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Bonne Lecture!


Chapitre 8

Meneau, Ravel et Tucker étaient accroupit près du corps immobile de Weasley. Heureusement, Arthur avait eut la rapidité d'amortir la chute de Ron quand ils l'avaient vu arrivé comme un cognard déchaîné. Ils savaient tous trois que Ron s'était aventuré trop profondément dans la forêt. Dès qu'ils l'avaient perdu de vue, ils ne pouvaient plus rien faire pour lui. Leur stupéfaction avait été grandiose, ils avaient vu leur confrère avancer tranquillement sans que les bois ne l'attaque, sans que rien ne bouge violemment. Ron avait bel et bien trouvé le moyen d'y entrer. Mais apparemment pas assez longtemps. Cependant, cela leur avait soulevé plusieurs interrogations. Qui pouvait bien être l'Ombre pour que le rouquin stipule qu'il pouvait y entrer en se concentrant sur ses sentiments passés ? Un ami… sans doute! Un parent… peut-être! Un ancien professeur… à la limite! Mais ils ne se fixaient pas sur aucun nom en particulier. Un leur avait traversé l'esprit, mais ils savaient tous qu'il était mort…

Ils regardèrent leur ami étendu sur le sol terreux et constatèrent les multiples blessures qui recouvraient son corps. Sa robe de sorcier et sa chemise étaient déchirées laissant apercevoir son torse lacéré par de multiple coupure profonde, d'où le sang s'écoulait abondamment. Son poignet droit était bleui par endroit et laissait apparaître la marque flagrante d'un serrage excessif par une corde… mais les trois aurors savaient que ce devait être une liane.

" Weasley, s'écria Tucker en le secouant par l'épaule, un des rare endroit où Ron n'était pas blessé tandis que Ravel lançait des sorts de premiers soin sur le torse du rouquin.

" Ron, s'impatienta Meneau.

Le sort qui avait projeté Ronald hors de la forêt avait été vue par les trois aurors main rien qui pourrait le laisser longtemps dans les pommes. En plus, ils avaient amortit sa chute. Donc, il devait revenir à lui rapidement. Arthur lui fit alors couler une douche froide dans le cou… ça revivifie toujours cette tactique…

Ron ouvrit les yeux précipitamment, cherchant son souffle suite à ce réveil brusque. Il regarda paniqué autour de lui avant de reconnaître les trois aurors perché au-dessus de lui. Cela lui prit quelques instants avant de se rappeler ce qui s'était passé au cœur de la forêt et quand ça lui revint, il se leva brusquement en oubliant la douleur qui le parcourait. Il avança d'un pas rapide vers la forêt afin d'aller terminer ce qui avait été commencé. Il voulait avoir cette confrontation, il la voulait plus que tout.

" Pourquoi ne m'as-tu pas tué? Tu en avais la possibilité! Tu n'es qu'un lâche! Un lâche et un traître. Quand on va se retrouver, tu vas véritablement crever, je n'aurai aucune pitié et aucun remord à en finir avec toi. Dumbledore ne sera pas là pour te sauver!

Ron s'époumonait à menacer Harry, ne sachant s'il l'attendait vraiment. Il voulait achever ce qu'il avait cru terminer… seulement, un bras robuste le retint, le tenant solidement loin de la limite dangereuse.

" Lâches-moi, Ravel, s'écria Ron en essayant de se libérer de la poigne puissante d'Isaac.

" Tu n'y retourneras pas Weasley, trancha-t-il en le regardant férocement. Tu as vu dans qu'elle état tu es?

" Je me fiche complètement de mes blessures, je veux en finir une fois pour toute avec cet enfoiré.

" Je ne parle pas de tes blessures, s'irrita-t-il, à la seconde que tu va mettre le gros orteil dépassé la limite, tu vas te faire bouffer tout cru. Ta petite tactique de tout à l'heure ne marchera plus.

" Je m'en fiche complètement, grogna-t-il tout en essayant de se déprendre.

" Qui est-ce? demanda Franck. On a droit de savoir qui on combat.

Ron se retourna vers lui et le fixa. Bande de crétin, s'il n'avait pas encore compris c'est qu'ils sont vraiment stupides. Mais cette stupidité était peut-être liée au fait qu'il n'était pas encore près à l'admettre. Potter était toujours considérer comme un dieu au sien des aurors.

" Vous le savez déjà, répondit-il.

Les trois chasseurs de mages noirs se regardèrent et ils se retournèrent vers lui. Ronald, vit bien vite qu'ils avaient compris mais qu'ils ne voulaient pas l'accepter, alors il éclata de rire. Un rire sans joie évidemment, il riait parce qu'il était exaspérer de voir le culte que les gens pouvait avoir envers Harry saint Potter, de voir leur refus de croire qu'il pouvait être autre chose que ce qu'il est dans leur cœur, de voir combien ils étaient bornés à l'idée de voir leur idole dégringoler et tomber aussi bas qu'un piètre mangemort, de voir leurs idéaux s'obscurcir. Ron, lui avait dû faire face à ce dilemme quand il avait vu sa sœur mourir des mains de son meilleur ami et il avait fait son choix rapidement, même s'il ne l'avait jamais accepté…

" Potter, murmura Franck Tucker.

