The Slytherin Lioness
Chapitre 3 : Sectumsempra
Nom: The Slytherin Lioness
Résumé: "Elle était la Reine des Serdaigle, leur phare dans la nuit. Elle était la soeur des Serpentard, une des leurs malgré tout. Et elle était sous la protection des Maraudeurs, Tigresse parmi les Lions. Elle était toi et moi."
Attention: Cette fic est aussi ancrée dans les romans que possible mais j'avais besoin de Lucius et Narcissa, donc Lucius est à Poudlard en même année que Lily, James et Severus!
Disclaimer: Rien n'est à moi (sauf Roslynne, Katharina et Gab évidemment!) tout appartient à la magnifique J.K Rowling que je remercie de tout mon coeur!
Prochaine update: Le 14 septembre comme prévu :)
Saluuut! Je sais que c'était pas prévu mais voilà!
Publication en avance pour deux de mes lectrices, Sarah, ce chapitre, c'est pour toi que je le poste et pour OrangeJuice. Merci à vous deux (L) et merci à Ausland pour sa pub et pour sa gentillesse, cette fiction est toujours pour toi ma belle !
J'ai pas eu le temps de relire, j'avais promis à Sarah que je posterai ce soir alors s'il y a des fautes dîtes le moi!
D'ailleurs à Tsuh qui corrige mes fautes, j'ai posté une réponse sur le chapitre concerné :) Mais merci à toi et merci de m'avoir souhaité mon anniversaire :D
OranjeJuice : Yeah, I speak English but I'm not bilingual... I'm just trying to understand and to answer. If you want you can review in English, French is difficult to write so just do as you want to ;) I'm really happy to have readers from foreign countries so welcome :) You don't like the Marauders? You'll see in this chapter.. I'll udpate on September the 14th
Allez tous voir Ausland si vous comprenez un tant soit peu l'anglais, elle est formidable!
Bonne lecture!
Gwen :D
Chapitre 4 : Sectumsempra
« C'était la nuit, et la pluie tombait et quand elle tombait, c'était de la pluie, mais quand elle était tombée, c'était du sang. » Edgar Allan Poe, Nouvelles Histoires extraordinaires, 1857
« Du sang jaillit alors du visage et de la poitrine de Malefoy comme si une épée invisible l'avait tailladé. Il vacilla et s'effondra sur le sol inondé d'eau dans un grand bruit d'éclaboussure, sa baguette tombant de sa main inerte. »
Harry Potter et Le Prince de Sang-Mélé, J. K. Rowling, chapitre 24 « Sectumsempra »
Cela avait été aussi simple que ça. Lucius et moi avions échangé trois mots et notre amitié était redevenue normale, aussi bizarre que cela puisse paraître.
J'avais sauté le déjeuner et c'est pourquoi je fis un tour en cuisine avant de rejoindre mon cours de Botanique que j'avais en commun avec Severus et Gabriel puisque Lucius et Katharina l'avaient jugé inutile. Il pleuvait des cordes et ne pas s'enfoncer dans la boue relevait du défi. Ce n'était pas l'envie qui me guidait puisque les Maraudeurs fréquentaient également ce cours à mon plus grand dépit. En effet, au vu des événements du matin, je voulais absolument les éviter, laisser le temps à Sirius de se calmer. Mais nous semblions voués à nous croiser sans cesse et c'est devant les serres que je le revis. Il était entouré de ses amis et riait allègrement. Cependant lorsqu'il me vit, son sourire se fana et je crus qu'il allait me bondir dessus pour me tuer. Le mouvement de recul que je fis n'échappa pas à Gabriel qui, voyant Sirius, grogna.
Je ne le connaissais pas très bien, juste par le biais de Katharina mais je le trouvais fort sympathique. Il était doux et attentionné, loyal, honnête et il faisait tout pour ses amis. Mais son histoire était bien noire. Gabriel était né de l'un des frères d'Orion Black et d'une jeune Moldue qu'il avait épousé. Katharina m'avait expliqué qu'il n'avait jamais eu le temps de connaître ses parents puisque sa mère était morte en couche et que son père, devenu fou de douleur, l'avait confié à son frère avant de disparaître à jamais. Le jeune homme avait alors été élevé dans un profond mépris par son oncle et sa tante, auprès de ses cousins. A son entrée à Poudlard, il avait été envoyé à Gryffondor tout comme Sirius ce qui n'avait pas été du goût de sa famille. Paradoxalement, Sirius non plus ne s'était pas montré enjoué et c'était auprès de Regulus et de Katharina qu'il avait trouvé de l'affection.
