Chapitre 7 : Phoenix
Nom: The Slytherin Lioness
Résumé: "Elle était la Reine des Serdaigle, leur phare dans la nuit. Elle était la soeur des Serpentard, une des leurs malgré tout. Et elle était sous la protection des Maraudeurs, Tigresse parmi les Lions. Elle était toi et moi."
Attention: Cette fic est aussi ancrée dans les romans que possible mais j'avais besoin de Lucius et Narcissa et à vrai dire, tous les Mangemorts, donc Lucius est à Poudlard en même année que Lily, James et Severus!
Disclaimer: Rien n'est à moi (sauf Roslynne, Katharina et Gab évidemment!) tout appartient à la magnifique J.K Rowling que je remercie de tout mon coeur!
Prochaine update: Le 14 novembre :)
Bonjour!
De retour avec un chapitre... 2504 mots tapés en ... 2 heures! Avouez que vous êtes toutes ultra-fières de moi! Moi en tout cas oui :)
Enfin, ce chapitre est dédié à ma plus que précieuse cousine, Ausland dont une des fictions va probablement être traduite en français :D
mais pas qu'à elle. Je souhaiterai faire une énorme dédicace à une amie qui compte énormément pour moi, ma lectrice la plus fidèle, une tarée comme moi qui se reconnaîtra à la seule mention de la formule Hair Force :D Gros bisous à toi ma belle (L)
Voilà, c'est tout!
Bonne lecture et à bientôt :)
Chapitre 7 : Phoenix
« Something always brings me back to you,
It never takes too long,
No matter what I say or do
I still feel you here,
'Till the moment I'm gone. »
Gravity, Sara Bareilles.
(Merci à la série, The Vampire Diaries de m'avoir rappelé
l'existence de cette chanson ! )
Je me rendais à ma chambre d'un pas rapide, la tête emplie de plans irréalisables pour arriver à mes fins. Devant ma porte se tenait justement l'objet de mes pensées, droit comme un I, aussi beau que d'ordinaire et je me perdis dans ses yeux de brumes. Seulement, au lieu de leur éternelle chaleur troublante, je n'y vis qu'une haine implacable et irraisonnée. Je tentai un sourire timide et seul un regard noir me répondit.
Je m'approchai timidement de lui et, arrivée à sa hauteur, je m'arrêtai incertaine. Mon indécision fut de courte durée puisque je me décidais rentrer de peur de subir ses foudres mais il me retint par le même poignet qu'avait saisi Severus ce qui me semblait des années auparavant. Celui-ci me faisait encore mal et je gémis sous la douleur, certes supportable mais vive malgré tout.
« Roslynne, je t'interdis de partir ! » M'annonça-t-il, sa voix claquant comme un fouet, gelant tout sur son passage, alourdissant l'atmosphère comme si une chape de plomb s'était abattue dans le couloir. « Nous avons, je crois, besoin de parler de certaines choses que tu m'as caché quand nous étions encore ensemble. »
Je me tournais lentement vers lui sans croiser ses yeux qui me rendaient folle. « Premièrement, je n'ai aucun ordre à recevoir de toi, Sirius, ensuite je n'ai rien fait je te le jure ! » J'avais un besoin désespéré qu'il me croie, qu'il sache enfin qui j'étais, qu'il me comprenne enfin. « Lucius est mon cousin et il ne peut en être autrement ! Entre lui et moi il n'y a que de l'amitié ! »
« Permet moi d'émettre un doute. » Rétorqua-t-il. « Mais cette tendresse entre vous est tout sauf amicale ! »
« Ce n'est pas de ma faute si tu n'as jamais su tisser de tels liens, à croire que seuls les Serpentards en sont capables ! »
La gifle partit et s'abattit rapidement sur ma joue cuisante. Je le fixai, stupéfiée et incrédule et je rencontrai ses yeux durs qui, au fur et à mesure qu'il se rendait compte de son geste, s'adoucissaient et se remplissaient d'une culpabilité que j'avais toujours crue impossible chez lui. J'étais raide, les yeux trempés de larmes, la joue écarlate. Il n'y eut aucun mot entre nous jusqu'à ce que j'ouvre le portrait pour accéder à ma chambre.