" Enfin! Vous avez été long sur ce coup là, s'exclama Ron.

" Tu n'es pas sérieux, ça ne peut être lui, répliqua Meneau. Ce n'est pas un mage noir, il a vaincu Vous-Savez-Qui, il ne peut pas être comme lui.

" Justement, intervient Tucker, s'il l'a vaincu, c'est qu'il était plus fort que lui comme l'a dit Ron tout à l'heure (chapitre précédent), Potter était également son meilleur ami à Poudlard, c'est pour cela qu'il a pu entrer dans la forêt avec des sentiments antérieurs et en plus, en ce référant au meurtre que l'Ombre à fait…

" Ils étaient tous reliés à Harry Potter, termina Ravel. Pourquoi n'as-tu rien dit au départ Ron? Sachant que c'était Potter qu'on combattait, on aurait été plus sur nos gardes.

" Vous le serez à l'avenir, lança Ron, maintenant j'ai quelque chose à terminer.

Il se dégagea de l'emprise de Ravel et se dirigea de nouveau vers la forêt. Cependant, l'homme robuste le bloqua une seconde fois.

" Tu en as assez fait pour aujourd'hui, dit-il ne cédant pas au regard meurtrier que lui lançait l'ancien Gryffondor, rentre chez toi et soignes-toi. Nous nous occupons de récupérer Hermione.

" Elle n'est pas en sécurité avec lui, murmura Ron dont les défenses tombèrent abruptement.

Il sentit la fatigue s'emparer de lui, les blessures l'affaiblir et sa peur l'anéantir. Il baissa alors toutes ses armes et se laissa convaincre de rentrer chez lui. Peut-être qu'entre temps, l'Ordre aura trouvé une solution ou qu'Hermione aura réussit à s'échapper… parce qu'il ne portait aucun espoir dans les aurors… Harry devait être pris au cœur, le combat physique ne fonctionnait plus…

À peine avait-il transplaner dans la cour du Terrier que trois autres aurors lui tombèrent dessus. Au moins ils sont rapides, se dit Ron. La surveillance de la maison était encore en place, ce qui était une bonne chose, mais était-ce suffisant pour faire face à Harry Potter. Il ne voulait pas trop y pense, pour l'instant, il voulait aller prendre une bonne douche et soigner ses blessures. Il savait bien que l'option « dodo » ne soit pas en liste, seul une potion de sommeil pourrait le faire dormir et encore. Il était trop bouleverser pour envisager un sommeil si léger soit-il. De toute manière, il devait rester éveiller pour veiller sur sa famille qu'il chérissait tant!

Après un interrogatoire interminable pour prouver qu'il était réellement celui qu'il prétendait, les aurors l'autorisèrent finalement à entrer chez lui. Les douze coups de minuit avaient sonné depuis bien longtemps, alors il s'attendait à rentrer dans une maison où Morphée avait recueillit tout le monde dans ses bras, mais la maison n'étaient pas complètement endormie. Une vive lumière provenait de la cuisine ainsi que des murmures agités. Il s'avança lentement vers le lieu actif, poussa la porte grinçante et découvrit sa famille et quelques membres de l'Ordre tablée au centre de la pièce.

Tous se retournèrent vers lui avec chacun une expression faciale différente. Au bout de la table, se tenaient les jumeaux, une sévérité inhabituelle accroché au visage, Lupin, assit à leurs côtés, arborait un facial insondable, Tonks avait le visage entre les mains et n'avait pas réagit à son entré, Arthur paressait choqué par l'état dans lequel son plus jeune fils se présentait à eux, Bill le regardait soucieux, Shacklebolt avait laissé échapper un soupir et Molly… pauvre Molly… elle passa par plusieurs émotions en quelques secondes… une peur bleue en entendant la porte s'ouvrir alors qu'elle n'attendait plus personne, une inquiétude flagrante en voyant l'état de son fils et une colère noire envers celui-ci puisqu'il ne voulait pas qu'elle le touche pour le soigner.

Cependant, dans l'état psychologique et physique lamentable dans lequel Ron se trouvait, il ne résista pas bien longtemps aux foudres de sa mère. Il s'assit donc sagement sur une chaise, face à l'assemblé et laissa sa tendre génitrice prodiguer les soins nécessaires. Isaac Ravel avait apporté quelques soins, mais ils étaient bien rudimentaires comparer à ce que peut faire Docteur Maman!

Il se laissa soigner quelques instants dans le silence complet. Ils attendaient des éclaircissements sur ce qui s'était passé, bien évidemment. Mais que pouvait-il leur dire de plus de ce qui avait déjà été dit. Il avait transmis son message, le message de Dumbledore avait également été entendu avec attention. Il n'avait pas d'autre argument pour les convaincre, ils devaient faire un choix, de le croire ou pas, tout leur appartenait maintenant.

Sous leurs regards avides, il ne put que répondre :

" Je n'ai rien à rajouter à ce qui a déjà été dit.

" Moi je crois que si Ronald, réprimanda sa mère.