Toute cette histoire expliquait bien pourquoi il régnait cette froideur entre les presque frères. Le rejet de l'un avait nourri la rancœur de l'autre et cette haine avait rendu Gabriel impopulaire dans sa propre maison.
Sirius s'écarta de son groupe pour se diriger vers nous deux d'un pas rapide, majestueux. Je en pus m'empêcher d'admirer sa beauté irréelle. Gabriel maugréa et commença à me tirer par la manche pour que nous nous en allions mais je ne souhaitais pas me montrer lâche, il fallait qu'on parle. Le Gryffondor à mon côté bougonna mais je n'y prêtais garde, entièrement concentrée sur l'homme que j'aimais et qui ne venait pas pour cela.
A quelques pas de nous il s'arrêta et nous contempla tous deux, moi, ma posture raide, mes yeux cherchant les siens et Gabriel, mal à l'aise qui continuait de s'agripper à ma manche comme un soutien qu'il me donnait. Au contraire mon cher et tendre avait adopté une posture faussement relâchée et un sourire hypocrite.
« Roslynne, Gabriel. » Nous salua-t-il d'un ton neutre. « Roslynne, c'est pour toi que je suis venu. Pourrions-nous parler en privé je te prie ? »
Gabriel, conscient de la tension dans la voix de son cousin, haussa un sourcil et se rapprocha de moi. « Roslynne n'ira nul part sans moi cher ami, je ne sais pas ce que tu lui veux mais nous n'avons pas de secrets les uns pour les autres, non ? »
Sirius me lança un regard noir et aboya : « Tu l'as aussi mis au courant ? »
Je tentais de m'expliquer : « Non Sirius, je te jure il n'est au courant de rien, il n'y a que Lucius qui sait... »
Un éclat de rage passa dans ses yeux couleur de brume et je crus qu'il allait me frapper. « Lucius... » articula-t-il en y mettant de haine et de mépris que possible. « Ton cher Lucius, si bon à tes yeux... J'aurais dû me douter que tu ne jouais pas franc-jeu avec moi... » Il me cracha au visage avec hargne et les larmes s'accumulèrent au coin de mes yeux, m'empêchant de penser clairement.
Une main caressa mon visage et en retira la salive de Black tandis qu'une voix forte s'élevait. « Je ne sais pas de quoi vous parlez et pourquoi Sirius, toi qui n'es plus avec elle, tu te permets d'être jaloux mais tu devrais savoir que Rose est quelqu'un de loyal ! Qu'est ce qu'il se passe dans ta tête, merde ? » A la fin de sa tirade, Gab me serra contre lui comme pour me protéger de la violence qui irradiait de notre vis-à-vis.
« Alors comme ça tu en as rajouté un à ton tableau de chasse Rose, n'est ce pas ? » Ricana encore mon ancien amant. « Tu les auras donc tous fait ? » Il s'arrêta et secoua la tête de manière tragique puis il s'adressa à mon ami. « Tu sais Gab, elle en vaut pas la peine, ce n'est qu'une sale traînée, tu ferais mieux de la laisser au sol, j'ai essayé de l'aider mais elle ne possède pas de cœur. Pas étonnant quand on voit la seule personne avec laquelle elle est franche, son cher Lucius ! »
Gabriel me lâcha et se plaça si près de son cousin que leurs deux corps se touchaient. « Retire tes paroles, Sirius ! » Siffla-t-il, plein de haine. « Je ne sais pas ce qui a bien pu se passer entre vous mais Roslynne est une amie sincère et franche qui ne ferait pas de mal à un Veracrasse ! Et si ta jalousie t'a à ce point aveuglé, je te rappellerai que tu n'es plus avec elle et que Lucius n'est qu'un ami ! »
Je me redressais et fixais l'homme que j'aimais. Je repoussais doucement Gab et prenais sa place. « Que ce soit bien clair pour toi Sirius Orion Black ! Je ne suis pas une traînée, je n'ai eu que toi dans ma vie, Lucius est mon meilleur ami et mon frère, si tu crois que j'oserais imaginer une telle relation avec lui c'est que tu me connais bien mal ! De plus, Gabriel lui aussi est là en tant que mon ami, pour me protéger ! Si tu crois tout ce que James peut te dire c'est que tu es tombé bien bas, c'est déjà à cause de lui que nous avons rompu pour la première fois ! Libre à toi de me croire mais je te prierais de me montrer autant de respect que je t'en témoigne ! » Le tout avait été dit sur le ton le plus glacial que je connaissais, avec une expression neutre.