Là, Sirius s'empara de mon bras, et me retourna vers lui, me plaquant contre son torse bouillant. Nos lèvres n'étaient qu'à quelques centimètres, et nos regards étaient plongés l'un dans l'autre. Soudain, mes yeux se portèrent sur ses lèvres si douces et si pleines. L'envie de les embrasser m'étreignait douloureusement le cœur. Je me rapprochai encore de lui et soudain, ce fut comme si rien n'avait jamais existé, le baiser fut long mais passionné, comme si nous cherchions tous deux à compenser l'absence de l'autre ressentie depuis hier.
Le baiser s'interrompit aussi vite qu'il avait commencé, Sirius paraissait confus et pourtant, il avait l'air déterminé quand il m'interpella : « Rose ? »
Je remontais mes yeux vers les siens mais ne pus répondre, captivée par la douceur et la tendresse contenue dans ses deux orbes grises, sublimes. Il soupira puis continua : « Je suis désolé... On se reparle demain ? »
C'était une chance inespérée que j'avais sous mes yeux, et je ne pus que hocher la tête alors qu'un sourire apparaissait sur mes lèvres. Il répondit avec l'un de ces sourires en coins qui me faisaient tant craquer. Je fis volte-face et entrais dans ma chambre quand il m'appela une dernière fois, et, hésitant, me supplia : « Rose, je suis désolé, je te le jure, je ne voulais pas te faire de mal... Tu veux bien qu'on réessaie ? Qu'on essaie de redevenir le couple qu'on était avant ? »
« Oui ! » Fut la seule chose que j'arrivai à répondre, tant je n'arrivai pas à croire à ma chance. J'avais toujours pensé que je devrais batailler comme une folle pour le récupérer et il me tendait la main, que je venais de saisir, comme si cette chance était ma bouée de sauvetage. Il sourit encore et tourna les talons afin de rentrer dans son dortoir.
Je rentrais dans le mien et me laissait glisser le long du mur, le sourire aux lèvres. Si ces derniers jours avaient été houleux, ce soir avait été sublime. Sirius m'avait demandé pardon, il m'avait supplié de le reprendre en tant que petit ami. J'avais l'impression que le monde s'était de nouveau éclairé et me montrait tout ce qu'il pouvait m'offrir. Je pensais avoir la vie devant moi... Quelle idiote.
Aujourd'hui quand je relis ces lignes, je blâme mon innocence et ma naïveté. Je croyais en la belle vie, aux âmes sœurs, à l'Amour tendre. Je pensais vraiment que les Gryffondors valaient mieux que tous les autres et aujourd'hui, alors que tout a changé, je peux affirmer que ce fut la plus grosse erreur de ma vie. Mais reprenons.
Le lendemain matin, lorsque je m'éveillai, le monde me sembla sublime. De la fenêtre du couloir je pouvais voir le paysage bercé par un soleil mal réveillé et entouré de nuage. Cela obligeait son rayonnement à se diviser, illuminant certains points plus que d'autres. Dans le ciel, une sublime chouette couleur de l'orage tournoyait au dessus de la forêt.
Perdue dans la contemplation de cette nature à peine éveillée, je ne vis pas Severus arriver. Certes, le fait qu'il soit à peine sept heures un dimanche matin ne m'aidait pas à m'attendre à trouver un élève rôdant dans une partie peu connue du château. Un raclement de gorge se fit entendre et je sursautai brusquement tout en faisant vote face. Dans ma tête, la marche funèbre raisonna pour souligner le deuil de la classe Malfoyenne que j'avais visiblement perdue.
Une fois que j'avais reconnu l'intrus, j'étais repartie dans mes pensées quand soudain mon vis à vis se saisit de ma main., me maintenant face à lui. Ses sourcils se froncèrent et je chassais avec hargne la sensation de désir qui fleurissait en moi. Vous ne comprendrez pas, je comprends que vous puissiez penser que Severus est laid, mais son charme est indéniable. Tout en lui, de ses yeux d'onyx insondables à son corps étonnement musclé, dénotait un charisme écrasant. Et si beaucoup étaient incrédules à cette idée, d'autres s'accordaient avec moi à dire que Severus était désirable bien qu'inaccessible.