C'était terriblement dur pour cette mère de parler de la mort de son presque fils, et avec le rapport de la réunion que son mari lui avait fait en revenant, l'avait complètement chamboulé. Elle ne pouvait pas croire ce que son mari lui avait rapporté. Pour elle Harry était encore à son esprit un enfant que le destin lui avait arraché trop rapidement, au même titre que sa petite Ginny. Encore là, elle n'envisageait même pas la possibilité que son fils adoptif ait mit fin au jour de sa bien-aimée.

Son plus jeune fils l'avait empêché d'aller à cette réunion pour ne pas être blesser. Mais maintenant qu'elle savait le contenue de la réunion, c'était par les propos de son fils qu'elle était le plus blesser. Elle ne pouvait pas croire qu'il prétende des choses de la sorte envers son meilleur ami. Même si elle aussi avait sentit la chaleur de Dumbledore et qu'Arthur lui avait dit les circonstances dans lesquels il était apparut, elle ne voulait toujours pas le croire. Elle avait pleuré, hurlé, elle était en colère contre son fils, elle était déçue par lui. La seule raison valable qu'elle avait trouvée pour que son fils agisse ainsi, c'est qu'il s'appuie sur les évènements qui s'était passé dix-huit ans auparavant. Mais pouvait-elle lui en vouloir d'avoir de la rancune par rapport à ce que Harry avait fait avec Hermione? Non, bien sur que non, mais elle le trouvait égoïste de n'avoir de la haine qu'envers Harry. Hermione avait été aussi coupable que lui, si ce n'est plus. Il ne pouvait prétendre des fourberies aussi horribles pour ce venger de cette trahison, sur ce point elle ne reconnaissait pas son Ronny, il avait beau être rancunier, à un tel point… jamais… C'est pourquoi, elle était déboussolée plus qu'autre chose par les dernières révélations.

" Quoi donc maman? répondit Ron en grimaçant car Molly soignait une plaie particulièrement profonde.

" Kingsley nous a dis que tu avais des explications à nous donner à propos de la mort de Harry, dit-elle avec une voix chevrotante vers la fin de sa phrase.

Ron reçu cette remarque comme un coup de point au visage, son ami l'avait dénoncé… en quelque sorte, car il savait qu'il ne pourrait esquiver de répondre à ça. Et mentir à sa famille entière… il ne l'avait fait que trop longtemps.

" Maman, Harry n'est pas mort, parvint-il à dire en regardant furieusement Kingsley. Et pour preuve, tu soignes présentement les blessures que lui-même m'a faites.

Mrs Weasley cessa brusquement tout mouvement, elle arrêta même de respirer. Seulement, il n'y avait pas qu'elle qui s'était figé à cette remarque. Sept autres paires de yeux le regardaient interdis.

" Tu… tu as vu Harry? hésita Remus.

Ron acquiesça d'un signe de tête cette affirmation. Il avait vu Harry, mais pas le Harry qu'il connaissait.

" Où est-il? demanda Arthur avec précaution.

" Dans une forêt près de Pré-au-lard, répondit-il sincèrement.

" Harry ne ferait jamais une chose pareille, s'exclama Fred.

" Effectivement, répondit Ron.

C'était le moment ou jamais, il devait tout leur avouer, à cet instant, sison il pourrait perdre leur confiance à jamais.

" Le Harry que vous connaissiez n'aurait jamais fait une chose pareille, reprit-il suite à l'expression stupéfaite qui avait envahit les visages. Le Harry que vous connaissiez n'aurait jamais tué Ginny, le Harry que vous connaissiez n'aurait jamais séquestré Hermione pour ainsi m'empêcher de l'approcher.

" Quoi? s'exclama quelques membres de sa famille.

" Hermione a disparut depuis hier et le dernier endroit où elle fut repérer c'est aux frontières de la forêt où abrite l'Ombre, répondit Kingsley. Et puisque l'Ombre est Harry…

" Je refuse de croire en une telle chose, s'écria Molly en s'écartant de son plus jeune fils.

" Maman, Harry a changé après son affrontement contre Voldemort, souffla Ron dont le cœur battait à tout rompre car il sentait qu'il devra dire la vérité d'ici peu.

Molly recula encore plus et mit ses mains sur ses oreilles. Elle ne voulait pas entendre, Harry était gentil, il n'était pas ce que Ron lui disait. Arthur l'avait rejoint essayant de la consoler, de lui enlever les mains des oreilles pour qu'elle écoute, même si lui aussi avait encore de la difficulté à comprendre.

" Ron, c'est le moment, dit Kingsley sous les cris de Molly.

" Le moment pour quoi? demanda George.

" Pour vous dire ce qui c'est réellement passé dans la Chambre des Secrets, ajouta Kingsley.

Ron était maintenant pris au piège, il ne pouvait plus s'esquiver, il ne pouvait plus faire marche arrière et faire croire à sa famille que ce qui est écrit est vrai. Il ne pouvait plus mentir. Il remercia intérieurement son chef de l'incité, car il ne l'aurait probablement jamais fait lui-même.