Mais Sirius n'avait plus confiance en moi et c'est pourquoi il sortit sa baguette et la pointa sur Gabriel pour l'empêcher de bouger et que de son autre main il me saisit à la gorge. « Ne me mens plus jamais ! » Sur ces mots il relâcha sa prise sur mon cou et m'asséna une claque magistrale qui me fit tomber dans la boue avant de faire demi-tour et de rejoindre ses amis qui, pour la plupart riait allègrement. Seul Lupin se rua vers moi et aida Gabriel à me relever. Les larmes coulaient à flot sur mes joues et je me pressais contre le loup-garou qui referma ses bras sur moi en me chuchotant des mots rassurants. Gabriel me frottais le dos en fusillant son cousin du regard, criant vengeance.
Remus continuait de me serrer contre lui et je l'entendis demander à Gabriel ce qu'il venait de se passer. Mon ami ne répondit pas car le Professeur d'Herbologie venait d'arriver, accaparant l'attention collective. A la fin de l'heure je m'enfuis le plus vite possible de cette serre déjà glaciale pour le mois de Novembre et me ruais vers ma chambre dans laquelle je m'écroulais afin de pleurer toutes les larmes de mon corps. J'avais été terriblement peinée par Sirius et ne pouvais cesser de penser que c'était la fin du monde.
En lisant ceci, qui que vous soyez, vous direz que j'étais une lâche, une femme pathétique passant son temps à pleurer mais vous devez comprendre, Sirius était tout ce que je voulais à l'époque, celui que je pensais être fait pour moi. Certes, il nous arrivait de nous disputer mais je pensais que la force de notre amour nous ferait surmonter tous les obstacles. Pensez ce que vous voulez de moi, je n'en ai cure...
Au bout d'une dizaine de minutes, on frappa à la porte. Je ne répondis pas mais la porte s'ouvrit tout de même, dévoilant un Lucius inquiet et un Remus résigné.
Lucius s'éclaircit la voix et vint se mettre à côté de moi tandis que le Gryffondor s'assit à-même le sol en face de nous. Un bras amical passa autour de mes épaules tandis qu'une voix douce mais réconfortante se mit à souffler des mots de réconforts à mon oreille. « Rosie, je suis là, maintenant, je suis là... » Chuchota mon cousin devant les yeux écarquillés de Remus qui était visiblement médusé de voir ce Serpentard si glacial d'ordinaire se montrer doux. « Je suis là et c'est pas ce sale cabot galeux de Black qui va nous faire du mal si on est ensemble, si ? »
Je sanglotais légèrement en enfouissant mon visage dans la chevelure platine de mon interlocuteur. « Je peux pas Lux, je peux pas... » Il raffermit sa prise autour de mes épaules en signe de soutien et je continuais. « Tu le sais, je peux pas.. Il veut pas me comprendre... »
Remus se racla la gorge et nous nous tournâmes vers lui. « Si je peux me permettre de vous demander de quoi vous parlez.. »
Il n'avait pas fini son début de discours que Lucius lui jeta un regard féroce et aboya. « Qu'est ce que tu fous encore là Lupin ? C'est bien, t'es venu chercher les gens qu'il faut, maintenant tu peux te casser, tout ira bien, je m'occupe de Rose. »
Mais visiblement, l'obstination des Gryffons n'était pas une légende puisqu'il resta là, soutenant le regard de mon ami. « Tu sais Lucius, je suis peut être ni James, ni Sirius mais je n'ai pas peur de toi ! Roslynne a été et est mon amie et je ne compte pas la laisser tomber une nouvelle fois. »
L'éternelle lutte Gryffondor-Serpentard reprit et mon Serpent favori ricana amèrement. « Comme tu l'as si bien dit, tu as été absent la première fois et on s'en est bien sortis sans toi. Toi et tes misérables petits copains êtes tous aussi pitoyables les uns que les autres alors laisse moi faire mon boulot et casse toi ! »
Remus rougit de rage et je crus qu'il allait se jeter sur mon cousin l'espace d'un instant mais il se contint. « Je t'ai dit que je ne bougerai pas, serais tu sourd en plus de sot, Malfoy ? »
Si je n'avais pas intercepté le poing de Lucius, la tête de Remus aurait roulé sur le sol vu la vitesse et la force avec lesquelles il avait envoyé le coup. Remus le fixa avec défi et je me positionnais entre les deux pour éviter qu'ils ne se battent. « Arrêtez ! » Hurlais-je, excédée. « Vous ne croyez pas qu'on a autre chose à foutre que se quereller pour des pacotilles ? » Les deux me regardèrent tandis que je me ruais au dehors afin d 'échapper à l'atmosphère pesante de ma chambre. J'entendis des bruits de course derrière moi, des pas qui me suivaient. Cependant, nous n'eûmes pas le temps, mes poursuivants et moi, d'aller bien loin puisque Sirius sortit de la salle commune. Je me cachais pour l'éviter et mes amis durent faire de même. Il sortit suivi de James et de Peter.
