Chapitre 5 : Stayin Alive
Nom: The Slytherin Lioness
Résumé: "Elle était la Reine des Serdaigle, leur phare dans la nuit. Elle était la soeur des Serpentard, une des leurs malgré tout. Et elle était sous la protection des Maraudeurs, Tigresse parmi les Lions. Elle était toi et moi."
Attention: Cette fic est aussi ancrée dans les romans que possible mais j'avais besoin de Lucius et Narcissa, donc Lucius est à Poudlard en même année que Lily, James et Severus!
Disclaimer: Rien n'est à moi (sauf Roslynne, Katharina et Gab évidemment!) tout appartient à la magnifique J.K Rowling que je remercie de tout mon coeur!
Prochaine update: Le 28 septembre :)
Salut tout le monde!
Je suis en retard de 20 minutes je sais mais faut considérer que c'est la rentrée et que ben
la première c'est chaud dès le début et que j'essaie de bien faire les choses.
J'ai sacrifié ma soirée entière à finir d'écrire ce chapitre pour vous, il ne me
satisfait pas mais j'ai pas le temps de le refaire :/ Désolée
Merci à toutes celles qui laissent des reviews, je vous adore! Vous êtes géniales!
Ce chapitre devrait plaire aux fans de Severus, il est dédicacé à Ausland avec qui je vivrai bien sur une plage avec Severus et Draco ;)
Bonne lecture!
Gwen
« Une victime, c'est un peu le contraire d'un rebelle. On n'aime pas entendre parler des victimes. Elles sont le miroir d'une mauvaise conscience, leur douleur est gênante, et leur cri insupportable. »
Le serrurier volant de Tonino Benacquista.
Je peux tenter de vous raconter ce qui s'est passé à la suite mais c'est un peu flou dans ma mémoire douloureuse. Le dernier souvenir clair dans ma tête, c'est d'avoir crié, crié de toutes mes forces, de toute mon âme, crié pour de l'aide, crié pour évacuer l'horreur qui s'était saisie de mon être. J'avais alors exprimé ma peur, ma colère, mon désespoir. Puis je me souviens d'une chape de plomb noire qui m'est tombée dessus. Ensuite, le vide.
Je ne sais pas combien de temps plus tard je me suis réveillée et je ne l'ai jamais su. J'ai ouvert les yeux et ai vu le visage inquiet de Severus au-dessus du mien. Il avait les lèvres pincées, le teint pâle et les sourcils froncés. Sa main tapota ma joue incessamment jusqu'à ce que tout me revienne. Je me relevais brusquement, totalement alarmée et il m'imita, me rattrapant à temps quand, prise d'un soudain vertige, je chancelais dangereusement.
« Doucement, Rose. » souffla-t-il d'un air préoccupé.
« Lucius... Il est blessé, dans les toilettes, j'ai rien pu faire, Severus viens ! » Le pressais-je, paniquée.
Il haussa un sourcil et il me demanda : « Lucius blessé ? Comment, quand ? »
Je le tirais par le poignet vers les toilettes et déclarais, inquiète : « Vite, il a reçu un sort, viens ! » Il opposait une légère résistance, méfiant mais j'insistai tant qu'il finit par me suivre.
Nous entrâmes dans la grande pièce au carrelage blanc et je le menais vers la cabine qui abritait le corps meurtri de mon cousin. Le silence était de plomb et l'atmosphère lugubre me fit frissonner. Je pressai encore le pas et arrivai devant la cabine. Je faillis glisser sur le sol légèrement humide, humidité due aux robinets qui avaient du éclater lors du duel. Quand mon regard se posa sur le sol, je dus contenir un haut-le-cœur et j'entendis un hoquet de stupeur derrière moi.
Le spectacle était encore plus terrible que la première fois que je l'avais vu. Lucius reposait sur le sol, pâle comme la Mort, au moins aussi blanc que les carreaux sur lesquels il reposait. Son torse et son visage étaient couverts d'horribles plaies sanglantes qui le rendaient méconnaissable. Sur le sol le sang avait été dilué par l'eau mais je pouvais voir que la tâche s'était encore étendue.
Je me jetais aux côtés de mon meilleur ami, les genoux baignant dans son liquide vital et je me mis à sangloter. Severus, lui, était figé derrière moi, comme une statue de marbre. Son visage d'ordinaire pâle était blafard et il murmurait à toute vitesse de façon incompréhensible.
« Lucius, je suis là, je suis avec toi ! » Chuchotai-je à mon presque-frère d'une voix douce, cherchant encore comment l'aider. Je n'eus aucune forme de réponse, Lucius restait étendu sur le sol, inerte.
Une voix blanche se fit entendre : « Rose, qu'est ce qu'il s'est passé ? » Me demanda Severus, encore choqué.
Je ne pus réprimer un sanglot et tentai de m'expliquer. « On faisait notre ronde, tu sais on est passés devant la porte et... » Je pleurais de plus belle sans pouvoir continuer.