" Je vais plutôt vous le montrer, dit-il. Je suis désolé Maman…

Sa mère allait probablement être la plus touché, il voulait lui éviter ça, mais il ne le pouvait plus. Il baissa alors les lumières d'un geste de la main et pris la fiole dans sa poche. Kingsley fit apparaître sa pensine au centre de la table et Ron fit couler le souvenir à l'intérieur…


Harry était finalement près à mettre son plan en marche. Si tout fonctionnait comme prévu, Hermione lui ferait à nouveau confiance, même qu'il aurait peut-être un supplément de sa part… il pourrait former une famille avec Hermione et Emily, et Ron serait hors course, bel et bien mort…

Il s'exécuta à la première phase de son plan en réveillant Hermione. Il était couché près d'elle et lui caressa tendrement le visage en prononçant son nom doucement. Cela lui prit de nombreuses minutes avant d'y parvenir. Il ne voulait pas la brusquer, il l'aimait tant… Elle papillonna des paupières quelques instants avant de s'asseoir brusquement.

Elle avait le souffle saccadé, le cœur qui palpitait rapidement. Hermione enfouit sa tête dans ses mains. Quel rêve étrange et effrayant avait-elle fait! Seulement, quand elle sentit une main sur son épaule, elle sursauta fortement avant de se retourner et rencontrer ses deux émeraudes scintillantes.

" Harry, murmura-t-elle en essayant de se convaincre elle-même qu'il était bel et bien là. Que m'as-tu fait?

Elle se souvenait qu'il avait pointé sa baguette sur elle dans une rage insondable, et ensuite c'est le trou noir.

" Rien du tout! répondit-il en souriant. Tu t'es évanouie et je t'ai allongé ici en attendant que tu te réveilles. Comment peux-tu croire que je puisse te faire quelque chose?

Hermione replongea son visage dans ses mains et secoua la tête.

" Je n'en sais rien Harry, c'est tellement confus.

Harry approcha sa main et lui caressa le dos en signe de réconfort. Elle se laissa faire et ils restèrent ainsi en silence un moment avant qu'Hermione ne reprenne parole.

" J'ai ressentit quelque chose lorsque j'étais endormie, dit-elle. Je ne sais pas si c'était mon imagination ou si c'était bien réel.

" Qu'as-tu ressentit? Demanda Harry qui savait déjà la réponse pour l'avoir fortement perçut lui-même.

" C'est dur à expliquer… C'était comme une chaleur qui s'emparait de mon cœur. Une flamme peut-être bien, mais je sais que cette force provient de Dumbledore. Je suis incapable de dire comment je le sais, c'est là, c'est tout!

" Je l'ai ressentit moi aussi, avoua Harry.

Hermione tourna la tête vers lui surprise, elle qui croyait que ce n'était que son imagination…

" Dumbledore m'a déjà dit qu'une chose comme celle-là pourrait ce produire, inventa-t-il. Les Phénix sont des oiseaux très proches de leur maître et quand celui-ci meurt, l'oiseau en question ne vit pas beaucoup plus longtemps. Ce que je crois, c'est que Fumseck est mort et qu'il nous a transmis un dernier au revoir à sa manière, puisque nous étions des gens proches de son maître.

Harry se félicita de ce mensonge vitement inventé, car il voyait bien qu'Hermione ait envie de le croire. C'était probable, mais tout à fait faux. Potter savait que cette chaleur venait directement de Dumbledore, pas de Fumseck. C'était peut-être le phénix qui l'avait transmise, mais la source mère était le défunt mage blanc. Comment, il l'ignorait, pourquoi il avait une petite idée et se doutait que lui et Hermione n'étaient pas les seul à l'avoir ressentit. Cette magie chaleureuse qu'il avait oubliée depuis longtemps l'avait complètement bouleversé. Ce qui le rendait encore plus en colère contre Dumbledore…

" Harry!

Hermione le ramena à la réalité. Il la regarda dans les yeux et lui sourit. Elle lui répondit à son grand bonheur. Son sourire lui avait tant manqué qu'il ne put s'empêcher de caresser sa joue du revers de la main puis de dessiner son magnifique sourire avec son pouce.

Cette caresse la fit frissonner comme elle n'avait pas vibré depuis longtemps. Les caresses de Ron avaient perdu cette adoration depuis longtemps. Bien sur, elle savait qu'il l'aimait encore avec toute la force qu'auparavant, mais la passion dont ils avaient fait preuve auparavant quand ils se touchaient avait laissé place à l'habitude. Elle ferma alors les yeux pour apprécier la chaleur de cette main sur son visage, elle laissa même échapper, malgré elle, un soupir de bien être. Seulement, la raison lui revint vite à l'esprit quand elle sentit un souffle chaud effleurer ses lèvres.

Elle ouvrit les yeux pour s'apercevoir que Harry était dangereusement proche, c'est alors qu'elle détourna la tête et les lèvres de son compagnon vinrent toucher sa joue. Elle l'entendit grogner de frustration.

" Harry, je ne peux pas, dit-elle à contre cœur pendant qu'il reculait.

Elle en avait envie, énormément envie même, mais ce n'était pas raisonnable.

