Ohayo mina' !

Toujours plus de lectrices et de revieweuses fidèles au RDV, ça fait immensément plaisir ! merci à toutes pour vos appréciations et encouragements ! ça fait super chaud au cœur ! [*t'as pas d'cœur*] roooh, mais si !

Réponse pour une guest, Walker, qui m'a posé une question fort intéressante : je ne peux malheureusement pas te répondre, puisque cette unique chanson résume le dernier chapitre de cette fiction ! et je boycott les spoilers, alors... je te laisse prendre ton mal en patience ! :p [*t'es sadique*] mouiiii.

On continue sur la lancée du Brésil, avec un épisode un peu spécial, toujours une touche d'humour, mais l'occasion d'en apprendre un peu plus sur... [*chuuuut-eeeuh*] gome~n ! Pour le découvrir...

Enjoy it !


« Relax child, you were there
But only didn't realize and you were scared
It's a place where you will learn
To face your fears, retrace the years... »

Queensrÿche

.

Law monta les marches qui menaient à leur chambre, se demandant si Ace avait encore fait la marmotte, ce matin. Il était parti depuis un peu plus de quatre heures, le temps de s'occuper de quelques affaires personnelles, et Ace ne répondait pas sur le portable – soit parti en vadrouille, soit profondément endormi.

Il déverrouilla la porte, se glissa dans la petite pièce et referma derrière lui, balayant la chambre du regard. Le soleil de midi filtrait à travers les persiennes, les ventilateurs brassaient l'air de la pièce… le tout dans un silence complet. Pas de ronflement. Il déposa le sac de nourriture et les bouteilles d'eau sur la petite table et ôta ses chaussures, traversant la chambre vers les triptyques qui servaient de séparation avec le lit.

Une silhouette y était étendue de tout son long, sous un empilement de drap et de couvertures. Law se demanda comment, avec cette chaleur, Ace pouvait supporter autant de couches de tissu. Il grimpa doucement sur le lit et se hissa vers lui, apercevant ses cheveux châtains épars sur l'oreiller. Il les caressa doucement et se rapprocha de son visage.

- Lève-toi, marmotte, chuchota-t-il dans le creux de son oreille.

Pas de réponse. Avec la ferme intention de l'emmerder dès le réveil – une excellente occasion de le faire brailler facilement – il se glissa sous le drap et se colla à son corps nu, avec l'idée de se lancer dans une séance de chatouillis appliquée, auxquels Ace était particulièrement sensible.

Il fronça les sourcils et posa une main sur son front, son ventre et ses omoplates – Ace brûlait de fièvre et ruisselait de sueur, malgré les frissons qui le parcouraient et hérissaient sa peau.

- … Ace ?

Il le secoua légèrement, avec douceur, pour le tirer de son sommeil. L'adolescent gémit et trembla, se tassant sur lui-même, dans la chaleur étouffante des draps.

- Réveille-toi… Ace, j'ai besoin que tu me parles, souffla-t-il en reculant, étendant Ace sur le dos.

- Quoi… ? grogna-t-il.

- T'es malade, il faut savoir d'où ça vient.

- Mal à la tête, geint-il en amenant une main à son front.

- C'est la fièvre. Je me demande bien ce que t'as choppé…

- Soif…

- J'peux pas encore te donner à boire tant que je ne sais pas ce que tu as.

Il le débarrassa des draps et des couvertures – Ace gémit, grelottant de froid, nu au milieu du lit. Law fouilla dans son sac pour en sortir des gants de latex et revint s'agenouiller près de lui ; il ne tenait pas spécialement à contracter la même cochonnerie, peu importe ce que c'était.

- Tu as mal quelque part ? à part la fièvre, je veux dire, murmura-t-il en observant ses yeux, sa bouche et ses oreilles.

- Mal partout… dans les muscles.

Il se tint le ventre et grimaça, agité de spasmes.

- … mal au bide…

- Je vais voir ça, murmura Law en posant un doigt sur ses lèvres. Attends un peu.

Il chercha son pouls, au creux de sa gorge, et jeta un regard à sa montre.