« Rose, vite dis-moi ! » Me pressa le Serpentard.
« Il y avait Potter et Black ici... Ils nous ont attaqués... » Balbutiai-je.
« Quel sort a-t-il reçu ? » M'interrogea de nouveau Severus. « Le sectumsempra ? »
« Oui... Je t'en prie Severus, je sais qu'il est encore vivant, sauve-le ! »
Le jeune homme s'agenouilla aux côtés de notre ami commun et sortit sa baguette, aussi noire que ses cheveux. Il la braqua sur le corps inconscient et entama de longs mouvements compliqués comme s'il reliait les bords des plaies en psalmodiant une phrase latine qui ressemblait à « Vulnera Samento » et que je ne compris pas. Cependant, les résultats ne se firent pas attendre, les blessures commencèrent à se refermer mais Lucius ne donnait toujours pas signe de vie. Severus posa sa main diaphane sur la gorge de son patient et secoua la tête, visiblement très inquiet.
« Que se passe-t-il ? » Paniquai-je, terrifiée.
« Son pouls est faible, il a perdu trop de sang... » Souffla-t-il. « Ecoute-moi bien, veux-tu ? Je veux que tu coures le plus vite possible vers ma chambre de Préfet qui est au bout du couloir. Pour y entrer il faut que tu donnes ton nom au portrait de la jeune femme en voile noir et que tu jettes un Accio sur la clé qu'elle te tendra. Tu pourras alors ouvrir la porte d'en face. Là tu prendras un flacon de Potion Régénératrice Sanguine qui est violette. Les flacons sont sur le bureau. Tu me le ramènes ensuite. C'est bon ? »
Je hochai la tête et m'exécutais en toute hâte. Je réussis à atteindre le portrait de la jeune femme rapidement mais me figeai. Le portrait représentait une jeune femme aux longs cheveux aussi bruns que les miens mais lisses comme des baguettes. Elle était entièrement vêtue de voiles et de vêtements d'un noir charbonneux ce qui faisait ressortir sa peau de porcelaine. Ses yeux noisette me fixaient, emplis d'une immense tristesse. Elle incarnait le deuil. Je ne pus m'empêcher de penser qu'il se pourrait que j'ai besoin de me vêtir ainsi peu après. Je me repris en pensant à l'urgence de la situation.
Je pénétrais la chambre verte et argent de mon homologue Serpentard. Elle était impeccablement rangée et sur son bureau, les fioles s'alignaient au bord du meuble tandis qu'au centre un chaudron bouillonnait tranquillement. Je pris le flacon de potion violette et fis demi-tour. Je mis moins de trois minutes à revenir mais une fois en face de Severus, il me lança un regard vide, choqué comme jamais.
« C'est fini Rose.. » M'annonça-t-il d'une voix neutre, sans émotion. « C'est fini... C'est fini » Il continua de répéter ceci mais je ne voulus pas le croire. Je soulevai la tête de Lucius et la posai sur mes genoux avant de déboucher le flacon. Je le portai à ses lèvres trop blanches et lui fit boire la potion.
Je ne voulais pas abandonner avant d'être sûre de pouvoir perdre tout espoir, je savais que je ne m'en remettrai pas, il était une part de moi et vivre sans lui serai vivre sans la moitié de moi. Il était mon jumeau, mon ami, je pouvais tout lui dire, tout lui confier, il m'aurait juste aidée. Alors je m'obstinai, lui faisant boire la potion que je savais parfaite puisque c'était notre ami qui l'avait concoctée.
J'attendis quelques minutes mais Lucius ne se réveilla pas, il ne repris pas des couleurs, il ne soupira pas. Sa poitrine ne se soulevait pas sous l'effet de son souffle, je le savais mais j'étais sûre qu'il pouvait encore revenir, alors, prenant mon élan, je lui mis une gifle magistrale qui, j'en étais sûre, avait le pouvoir de réveiller les morts. Une main s'empara de la mienne et la plaqua contre mon corps. Severus vint se mettre derrière moi et me tira contre son torse comme s'il voulait me réconforter mais de quoi ? Une main pâle aux longs doigts fins vint essuyer des larmes que je n'avais pas senti couler.
« Roslynne, c'est fini, cesse de t'acharner... » Me dit-il en me serrant contre lui pour m'empêcher de me ruer sur la dépouille de mon meilleur ami.
« Ce n'est pas fini Severus ! Je sais qu'il est là, je le sens, il est encore avec nous, toi et moi nous pouvons le sauver ! » Affirmai-je en tentant de me libérer. « Aide-moi, Severus aide moi ! » Je me débattais comme un beau diable mais il me tenait contre lui avec une force que je n'aurais pu soupçonner, me ceinturant fermement.
Il me retourna pour que je lui fasse face et planta ses yeux d'obsidienne dans mes yeux acajou et j'y vis de la douleur, du désespoir mais aussi une profonde volonté de m'aider. Je continuais de tenter de me libérer mais il me retint encore et je finis par attendre qu'il me lâche mais il n'en fut rien, il se contenta de continuer de me fixer intensément en me conservant contre lui.