Harry avait détourné les yeux et regardait maintenant un point invisible au fond de la cabane de bois. Hermione le regarda attentivement tandis qu'il avait les yeux ailleurs. il n'avait pas beaucoup changé depuis la dernière fois qu'elle l'avait vu. Ses traits étaient certainement plus murs, mais il ne paressait pas à avoir autant vieillit qu'elle est les autres de leur génération. Ses cheveux étaient toujours aussi désordonnés, toujours aussi noir, ses yeux avaient gardé cette couleur qu'elle aimait tant, mais avait perdu de leur éclat, en fait c'est ce qui avait le plus changer chez lui. Son regard, même quand il la regardait, ses yeux était plus froid qu'auparavant. Elle laissa son regard glisser sur ses joues, sur ses lèvres qu'elle ne pouvait pas regarder avec tant d'appétit… elle continua sa descente vers son coup où elle cessa sa progression brusquement. Il avait une marque, presque invisible d'un jaune brunâtre, comme un vieux bleu qui ne veut pas partir.

Instinctivement elle approcha sa main et dessina la marque du bout des doigts. Harry sursauta à ce contact et retira la main d'Hermione subitement comme si la douleur était toujours présente.

" Que t'est-il arrivé? demanda-t-elle doucement.

" Rien, dit-il un peu trop abruptement. C'est une vielle blessure.

" Comment est-ce arrivé?

" Je ne crois pas que tu veuilles vraiment le savoir, répondit-il en détournant une nouvelle fois la tête.

" C'est arrivé dans la Chambre des Secrets? questionna-t-elle en lui saisissant le menton pour qu'il la regarde.

Il acquiesça en inclina la tête.

" Alors je veux savoir, ordonna-t-elle.

" Ça ne va pas te plaire…

" Je m'en fiche, je veux savoir. Ronald n'a jamais voulu m'en parler, j'espère au moins que toi tu le feras.

Alors Ron ne lui avait jamais rien dit, c'était bien... même très bien, pensa Harry.

" Tout ce qu'il m'a dit n'est que mensonge alors je veux avoir la vérité, s'emporta-t-elle. Pourquoi a-t-il essayé de te tuer ?

" Je préfère te le montrer.

Harry se leva du lit et se dirigea vers une armoire. Pour le moment, tout marchait comme prévu… De là, il en sortie une pensine qu'il vint déposer sur lit en face d'Hermione. Elle était impatiente et inquiète envers ce qu'elle allait découvrir dans cette pensine. Harry l'incita à y aller et elle ne se fit pas prier une deuxième fois, elle plongea sans recul dans la pensine.

Elle atterrit dans un couloir froid, humide et noir. Harry avança d'un pas résolu devant elle. C'est le cœur battant la chamaille qu'Hermione entreprit sa marche derrière lui. Il avançait précautionneusement, la baguette lumineuse devant lui et près à tout mouvement suspect dans ce tunnel sinueux. Les minutes passèrent sans que le temps ne semble filer. Malgré le fait qu'elle sache pertinemment que rien ne pouvait lui arriver, ce n'était qu'un souvenir, son attention était au maximum et chaque bruissement la faisait sursauter. À la lueur de la baguette du Survivant, un mur sur lequel étaient gravés deux serpent entrelacés apparut devant eux. Hermione voulu regarder le mur avec plus d'attention, mais un horrible sifflement vint résonner dans son oreille.

Elle vit Harry se figer et se retourner précipitamment rangeant sa baguette et sortant de sa cape une magnifique épée. Elle se retourna pour voir ce que Harry regardait avec autant d'intensité et tomba nez à nez avec un énorme serpent. Un cri strident sortit involontairement de sa bouche. Elle recula de plusieurs pas et regarda l'échange entre Harry et le serpent. Apparemment, ils étaient en grande discussion. Contrairement à ce qu'elle avait cru, Harry ne paressait pas du tout effrayer par la créature. Il le regardait droit dans les yeux et avait même un sourire suffisant accroché au visage et ses yeux… ses yeux reflétait une haine sans nom.

Sans avertissement préalable, Nagini se jeta la gueule ouverte sur Harry, ce qui décrocha un autre cri d'horreur à Hermione. Seulement, son ami avait réussit à esquiver le coup qui aurait été fatal et s'élança avec une force presque surhumaine mêlé à un cri de guerre, sur le corps visqueux du reptile, et tranchant la bête en deux. Des gouttes de sang giclèrent en peu partout et Nagini tomba en deux parties sur le sol de pierre. Quelques spasmes secoua la carcasse, puis ce fut le calme plat.

Harry essuya la lame de l'épée avec un pan de sa robe et la replaça à sa ceinture pour en ressortir sa baguette. Il regarda le reptile puis il murmura : « Tu es maintenant mortel, Tom. » Hermione ne comprenait pas exactement pourquoi Harry disait cela et en quoi cela concernait Nagini, mais ce qu'elle compris c'est que Voldemort n'était plus invincible. Mais ça, elle le savait déjà puisqu'il était mort.

Elle suivit alors Harry pénétrer dans la Chambre. Une longue pièce éclairée d'une lumière vacillante. D'immenses piliers de pierre se noyaient dans l'obscurité du plafond. Hermione savait que Voldemort se terrait à l'ombre de l'un de ses piliers, près à attaquer et fut surprise de voir Harry avancer sans aucune retenue. Il devait savoir que le Lord Noir était caché quelque part et pouvait ressurgir à n'importe quel moment, mais apparemment, Harry n'en avait rien à faire.

