! Il l'a tué froidement devant mes yeux, Hermione, comment voulais-tu que je réagisse? Que je l'accueille à bras ouvert parce qu'il venait de tué Voldemort?

" Harry n'a pas tué ta sœur… c'est Voldemort qui l'a fait…

" Tu n'étais pas là, tu n'as rien vu de ce qui c'est passé… Harry a tué Ginny…

" Je ne te crois pas…

" Tu n'as pas le choix parce que c'est la vérité, cria Ron. Quand je suis arrivé dans la Chambre des Secrets, Voldemort était déjà mort. Et là, j'ai vu Harry tué Ginny et ensuite c'est moi qui l'ai tué… J'ai tué Harry Potter.

" Sort..., murmura Hermione. Je ne veux plus t'entendre, je ne veux plus te voir... va-t-en… JE T'AI DIT DE SORTIR.

Ron ne pouvait plus rien faire. Il prit sa cape et se rendit dans le hall pour transplaner, passant ainsi devant sa fille médusée. Il ne la regarda même pas, essuyant ses larmes avant de partir, Merlin sait où!

Hermione se laissa tomber contre le comptoir, versant toutes les larmes de son corps, comment avaient-ils pu en arriver ainsi… Mais avant de se poser plus de questions, un chant angoissant se fit entendre dans la maison et dans un éclair doré, Hermione disparut.


Alors? Une petite review SVP!
En passant... Bonne et heureuse année 2006!
Emily