Y aura-t-il une rencontre Ron/Harry dans ce chapitre? Ce serait bien n'est-ce pas?
C'est bientôt la fin, je m'épuise...
Je remercie tout ceux qui me sont fidèle à chaque chapitre!
Bonne lecture!


Chapitre 7

Comme il l'avait dit, Ron était allé rejoindre les trois aurors affectés au cas d'Hermione, à l'endroit où elle avait disparut. Dans la noirceur de cette nuit froide de novembre, il pouvait distinguer trois silhouettes au centre du chemin de terre. A peine avait-il apparut sur les lieux qu'il fut désarmé… l'homme debout face à lui la baguette levée devait être le jeune Arthur Meneau, un as en rapidité de tir. Dans la pénombre, Ron put distinguer que l'auror le regardait intensément avant de baisser sa garde. « Désolé Weasley » murmura-t-il. Puis, il alla s'asseoir près d'un autre homme. Ron regarda ce dernier, chauve et rond, l'auror à la stature la plus imposante depuis plusieurs années, lançait des sorts à répétition devant lui en direction de la forêt. C'était sans contredit Isaac Ravel, un conjureur de sort expert qui avait déjà travaillé au même poste que Bill en Égypte et qui excellait autant que l'aîné des frères Weasley. Le dernier d'entre eux marchait de long en large se grattant régulièrement le crâne comme signe d'une intense réflexion, chez lui, c'était un tic nerveux, Ron l'avait souvent vu agir de cette façon. Franck Tucker était un brillant solutionneur d'énigme et cette démarche rapide lui appartenait inévitablement. Il n'avait pas cessé sa course quand le rouquin avait apparut, quand il réfléchissait, plus rien ne comptait…

Ronald s'avança alors vers eux, resserrant sa cape autour de lui pour ainsi se protéger du vent glacial qui s'était levé et regarda plus attentivement les environs. Malgré la noirceur qui les entourait, il pouvait tout de même distinguer l'endroit où le Portoloin l'avait amené. C'était un chemin de terre bordé d'une forêt, qui aurait put être des plus banal si la forêt ne dégageait pas cette… malveillance. C'était ténébreux, angoissant, froid… Les bois à sa gauche n'émanait rien de très particulier, mais ceux de droite, là où ses confrères s'acharnaient, étaient tout à fait anormaux. Une magie étrange - pour reprendre le terme de Kingsley – s'y exhalait. Étrange pour la plupart des sorciers, mais Ron avait déjà côtoyé cette magie… il y a de cela bien longtemps… ce qui le rendit de plus en plus inquiet et suspicieux.

" Alors? demanda-t-il. Du nouveau?

En parlant de nouveau, il voulait savoir s'ils avaient repéré Hermione.

" C'est un CAUCHEMAR, s'exclama Tucker, c'est complètement incompréhensible.

Quand il était dans l'incapacité de résoudre un problème, il était comment dire… très irritable…

" Ce que Tucker veut dire, entreprit Meneau, c'est que… C'EST UN PUTAIN DE BORDEL.

"Calme-toi Arthur, intervient sagement Ravel tout en continuant de lancer des sorts. Ce n'est pas en criant à tut tête que tout cela va s'arranger. Je vais te résumer la situation Ron. Ta femme à transplaner volontairement ici hier, peut après ton départ de la maison. Qu'est-ce qui s'est passé au fait quand tu étais à l'intérieur, ça brassé quelque peu?

Isaac avait retourné sa tête vers Ron et le dévisageait.

" L'elfe de maison m'a attaqué, marmonna Ron.

Les trois hommes gloussèrent mais reprirent leur sérieux en apercevant le visage déconfit de leur coéquipier.

" L'elfe? Essaya Meneau.

" Dobby est un elfe libre depuis bien longtemps et quand il est en désaccord, il ne se gêne plus pour faire valoir son point de vue, expliqua Ron.

" Et les cris? Reprit Ravel.

" Dispute, dit simplement le rouquin le visage bas.