Il courrait à présent, précipitamment vers la statut au fond de la salle. Hermione eut de la difficulté à le suivre, mais c'est quand il s'arrêta net, qu'elle remarqua la raison de son empressement. Aux pieds de Harry, se tenait le corps inerte de Ginny.

Elle entendu Harry ravaler un sanglot et le vit s'accroupir près de la jeune femme aux cheveux de feu. Il la secoua légèrement en prononçant son nom d'une voix remplis de prière. Il caressa le visage d'ange de sa belle, blanc comme la porcelaine, en dégageant des mèches rebelles de devant ses yeux puis il glissa ses doigts dans son cou.

Hermione vit son meilleur ami se décomposer, son visage se crisper par la douleur et se noyer dans une mer de larmes qui déferlaient librement sur ses joues. Elle le vit s'accrocher désespérément au corps inerte, qu'elle savait mort. Harry serra Ginny étroitement contre lui, la berçant, pleurant, enfouissant son visage dans son cou, marmonnant des paroles qu'elle ne pouvait entendre.

Elle ne s'était pas préparer, en entrant dans la pensine, à voir Ginny étendue sur le sol, sans vie. Même si cela faisait dix-huit ans, presque jour pour jour que cela c'était produit, c'était comme si elle le vivait en même temps que Harry. Son cœur s'était brisé à nouveau, la douleur et la tristesse l'avaient rejoint. Elle avait pleuré la mort de son amie, plusieurs année auparavant, mais elle laissa quand même les larmes déferler sur ses joues.

L'épreuve était tellement intense qu'elle n'entendit pas le gong de l'horloge sonner le premier coup de huit heures, ni le second, ni les autres qui s'en suivit. Elle regardait la sinistre scène qui se déroulait devant elle…

Ce qui la fit revenir à la réalité, c'est quand une voix sifflante résonna dans la pénombre à sa gauche. Elle ne l'avait jamais entendu, mais elle savait à qui elle appartenait, Harry lui en avait si souvent parlé qu'elle pourrait la reconnaître dans une foule bruyante.

Elle s'est bien défendue, commença la voix. Un courage olympien typique des Gryffondor et une fougue sauvage que je n'avais vue quand combattant ta Sang-de-bourbe de mère… elles se ressemblent beaucoup toutes les deux, tu ne trouves pas? Toutes les deux ont combattu pour te protéger… toutes les deux sont mortes pour toi. Qu'elle preuve d'amour!

Hermione avait serré les dents en entendant ses paroles. Comment osait-il dire des choses pareilles? Une haine profonde remonta à la surface, masquant sa tristesse. Elle se demandait comment Harry faisait pour ne pas bouger, pour ne pas répondre à ce monstre, de ne pas l'attaquer sur-le-champ. Il était resté stoïque, il n'avait que relevé la tête, fixant un point invisible devant lui.

Voldemort sortit finalement de la noirceur et se plaça derrière Harry à quelques pas seulement de lui. Il sortit sa baguette et la pointa directement sur Harry. Même si elle savait qu'il ne le tuerait pas, Hermione eut quand eut peur pour Harry et le supplia de se retourner. Évidemment, il ne l'entendit pas et il ne se retourna pas.

Le Mage Noir commença visiblement à perdre patience, ses traits s'étaient durcis et ses jointures de la main qui tenait sa baguette avaient viré au blanc, enfin plus blanc qu'ils ne l'étaient déjà.

Il siffla quelque chose en Fourchelang donc Hermione ne comprit pas, mais Harry lui avait compris. Il s'était décidé à bouger. Après un doux baiser dans le front froid de Ginny, il se releva, toujours de dos à Voldemort, la main étroitement refermé sur sa baguette et fit quelques pas de côté. Il devait savoir que Voldemort ne l'attaquerait pas aussi longtemps qu'il ne lui ferait pas face.

Hermione se déplaça également pour ne pas entrer en ligne de tire.

Harry se retourna finalement. Elle n'avait jamais son ami avec une telle expression au visage. Ce devait-être de la haine, mais cela paressait bien au-delà que la simple animosité. Voldemort était celui qui l'avait fait souffrir depuis qu'il était tout petit. Voldemort avait tué ses parents pour l'avoir lui, Voldemort avait tué Cédric Diggory simplement parce qu'il était là, un disciple de Voldemort avait tué Sirius parce que celui-ci le défendait, Voldemort avait tué Ginny parce qu'elle l'aimait… Harry avait plus de raison que quiconque pour abhorrer Voldemort. ce sentiment se reflétait sur son visage sans qu'il n'y ait de mot pour le décrire.

Le Lord prononça une autre parole en langue d'héritier de Serpentard et le visage du Survivant se transforma outrageusement. Un sourire arrogant se dessina à présent sur son visage, comme lorsqu'il était face au serpent. Il laissa même échapper un ricanement.

" Tu crois? dit-il.

Hermione fut presque heureuse qu'il parle normalement pour qu'elle puisse comprendre la raison de ce sourire. Voldemort parut un instant inquiet mais reprit confiance et recommença son baratin en laquage sifflant. Ce fut un autre éclat de rire de la part de Harry.