« C'est fini Roslynne... » Me répéta-t-il et ces mots m'atteignirent pour la première fois. Le feu de l'action les avait empêché de me démotiver, il m'avait ordonné de continuer à aider Lucius mais là, ils me heurtèrent de plein fouet et mon souffle se coupa.
Lucius n'était plus de ce monde. La vie l'avait quitté et il me faudrait continuer sans lui. Je sentis mon cœur éclater et mon cerveau cria grâce. On m'avait retiré le seul qui me tenait à flots.
Je me laissais aller dans les bras de Severus qui me serra contre lui, enfouissant ma tête dans ses sempiternelles robes noires, caressant mes cheveux avec une douceur inattendue... Il ne disait rien et moi non plus, tous deux nous savions que rien n'irait bien, que rien n'allait s'arranger. Tous deux nous savions à quel point nos vies seraient noires et vides sans lui et aucun mot ne pouvait décrire notre désarroi. A cet instant, les longs mois que nous avions passés dans le silence étaient effacés, nous étions deux âmes en peine qui avaient besoin de se serrer l'une à l'autre pour oublier la douleur, oublier que notre ami était allongé près de nous, sans vie.
Nous restâmes ainsi un temps, mes larmes mouillant ses vêtements et sa tête plongée dans mes cheveux, comme s'il voulait que nous ne formions plus qu'un pour toujours. Je ne trouvais pas l'idée mauvaise, à nous deux nous pourrions avancer même s'il resterait un manque certain.
Soudainement un râle se fit entendre à côté de nous et nous sursautâmes de concert. Je relevai brusquement les yeux et me jetai près de la source de ce bruit. La poitrine de Lucius se levait et redescendait dans un effort surhumain. Son visage avait repris quelques couleurs et je me tournais vers Severus, incrédule.
« Severus, dis moi que je ne rêve pas ! » Lui demandai-je, éberluée.
« Mais ce n'est pas possible ! » S'exclama-t-il en me rejoignant près de mon cousin. « Lucius, tu es là ? »
Les paupières de mon meilleur ami battirent et il ouvrit ses yeux gris orage. Son regard était empli de souffrance et lorsqu'il ouvrit ses lèvres, ce fut pour pousser un cri de douleur qui me glaça le sang. Le hurlement se répercuta sur les murs et remplit la pièce d'échos. Je caressais son visage pour l'apaiser tandis que son regard hanté se braquait sur un point bien au-dessus de moi. Sa peine était incontestable et mon cœur me fit mal bien qu'il fut plus léger que quelques secondes auparavant.
Au bout que quelques minutes Lucius cessa de hurler mais commença à gémir comme un animal blessé. Il était en train de guérir pas je ne savais quel miracle. Folle de joie je me jetai sur Severus et, sans réfléchir, l'embrassais, emportée par l'euphorie du moment. Ses lèvres étaient glacées mais douces quand il répondit à mon baiser avec passion et me laissais aller dans ses bras, étrangement réconfortants et chaleureux.
Je ne sus combien de temps nous continuâmes de nous embrasser ainsi, un baiser né d'une joie inattendue et d'une passion que je n'avais jamais entrevue mais bien présente. Mes mains s'étaient agrippées aux épaules de mon vis-à-vis et ses mains caressaient mes cheveux. Ce qui nous interrompit fut le grognement que poussa notre Ressuscité personnel en reprenant conscience du monde qui l'entourait. A ce moment là je m'écartais violemment de Severus, les écarquillés de terreur. Qu'avais-je fait ? J'aimais Sirius alors pourquoi avais-je embrassé son pire ennemi ? Et surtout pourquoi avais-je trouvé ses lèvres plus douces et plus agréables que celles de mon ex-petit ami?
Pour faire taire ces voix dans ma tête qui me hurlaient des hypothèses plus qu'improbables, j'aidais Lucius à s'asseoir et le serrai contre moi.
« Merlin Merci tu es en vie ! » Soupirai-je, ma tête enfouie dans son cou. « Mais par quel miracle ? »
« Ton acharnement... » Me répondit le Serpentard brun. « Tu lui as donné la potion juste avant que son âme n'ait quitté son corps... Tu lui as sauvé la vie... »
Je le regardais et vis ses yeux emplis de questions et de craintes. Je baissai la tête et aidait Lucius à se relever malgré son état, je devais le conduire à l'infirmerie. Toutefois, avant que je n'ai eu le temps de sortir, Severus saisit mon poignet et chuchota dans mon oreille « Je n'oublierai jamais ce soir, nous en reparlerons » avant de me lâcher.
N'aurais-je donc jamais la paix ?
Si vous me laissez une review, Severus vous embrassera comme il a embrassé Roslynne (dommage que je ne puisse pas me laisser une review à moi-même ^^' ) !
A bientôt!
