Salut tout le monde !(Tu es encore vivante toi ?) Voici (enfin) un nouveau chapitre (il était temps !) comme je vous l'ai promis !

Je sais que j'ai abusé niveau timing, mais quand l'inspiration n'est plus là... Pourtant, j'avais plein de bonnes idées mais je dois vous avouer que je suis d'humeur changeante et que jamais je n'ai fini une fanfic de ma vie... Mais bon, il faut un début à tout ! Je n'ai jamais été aussi loin, autant continuer \o/ Et en plus je reprends du plaisir à l'écrire, c'est bon signe :D

Merci pour les reviews, ça motive réellement. Je sais que des gens lisent ma fanfic et veulent connaître la suite, alors la voilà ! J'espère que vous prendrez du plaisir à lire ce (trop) court chapitre.

Kiss kiss love


Un rayon de soleil s'infiltra timidement dans la chambre d'Azalée par un volet mal fermé. Très rapidement, de timide, il passa à sournois et vint éblouir la demoiselle qui dormait comme un loir dans son immense lit. Un lit qui aurait pu accueillir 4 ou 5 autres jeunes filles de son gabarit dans le sens de la largeur et ce, sans qu'elles ne soient serrées les unes contre les autres. Nord avait fait construire ce lit si grand pour que " sa petite princesse adorée" ne tombe pas à terre durant son sommeil...

La petite princesse en question émit un espèce de grognement sourd lorsque l'insistant rayon devint de plus en plus lumineux. Elle ouvrit un oeil mécontent et inspecta du mieux qu'elle le pût, c'est à dire la tête écrasée dans un oreiller moelleux, la pièce dans laquelle elle dormait. Sa chambre.

Elle était de retour chez elle. Cela faisait tellement longtemps qu'elle n'avait pas dormi dans un vrai lit. Elle se mit sur son séant du mieux qu'elle le pût en grimaçant. Elle avait mal partout. Chaque membre de son corps lui paraissait avoir pris au moins dix kilos pendant la nuit. Elle s'étira en baillant et retint de justesse un petit cri de douleur. Malheureusement, on n'échappait que trop rarement aux courbatures lorsque l'on passait d'une couche inconfortable à souhait à un lit aussi moelleux et doux...

Effectuant un "gracieux" roulé-boulé sur le côté, elle sauta de son lit et essaya d'améliorer ses cheveux (en vain) avant de quitter sa chambre. Pourquoi était-elle aussi subitement tombée de fatigue ? Deux ans qu'elle n'avait pas vu son père et ses amis et elle s'effondrait telle une grosse masse lorsque enfin elle les retrouvait. Pourtant, elle se souvenait qu'elle débordait d'énergie à sa sortie du portail. Peut-être que la joie de retrouver sa famille avait été telle que son état physique avait eu raison d'elle. Ou bien elle avait été victime d'un mauvais coup. Ces deux dernières années, elle avait appris à se méfier de tout...

Captivée par ses pensées, elle ne vit pas que le couloir qui menait à sa chambre était complètement... Gelé.

- Oulaaah... Aaaaaaaaah... AAAAAAAAAH ! NAN ! s'écria Azalée quand elle s'aperçut qu'elle allait rencontrer le sol prochainement...

*BLAM*

In extremis, la jeune fille s'était protégée le visage de ses bras mais le reste du corps avait lourdement chuté. Affalée par terre, elle ouvrit les yeux prudemment avant de lancer un regard étonné au couloir. Mais pourquoi était-il gelé ? Il faisait assez chaud pourtant... Qui lui avait fait cette mauvaise blague ? Doucement, elle se mit en position assise et glissa sur son postérieur jusqu'au bout du couloir. C'était un peu ridicule de se déplacer ainsi, mais d'une part, elle s'en moquait complètement et d'autre part, elle avait déjà assez mal comme ça, pas la peine d'en rajouter en se cassant de nouveau la figure ! En s'aidant du mur, elle finit par se mettre debout et une fois le couloir passé, elle se dirigea d'un pas qu'elle voulait énergique vers le bureau de son père.

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De son côté, Nord triait quelques feuilles éparpillées sur son bureau, dans l'espoir de mettre le maximum d'ordre possible. Il avait un nouveau jouet personnel à tester, il lui fallait de la place ! Il s'affairait joyeusement à tout mettre en beaux dossiers lorsque la porte de son bureau s'ouvrit avec fracas.

