Chapitre 5 : Fight against the pain
Nom: The Slytherin Lioness
Résumé: "Elle était la Reine des Serdaigle, leur phare dans la nuit. Elle était la soeur des Serpentard, une des leurs malgré tout. Et elle était sous la protection des Maraudeurs, Tigresse parmi les Lions. Elle était toi et moi."
Attention: Cette fic est aussi ancrée dans les romans que possible mais j'avais besoin de Lucius et Narcissa et à vrai dire, tous les Mangemorts, donc Lucius est à Poudlard en même année que Lily, James et Severus!
Disclaimer: Rien n'est à moi (sauf Roslynne, Katharina et Gab évidemment!) tout appartient à la magnifique J.K Rowling que je remercie de tout mon coeur!
Prochaine update: Le 28 octobre :)
Bonjour à tous!
C'est de nouveau moi! (Enfin je vous entends dire). Je sais que j'ai été longue à publiermais je fais comme je peux selon mes disponnibilités, les profs ne semblent pas savoir que nous avons des vies et des loisirs et à vrai dire, je n'ai qu'une heure et demie de loisir le soir (en général) et j'en profite souvent pour lire ou passer du temps avec mes proches...
Désolée.
J'essaierai de poster à temps le 28, promis!
Chapitre 6 : Fight against Pain
« I'm to young, (I'm to young), to lose my soul!
I'm to young, (I'm to young), to feel this world!
So long, (so long),
I'm left behind.
I feel like I'm losing my mind. »
A world so cold, Three Days Grace
Une fois que Severus m'eut lâchée je repris lentement mon chemin vers l'infirmerie, soutenant Lucius qui ne cessait de grimacer sous l'effet de la douleur qui le tiraillait encore. Notre route fut longue, notamment à cause des nombreuses pauses que je dû faire pour ne pas épuiser mon meilleur ami à peine ressuscité. Nous arrivâmes à l'infirmerie une vingtaine de minutes après être parti malgré le fait qu'un seul étage nous avait séparé de notre destination. Je frappai à la lourde porte en chêne et c'est une madame Pomfresh en robe de chambre qui nous accueillit.
Elle avait ouvert la bouche pour nous adresser un reproche quand elle vit Lucius, pâle comme jamais auparavant, appuyé sur moi et gémissant sous l'effet de la douleur. Elle se tut et nous fit installer dans un box dont elle ferma vivement les rideaux avant de se tourner vers son patient qui s'était allongé difficilement et qui se mordait les lèvres afin de ne pas hurler. Son regard perçant passa de son corps agité de spasmes à moi qui me mordais furieusement la lèvre, inquiète.
Elle me fixa encore quelques minutes avant que sa voix ne se fasse entendre. « Miss Beauregard, que s'est-il passé ? Êtes-vous responsable de l'état de Mr Malfoy ? » Me demanda-t-elle d'un ton soupçonneux et glacial.
Mon cœur rata un battement et je me tournai vers elle, incrédule. Cette femme aux airs de vautour avait insinué que j'avais plongé mon meilleur ami dans cet état ? Le sang commença à pulser dans mes veines et je la fusillai du regard.
D'une voix glaciale je dis : « Poppy, comment pouvez-vous imaginer que JE sois responsable ? Croyez-vous réellement que j'ai pu ainsi blesser Lucius ? »
Elle baissa la tête. « Excusez-moi, j'aurais du me rappeler... »
Elle faisait référence à un samedi de décembre quelques années plus tôt quand Lucius m'avait conduite ici, sanguinolente et à moitié inconsciente alors que j'avais chuté de mon balai pendant un match de Quidditch durant lequel le batteur de Poufsouffle avait envoyé un cognard droit sur moi qui me trouvait dans les gradins. J'avais alors été assommée et Lucius m'avait porté seul jusqu'ici. Ma blessure avait été assez sérieuse pour que Mme Pomfresh me garde trois jours à l'infirmerie, trois jours que Lucius avait passé à mes côtés sans jamais s'éloigner plus d'une heure malgré ses cours.
« Que s'est-il passé ? » Me redemanda-t-elle visiblement très inquiète.