Pour l'avoir déjà pris, il savait qu'Ace ne dépassait pas les soixante-dix battements par minute – un chiffre qu'il trouvait déjà un peu étrange, puisque le gosse était un excité de la vie, incapable de tenir en place. Ici, il était à un peu plus de cent vingt. S'il partait du principe qu'un degré de température élevait le pouls d'environ 15 battements… Ace frôlait les quarante.

« Et si on essayait de faire en sorte que le môme ne nous claque pas dans les bras ? » suggéra sa conscience.

« Bravo, Sherlock, t'as d'autres remarques stupidement évidentes à faire ?! »

Law palpa ses ganglions, les trouva enflés et poussa l'examen un peu plus loin, s'attardant sur son ventre. Ace gémit et Law l'embrassa sous l'oreille.

- C'est à l'estomac que tu as mal ?

- Non… là, geint-il en désignant son foie.

Law glissa une main dans son dos, tirant légèrement vers lui avant de palper la zone qu'Ace lui indiquait ; l'adolescent étouffa un cri de douleur et grimaça.

- Je sais que ça fait mal, mais essaye de bien respirer à fond.

- J'ai pas envie, geignit Ace.

- Ouais mais ça, je m'en fous. Je te colle la raclée de ta vie si tu respires pas correctement, Ace.

Il céda et Law sentit son foie monter et descendre sous ses doigts ; en théorie, le foie n'était pas vraiment palpable. Qu'il parvienne à le toucher montrait qu'il était gonflé.

« Qu'est-ce qu'il a pu chopper, cet idiot… ? »

Par curiosité, il leva le bras gauche du jeune garçon et vérifia l'état de sa rate, qu'il sentit aussi proéminente sous ses doigts.

- … ça te gratte quelque part… ?

- Plus maintenant, grimaça Ace.

- … c'était où ?

- Chevilles. Mollets. Deux-trois jours, j'ai dû me faire piquer par je sais pas quoi…

- C'était comment ?

- … hein ?

- Ace, fais juste un effort, s'il te plaît… c'était quoi, piqûre de moustique ou plutôt des plaques ?

- … des plaques. Mais y'a plus rien, là, on s'en fout…

- On s'en fout pas. T'es allé à la selle y'a pas longtemps… ?

Ace rouvrit les yeux et le foudroya du regard, malgré ses pupilles vagues et dilatées.

- C'est perso, ça… !

- C'est une blague ? excuse-moi, mais ton p'tit cul a cessé d'être quelque chose de perso depuis que j'y mets ma queue.

Ace s'empourpra plus encore et fronça le nez – si Law commençait à être vulgaire, c'est qu'il commençait à être vraiment agacé.

- C'matin, quand t'es parti.

- Et ?

- Et quoi… ?

- J'te jure, j'vais finir par perdre patience, là.

- … j'ai la diarrhée, marmonna-t-il. Ça m'fait des crampes dans le bide.

Il toussa et grimaça de plus belle. Law l'aida à s'asseoir et colla son oreille entre ses omoplates, les yeux clos – Ace avait la respiration sifflante. Il le souleva dans ses bras et traversa la chambre pour entrer dans la salle de bain, tendant le bras pour allumer l'eau de la douche où il déposa le jeune homme qui se roula en boule.

Ace cria quand l'eau fraîche, à peine tiède, tomba sur son corps en feu.

- Naaan ! c'est froid, arrête… !

- Je veux qu'on fasse baisser un minimum la fièvre, c'est ce qui me préoccupe le plus, répliqua Law en retirant ses vêtements.

- Q-qu'est-ce q-que tu f-fais… ? grelotta-t-il.

- J'te rejoins, histoire que tu te sentes pas seul.

Il s'assit, nu, à côté de son jeune amant et l'attira dans ses bras, frissonnant sous la fraîcheur de l'eau. Ace se lova contre lui et ferma les yeux, tremblant, cramponné à son cou.

- J-j'ai quoi… ?

- T'as marché dans de l'eau stagnante… ?

- Ouais, comment tu l'sais… ?

Law se plaqua une main sur les yeux et grogna.

- On va s'habiller et j't'emmène à l'hosto.

- Quoi… ?