" Ce n'est pas nouveau, osa Franck. Quand j'étais en première, je vous voyais toujours vous disputer au centre de la salle commune et à en croire les dires, c'est votre moyen de communication favori.

Ron lui jeta un regard noir, qu'il aperçut même dans la pénombre. C'est vrai qu'à cette époque, Ron et Hermione se disputaient tout le temps, mais ce n'était qu'une conséquence d'un amour réciproque inavoué, de désir inassouvi. Les années avaient passé et leur querelle d'adolescent avait laissé place à des disputes de couple, un simple moyen de communication… Seulement, cette dernière altercation faisait ressurgir des sentiments refoulés depuis trop d'année, qui avait pris le temps de mûrir, de grandir et de prendre de la force. Il était maintenant impossible de les refouler, de les oublier, ils prenaient place et brisaient des liens…

" Alors, intervient Ravel en se raclant la gorge. Quand Hermione est arrivée, elle a emprunté le sentier qui pénètre dans la forêt. C'est à ce moment que nous avons perdu sa trace. Aucun de nos moyens de localisation, que nous disposons, ne fonctionne. Nous savons qu'elle est là-dedans, mais impossible de la trouver.

" Et évidemment, impossible d'y entrer, déduisit Ron en s'approchant de son confrère.

" Évidemment, et c'est là que ça se complique, poursuivit Ravel. Ça fait plus de 38 heures que je suis ici et je n'ai pas réussit à faire plus du dix pas dans cette fichue forêt. Une chance que Shacklebolt m'a envoyé du renfort, parce que sinon, j'y serais resté. À la seconde où tu franchis la frontière entre le chemin et le boiser, tout se met à… vivre.

" Vivre? Interrompit Ron qui était de plus en plus angoissé.

" Oui! Vivre! S'exclama Isaac qui avait pourtant gardé son calme jusque là. Cette forêt à une âme, elle s'anime dès qu'on y pénètre. Elle nous ressent. Les racines, les branches… tout se met en mouvement pour nous empêcher d'avancé, nous attaquent même! Mais le pire c'est le murmure qui s'en échappe. Comme si chaque végétale communiquaient entre eux pour nous bloquer le chemin… et ils sont solidaires les enfoirés… mais le pire dans cette situation, c'est que notre magie n'a aucun effet à l'instant qu'on traverse la frontière, de simple moldu.

Ron avait mal à la tête, cette situation l'agaçait au plus au point. Les trois hommes qui lui faisaient face étaient la crème des aurors. Les meilleurs de leur promotion respective. Si à eux trois, ils étaient incapables d'élucider le mystère qui planait au-dessus de cette forêt, qui pourrait? Alors, Ron réfléchit. Harry était-il devenu si puissant que la magie des aurors n'était pas suffisante? Était-il si puissant qu'il pouvait écarter toute personne de son repère? Mais Hermione y était bien entré, elle… C'est à ce moment qu'il eut cette pensé :

" Ravel, tu as dit que la forêt te ressentait, était-elle plus agressive à mesure que tu essayais?

" Oui! Plus j'étais en colère, plus elle était déchaînée.

" Hermione y est entrée, parce qu'elle n'était pas en colère, elle n'avait pas de sentiments hostiles en arrivant ici. Mais nous si. C'est un moyen de défense.

" Et il se défend bien, grogna Meneau, empêcher d'utiliser la magie à l'intérieur de sa planque c'est très brillant, mais surtout très puissant! Ronald, parlons franchement… tu es vraiment certain que ce n'est pas Tu-Sais-Qui, qui est là-dedans.

Ron eut un petit rire nerveux, les aurors ne savaient pas qui ils combattaient. Il est évident qu'ils avaient pensé à Voldemort, surtout avec la puissance magique qu'il possédait. Sans être totalement franc avec eux, il devait tout de même expliquer certaine chose.

" Je suis sur que ce n'est pas à Voldemort que nous avons affaire. C'est pire! L'Ombre est magiquement plus puissant que Voldemort. Cette barrière nous le prouve bien.