A cette époque je me refusais à penser à lui autrement qu'en tant qu'un ami et c'est pourquoi j'avais tant de répulsion face à mon attirance. Malgré tous mes efforts, mon esprit s'emplit de voix qui me criaient de me rapprocher, de réitérer le baiser passionné d'il y a quelques jours. Comme s'ils les entendaient, il me rapprocha de lui, plaquant mon corps contre le sien, ses yeux dévorants mon visage, son souffle sur ma peau. Je m'étais accrochée à son dos de façon instinctive mais mes mains refusèrent de lâcher le tissu de sa cape noire. Nous étions face à face, visiblement attirés l'un par l'autre et je ne sus que faire.
Il se pencha un peu et embrassa ma joue à ma plus grande surprise puis il me chuchota à l'oreille : « Que t'est -il arrivé Rose ? » Son souffle bouillant me fit frissonner et je me blottis encore plus contre lui, son étreinte était protectrice et ce sentiment ma faisait planer. « Qui t'as frappé ? »
Je me raidis violemment et le repoussait vivement avant de me mettre à bafouiller. « Qui te dit qu'on m'a frappée ? » Je me serais donnée des claques en entendant ma voix et voyant qu'il n'était pas dupe.
Il revint près de moi et frôla la joue que Sirius avait claquée. J'avais oublié ce geste et je maudissais ma peau qui marquait trop facilement. J'étais coincée, il allait me harceler jusqu'à ce que je lui dise et je ne VOULAIS SURTOUT PAS que mon petit-ami ait des ennuis. Je reculais d'un pas mais le Serpentard de moi avança, refusant de mettre de la distance entre nous. « Qui t'as fait ça Roslynne ? »
Je le regardais, un peu perdue, je ne savais que faire, je ne voulais pas lui dire mais il exigeait une réponse. J'examinais mes options mais n'en trouvais aucune qui put m'être d'un quelconque secours au vu de la situation.
A l'instant où il allait réitérer sa question, une jeune et sublime jeune fille blonde fit irruption dans le couloir, écrasant son environnement de par sa beauté irréelle. Katharina était enfin venue à mon secours. Je n'avais pas la moindre idée du pourquoi elle était venue ici de si bonne heure mais elle était tombée à pic et c'est ce qui comptait pour moi. Mon amie interrompait l'interrogatoire gênant du jeune homme brun qui tourna les talons et s'en alla.
Katharina le regarda s'éloignant en secouant sa tête, faisant voler ses soyeux cheveux platines. Son air était désapprobateur et j'avais envie de rire devant le mépris que lui inspirait ce garçon. Elle se tourna vers moi et me sourit avant de froncer les sourcils devant la marque qui avait intrigué Severus.
« Roslynne, avec qui t'es tu battue ? » Me demanda-t-elle de sa voix la plus douce, comme si je risquais de me briser.
Je ne répondis pas, je ne lui dirai pas plus qu'à Severus. Elle soupira et me prit la main en me conduisant vers la tour Serdaigle. « Je peux comprendre que tu ne veuilles pas en parler, si c'est compliqué, autant que tu grades ça pour toi mais ça serait plus facile si tu avais la décence de cacher la marque des doigts. Il faut faire avant que Lucius la voie, il serait capable d'utiliser la Légilimancie pour trouver le coupable puis le tuer... » Elle avait dit tout ça comme si c'était naturel et je lui fus reconnaissante de cette attention. Bien sur, j'avais noté le ton rêveur qu'elle employait pour parler de mon cousin, comment l'éviter ?
Cela nous prit une vingtaine de minutes pour arriver à la Salle Commune et elle ne s'arrêta pas là, me conduisant vers la salle de bain de son dortoir. Elle me fit asseoir devant la coiffeuse et sortit sa trousse à maquillage. Surprise, je levais un sourcil Malfoyen.
« Regarde toi dans le miroir chérie, tu peux pas sortir comme ça. Il faut cacher cette horrible trace sinon tu n'en auras pas fini d'être interrogée ! »
Mon visage avait en effet, été marqué ? Sur ma joue gauche s'étirait la marque des doigts de mon petit ami... Et merde...
« Poudlard appelle Roslynne ! » Souffla mon amie, visiblement très agacée.
« Tu disais ? » Lui demandais-je, honteuse de ne pas avoir suivi la conversation.