- T'as besoin d'un traitement contre la bilharziose. Des vers, qui se foutent dans l'eau croupie et qui s'infiltrent par les pores de la peau. Ça se traite sans problème mais faut pas traîner.

- Pas un hôpital, gémit Ace en se terrant un peu plus contre lui.

- Y'a pas l'choix, il n'y a que là qu'ils te donneront le bon traitement.

- … j't'en prie… non…

Law posa ses mains sur leur front respectif, s'assurant que la fièvre, à défaut de baisser, ne gagnait pas en intensité. Il embrassa doucement sa tempe et lui caressa les cheveux.

- Ça se soignera pas tout seul et t'es pas en état de prendre la route pendant une semaine pour rentrer au pays. Hosto, point final. Pourquoi t'aimes pas ? les aiguilles, les infirmiers… ?

- … j'veux pas d-donner mon n-nom, murmura Ace.

« Ah. »

- J'en donnerai un faux, promit Law en le berçant. Mais sois raisonnable… j'veux pas qu'il t'arrive des complications pas possibles, je déteste te voir comme ça… tu veux quand même pas garder un aussi mauvais souvenir de notre trip ? sourit-il.

Ace sourit légèrement à son tour, toujours blotti contre lui, sous la fraîcheur de l'eau qui ruisselait sur eux.

- B-bon… OK… mais juste le temps d-d'avoir le traitement et après o-on y reste p-pas…

- Promis.

« Et qu'est-ce que tu me caches encore, morveux... ? »

. . . . .

Law caressa les cheveux d'Ace étendu dans le lit d'hôpital, blotti sous les draps ; les perfusions avaient fait leur effet et la fièvre était en train de baisser. Une jolie infirmière aux lourds cheveux noirs passait régulièrement les voir et s'assurait qu'Ace allait bien – Law avait prétendu que l'adolescent avait vingt-et-un ans et... elle ne semblait pas être dupe. Mais n'avait fait aucun commentaire et Law avait payé cash les frais d'hospitalisation, et personne n'avait posé de questions. Pas même leurs noms.

Ace cligna des paupières, remua faiblement dans les draps ; Law sourit et caressa sa joue.

- Salut, marmotte, murmura-t-il. Comment tu te sens… ?

- Mieux, admit l'adolescent en regardant tout autour de lui. On part bientôt… ?

- Relax, Ace, tout va bien. Tout le monde se fiche pas mal de la paperasse, dans cette ville. Ils te soignent, point barre.

- J'aime pas les hôpitaux…

- Je sais, morveux.

Le jeune garçon se pelotonna sur le côté, prit la main de Law et l'amena à son visage, inspirant son odeur, les yeux clos.

- … j'peux avoir un baiser ?

- En quel honneur ? sourit Law en caressant le bout de son nez.

- Le mien… ?

- C'est une bonne excuse.

Law se pencha et, tendrement, noua ses lèvres aux siennes ; Ace savoura la douceur de son baiser et rougit légèrement quand Law s'arracha à lui pour le contempler de ses yeux gris impénétrables.

- Ça dure longtemps le traitement... ?

- Un cachet en deux prises, et on se contente de surveiller. C'est plutôt efficace et tu seras totalement sur pieds en quelques jours.

Ace soupira et se tourna sur le dos en grimaçant, gardant la main de Law contre lui.

- ... Ace ?

- Mmn.

- Pourquoi tu ne veux pas donner ton nom... ? ce n'est pas celui que tu m'as donné ? proposa Law avec prudence, croisant les doigts pour qu'Ace ne se braque pas et ne lui offre son habituel visage fermé.

Le jeune garçon garda le silence un long moment, se contentant d'observer le plafond ; il semblait simplement peser le pour et le contre, réfléchissant à ce qu'il allait s'autoriser à révéler ou non. Law préféra ne pas l'interrompre dans son moment de réflexion, trop rare et trop précieux – il ne le forcerait jamais à dire quoi que ce soit, mais il ne pouvait pas s'empêcher de penser à des milliers de choses concernant son copilote.

Plus encore que la mort de Luffy, il sentait que quelque chose d'autre se cachait en lui.