« Je suis sur que Remus est à la bibliothèque, Sirius, reste calme. » Déclara James d'un ton las.
Sirius semblait bouillonner et Peter tremblait sous l'effet de cette rage qu'il avait peur de subir. « Ne te fous pas de moi James, je suis sur qu'il est allé rejoindre Roslynne. » Tonna l'homme que j'aimais.
« Tu ne peux pas l'accuser sans preuves, Patmol.. » Répondit Potter, excédé.
« Je l'ai vu aller dans les cachots James, tu m'entends ? Il est allé dans les cachots ! » S'écria Sirius, si près de James que celui-ci devait sentir le souffle de son vis-à-vis sur son visage.
« Mais Roslynne ne vit pas dans les cachots ! » Couina Peter ce qui attira l'attention de Sirius.
Celui-ci aboya « Non mais son cher Lucius si, je te jure qu'il est avec elle ce sale traître ! »
« N'insulte pas notre ami Sirius, s'il est avec elle c'est qu'il doit faire ce qu'il pense juste même je désapprouve.. » Rétorqua James. « Aller, viens, on va manger. »
Ils s'éloignèrent rapidement et je leur emboîtait le pas une fois qu'ils eurent tourné dans le couloir. J'atteins prestement la Grande Salle pour le dîner. Elle était presque vide, il était à peine cinq heures et demies et les autres n'avaient pas encore déposé leurs affaires dans leurs salles communes. Même la Table des Professeurs était presque vide hormis pour Dumbledore et Slughorn qui conversaient joyeusement en dégustant le succulent repas qu'avaient concocté les elfes de maisons.
J'allais m'asseoir à ma table aux côtés de Katharina qui conversait avec l'une de ses jeunes sœurs Svetlana, toute aussi blonde et toute aussi hautaine bien que cinq ans plus jeune. L'aînée me gratifia d'un sourire avant de se retourner vers sa cadette.
« Non Svet, ni Père ni Mère ne m'a envoyé de courrier non plus. J'imagine qu'ils n'ont rien à nous dire alors cesse donc de t'inquiéter. Aller, dégage ! » La petite s'enfuit en courant pour rejoindre la table des Serpentards, maison dans laquelle elle avait été répartie. Kath me sourit en soupira : « Ah les Gosses.. Svetlana a tant de mal à s'adapter que ça me rend folle ! Son papa et sa maman lui manquent.. C'est ridicule ! » Elle leva les yeux au ciel avant de me sourire de nouveau. « Tu nous imagines comme ça ? » Elle éclata de rire et je l'imitais.
Je n'avais jamais été proche de mes parents, je les avais déçus en allant à Serdaigle et je leur en avait voulu de n'avoir jamais été là pour moi. Il me paraissait donc ridicule de m'imaginer en train d'angoisser pour un léger silence. Généralement, je ne les voyais qu'en allant chez eux à Noël et pour les grandes vacances, le reste du temps je le passais à Poudlard ou chez les Malfoy. Les parents de Lucius avaient toujours été corrects avec moi, me traitant comme leur fille.