Je lui contai alors l'histoire sans donner les noms de nos agresseurs, je ne pouvais pas faire cela à Sirius, je l'aimais bien trop pour ça. Mais en moi une voix hurlait que c'était trahir le garçon à côté de moi. Mais me demander de dénoncer Sirius et espérer une réponse était utopique à mes yeux. Lorsque j'achevais mon récit elle avait l'air horrifié et lança un sortilège de diagnostique sur son patient qui semblait s'être endormi.
« Excusez-moi de cette expression Miss Beauregard mais Lucius ne s'est pas sûrement pas jeté un sort à lui-même. Puis-je connaître le nom du coupable ? » Fit-elle en s'affairant à apporter un pyjama et de l'eau pour mon ami.
Je ne répondis pas et devant mon silence elle insista. « Je sais que vous devez être effrayée mais dîtes moi qui a bien pu jeter un tel sort à votre cousin, il doit être puni ! Il aurait pu tuer Mr Malfoy ! »
Je baissais les yeux et me mordis la lèvre jusqu'au sang, elle m'en demandait trop...
« Miss Beauregard, je vais devoir appeler le directeur pour lui expliquer la situation, ce qu'il s'est passé dans l'enceinte de l'école ce soir et il tiendra à savoir la vérité alors qui que vous protégiez, vaut-il votre renvoi de l'école ? »
Mes dents coupèrent ma lèvre tant mon hésitation était forte et dans ma tête je ne savais plus à quel Sorcier me vouer... La main osseuse de l'infirmière se posa sur mon épaule et d'un regard elle me donna toute la force dont j'avais besoin pour dénoncer l'homme que j'aimais plus que tout au onde. Inspirant profondément je lâchais le nom de Sirius dans un murmure et, si ses yeux s'écarquillèrent, elle ne fit aucun commentaire, se contentant de hocher la tête avant d'aller dans son bureau.
Une fois qu'elle y fut entrée je laissais mes larmes couler abondamment, folle de culpabilité et c'est presque inconsciemment que je me rapprochais du lit dans lequel reposait mon cousin. Il avait déjà bien meilleure mine, gardant malgré tout son teint pâle naturel. Je caressais doucement son visage et ses paupières battirent.
« Bonjour Rose.. » Souffla-t-il d'une voix rauque. Je posai un doigt sur ses lèvres pour lui dire de se taire et continuait de caresser sa joue, tendre.
« Chut mon ange, je suis là. » Répondis-je en le couvrant d'un regard bienveillant. « Repose-toi, tout ira bien.. »
Il ferma de nouveaux les yeux et s'abandonna contre ma main. A cet instant je me sentais comme une grande sœur qui avait pour mission de protéger un petit garçon qui avait peur du noir, je devais me montrer douce pour ne pas le brusquer.
Je ne sais combien de temps je restais comme ça mais je me relevai en entendant des bruits de pas s'approcher. Madame Pomfresh ouvrit le rideau pour laisser entrer le Directeur. Albus Dumbledore avait les traits tirés, les yeux emplis d'inquiétude et l'air grave. Il me regarda fixement comme pour me passer au rayon X et je lui renvoyai son regard, cherchant un quelconque soutien dans ses iris couleur d'azur.
