B'jour tout l'monde !
Comme d'habitude, mot de remerciement : merci à tous ! ^^ Vos reviews, vos ajouts en fiction favorite et suivie... wow, ça fait suuuuper plaisir ! merci encore ! :D
Pour ceux qui avaient (et ont toujours, j'espère) hâte d'avoir la suite... chapitre 5 ! genre j'vous gâte, toussa toussa.
Pour DeathLetter : voilà l'info que tu attendais !
-Souvenir du premier chapitre- : j'ai dit que ma fiction serait courte. *renifle* Il va peut-être falloir que je réfléchisse avant de parler. J'étais partie sur 10 chapitres mais euh... comment vous dire... *se gratte la tête* ... j'crois que je vais devoir rallonger, désolée ^^" voire... doubler... rah, en tout cas j'vais jouer les prolongations... !
Bref, trêve de bavardages : moins de mouchoirs pour ce chapitre ! Et je m'excuse par avance pour les puristes yaoi... *pas taper, pas taper*
Et...
Enjoy it !
« I don't care, I just wanna be yours
And I am trying everything in my power
To never ever say
"Please come back to me"
But I got to say… »
Ricky Martin ft. Fat Joe & Amerie
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Sa voix. Son sourire. Et son rire éclatant, qui s'élève comme des flammes.
« Aaaace ! regarde ! »
J'aimerais être comme lui, être fait de feu et de sourires contagieux.
« Aaaace, c'est l'heure de s'lever ! »
Son visage encore ensommeillé penché sur moi, ses cheveux ébouriffés. Et son sourire, encore. Je ferais n'importe quoi pour le voir à jamais gravé sur son visage.
« Ace… j'peux dormir avec toi ? »
Son souffle contre mon cou, ses bras autour de ma nuque. Son petit corps chaud et plein de vie blotti contre moi. Sa manie insupportable de réclamer mon attention, une étreinte, un baiser, quelques minutes de mon temps.
« Ace-eeee, dis, tu m'emmènes, hein, dis, dis, dis, diiis ?! »
Mon amour de petit frère, incapable de tenir en place et de s'occuper seul deux minutes, dépendant de moi comme jamais...
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Ace se réveilla en sursaut, en nage, le cœur battant à tout rompre ; comme toujours, son rêve lui avait paru terriblement … non, douloureusement réel.
Luffy hantait chacune de ses nuits depuis des semaines ; il l'acceptait tant bien que mal, il s'y... habituait, en fin de compte.
Il se redressa, assis dans son siège, et épongea la sueur de son visage, contemplant le paysage magnifique qui l'entourait, plus beau encore que la veille.
Law était en boxer, allongé sur le capot de l'Aston, jambes croisées, et prenait le soleil, une cigarette dans la bouche ; à bien y regarder, il était ruisselant d'eau, signe qu'il était allé piquer une tête dans le lagon à moins de cent mètres.
Doucement, Ace repoussa sa veste, son sac, et sortit de la voiture, aveuglé par l'éclat doré du soleil ; le va-et-vient de la mer était le seul bruit environnant, la route se trouvant à plusieurs kilomètres, et les arbres gardaient leur immobilité, pas un souffle de vent ne venant troubler la tranquillité de l'endroit.
Law, un bras derrière la tête, tourna son visage vers lui, lui offrant un léger sourire.
- Enfin réveillé, marmotte ? il est treize heures.
- QUOI ?! beugla Ace, soudainement parfaitement réveillé. Tu pouvais pas me réveiller ?!
- Moins je t'entends couiner, mieux je me porte, sourit Law en chaussant ses lunettes de soleil aviateur, passant une main dans ses cheveux noirs. Va te baigner, ça te fera du bien.
- Je pue, c'est ça ?
- J'essayais d'être subtil, sourit-il en expirant une bouffée de cigarette.
Ace grimaça et passa son tee-shirt par-dessus sa tête, dégrafant son bermuda tout en se déchaussant de deux coups de talon, envoyant promener ses vêtements sur la roche avant de dévaler la pente qui menait au lagon.