Je ne parlais pas du repas, trop enfoncée dans mes pensées car, face à moi se trouvait Sirius et il me fusillait du regard. Nos yeux étaient braqués l'un sur l'autre et aucun de nous ne voulait ciller. J'essayais de lui transmettre mon amour et ma sympathie mais il y restait insensible. Nous restâmes ainsi pendant deux ou trois minutes mais fûmes interrompus par l'arrivée fort bruyante de Lucius et de l'une de ses camarades Serpentard que je ne connaissais pas le moins du monde.
Elle était plutôt grande, ni belle ni laide. Ses cheveux longs et blonds réunis en une tresse droite, stricte, lui tombaient le long du dos et elle avait de beaux yeux d'un bleu azur. Sa peau était cependant d'une pâleur de craie et une moue dégoûtée régnait sur son visage anguleux.
Mon cousin, calme et froid, comme toujours, semblait las de sa comparse. « Non, Cissy, je te le répète, il n'y pas moyen ! » Il avait dit ça d'un ton glacial et méprisant et je vis ladite Cissy s'enfuir en courant de la salle, apparemment blessée. Lucius me lança un regard amusé et je me promis de lui demander de m'expliquer, une fois le repas fini. Je baissais la tête vers mon assiette quand des chuchotements commencèrent à se faire entendre dans toute la pièce. Je cherchais des yeux la raison de cette rumeur, j'aperçus Lucius, qui, pour la première fois de toute sa scolarité, avait dédaigné la table de sa Maison et traversait les rangées pour finir par s'asseoir sur le banc en face de moi. Jamais je n'avais vu Lucius renier sa maison de la sorte auparavant et je n'étais apparemment pas la seule.
Il s'installa en face de moi comme si de rien n'était et commença à se servir sans prêter attention aux yeux braqués sur lui, épiant ses mouvements. Moi-même j'étais restée hébétée devant le geste de mon ami qui, s'il peut vous paraître anodin, était, de sa part, totalement inattendu et étrange. De plus, il était normalement interdit aux Préfets-en-chefs de manger à une autre table que la leur pour une raison obscure. Peu à peu, les conversations changèrent de sujet et de nouveau la salle vibra d'un brouhaha assourdissant. Je recommençai à manger, me demandant pourquoi Lucius était venu si c'était pour manger en silence.
Au bout d'une vingtaine de minutes, il releva la tête, me sourit et m'annonça qu'après le dîner nous devrions faire une ronde tous les deux Remus étant absent à cause des « petits problèmes de fourrure » dont il souffrait les soirs de pleines lunes. Ajouté à cela, Lily Evans, qui faisait ses rondes avec mon cousin, se trouvait grippée et c'est pour cela que le professeur Slughorn nous avait mis ensemble et avait dispensé Severus de faire ses rondes.
Peu après nous sortîmes de la Grande Salle et nous séparâmes le temps d'aller nous changer. La chambre des Préfets en chefs se trouvait dans les cachots contrairement à la mienne qui avait été placée bien plus haut. Je troquais mon uniforme contre un épais pull-over et un pantalon, tenue qui me permettrait de tenir malgré le froid glacial qui s'était d'ors et déjà emparé des couloirs du château. Lucius me rejoignit devant ma chambre peu après sept heures vêtu chaudement aussi, mais toujours avec classe.
« Miss Beauregard, puis-je me permettre de vous demander de me faire l'incommensurable honneur de m'accompagner dans cette ronde nocturne ô combien dangereuse ? » fit-il d'un ton ampoulé qui me fit éclater de rire. Il eu une moue amusée et nous nous mîmes en route.
Faire ses rondes avec Lucius était mille fois plus distrayant que de suivre Severus le long du château mais je m'abstins de tout commentaire, ne voulant pas déclencher un conflit comme hier soir. Au lieu de ça je continuais de plaisanter avec mon meilleur ami. Il ne cessait de me conter les idioties de ses camarades Serpentard et je le gratifiais de mes observations sur tel ou tel élève, observations souvent moqueuses qui faisaient se tordre de rire mon partenaire à ma grande joie. En effet, j'avais peu l'occasion de le faire rire ainsi vu qu'il n'abandonnait jamais son parfait self-contrôle en public.