« A moins que ce ne sois pas lui qui l'est mise » pensa-t-il soudainement. Dumbledore avait peut-être voulu le protéger et avait érigé cette palissade magique pour empêcher les personnes mal intentionnées de venir l'importuner, mais que des personnes ayant encore de l'amour pour lui puisse venir l'aider…

Cette dernière pensé le fit réfléchir de nouveau. Certes, il avait une haine profonde envers Harry, mais au fond de son cœur, il y avait toujours une partie qui l'aimait, cet amour fraternel qu'il avait toujours eut. Il décida donc qu'il pourrait essayer d'y entré, en se concentrant sur ce qu'il ressentait jadis pour son ami.

" Qu'est-ce que tu fou Weasley? s'écria Ravel en lui attrapant le bras tandis qu'il se dirigeait vers la forêt. Si cette forêt fonctionne en rapport avec nos émotions, tu es le dernier qui devrait y aller. Ta femme est prisonnière, j'imagine les sentiments que tu as envers l'Ombre… et ses sentiments là vont rendre cet endroit un enfer pour toi.

" Je sais! répondit Ron. Je vais seulement essayer de me concentrer sur les sentiments que j'avais auparavant pour lui.

Ravel fronça les sourcils, choqué, sans toute fois lâcher le rouquin.

" Lui, qui? Tu connais l'Ombre Ron? murmura le conjureur de sort.

Ils se regardèrent intensément pendant un instant avant que Ron ne se dégage de l'emprise de Ravel, mais ne répondit pas. Il se contenta de sourire, lui tourner le dos et d'avancer vers cette forêt enchantée.

" Préparez-vous à intervenir s'il advenait quelque chose, dit Ravel aux deux autres.

Tous les trois brandirent leur baguette vers la forêt, au moindre mouvement suspect, ils extirperaient leur aîné de formation de ce calvaire.

Ron avait déjà franchit la limite entre le chemin et la forêt, mais rien ne bougeait. Deux, trois, quatre pas… Tout restait immobile et silencieux. La concentration qu'il faisait preuve était incroyable. À dire vrai, il ferait tout pour Hermione, pour la retrouver saine et sauve. Alors il avait puisé dans sa mémoire les meilleurs moments de complicité qu'il avait eut avec Harry. Il recherchait les sentiments les plus forts qu'il avait ressentit dans ce temps qui lui paressait si lointain. Il se rappela la première rencontre avec le jeune Potter, dans le train, pour une fois, Ron était vue autrement que le bébé garçon d'une famille nombreuse, il avait été vu, lui Ron Weasley, sans préjugé. Il se souvint également de leur unisson lors des nombreuses épreuves qu'ils ont dû traverser, de la douleur qu'il ressentait de voir son ami souffrir. Un amour fraternel qu'il avait acquis à l'instant qu'ils s'étaient vus et qui s'était répandu au reste de la famille Weasley, mais qui c'était développer autrement pour la petite princesse de la famille… Il ne devait pas penser à ça… car la haine allait bientôt prendre la place des doux sentiments…

Crack!

Trop tard… une racine s'était levée au travers de son chemin. Menaçante, dressé devant lui, comme un boa fixant sa proie. Un vent glacial se leva soudainement faisant se mouvoir les feuilles dans les arbres, transportant le murmure dont on lui avait parlé. Ce bruissement angoissant lui fit dresser les cheveux sur la tête, il pouvait sentir l'âme de la forêt, tout autour de lui, il y avait une aura malveillante prête à bondir sur lui et l'avaler dans les ténèbres. Les souvenirs qui l'assaillaient n'étaient plus joyeux et harmonieux, il ressentait à présent le sentiment de traîtrise en quatrième année, ce même sentiment quand Harry avait commencé à fréquenter Ginny, mélangé avec celui de l'abandon, et la trahison de nouveau quand il a été cocu, à la rage insondable quand il l'avait vu tué sa petite sœur…