- Papa ! Je suis si contente de te voir ! s'exclama joyeusement sa fille, entrant d'un pas vif dans la pièce. Comment vas-tu aujourd'hui ?

Depuis qu'elle était en âge de comprendre les choses, Nord lui avait répété des milliers et des milliers de fois qu'il fallait frapper avant d'entrer dans une pièce. Mais elle ne le faisait que très rarement...

- Azalée, combien de fois t'ai-je dis qu'il...

- ...fallait frapper aux portes avant d'entrer ? finit la jeune fille avec malice. Je ne sais pas Papa, mais un bon nombre de fois.

- Pourquoi ne le fais-tu donc jamais ? interrogea Nord, un sourire éclairant son visage.

Sa fille leva les yeux au ciel et haussa les épaules. Nord éclata de rire et contourna son bureau pour tapoter affectueusement la tête de sa petite princesse.

- Allons manger ! Je suis sûr que tu rêves d'un bon bol de chocolat chaud.

- J'en rêve toujours, c'est facile. Dis moi Papa, ça arrive souvent les baisses d'énergie subites ? Je suis inquiète par rapport à ce qui m'est arrivé hier soir. Je suis peut-être malade ?

Nord fixa sa fille d'un air interdit avant de se reprendre le plus rapidement possible. Elle avait parlé sur le ton enfantin et innocent qu'elle utilisait pour embobiner les gens. Elle devait se douter de quelque chose...

- Tu es rentrée complètement exténuée. Tu aurais dû voir ta tête, on aurait dit une morte vivante. Même aujourd'hui, tu es encore très pâle ! Oui, peut-être bien que tu es malade... Tu es sûre de te sentir bien ? Tu n'es pas encore un peu fatiguée ?

- Je me sentirais beaucoup mieux si on m'expliquait pourquoi le couloir qui mène à ma chambre est gelé ! lança Azalée, agacée intérieurement par le ton trop affable qu'avait pris son père pour lui parler.

Le gardien de l'émerveillement s'efforça d'afficher un air complètement surpris alors qu'intérieurement, il fulminait. Il savait qu'il avait pris des risques en décidant de ne pas révéler l'existence de Jack à sa fille, mais si celui-ci s'amusait à la tourmenter, cela pouvait très mal se passer...

- Gelé ? Tu fais bien de me le dire ! Il y a sûrement un problème de chauffage à ce niveau là. Je demanderais à Phil de jeter un coup d'oeil au plus vite.

- La température du couloir est normale Papa. Tu me fais des cachotteries toi, je me trompe ? questionna Azalée, qui avait troqué sa mine bougonne contre un sourire angélique. Nord retint une nouvelle fois sa respiration. Elle avait repris le ton "d'embobinage". Durant sa quête, elle avait changé physiquement. Elle n'était plus tout à fait une adolescente mais pas encore une adulte. Mais pour le reste, deux années d'exil n'avaient pas suffit à la changer !

- Des cachotteries ? MOI ? Mais pas du tout, où vas-tu chercher tout ça ? Fillette, tu devrais avoir honte d'accuser ainsi ton propre père. Allez zou ! Un bon petit déjeuner nous attend. Cet après-midi, tu nous raconteras ton voyage à tous !

Gentiment, mais fermement, Nord entraîna Azalée en direction des cuisines. Contre toute attente, elle se laissa guider dans broncher, souriante. Depuis quand sa fille était-elle aussi obéissante et raisonnable ? Toute petite déjà, elle protestait et se rebellait contre tout et lorsqu'elle voulait avoir la réponse à une question et qu'on ne souhaitait pas la lui donner, on pouvait sentir le poids de son regard lourd de reproche non-stop durant des jours. Le bon Père Noël eut un vague regard triste en se rendant compte que sa fille n'était plus une petite gamine. Il s'était trompé. Elle avait changé.

La petite fille en elle commençait-elle à disparaître ?

- Hey papa, je te parie que je serais la première arrivée !

Nord sourit. Non, jamais elle ne disparaîtra !