Nous finissions notre surveillance au deuxième étage quand des voix se firent entendre dans les toilettes des filles. Il s'agissait de voix masculines qui me semblaient très familières mais je n'étais pas certaines de leurs propriétaires. Si j'avais bien reconnu celle de Sirius, j'estimais que la seconde ne pouvait appartenir à James étant donné que normalement, les Maraudeurs devaient se trouver dans la Cabane Hurlante avec Remus. Nous entrâmes discrètement et entendîmes Sirius grogner, mécontent.
«Je veux bien beaucoup de choses, Cornedrue, mais non, je ne pardonnerai pas à Remus d'avoir réconforté cette espèce de Strangulot ambulant ! » Déclara-t-il et le doute n'avait pas de place dans sa voix.
« Patmol, il a fait ce qu'il estimait juste, il n'a pas à nous obéir, aller, viens, on va le rejoindre ! » Répondit James d'un ton apaisant.
Je ne compris pas bien ce qui passa ensuite ni comment nous nous sommes retrouvés, Lucius et moi face à deux des Maraudeurs. Tout ce que je sais c'est que, sans bouger, sans prononcer un mot, nous nous retrouvâmes nez à nez avec les deux garçons. Il y eut un moment de flottement durant lequel nous nous dévisageâmes puis tout explosa.
Sirius sortit soudainement sa baguette, fou de rage et commença à me lancer des sorts. Je me jetais de côté afin d'éviter le rayon rouge de son Expelliarmus et dégainais ma propre baguette en même temps que les deux autres garçons. Les rayons rouges volaient en tous sens, majoritairement envoyés sur moi et je n'avais pas le temps d'invoquer un « Protego » que le sort arrivait sur moi. Lucius, quand à lui, répliquait de plus belle pour me défendre, visant surtout Sirius.
Je me cachai dans un cabine, accroupie sur le siège, et me lançai un sort de Désillusion, certaine que Lucius en avait fait de même. J'attendis que les Maraudeurs quittent la salle mais il n'en fut rien. Ils ouvrirent les portes des cabines peu à peu et s'arrêtèrent peu avant la mienne.
« Alors Lucius, on se cache ma vipère ? Ta maman t'as jamais appris à faire face à tes ennemis ? » Ricana James.
« Ridicule, Potter, tu es vraiment pitoyable le sais-tu ? » Répondit mon cousin.
« Ferme-là, Malfoy ! » Aboya Sirius, visiblement empli de haine. « Ça t'as amusé, hein ? Tu me l'as bien volée, n'est-ce pas ? »
« Si tu parles de Roslynne et de notre prétendue relation, tu délires, Black. Elle est ma cousine ! Contrairement à toi je ne suis pas destiné à épouser un membre de ma famille ! »
Le silence qui suivit était pesant mais je n'osais pas sortir de ma cachette, j'étais terrifiée.
« De quoi parle-t-il Sirius ? » Demanda James d'une voix blanche.
« Tu lui as pas dit que tu allais épouser Bellatrix, Black ? Tu lui as pas dit ? » Se moqua Lucius.
« C'est vrai ça Sirius ? » S'étonna James. « Tu me l'as caché ! »
« Cornedrue, c'est rien ! » Protesta l'accusé mais il était trop tard, son ami était parti.
Il y eut de nouveau un silence, puis Sirius cria d'une voix cruelle : « Sectumsempra ! » avant de s'en aller à son tour.
Quand il fut parti, je me ruais dans la cabine voisine pour rejoindre Lucius. Il gisait là sur le sol et du sang giclait de son visage et de sa poitrine, tâchant sa chemise immaculée et le carrelage blanc sur lequel roulait sa baguette, tombée de sa main inerte. On avait l'impression qu'une épée l'avait sauvagement tailladé, sans pitié. Il avait déjà perdu conscience et je voyais la tâche rouge s'élargir de secondes en secondes et j'étais impuissante face à ce sortilège dont je ne connaissais pas la nature.
En désespoir de cause, j'allais dans le couloir et hurlais à l'aide, espérant que quelqu'un m'entende malgré le fait que tous les élèves se trouvaient dans leurs dortoirs. Je hurlais à pleins poumons, à m'en arracher la voix, en sachant qu'à chaque seconde qui passait, Lucius perdait la vie, seul sur le sol dur et froid des toilettes. Une poignée de secondes ou deux heures plus tard, je perdis conscience à mon tour, vidée de mon énergie et sous le choc...
Tout était fini...
Une petite review s'il vous plaît?
Merci :D
Bises à tous et au 14 septembre !