C'est à ce moment que la nature se déchaîna, des cris venus des profondeurs du bois, des croassements parvenaient du ciel, des tonnerres le prenant de court, des tremblements sous ses pieds, comme si la terre voulait le dérober. Une liane lui saisit le poignet, le désarment subitement. Une branche massive se mut et se rua vers lui, rapidement et fortement, avec un seul objectif, l'écrabouiller… aucun moyen de fuite, la liane tenant son bras fermement, une racine visqueuse avait attrapé ses jambes, des branches aux épines acérées lui enveloppaient le torse, lacérant sa peau… il ne lui restait qu'une main libre, sans baguette. Une folle panique l'envahit, il était prit au piège, déjà meurtrit et endolorit, il ne lui restait qu'à attendre le coup final. Ses émotions l'avaient harponné férocement.

Une brume qu'il connaissait bien apparut devant lui, révélant une voix secourable. « N'oublis pas ce que l'on t'a appris », murmura la voix d'Azenor. Elle ne pouvait plus l'aider physiquement, mais elle pouvait lui envoyer le courage nécessaire pour parvenir à ses fins. Voyant sa mort de près, il eut un dernier mouvement, repoussant la branche par magie sans baguette… un mouvement juste et miraculeusement efficace. On lui avait bien dit qu'ils devenaient de simple moldu par-delà la limite… mais apparemment la magie des Atlantes fonctionnait en ses lieux.

Réussissant à repousser la masse qui se rua sur lui, il coupa les racines, lianes d'un geste vif et s'engouffra plus profondément dans la forêt. Certes, elle était fortement confuse et retournait à la charge sur cet ennemi qui, sans le savoir, approchait dangereusement du cœur de ce gouffre.

Ron déviait, stoppait, coupait, explosait tout ce qui se trouvait sur son chemin. Quelques projectiles et fouets, réussirent à l'atteindre, à le faire trébucher, le blessant, mais aucun ne réussit à l'arrêter. Il aperçut soudainement à travers le feuillage déchaîné, une cabane de bois. Il sut alors qu'il était arrivé, sa vivacité à frayer son chemin se multiplia et il avança plus rapidement.

Une légère fumée s'échappait de la cheminé, une lumière vacillante se faisait voir par la fenêtre. Cette cabane était habitée. Ron était maintenant à quelque mètre de la porte, oubliant les douleurs et le sang, il se concentra sur la porte. Juste quelques pas et Hermione serait sauvée.

Mais la porte s'ouvrit à la volé, laissant apparaître son ennemi…

Ron se figea à cette image. Il resta immobile, reprenant son souffle de sa course folle. Harry Potter se tenait devant lui, baguette parée, le visage déformé par la rage et la surprise. Personne ne devait être capable de traverser cette forêt, surtout pas lui. Harry ne comprenait pascomment Ron y était arrivé, ce terrain était ensorceler par une magie terriblement ancienne que lui avait enseigné Dumbledore, comment Ronald pouvait-il la combattre, pour la rivaliser, il devait la connaître… mais comment?

Ils se regardèrent pendant un temps infiniment long, attendant le premier geste ou la première parole. Seulement, Harry savait ce que voulait Ron et il n'allait pas le lui donner. Au grand jamais non! L'époux devait partir et ne plus revenir…

C'est percuté par un éclair rouge que Ronald atterrit inconscient aux pieds des trois aurors qui l'attendaient… sans qu'il ne puisse rien parer. Harry avait été plus rapide…

Potter retourna près de sa belle, réfléchissant à un moyen de mettre une fois pour toute, Ronald hors service, sans toutefois éveiller les soupçons sur lui. Acquérir la confiance d'Hermione, évincer Ronald et récupérer sa fille, trois projets, trois défis, mais Harry était près à tout pour arriver à ses fins, vraiment à tout, car s'il ne pouvait avoir Hermione et Emily, personne ne les aurait…


Bon, voilà! Il en reste deux, peut-être trois... qui gagnera cette bataille?
à suivre...
Emily