-O-

Elle courrait. Le vent du Nord glissait sur sa peau sans la rougir et faisait virevolter la frange folle qui cachait son front. La neige se soulevait à peine derrière elle, comme si elle ne pesait rien. Elle se sentait libre et insaisissable.

Azalée aimait courir. Ses membres étaient encore ankylosés, mais lorsqu'elle avait revu l'immense espace enneigé qui entourait le château des Glaces, elle n'avait pas pu résister. Pendant des années, elle n'avait jamais compris pourquoi elle ne ressentait qu'à peine la fatigue de la course. Avant sa "quête", elle se doutait que ce n'était pas normal, qu'une petite humaine ne pouvait pas courir aussi vite et aussi longtemps qu'elle. Puis elle s'était aperçu qu'elle faisait bon nombre de choses anormales pour une petite humaine. Elle avait alors commencé à poser des questions.

"Dis Papa, moi je suis quoi ? J'ai lu dans les livres que les enfants ont un papa et une maman. J'ai une maman aussi ?

Pourquoi mes oreilles sont pas rondes ?

Pourquoi ci ?...

Pourquoi ça ?...

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Pourquoi je peux pas voir les autres enfants ?"

Jusqu'à cette question, Nord avait toujours réussi à trouver une parade. Sa maman n'était plus là pour elle. Chacun est différent physiquement. Elle grimpait si vite aux arbres parce qu'elle était très forte.

"Pourquoi je peux pas voir les autres enfants ?"

Il avait essayé de trouver une explication. Mais elle avait tenu bon, réfutant et détournant contre lui toutes ses affirmations. Elle avait dix ans. Il estima qu'elle était assez grande pour savoir. Il lui avait donc tout raconté ce qu'il savait d'elle, de ses semblables. Mais le jour de sa naissance ne fût pas mentionné. Elle n'avait pas besoin de savoir comment elle était venue à la vie...

.

- Hey Miss ! On fait la course ?

- Bunny ! T'étais là ? s'exclama joyeusement Azalée en se tournant vers le célèbre Lapin de Pâques.

- Yep ! A ce que je vois, tu n'as pas trop perdu la main, chipie ! remarqua ce dernier, qui quittait son point d'observation pour rejoindre la jeune fille.

- Un compliment ? Quel honneur ! On devient gentil monsieur le lapin de Pâques ? lança sournoisement Azalée en essayant de redresser tant bien que mal son mètre soixante.

- Je suis TOUJOURS gentil, chipie. Toujours. Bon, on la fait cette course ?

- J'en ai pas très envie là maintenant en fait, j'suis un peu fatiguée... Et puis j'ai mal partout !

- C'est ça oui ! T'as plutôt peur de perdre, hein ? fanfaronna Bunny, sûr de lui.

- Aussi. Comment pourrais-je battre un lapin kangourou ? C'est impossible ! fit Azalée en mimant quelqu'un dans un réel embarras.

Bunny la fixa avec des yeux comme deux ronds de flans. Bon sang... Elle avait utilisé le même terme que le garçon glaçon ! Non ! Pas elle aussi...

- Fais pas cette tête là voyons, tu me fais rire.

Bunny se reprit et sourit. Il emmêla du mieux qu'il le put les quelques moches folles qui s'échappait de sa tresse avec sa frange d'une patte bourrue. La décoiffée se débattit vainement en riant. Puis elle finit par s'éloigner en trottinant, essayant de remettre de l'ordre dans ses cheveux. Elle lui lança un regard pétillant avant de tourner la tête vers le ciel qui commençait à devenir nuageux.

- Tu attends la neige ? la questionna Bunny, regardant le ciel à son tour.

- C'est vrai que ça m'aurait plu. Mais bon, il y en a déjà bien assez au sol, tu ne trouves pas ?

- Tout à fait d'accord, Miss. Mais je sais que tu aimes bien la voir tomber.

- C'est joli. Il n'y a que toi ici qui n'aime pas ça.

- Normal. Pour moi, quand la neige tombe, c'est que les ennuis arrivent !

- Ah oui, c'est vrai ! Tu ne l'aimes pas à cause de l'histoire de la tempête de neige de 68 en plein dimanche de Pâques, non ? C'est bizarre, quand tu la racontes, on dirait que tu en veux à quelqu'un en particulier, ça m'a toujours fait rire. Si la neige est tombée ce jour là, c'est la faute à pas de chance, non ?