« Bonsoir miss Beauregard. » me salua-t-il, la voix grave et posée. « J'ai pu entendre vos aventures de ce soir par Madame Pomfresh... » Il fit une pause avant de secouer la tête et je sentis qu'il ne croyait pas à ce qu'il s'était passé. »Cependant je ne peux qu'exprimer mes doutes envers cette jolie petite histoire bien montée... »
« Professeur, je vous jure que c'est ce qu'il s'est passé ! » M'exclamai-je en me levant et Lucius grogna légèrement puis se retourna, endormi. « Je vous jure que nous avons été agressés sans aucune raison ! »
Le professeur Dumbledore soupira. « Vous savez Miss, j'ai moi-même rendu visite à Messieurs Black et Potter qui affirment avoir été agressés en premiers... Vous êtes la seule à soutenir le contraire et il n'est pas de la nature des Gryffondors d'attaquer les autres... J'attendais beaucoup mieux de vous, j'ai le malheur de vous l'annoncer... »
« Comment pouvez-vous les croire ? » Tonnai-je, outrée. « Ils nous ont agressés sans raisons, ils ont manqué de tuer Lucius et si Severus n'était pas intervenu il serait mort à l'heure qu'il est ! »
« Suffit ! » Décréta le Directeur. « Je ne peux le croire, de plus le sort que vous déclarez avoir été témoin est un sort qui n'existe que depuis peu et il est impossible que deux Gryffondors le connaissent puisqu'il a été inventé par un Serpentard ! »
Il sortit ainsi et en moi grandit un sentiment d'injustice qui me fit tourner la tête. Je le poursuivis et l'arrêtai, pas le moins du monde impressionnée. « Maintenant vous allez m'écouter, Professeur, Sirius et James nous ont attaqués, vous ne pouvez pas les laisser faire ! Vous ne pouvez décemment pas croire qu'il s'est jeté ce sort tout seul ou que j'ai pu le faire ! »
Le vieil homme me toisa avec une certaine répulsion. « Je me suis habitué à côtoyer des Serpentards, miss et vous pouvez vous estimer heureuse que je ne puisse pas vous punir en l'absence de preuves tangibles. » Lorsqu'il eut fini sa tirade il sortit et Pompom vint me rejoindre et me reconduisit jusqu'à mon fauteuil aux côtés de Lucius.
Je me sentais trahie par le Directeur, incomprise par Sirius et je me demandais qui pouvait bien m'aider à cet instant. Je me levais alors et fit comme lorsque j'étais enfant, je grimpais dans le lit de mon cousin et me blottis contre lui pour que sa présence m'apaise ce qui se passa et je sombrai dans un sommeil trouble.
Je sentis un corps chaud contre moi, des bras m'entourant, un cœur contre mon oreille et je souris, heureuse de me réveiller avec un tel sentiment de sécurité. Je ne me leurrais pourtant pas, étrangement consciente des événements de la veille mais l'odeur de cannelle de Lucius m'apaisait profondément. Un souffle brûlant caressait mes longs cheveux bruns de même qu'une main, alors j'ouvris mes yeux. En face de moi se trouvait le torse de Lucius qui avait son visage plongé dans ma chevelure et qui semblait encore ensommeillé mais bel et bien réveillé.
Je me détachais légèrement de lui et lui souris doucement quand il reporta son regard sur moi. Sans un mot il me salua en embrassant mon front et je lui fis la bise en bonne française. Il me regardait avec beaucoup de tendresse tandis que je me relevai pour aller déjeuner. Certes nous étions un samedi mais je voulais absolument voir Katharina.
Alors que je quittai lit d'infirmerie, Lucius se saisit de mon poignet et d'une voix bien plus claire que la veille, il m'adressa un « Merci » sincère qui me fit sourire. Je hochais la tête et quittais l'infirmerie, faisant un détour par ma chambre pour me changer puis allant déjeuner. Il était aux environs de dix heures et tout le monde devait être dans la Grande Salle vu l'absence de monde dans les couloirs.
Je poussais les grandes portes de chênes et entrai dans la salle d'un pas fier, consciente des quelques regards qui pesaient sur moi. Bien entendu l'agression de Lucius n'était pas restée secrète et il se disait que je me trouvais avec lui à ce moment ce qui faisait que tout le monde voulait me parler de ce qui s'était passé. Ignorant les murmures et les regards je me dirigeais vers ma table où je fus accueillie par des sourires chaleureux, comme toujours. Ce qui fut moins habituel, ce fut de voir Regulus et Gabriel me rejoindre suivis par une Katharina inquiète et mal réveillée. A la table des Serpentards, Severus me contemplait d'un regard brûlant qui me fit détourner les yeux. Dire que certains osaient parler de ses yeux « sans expressions »...