« Je disais que tu n'étais pas bien bavarde ce matin. Écoute, je sais que je suis pas Lucius mais si tu veux me parler, je t'écouterai, tu es une personne à laquelle je tiens énormément et je suis là pour toi. Alors n'hésite pas surtout... » Son ton était inquiet et je lui souris, reconnaissante.
« Tu sais Kath, c'est une longue histoire... » Murmurais-je, un peu méfiante.
« Les histoires d'amour, c'est toujours compliqué... » Philosopha-t-elle en accompagnant ses paroles d'un doux sourire mélancolique.
Je lui souris en retour et, prise d'une soudaine confiance je lui racontais tout. Mon enfance, mon amitié improbable avec les Maraudeurs, la chute de cette soudaine popularité, l'aventure cachée avec Sirius, nos déboires jusqu'à la veille. Elle eût la politesse de ne pas m'interrompre ce dont je lui fus reconnaissante. Au moment d'évoquer le sort qu'avait reçu Lucius, j'avais cru voir une perle irisée au coin de son œil mais cette illusion avait vite disparu, cela ne correspondait pas à mon amie.
« Tu vois, je sais pas pourquoi mais il y a toujours quelque chose qui me ramène à Sirius... Ce n'est jamais trop long, quoique je fasse, il est avec moi... Notre relation est si naturelle... « Conclus-je.
Katharina renifla d'un air dédaigneux et me montra le travail qu'elle avait accompli avec mon visage. On n'y voyait plus la trace de la main de Sirius et j'avais meilleure mine que ces derniers jours... On ne remercierait jamais assez le maquillage.
Soudain je me tournais vers mon amie et celle-ci devina aussitôt ma pensée. « T'inquiète Rose, ce que tu viens de me dire c'est entre nous. Ça ne sortira jamais d'ici. Mais je suis toujours là si tu as besoin. » Je lui souris et elle fit de même. « D'ailleurs, je préfère te l'annoncer, Gab et moi c'est fini. »
Je levais les yeux au ciel. Enfin. Cela faisait des mois que leur couple n'avait plus de cohérence et depuis quelques temps, Lucius semblait s'intéresser à mon amie. Pas étonnant que ce couple boiteux se soit effondré vu le charme ravageur de mon cousin.
« Il le prend comment ? » Demandai-je, connaissant déjà la réponse.
« Bien... Il n'a pas réussi à me frapper. Il a lancé deux ou trois livres sur moi mais ensuite il m'a demandé pardon... » Répondit-elle en haussant les épaules.
« Et tu lui as répondu ? »
« Que j'examinerai sa demande incessamment sous peu... » Fit-elle en réprimant un rire. Au contraire, je me laissais aller à mon hilarité. Certes, c'était très Serpentard de se moquer d'un gars aussi gentil que Gabriel mais Katharina avait toujours eut le don pour repousser ses plus fervents admirateurs.
Soudain, je me souvins de deux yeux d'obsidienne me fixant avec intensité... Allais-je devoir repousser Severus, lui qui était si attentionné envers moi ? Pouvais-je le faire alors que c'était moi qui l'avait embrassé à peine quelques jours plus tôt ? L'idée même de le blesser me tordit les entrailles mais je savais ce que je devais faire. Je devais donner une chance à mon couple avec Sirius de survivre. Et pour cela, je devais intégrer les Maraudeurs.
« Rose ! » S'exaspéra la blonde.
« Oui ? »
« Tu étais encore dans tes pensées ! Reste avec moi par Merlin ! »
« Désolée. »
« Aller, viens, il faut aller prendre le petit-déjeuner. Que dirais-tu d'une balade au lac après ? » Proposa-t-elle.
« Avec plaisir ! » M'enthousiasmai-je.
Elle me sourit avant de ma faire signe de la suivre. Elle, ma toute nouvelle et pimpante meilleure amie... Je ne le savais pas encore à l'époque mais cette journée avait marqué un tournant dans notre relation. Elle était devenue ma meilleure coéquipière, conseillère en image, ma manipulatrice adorée. Nous étions des Serpentards, aucun doute là-dessus.
Si j'avais su comment ça finirait... Si seulement j'avais pu éviter ça...
Alors review? Caillou?