" Tom, Tom, Tom, ricana Harry.

Hermione fut surprise de son audace. Il n'avait donc pas peur de la réaction de Voldemort alors qu'il lui riait en plein visage? Harry devait avoir perdu quelque peu de sa raison…

Mais Hermione ne sut pas pourquoi Harry riait ainsi, car il répondit à Voldemort en Fourchelang, dans un long discourt où à chaque phrase, Hermione voyait le visage du Mage se décomposer, perdre toute couleur ou devenir rouge de colère. Elle en fut quelque peu déçu car elle aurait aimé savoir ce qui rendait celui qui terrorisait tout le monde aussi malade.

Quand Harry termina son discourt, son adversaire n'attendit pas une seconde pour déferler sa rage et sa haine sur lui. La bataille commença. Les sorts fusaient de partout se projetant sur les colonnes de pierre, se perdant dans la noirceur du plafond, touchant le combattant. Hermione du fermer les yeux face à la violence des sorts et quand elle se risqua d'ouvrir les yeux et vit Harry plonger pour esquiver un coup probablement fatal puis en recevoir un autre de plein fouet ce qui le projeta contre une colonne où il s'écroula immobile au sol.

Harry ne pouvait être mort, car c'est Voldemort qui mourrait dans cet affrontement… Il ne bougea pas pendant un bon moment et elle vit Voldemort approcher lentement. C'était maintenant lui qui souriait, mais avant qu'il ne puisse faire un pas de plus, Harry avait relevé la tête et la baguette et prononça le sort mortel.

Hermione referma les yeux sous la puissance de l'éclair vert et entendit une masse molle heurter le sol. Elle savait que c'était terminer alors elle ouvrit un œil, puis un autre et vit le corps inerte et sans vit du plus terrifiant Mage Noir. Elle esquissa malgré elle un sourire sur son visage.

Son regard glissa du corps de Voldemort à celui de Harry, il était toujours au sol, mais il rampait pour rejoindre Ginny. Il paressait souffrir terriblement.

Tandis que le Survivant se lova contre Ginny, le gong de l'horloge sonna le premier coup de neuf heures…

Elle savait que Ron allait bientôt arriver et elle appréhendait fortement ce qui allait ce passer. Ron lui avait dit qu'il avait tué Harry parce que ce dernier avait tué sa sœur. Il ne l'avait pas du tout tué, elle était morte bien avant son arrivé, Harry n'avait pu rien faire pour la sauver. Alors comment Ron pouvait-il dire des atrocités de ce genre? Comment avait-il pu croire à une chose pareille?

Les minutes passèrent tandis qu'elle regardait Harry caresser les cheveux de Ginny tout en pleurant sa mort. Un bruit sourd la fit se retourner et elle vit Ron entrer dans la pièce. Il jeta un regard à Voldemort couché par terre, et Hermione vit son visage prendre des traits rayonnants avant de tourner la tête vers le fond de la salle où se trouvait Harry et Ginny. Son visage s'assombrit et prit les mêmes traits que Harry arborait quand il avait découvert Ginny.

Il s'avança lentement vers les deux corps et s'arrêta à quelques mètres d'eux. Il leva subitement sa baguette et d'une voix rageuse, il ordonna Harry de se lever. Ce dernier se retourna, l'incompréhension affichée au visage. Il se mit péniblement debout et fit face à Ron.

" Tu l'as tué, l'accusa le rouquin dans une rage féroce.

" Ron, je…, commença Harry.

Mais il ne le laissa pas terminer. Il le frappa violemment au visage et Harry perdit l'équilibre, s'écroulant au sol.

" Tu devais la protéger, la sauver, c'était ton devoir de le faire, s'époumona Ron, les larmes déferlant sur ses joues. Mais au lieu de ça, tu la trompes et tu la laisses se faire tuer par Voldemort. C'est de ta faute, tout ça est de ta faute… ça toujours été de ta faute…

Hermione vit alors pour la première fois l'étendu des pouvoirs sans baguette de son mari. Elle l'avait bien vu quelque fois utiliser ce don, éteindre une chandelle, usé d'un sort d'attraction, mais jamais, au grand jamais, elle n'avait vu sa force… Il avait attrapé Harry par la gorge d'une main, sans le touché et l'avait relevé au-dessus du sol. Ses yeux étaient devenus noirs, embrasé de démence, ses traits tordus par le mal. Les larmes formant des sillions dans ses joues écarlates. Harry essayait de se déprendre de cette force invisible, mais apparemment Ron était trop fort. Le rouquin avait complètement perdu toute logique, la mort de sa sœur l'avait terrassée.

Hermione ferma les yeux en voyant le visage de Harry bleuir. Son mari était en train de tué son meilleur ami et elle ne pouvait regarder plus longtemps. Elle en avait mal au cœur de voir ce que la tristesse pouvait faire, ce que la douleur qui ne porte pas de nom peut produire chez les gens, comment la raison peut nous quitter si facilement… Mais ce qu'elle ne comprenait pas, c'est que Ron en soit arrivé à vouloir tué Harry. Bien sur, il avait toujours eut un tempérament excessif, emporté sous les impulsions. Il aurait évidemment été d'ordinaire qu'il le tabasse pour faire sortir sa rage, mais de la, à vouloir le tué… elle ne parvenait pas à le concevoir, même si elle le voyait…

Ses pieds s'élevèrent soudainement du sol et elle se sentit atterrit sur le matelas duveteux qu'elle avait quitté une heure avant. Cela lui prit un moment pour amalgamer les émotions excessives qu'elle avait ressentit durant cette heure et elle ne sut les contenir. Les forts sanglots s'empara d'elle, incapable de les contrôler.