L'eau était cristalline et terriblement tiède – au moins trente degrés. Il s'y immergea jusqu'aux épaules et se laissa couler, contemplant les fonds, le sable blanc et les minuscules poissons qui se faufilaient ci et là. Il n'avait encore jamais rien vu d'aussi beau, mais dût se résigner à refaire surface pour respirer.
Law s'était rapproché et assis sur la plage, et contemplait l'horizon, pensif ; Ace sortit de l'eau et courut dans le sable, avant de trébucher et de tomber face contre terre avec la grâce d'un hippopotame. Law explosa de rire quand il se redressa en crachant sable et cailloux – vexé, Ace se détourna pour se rincer dans l'eau, reprenant le chemin inverse avec plus de précaution pour venir s'étendre près de lui, sur le ventre, offrant son dos aux rayons du soleil.
Law l'imita et s'allongea joue contre le sable, fermant les yeux en se laissant bercer par le bruit des vagues au loin.
- … j'ai faim, marmonna Ace.
- Nourris-toi de ta pensée, murmura Law.
Un silence passa.
- ...ouais, bon, t'as raison, tu vas mourir de faim, en fait, ajouta-t-il après quelques instants.
- Hééééé ! protesta l'adolescent en lui donnant un coup de genou.
Law sourit et rouvrit les yeux, les plongeant dans ceux d'Ace qui soutint son regard sans ciller.
- … bien. Voyons voir comment te nourrir... et te dévergonder un peu. Je te trouve trop sage, Portgas D. Ace.
. . . . .
Law jeta en regard en biais à son passager, évaluant sa nervosité d'un coup d'œil rapide. C'était presque hilarant, s'il ne risquait pas de tout faire capoter au dernier moment.
- Tu pourrais arrêter de te tortiller comme ça… ?
Ace enfonça ses mains dans ses poches pour cacher leur tremblement et poussa un caillou du pied, s'exhortant au calme. Il essayait de se dire qu'il ne faisait absolument rien de grave, mais la sensation d'excitation et d'appréhension était bien là.
La discothèque branchée était bondée, et le rythme des basses résonnait dans la ruelle d'accès ; les videurs s'affairaient à faire partir les indésirables, et Ace savait que s'ils lui demandaient sa carte d'identité, il serait dans une panade monumentale.
- Si tu es trop nerveux, ça va finir par se voir, sourit Law en lui donnant un coup de coude. Détends-toi, respire et ça va bien se passer.
- Et s'ils me dégagent ?
- On trouvera un autre moyen de s'amuser, t'en fais pas. Qu'est-ce qu'on risque, de toute façon… ?
Leur tour arriva et le videur les laissa passer sans broncher, alors qu'Ace retenait un cri de victoire qui aurait été très mal venu ; ils s'enfoncèrent dans le couloir éclairé par des néons crus, se rapprochant de la salle grouillante de danseurs.
La nuit était déjà bien avancée et l'ambiance était à son comble ; des lumières chaudes, une musique rythmée, des rires… Ace se laissa entraîner jusqu'au comptoir, où le barman leur adressa un regard entendu. Law l'incita à commander d'un sourire.
- Je te soûle, ce soir, Portgas. Choisis.
- Hum… un mojito, s'il vous plaît !
Law montra « deux » de ses doigts et reporta son attention sur son passager qui contemplait la salle bondée du regard.
- T'as jamais été en boîte avant, alors ? lança Law par-dessus la musique.
- J'suis mineur ! rappela Ace en riant. C'est déjà un miracle que j'sois passé ici ! alors pousser la chance tout seul… tu parles !
Leurs verres glissèrent sur le comptoir et Law y plaqua un billet en direction du barman, avant de trinquer et de boire. Ace l'imita, contemplant la foule amassée et compacte – danser ici relevait du courage, mais il avait besoin de ça pour oublier la vraie raison de sa présence ici.