- Mouais, la faute à pas de chance. Tout à fait. N'empêche que ça a failli gâcher Pâques ! grommela Bunny, en se remémorant l'immense sourire que Jack avait arboré en ce fameux Dimanche.

- Seulement failli. Papa assure que les enfants avaient été heureux de chercher les œufs dans la neige !

- Et ça t'aurais plus à toi qu'il neige à Pâques ?

- J'aurais eu l'impression d'être un pirate cherchant un trésor. Je me serais beaucoup amusée.

Bunny repartit à grommeler tandis qu'Azalée l'assurait que rien ne pourrait remplacer les dimanches de Pâques qu'elle avait passé dans son monde coloré. Chaque année, Azalée passait Pâques avec les Gardiens dans le terrier de Bunny (qu'elle appelait affectueusement Bunnyworld). Même si elle avait maintenant 17 ans, elle fêtait Pâques avec le même entrain que lorsqu'elle en avait cinq.

- On rentre ? Il faut que je vous raconte mes deux années d'aventures ! J'attend ça depuis mon retour ! s'exclama soudainement Azalée, les yeux pétillants.

Bunny n'eut pas le temps de lui emboîter le pas qu'elle était déjà partie dans un tourbillon de neige. Il sourit. En fin de compte, elle était beaucoup plus rapide qu'elle ne voulait le laisser paraître...

-O-

Le feu crépitait dans l'immense cheminée du QG des Gardiens, léchant de ses flammes les bûches de pin. Assis en tailleur sur un bureau, Jack écoutait le récit d'Azalée et n'en perdait pas une miette. Pourtant, ce n'était pas ce qu'il avait prévu de faire, au début : il devait mettre dans une situation compromettante ses chers camarades en leur jouant des tours afin qu'Azalée commence à se poser des questions. Mais ce qu'avait vécu la jeune fille était tellement incroyable que malgré lui, il avait commencé à l'écouter.

De ce qu'il avait entendu, Azalée avait passé les deux dernières années en Islande, qu'elle décrivait comme étant le pays le plus fantastique et le plus magnifique qu'elle n'avait jamais vu. Malgré la beauté certaine de l'Islande, la vie en dehors des habitations était rude. Elle avait dû se débrouiller pour survivre dans un milieu hostile mais néanmoins plein de ressources.

Jack pensa que Nord était un drôle de père pour laisser sa fille chérie qu'il avait couvé et dorloté pendant quinze ans seule au milieu d'un environnement où la nature semblait tout dominer. En fait, il fallait être fou pour faire cela... Peut être avait-il ses raisons. Et puis la jeune fille n'avait pas l'air traumatisée par son expérience, elle était plutôt ravie même. Tiens c'était drôle, il venait de remarquer qu'elle avait décoré sa tresse avec des fils de couleurs. Rouge, bleu, vert pomme, argenté, violet, doré... Jack secoua la tête subitement et lança un coup d'œil à Nord. Si le gardien de l'émerveillement le surprenait à fixer Azalée, il allait encore se mettre des idées bizarres en tête...

- L'année d'Anna était bientôt écoulée, contait Azalée, sincèrement heureuse de l'intérêt réel que tous portait à son histoire. Elle m'avait appris tout ce que je devais être en mesure de savoir pour survivre seule et elle m'assura que si jamais j'eus besoin de son aide, il ne fallait pas que j'hésite à utiliser une boule à neige.

Jack haussa un sourcil. La nourrice l'avait accompagné la première année ? Apparemment, il n'avait pas été assez attentif à son histoire car il avait totalement zappé ce "détail"... Mais comment une vieille nourrice (car définitivement oui, Annabeth était une vieille femme pour Jack) avait-elle pu apprendre les rudiments de la survie en milieu hostile à une jeune fille qui avait l'air d'être pourrie gâtée par son père et ses amis ?

- Qu'est ce que tu as fait quand Anna est partie, petit sucre d'orge ? questionna Nord, ne perdant pas une miette de ce que racontait sa fille.

Celle-ci roula des yeux en souriant. Petit sucre d'orge... Malgré son âge, elle y avait encore le droit !

- Quand elle est partie, j'ai littéralement paniqué, confessa t-elle, un peu gênée.

