Bonjour à tous :D

Bienvenue sur le deuxième chapitre de cette nouvelle fic que, personnellement, j'adore. C''est vrai, cette fic, ça me plait de l'écrire ce qui n'est malheureusement plus le cas de Un coeur, deux âmes trois corps - Hurt pour laquelle je galère. J'ai la trame mais pas l'envie... J'ai pas un seul mot pour le prochain chapitre... Vous allez me haïr je le sens.. Enfin, au début je pensais que le prochain chapitre de"The Slytherin Lioness" serait à la bourre vu que je ne l'avais pas écrit à cause de mes vacances loin de chez moi qui m'ont monopolisée mais hier j'ai écrit le plan des 4 prochains chapitres et la trame jusqu'à la fin :D Je pense faire une petite trentaine de chapitres, je vous tiens au courant!

Ah et pas de happy end à la fin, sachez le!

Voilà, je vous ai tout dit, merci pour vos review, j'espère que Lucius a été gentil ;)

Bonne lecture!

Gwen


Nom: A Slytherin Lioness

Résumé: "Elle était la Reine des Serdaigle, leur phare dans la nuit. Elle était la soeur des Serpentard, une des leurs malgré tout. Et elle était sous la protection des Maraudeurs, Tigresse parmi les Lions. Elle était toi et moi."

Attention: Cette fic est aussi ancrée dans les romans que possible mais j'avais besoin de Lucius, donc Lucius est à Poudlard en même année que Lily, James et Severus!

Disclaimer: Rien n'est à moi (sauf Roslynne évidemment!) tout appartient à la magnifique J.K Rowling que je remercie de tout mon coeur!

Publication exceptionnelle en tant que cadeau à Ausland et pour l'anniversaire de Roslynne, prochaine publi le 27 août pour mon anniv à moi ;) (Contentes?)


Chapitre 2 : Discorde.

« Vi Veri, Veniversum vivus vici...

_Par le pouvoir de la vérité, j'ai, de mon vivant, conquis l'univers.

_Devise personnelle ?

_C'est de Faust... »

Extrait du film V pour Vendetta

C'était donc une de ces douces soirées d'automne, un de ces soirs où tout dort autour de vous... Tout était calme et je ne pouvais me plaindre d'aucun bruit ni d'aucun trouble... Je me reposais là, les pieds dans l'eau du lac, pensive... Mes longs cheveux bruns volaient au gré du vent et l'envoûtante senteur des feuilles me berçait...

Soudain, je put entendre un froissement, léger, presque inaudible pour celui qui n'était pas habitué au silence des nuits de Poudlard. Un pas discret et mesuré qui s'approchait de moi, comme pour me tirer de mes rêveries... Un pas aristocratique que je connaissais pour l'avoir longtemps travaillé avant de le maîtriser...

Lucius Malfoy m'honorait donc de sa sublime présence !

Les pas ralentirent, comme s'il hésitait à me rejoindre, et pourtant c'était pas comme si on s'était toujours connus ! Finalement, je sentis une main sur mon épaule et je relevais la tête. Mon meilleur ami était planté là, ruisselant de sa beauté glaciale, le regard fixé sur l'horizon... Je fis glisser mes doigts sur sa peau gelée et il s'assit auprès de moi, me prenant dans ses bras... Je vois déjà vos mines effarées en lisant ceci, pour vous, Lucius prenant quelqu'un dans ses bras, c'est McGonagall qui danse en chemise de nuit sur la table des professeurs de la Grande Salle, ai-je tort ? Mais vous n'avez pas grandi avec lui ! Vous n'avez pas passé votre enfance à lui raconter des secrets ! Vous ne savez pas ce qui nous a unis et si je peux vous faire comprendre un dixième de l'intensité de notre relation, je pourrais être fière de moi ! Alors cessez de vous étonner ! Lucius était donc là, moi blottie dans ses bras et nous parlions de tout et de rien, à voix basse, comme si le silence était capital, comme pour préserver la douce quiétude de cette nuit.