Quitte à fuir ses problèmes, autant le faire en grand.
- T'as déjà eu une petite copine ?
- Ouais ! marmonna-t-il, un peu rouge. Une ou deux…
- Toujours grâce à tes talents de mécanicien ? ricana Law.
Ace lui donna un coup de genou et leurs chamailleries reprirent – Law ne pouvait pas s'empêcher de lui chercher des noises à longueur de journée.
- Va chier ! j'vais t'montrer que j'ai pas besoin de ça pour choper une nana ! répliqua Ace, les joues rouges d'embarras. Tiens, elle !
Il termina son verre et désigna une jeune femme brune un peu plus loin, occupée à danser, seule, au milieu de la piste. Plutôt mignonne, mais Law trouvait que c'était un peu trop aisé. Il secoua la tête et pointa du pouce une fille entourée d'une petite troupe d'amies, assises dans un des canapés en cuir en bordure de salle.
- Elle, la blonde. T'as trente secondes pour la convaincre de danser avec toi.
Ace acquiesça, loin de se laisser démonter ; Law s'accouda tranquillement au comptoir et le regarda s'éloigner, comptant mentalement le nombre de secondes entre son départ et la gifle monumentale qu'il risquait de se prendre.
Au lieu de ça, la jeune fille lui offrit un grand sourire, se levant pendant qu'ils échangeaient quelques mots avant de se fondre dans la foule.
« … reconnais que ce gamin sait se démerder. »
OK, il admettait qu'Ace s'était plutôt bien débrouillé. De toute façon, en étant aussi mignon, il ne risquait pas grand-chose.
« Euh… mignon ? » marmonna sa conscience. « Y'a pas un truc qui t'semble un peu incongru dans c'que tu viens d'dire… ? »
Law secoua la tête pour lui-même et porta son verre à ses lèvres, avalant une autre gorgée en cherchant Ace des yeux ; il longea la mezzanine, contemplant la salle ouverte à ses pieds, et repéra le collier de perles dans l'éclat d'un laser.
« Hé ben, il perd pas de temps… »
L'adolescent dansait collé-serré avec sa partenaire, ses mains sur ses hanches guidant les ondulations de son corps pressé contre le sien. Ace leva la tête, sentant sûrement un regard sur lui, et offrit un sourire pervers accompagné d'un haussement de sourcils suggestif à Law qui pouffa de rire – cette expression machiavélique ne lui allait absolument pas.
« Le gosse gagne cette manche » grogna sa conscience, dépitée. « Tu t'y mets quand, toi ? »
La dernière femme à avoir posé la main sur lui, c'était Jewelry. Il lui semblait que c'était il y a une éternité, déjà.
Le souvenir de son étreinte chaude et de la caresse de ses lèvres sur les siennes le percuta comme un bélier furieux, le faisant presque vaciller ; ses doigts se crispèrent sur son verre.
« Idée de merde. »
Quelques mois plus tôt, il avait été prêt à ce qu'on lui verse de l'acide dans la tête, qu'on lui lave le cerveau ou qu'on le lobotomise, si ça lui permettait de ne plus penser à tout ce qu'il avait perdu le jour où Jewelry avait déserté ce monde.
Et aujourd'hui encore, le souvenir de ce qu'elle avait été était toujours aussi douloureux.
Il reporta son attention sur Ace, qui avait de toute évidence démarré une « conversation » d'ordre très privé avec sa jolie danseuse – ils s'embrassaient avec une passion croissante et leurs mains se faisaient plus aventureuses d'instant en instant. Sa conscience brailla de frustration et il décida de faire taire ses débordements pour ce soir.
Law avala ce qui restait de rhum et de sucre dans son verre, le déposa sur le comptoir et descendit les marches qui menaient à la piste de danse – Ace avait l'avantage du culot et de la jeunesse dorée, mais il allait montrer à ce gamin qu'il était tout autant capable que lui de se trouver une fille parmi la foule.