- ... parce que je le hais. Je n'en veux pas mais je n'ai pas d'autre choix que de le porter. Et moins il sort de ma bouche, mieux je me porte.

Ace hésita un instant, avant de lever ses yeux vers lui.

- Tu sais, l'autre soir, à San Francisco... quand je... quand je suis sorti du bar... j'avais reçu un appel. Ça m'a foutu la rage.

- ... je vois.

- ... c'était ma mère.

Law prit le temps de digérer ce qu'il venait d'entendre.

C'était ça, la raison pour laquelle Ace avait brisé son téléphone ? Law avait longtemps pensé qu'il ne s'agissait que d'un geste maladroit – du grand Ace. Qu'est-ce que sa mère avait pu lui dire pour le sortir ainsi de ses gonds ? pour lui faire perdre le contrôle à ce point ? Ses parents lui avaient dit préférer sa mort à celle de Luffy... l'adolescent n'avait peut-être pas exagéré.
C'était à se demander quel genre de monstres étaient ceux qui lui avaient donné le jour. S'ils avaient toujours été comme ça, ou si la perte de leur plus jeune fils les avait rendus terriblement amers au point de négliger leur aîné.

Ace ne semblait pas être l'archétype du gosse pourri gâté que Law avait eu l'occasion de croiser parfois dans ses internats, à l'hôpital. Il était trop doux, trop docile et trop conciliant pour ça. Il avait ses humeurs, mais comme tous les ados en mal de chamailleries.
Non, si Ace avait été traité comme un petit prince, il n'aurait pas cette attitude. Ses parents semblaient lui avoir réellement mené la vie dure.

- Tu veux en parler... ? murmura Law en caressant ses cheveux.

- Non, murmura Ace en fermant les yeux. Pas maintenant. Plus tard, peut-être.

- Comme tu voudras.

Il ne put s'empêcher de reprendre ses lèvres dans un baiser doux, qu'il voulait délicat ; Ace sourit et inspira son parfum, avant de jeter un coup d'œil au soleil de plomb, à l'extérieur.

- Ça gâche tout. Que je sois malade.

- Pas du tout. On passera plus de temps ici pour compenser, ne t'en fais pas.

- T'es pas fâché...?

- Bien sûr que non, idiot ! répliqua Law en levant les yeux au ciel. Et si tu continues à parler pour dire des conneries, je te tranche la langue. J'en ai pour moins de trois secondes.

Ace frissonna et secoua la tête, visiblement rebuté par l'idée. Law se leva, s'étira et lui donna un dernier baiser avant de s'éclipser vers la porte, sortant dans le couloir pour observer le mouvement incessant du personnel soignant et des médecins.
Des rires des infirmières lui parvinrent, et avec eux des souvenirs à la pelle, doux et amers à la fois.

Il fut ramené des années en arrière, dans les couloirs de l'hôpital universitaire. Le même bruit des chaussures sur le linoléum, les mêmes parfums d'éther, de chlorhexidine, les rires discrets des internes, les voix et le mouvement pressé dans les couloirs.
Le ballet, réglé comme du papier à musique, dans la salle d'opération. Suturer, aspirer, recoudre, entailler, nettoyer, changer, recommencer... ses premiers points de suture, il se les était faits lui-même à la jambe, sur le côté de la cuisse. Tellement tremblant, qu'il s'était loupé et en gardait une cicatrice, à présent cachée par un énième tatouage.

Il y avait la pause café, deux fois par jour – les internes carburaient à la caféine – avec son mug personnel : un smiley noir étrange, hérissé de piques, sur fond jaune canari. Un truc que Jewelry avait trouvé dans une brocante. Pendant le peu de laps de temps libres que les internes partageaient, il lui arrivait de croiser Shashi et Penguin, eux aussi en internat, mais officiant l'un aux urgences, l'autre en trauma. Les moments de détente étaient rares, mais ils parvenaient à se réunir le temps de souffler, de se raconter leurs dernières inepties ou blagues salaces, avant de repartir pour d'autres interventions.

Il songea à Jewelry, toujours fourrée près du distributeur à cochonneries, et toujours aussi mince sous sa blouse et sa tenue – à se demander comment elle ne grossissait pas avec tout ce qu'elle s'empiffrait à longueur de journée, entre bonbons, barres de céréales et sachets de sucre. Un autre souvenir s'imposa à lui et lui arracha un léger sourire.