Harry qui s'était éloigné de la pensine pendant qu'elle était à l'intérieure, se rapprocha et l'enlaça solidement. Il essaya de faire soupirer les plaintes de cette femme en murmurant des paroles réconfortantes que lui seul avait l'imagination d'inventer. Les pleurs d'Hermione diminuèrent progressivement, laissant place à de simples reniflements et soupires. Toujours prisonnières de la chaleur des bras de son ami, elle cala son nez trempé dans son cou et resta ainsi encore un bonne période de temps.

Finalement, elle décida de relever la tête et de rencontrer les merveilleux yeux verts du Survivant. Les seuls mots qui lui vinrent à l'esprit furent « Merci » pour commence, puis elle termina par « Je suis désolée. » Elle sentait qu'elle devait dire cela, que ce soit pour demander pardon pour les actes terribles qu'avait fait son mari ou pour appuyer la peine et le carnage qu'avait du subir le Sauveur.

" Tu n'as pas à être désolée, Hermione, dit-il doucement en lui enveloppant son visage de ses deux larmes mains. Ce devait arriver ainsi.

" Mais Ron n'avait pas à…

Il glissa son pouce sur sa bouche pour l'empêcher de continuer sa phrase.

" Ron est déjà pardonné, dit-il.

Devant l'incompréhension flagrante sur le visage d'Hermione, il continua :

" Ron a agit rudement, mais normalement. J'ai fait la même chose que lui, en fait, j'ai tué celui qui avait fait ça à Ginny. Il aurait fait la même chose si Voldemort avait toujours été debout, je devais la protéger et j'ai échoué, comme il l'a dit, je suis cou…

" NON! l'interrompit-elle en saisissant la main qui l'empêchait de parler. Je t'interdis de dire que tu es coupable, tu n'y pouvais rien.

Harry baissa les yeux, s'empêchant fortement pour ne pas sourire. Son plan marchait comme prévu…

Un silence pesant s'installa entre eux tandis qu'ils avaient tous deux les regards sur leurs mains jointes. Hermione avait saisit sa main et ne l'avait pas lâchée. Elle caressait du pouce le dos de cette main qu'elle avait toujours aimée. Ses mains… fortes, douces, agiles…

" Hermione, commença Harry en interrompant les pensées peu vertueuses de la brunette. J'aimerais te poser une question.

Elle releva les yeux vers lui, ne sachant pourquoi elle rougissait légèrement. Elle l'informa d'un signe de tête qu'elle était prête à répondre à sa question.

Il se racla la gorge et s'élança :

" Tu dois te rappeler la dernière conversation qu'on a eut toi, moi et Ron.

Elle baissa la tête, comment pouvait-elle ne pas s'en souvenir… Elle acquiesça pour encourager Harry de continuer.

" Tu dois alors te rappeler ce que j'ai dit à propos des sentiments que j'avais pour toi.

Ça non plus elle n'avait pu l'oublier, et qui plus est, cela la tourmentait encore régulièrement.

" Je veux que tu saches que c'est toujours le cas.

Hermione dégagea ses mains, mais Harry les rattrapa aussitôt.

" Ce que je veux savoir, continua Harry en essayant de capter son regard, c'est ce que toi tu ressentais.

Il n'entendit pas de réponse de sa part, mais vit bien les larmes sur ses joues, alors il continua.

" Hermione, dit-il en serrant plus fortement ses mains dans les siennes. Je veux savoir, c'est important pour moi.

" J'aime Ron, murmura-t-elle.

" Ça, je le sais déjà, répondit-il un peu irrité. Je veux savoir ce que tu ressens pour moi.

Il lui attrapa le menton pour la forcer à le regarder dans les yeux.

" Est-ce que tu m'aimes?

Elle secoua la tête négativement, mais malheureusement pour elle, il était difficile de mentir en face du legiliman qu'il était devenu.

" Ne te ment pas à toi-même Hermione, termina-t-il avant de capturer ses lèvres dans un doux baiser.

" Harry, je n'ai pas le droit, murmura Hermione en s'écartant si légèrement que leur bouche se frôlait dangereusement.

" Oublis ta raison, laisses parler ton cœur, répondit-il en espérant grandement arriver à ses fins.

À peine quelques secondes passèrent entre cette phrase et la réponse, mais le temps avait semblé une éternité pour Harry avant d'accueillir fougueusement les lèvres d'Hermione sur les siennes. Elle ne pouvait plus contenir cet amour et ce désir… elle devait l'assouvir pour l'assoupir.

C'est avec un sourire triomphant qu'Harry répondit au baiser et à tout ce qui s'en suivit…


Voilà!
Je n'ai rien à dire en particulier alors... à la prochaine!
Review SVP
Emily