Ace l'aperçut et retint un rire – il allait avoir matière à se foutre de lui le lendemain matin ; « le vieux en chasse »… il voyait ça d'ici !
Sa danseuse l'embrassa dans le cou et Ace ferma brièvement les yeux à cette sensation lui faisant momentanément oublier la foule autour d'eux. Son corps doux et chaud contre le sien lui donnait envie de plus, mais il n'était pas certain qu'elle soit aussi partante que lui pour ce genre de danse horizontale.
Un regard brûlant de sa partenaire suffit pour le convaincre qu'il avait totalement tort.
« Bon... on va avoir moyen de s'amuser un peu... reste à voir si elle est assez motivée pour tracer jusqu'à l'hôtel... »
Il tourna la tête vers l'endroit où se trouvait Law quelques instants plus tôt mais ne vit personne. Tant pis, il comprendrait – il avait trop envie de cette fille pour se retenir, et attendre qu'il daigne pointer son nez pour lui demander une quelconque permission.
Il avait besoin d'oublier, juste le temps d'une nuit.
. . . . .
*Chambre d'hôtel, tard le matin*
Ace se réveilla en geignant quand les rideaux de sa chambre d'hôtel s'écartèrent brutalement, laissant entrer les rayons du soleil déjà haut dans le ciel ; en grognant, il s'enterra sous les couvertures et enfouit sa tête sous l'oreiller.
Le matin était arrivé beaucoup trop vite ; la place de sa partenaire d'une nuit était froide, malgré la chaleur du soleil qui lui brûlait le dos, et son odeur fleurie déjà volatilisée.
Il aurait voulu dormir encore un peu, mais la voix grave de Law s'éleva près de son oreille.
- Faut qu'on ait dégagé la chambre pour onze heures, Portgas. Bouge tes fesses.
Le jeune homme se retourna en grimaçant et s'étira, balayant la chambre déserte du regard.
- Comment t'es rentré… ?
- Ta dulcinée est partie il y a une heure, je suis rentré juste derrière elle. Alors, comme t'avais pas l'air de vouloir te réveiller... félicitations, au passage.
- Félicitations pour quoi ? marmonna le jeune homme en arrangeant les draps autour de son corps nu sous le tissu.
Law lui lança son caleçon à la tête et lui ouvrit la porte de la salle de bain, lui signifiant que l'heure de la douche avait sonné. Ace noua le drap sur ses hanches et se traîna hors du lit, la démarche mal assurée – il avait vraiment abusé, cette nuit.
- Pour les jolis suçons que tu lui as laissés dans le cou, s'esclaffa-t-il. On dirait que tu t'es bien amusé…
- Pas toi ? s'étonna Ace en ralliant la pièce exigüe.
- Pas moi, non, sourit Law en tentant de se composer une expression amusée. J'ai passé mon tour, cette nuit.
Ace referma derrière lui et ouvrit les robinets de la douche, se débarrassant du drap pour se glisser sous le jet d'eau ; c'était à peine tiède, mais c'avait l'avantage de le sortir des brumes moites et alcoolisées de sa nuit.
Il ferma les yeux et présenta son visage à la pomme de douche, laissant l'eau ruisseler dans ses cheveux, le long de sa nuque, sur ses épaules, avant de dévaler ses muscles courbaturés.
- Mmmn… soupira-t-il de bien-être.
Peut-être un peu trop fort, puisque Law frappa à sa porte d'un coup sec.
- Oh, Portgas ! c'est pas l'moment d'te palucher ! on a quinze minutes pour tracer et reprendre la route, sinon t'auras rien à déjeuner… !
- ... j'me touche même pas, d'abord !
s'écria-t-il, les joues rouges d'embarras.
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Gomen si j'vous ai frustré(e)s... pas de lemon pour le coup ;) j'me réserve pour quelque chose de mieux... (*Genre comment tu t'la racontes* "Hé ben ouais.")
Alors, on reprend la route pour un prochain chapitre ?