Au bout d'une vingtaine de minutes, il s'écarta de moi et je compris qu'il était l'heure pour moi de faire ma ronde de nuit avec Severus et temps pour lui de rejoindre Lily pour la sienne. Sans un bruit, nous nous relevâmes avec l'air des condamnés à mort. Je sais ce que vous vous dîtes, j'ai dit que Severus et moi étions amis auparavant mais depuis l'altercation entre lui et Sirius, il m'ignorait ou m'abreuvait de sarcasmes ce qui n'était pas à mon goût dois-je dire. Quand à Lucius, il haïssait Lily non pas pour ses origines moldues, ce dont il se fichait royalement à cette époque, mais pour son hypocrisie envers Severus, son ami ou plutôt, son protégé. Il me fixa longuement avant de déclarer d'une voix basse mais néanmoins très claire.

« Je pense qu'il est temps pour nous de rejoindre nos calvaires, n'est-ce pas Rose ? »

Je soupirais et lui répondis d'un ton las : « Doit-on vraiment faire des rondes aussi inutiles ? C'est vrai quoi, on passe deux heures à déambuler dans un château froid, sinistre, en mauvaise compagnie pour déloger des étudiants impétueux qui s'échappent pour se bécoter et qui, une fois retrouvés, s'en vont plus loin pour continuer ! »

Il rit de son rire si rare et si précieux. « Voyons très chère, serait-on un peu fainéante ce soir ? Tu n'es plus motivée ? Est-ce mon cher Severus qui te fais fuir ainsi ? »

Je le fusillais du regard. Il savait pertinemment que c'était le cas mais s'acharnait à me le rappeler. Je pris donc le ton froid et détaché que j'arborais avec ceux qui n'étaient pas de mon cercle intime. « Lucius, ne te moque pas de moi, je ne puis tolérer que tu ne me blâme pour avoir aidé ton ami que tu es censé protéger. Si tu en avais été capable, je serai heureuse de faire ma ronde aujourd'hui ! Au moins celle de ce soir me permettra de me soustraire à ton insignifiante présence.»

C'était un coup bas, je le savais, Lucius s'était senti terriblement coupable de ne pas nous avoir porté secours à Severus et moi, de nous avoir laissé dans un tel pétrin, s'il ne l'avait pas dit, je le savais. Car jamais il n'aurait pu s'abaisser à cela, même avec moi. Admettre sa culpabilité et chercher un appuis de ma part. De nous deux il était le plus guindé, le plus flegmatique. Alors il haussa un sourcil, mimique qu'il avait enseignée à notre ami et déclara d'un ton glacial et cruel. « Si tu n'avais pas été si pathétiquement Gryffondor et aussi faible qu'une vulgaire Poufsouffle, tu n'aurais pas ce genre de problème. Le fait que tu sois la traînée personnelle de Black a du jouer aussi alors ne me prends pas sur ce ton, tu me répugnes ! Tu n'es qu'une idiote indigne de ton rang, indigne de toute amitié et d'ailleurs, je ne sais pourquoi la nôtre existe encore. Tu as changé Roslynne, et ce n'est pas en bien alors je te prierai de rester l'écart le temps de te rappeler qui tu es et d'où tu viens.»

Ca y est, le coup était parti. Je reculais, la main sur le cœur. Je l'avais poussé à bout et il avait répondu à sa manière. Vous direz que ce n'était rien, une petite dispute tout au plus mais vous ne savez pas que Lucius pensait toujours chacun des mots qu'il prononçait et que, donc, il était parfaitement sincère. Ajoutez à cela que je n'avais que lui et vous comprendrez ma détresse. Il me lança un regard à la fois moqueur et dur et s'en alla d'un pas rapide et chacun des mètres qui nous séparait appuyait sa sentence.