. . . . .

"J'ai cru comprendre que tu as eu une journée stressante..."
"Law... pas ici..."
"On a trente minutes de pause. C'est largement suffisant pour t'aider à te détendre... l'endorphine, tu connais... ?"

Les soupirs de plaisir de Jewelry montent à mes oreilles alors que je glisse une main dans le pantalon de toile de sa tenue d'infirmière ; elle gémit quand je passe la barrière de son sous-vêtement et s'accroche à mes épaules avec force.

"Law... attends, quelqu'un peut rent-... oooh..."

Je souris et l'embrasse dans le cou, mes doigts exerçant leur art entre ses jambes. Jewelry tremble et repousse mon visage pour pouvoir m'embrasser à pleine bouche, fébrile, avant de tirer sur le cordon qui retient mon pantalon et d'y glisser sa main.

"J'croyais qu'on avait pas le temps..."
"La ferme, Traf'... continue à me faire du bien...!"

Nos bipers sonnent dans nos poches, nous arrachant un grognement simultané. On les ignore, avant que la sonnerie se fasse plus stridente encore. Agacé, j'ouvre mon portable, Jewelry imite mon geste avant de le porter à son oreille.

"Quoi... ?!" soufflé-je, exaspéré.
"On vous entend, on est derrière la porte", ricanent les voix de Shashi et Penguin. "Bande de petits cochons, s'envoyer en l'air sur votre lieu d'travail..."

On serre les dents avant de raccrocher, le regard noir.

"On va bientôt les buter, n'est-ce pas ?" soufflé-je contre ses lèvres.
"Exact."
"Dans un p'tit moment."
"Ils sont déjà morts", assure-t-elle en passant sa langue sur ses lèvres.
"Ouais."
"Ouais", répète Jewelry, ses yeux violets plongés dans les miens.

Nos lèvres se sourient et nos mains retrouvent sagement nos hanches, en se contentant de s'étreindre doucement en s'embrassant. Des coups résonnent à la porte et Shashi nous hurle qu'on doit descendre avant de se faire allumer par le médecin senior pour "baise impromptue".

. . . . .

C'était de ça qu'était faite sa vie avec Jewelry. Des rires, des études, des sorties entre amis, du sexe, un peu de violence et beaucoup de tendresse. Elle l'avait changé de la meilleure des façons. Elle avait tellement fait pour lui que toute une vie à ses côtés n'aurait pas été suffisante pour lui montrer tout le respect qu'il avait pour elle, et qu'il avait toujours aujourd'hui.

Il sortit sous le soleil et alluma une cigarette, s'adossant au mur tout en balayant la grande rue du regard. Oui, le monde tournait toujours, malgré toute cette folie, et il n'était pas près de s'arrêter.

Il pensa à ce que son père lui disait, quand il était encore enfant, pour sécher ses larmes : "Si la vie te donne une centaine de raisons de pleurer, alors montre-lui que tu as un millier de raisons de sourire."

Ace était, à lui tout seul, un bon million de raisons.

Il pensa à son sourire, ses baisers, ses caresses ; ses éclats de rire et la candeur de sa voix. Son envie de vivre, à présent plus forte que jamais. Sa volonté d'aller de l'avant, alors que lui, Law, remuait sans cesse le passé. Le gamin était plus mature, en un sens. Il avait accepté beaucoup de choses. À lui d'en faire autant.

Il sentit son portable vibrer ; intrigué, il le sortit de sa poche, l'ouvrit et ne put s'empêcher de sourire, presque tendre, quand le message d'Ace s'afficha à l'écran.

"Yo, papy, remonte ! j'ai envie que tu me tripotes un peu, j'm'ennuie !"

« Quand même... ce gosse va finir par nous tuer » déplora sa conscience.

.


Ace va finir par donner de vrais cheveux blancs à Law s'il continue comme ça...
Juste un chapitre pour en apprendre un peu plus sur la vie de notre chirurgien ! ;)

En espérant vous revoir pour le chapitre 15 !