« Roslynne ? » m'apostropha la blonde. « Tu es avec nous ? »
« Excuse-moi... Je suis un peu ailleurs... »
« Tu n'es pas rentrée au dortoir hier soir. » Affirma-t-elle, soucieuse. « Ne me dis pas que les rumeurs sont vraies ? »
Je la fixai quelques instant avant de lui répondre. « Malheureusement si... Lucius a été blessé hier soir et j'ai passé la nuit à l'infirmerie avec lui... »
Regulus fronça les sourcils ce qui devait être sa propre façon de hoqueter de surprise avant de me demander ce qu'il s'était passé. Je ne lui répondis pas tout de suite en voyant Severus s'approcher dangereusement de nous et s'asseoir en face de moi à ma plus grande surprise mais pas que. Toute la salle avait les yeux fixés sur nous et je me sentis mal à l'aise. Mes amis, eux ne lui prêtèrent guère attention suspendus à mes lèvres.
« Lucius a été agressé par les Maraudeurs. » Annonça Severus comme s'il avait entendu la question depuis la table des Serpentards et qu'il était venu juste pour y répondre. Mon groupe sursauta et se tourna vers lui qui ne fixait que moi, regard que je fuyais.
« Comment va-t-il ? » Demanda Gab plus par politesse que par réel intérêt.
« Ce matin il allait plutôt bien.. Mais ça m'étonnerait qu'il puisse ressortir du repaire de Mrs Pomfresh avant quelques jours.. » Déclarai-je.
« Tu ne dois pas le savoir Roslynne mais ce sortilège n'est puissant que sur l'instant, il devrait être remis d'ici ce soir au vu des soins que tu lui as prodigués.. » Annonça Severus en se servant de mon thé favori tandis que mes amis le regardaient étrangement.
Katharina finit par lui demander : « Tu en sais beaucoup... Tu y étais ? »
Severus hocha la tête, perdu dans des souvenirs apparemment très déplaisants.
« Il a sauvé Lucius. » Confirmai-je et tous se détendirent et l'acceptèrent mais lui, une fois encore, ne regardait que moi. Je savais qu'il voulait que nous parlions de ce baiser mais je n'étais pas plus avancée que lui. Je ne comprenais même pas pourquoi il avait recommencé à me parler normalement.
Après ce matin plutôt chargés en regards soupçonneux et en murmures de mauvais augure, la journée se déroula sans aucune anicroche. Je pus même aller déjeuner avec Lucius et passer la journée avec lui, Katharina, Regulus et Severus. Nous nous occupâmes à le distraire ce qu'il apprécia. Lui et Katharina semblaient s'entendre à merveille et, si cela me fit sourire, je songeais au pauvre Gabriel qui risquait de finir célibataire incessamment sous peu.
Cette journée idyllique continua jusqu'au dîner. Cela faisait une dizaine de minutes que Regulus était parti, nous laissant afin de rejoindre les Serpentards pour les rassurer, et depuis ce moment-là, une légère tension s'était instaurée, en effet, Katharina et Lucius semblait avoir oublié le reste du monde et Sev ne faisait que de me regarder, attendant sûrement des réponses quant à notre baiser de la veille. Seulement, je n'avais rien à lui dire, je ne savais pas pourquoi je l'avais embrassé alors comment pouvais-je lui expliquer ? N'ayant rien à lui dire, je me levai et commençai à m'éloigner mais je fus vite rattrapée par le Serpentard qui semblait vraiment avoir besoin de me parler.
« Roslynne, tu ne peux pas t'enfuir, me fuir, après ce qu'il s'est passé hier ! Ce n'est pas envisageable ! » Déclara-t-il, ses yeux si sombres me lançant un regard sévère qui me fit culpabiliser.
« Ecoute Sev, j'ai aucune idée du pourquoi je t'ai embrassé, c'est arrivé et ça ne va jamais se reproduire alors autant oublier d'accord ? Il n'y a rien à dire. » Je lui répondis, sincère. Je ne sais si c'était l'effet de mon imagination mais je crus voir une once de déception dans ses yeux avant qu'il ne fasse volte-face.
A trois mètres de moi, il se retourna et me lança d'une voix neutre : « Lucius sortira demain soir, je le raccompagnerai. » Avant de rejoindre mon cousin.
C'était cela de fin, maintenant, je devais reconquérir Sirius.
Ceux qui laisseront des reviews seront pardonnées par Sirius et il leur fera un grooooos calin :)
Bisous!