Une larme tenta de couler sur ma joue mais je l'effaçais rageusement. Il était indigne de ma part de pleurer, c'était honteux et ridicule, c'était ainsi que l'on m'en avait parlé. Je revêtis donc mon masque détaché, détendu et avançai vers l'imposante silhouette du château, à peine éclairé. La douceur de la nuit avait fait place au chaos dans mon cerveau. Je repensais à mon altercation avec Lucius et cela ne me plaisait guère. Je me querellais rarement avec lui mais à chaque fois c'était un coup de poignard dans mon cœur.

Devant la grande porte de l'école, je trouvais un Severus froid, fermé, qui m'indiqua d'un signe de tête qu'il fallait commencer la ronde. Je lui répondis d'un hochement de tête et ainsi commença notre ronde monotone. Lui marchait devant, renfrogné et taciturne, je le suivais sans tenter d'engager la conversation. Les seuls signes qu'il m'adressait étaient de légers hochement de tête indiquant des élèves hors de leur dortoir et je me chargeais de les y renvoyer. Lui me regardait faire, imperturbable et nous reprenions notre marche funèbre. Ce soir là ne dérogea pas à la règle, du moins au début mais à la fin de ce tour, quand nous arrivâmes au pied de l'escalier principal pour retourner dans nos dortoirs respectifs, il se saisit de mon poignet et me fixa lentement.

« Je n'avais pas besoin de ta pitié... Je pouvais m'en sortir sans toi et ton âme noble. Tu es pathétique tu sais Roslynne ? » Il avait craché ces mots d'un ton plein de mépris et de colère et je restais à le fixer pendant qu'il tournait les talons et s'enfonçait dans les cachots, me laissant coite. Depuis plus de six mois il ne m'avait pas adressé autre chose qu'un regard haineux et méprisant et je ne savais pas comment interpréter cette nouveauté. Mais s'agissant de Severus il avait sans doute voulu le préciser pour que je ne l'ennuie pas plus que je ne le faisais.

Mais une autre chose occupait mes pensées. Deux fois en une soirée on m'avait reprochée mon attitude trop Gryffondor au goût de mes amis Serpentard ce qui, en soit n'était pas étonnant mais si Lucius savait pour Sirius et moi, Severus devait l'ignorer ou en tout cas c'était ce que je supposais. Alors avais-je vraiment trop changé ? Étais-je devenue, malgré moi, l'ennemie des miens, de ma lignée ? Ou n'étaient-ce que des paroles prononcées sous le coup de la colère et qui n'étaient faites que pour me blesser ? Car si j'aimais les Gryffondor, leur bonne humeur et leur ouverture d'esprit, je ne me voyais pas agir comme eux bêtement, impulsivement et sans récompense. J'avais aidé Severus par amitié, certes mais contre des Gryffondor et en vue de ne pas humilier la maison Serpentard.

Or l'heure ne prêtait pas à la réflexion, ainsi je quittais le Grand Hall pour rallier ma Chambre. Celle-ci se trouvait au Septième étage, non loin de ce stupide portrait de troll en tutu qui fascinait tant les Maraudeurs. Les couloirs étaient vides et j'arrivais dans mes quartiers avant une heure du matin. Ceux-ci étaient très simple (j'étais juste préfète), composés d'une chambre et d'une petite salle de bain, le tout aux couleurs de Serdaigle. Je me débarrassais de ma cape et de mes chaussures, inconsciente du danger qui rodait dans mes appartements. En effets, deux minutes à peine après m'être mise à l'aise, je fus plaquée contre un corps chaud qui, après un coup d'oeil, fut identifié comme celui de Sirius qui avait visiblement voulu me faire une surprise en me rendant visite. Enjouée de le trouver ici, je me laissais aller dans les bras de mon amant qui me regardait tendrement.

A cet instant, je me foutais bien de perdre mes amis, mon unique famille, seul comptait cet homme si beau, si gentil et généreux, si drôle. Si seulement j'avais su...


Une petite review? Si vous me la donnez, Severus va gentiment venir vous donner des cours particuliers de potions, on en a tous besoin ! ;)

Rendez-vous le 27 août ;)