- Mais c'est un scoop ça ! La chipie a eu peur !

- J'aurais voulu t'y voir, toi ! J'étais seule au milieu de nulle part et je devais me débrouiller comme je pouvais pour manger ! Et puis c'est pas moi qui a peur de la neige à Pâques, je te signale !

Jack éclata de rire et sentit aussitôt le regard incendiaire de Bunny posé sur lui. Nord fronça les sourcils mais réprimait tant bien que mal un rire intérieur qui ne demandait qu'à sortir...

- Oui, 'fin bon... C'est pas pareil ! se défendit minablement Bunny. C'est pas parce que c'est pas intéressant chipie, mais tu nous fait attendre le point culminant de ton récit. Tu les as trouvé ?

Le sourire d'Azalée s'élargit et ses yeux brillèrent d'une lueur étrange. Jack se plaça derrière Bunny tout en restant attentif à ce qu'Azalée allait dire. Qui devait-elle trouver ?

- Après deux mois à courir les déserts rocheux et la toundra, je me suis dirigée vers le fjord Hvalfjörður*...

- Hein ?

- La baie des baleines. C'est un fjord à l'Ouest de l'Islande.

- Aaaaah... Pourquoi vers ce fjord précisément ?

- Des bruits couraient que c'était dans cette région qu'on les avait aperçu. Je voulais en avoir le cœur net.

Azalée prit une profonde inspiration et afficha un sourire satisfait, ravie que le récit plaise à son public. Jack soupira. Elle commençait à l'énerver, ce n'était pas la première fois qu'elle faisait des pauses de ce genre pour créer un petit suspens. Cette fille devait tellement avoir l'habitude d'être le centre de l'attention qu'elle profitait de n'importe quelle occasion pour que les regards soient tournés vers elle.

Jack, cela fait tout de même deux ans qu'elle les a quitté. Tu m'étonnes qu'elle veut être entendue ! souffla le côté gentil de sa petite voix intérieur.

Il renifla d'air snob. Il s'en moquait. Il y a quelques minutes, il avait été pendu à ses lèvres, écoutant le moindre détail de son récit. Il avait admiré ses cheveux. Il avait rit à une de ses réflexions. La conclusion à tout cela, c'était qu'en fin de compte, elle l'énervait. Et il ne savait même pas trop pourquoi...

Il s'approcha d'elle d'un air nonchalant. Immédiatement, Nord se leva, sourcils froncés. Jack leva les mains en souriant et mima ensuite un "chut" en direction du Père Noël. Azalée leva un sourcil interrogateur, se demandant bien sûr pourquoi son père agissait ainsi.

- Continue ma petite Azalée ! J'ai... Je chassais moustique !

Azalée lui lança un regard suspicieux. Son accent s'intensifiait sous le coup d'émotions fortes. Ou quand il mentait. Et il était indéniable qu'il lui avait menti. Un moustique, au Pôle Nord ? La prenait-il pour une imbécile ? Après un second regard suspicieux, elle reprit son récit. Elle avait vraiment trop hâte de tout leur raconter, elle s'occuperait de lever le voile sur ces bizarreries plus tard.

- Je disais donc : Je suis allée dans la région du fjord Hvalfjörður, là où apparemment on avait aperçu les derniers vivants. J'ai parcouru cette région de long en large. Et je n'ai rien trouvé. En fait, ce sont eux qui m'ont trouvé. Un jour, alors que je mourrais de froid près de mon feu presque éteint, une forme sombre a surgi de la nu...aaaaAAAAAAAAAAH ! MAIS POURQUOI J'AI LES PIEDS GELÉS ?

Jack ricana, heureux de sa mauvaise farce. La tête qu'elle venait de faire était tout simplement à mourir de rire.

Il rit cependant beaucoup moins en apercevant les gros bras croisés de Nord devant son nez...


*pour tenter de prononcer ce mot, essayer ceci : kmalfiorvür, en roulant les "r" ;)

Voilà, le chapitre est terminé ! Je suis pas douée pour bien couper, j'avoue mais bon... ;) Je le trouve vraiment bof, mais bon, j'espère qu'il va vous plaire ! :D (Pardonnez moi les éventuelles fautes, j'écris et je me relis le soir principalement ')