Chapitre 8 : Violence
Nom: The Slytherin Lioness
Résumé: "Elle était la Reine des Serdaigle, leur phare dans la nuit. Elle était la soeur des Serpentard, une des leurs malgré tout. Et elle était sous la protection des Maraudeurs, Tigresse parmi les Lions. Elle était toi et moi."
Attention: Cette fic est aussi ancrée dans les romans que possible mais j'avais besoin de Lucius et Narcissa et à vrai dire, tous les Mangemorts, donc Lucius est à Poudlard en même année que Lily, James et Severus!
Disclaimer: Rien n'est à moi (sauf Roslynne, Katharina et Gab évidemment!) tout appartient à la magnifique J.K Rowling que je remercie de tout mon coeur!
Prochaine update: Le 28 novembre :)
Salut tout le monde!
Bon j'ai galéré à écrire ce chapitre, il est court mais même pendant les vacances j'ai pas trop eu le temps de taper. J'ai du le finir aujourd'hui en catastrophe et j'ai la dose de devoirs qui m'attend... Aïe
Le next update est incertain, si je peux le 28 novembre mais la période est chargée et ce sera juste avant les bacs blancs... Donc sûrment plus début décembre si je peux... Je ferai de mon mieux.
Cette fic est dédicacée à vous mes trois, Quatre? lectrices qui reviewent, que j'adore et pour qui je continuer
Gros bisous
Gwen
Chapitre 8: Violence
« I tried to be someone else
But nothing seemed to change
I know now, this is who I really am inside.
Finally found myself
Fighting for a chance.
I know now, this is who I really am. »
The kill – 30 seconds to mars.
Elle se dirigeait vers la Grande Salle et je la suivais docilement, perdue dans mes pensées. Je pensais à Sirius, au fait que j'allais le retrouver, que je pourrais de nouveau me blottir dans ses bras, l'aimer de tout mon soûl. Une fois devant la porte, je repris conscience du monde qui m'entourait et entrai dans l'immense pièce où nous mangions. Les nuages avaient noyé le soleil trop pâle d'un peu plus tôt et je soupirai. Le temps écossais n'était vraiment pas à mon goût. Comme si elle avait devinée mes pensées, Katharina soupira.
« Je regrette parfois le temps de la Grèce. »
« Tu as vécu en Grèce ? » M'étonnai-je en me rendant compte que j'ignorais tout d'elle.
« Oui, mes parents n'aimaient pas les paysages bulgares, ils les trouvaient fades. Alors à mes cinq ans nous sommes allés vivre en Grèce, au bord de la mer Égée. » Répondit-elle en haussant les épaules.
« Mais pourquoi la Grèce ? Et pourquoi être venue à Poudlard ? » Lui demandai-je, curieuse.
« Mon père est né en Grèce, en Péloponnèse. Il a rejoint la Bulgarie quand il a rencontré ma mère qui était là-bas en vacances mais il ne s'est jamais fait à l'atmosphère de Sofia et a préféré retourner dans son pays natal. D'ailleurs mon prénom vient du grec καταραμένος qui veut dire « maudite ».. Tu parles d'un prénom ! Et si je suis venu à Poudlard c'est parce que je rêvais de m'éloigner d'eux. On ne s'est jamais entendus eux et moi. Svetlana, elle, a été envoyée ici pour qu'elle ne s'éloigne pas de moi. »
Elle continuait de parler mais, déjà, je ne l'écoutais plus. Je fixais la table des Gryffondor à laquelle Sirius était assis, évitant soigneusement mon regard. A côté de lui, Remus Lupin semblait extrêmement fatigué, il ne devait pas dormir à cause de la pleine lune qui approchait inexorablement. James, lui, était absent de la table des Rouge et Or de même que Peter Pettigrew.
Un raclement de gorge se fit entendre et je fis volte-face. Sa haute silhouette m'empêchant de voir derrière lui, Lucius se tenait devant moi, aussi beau que d'ordinaire, parfaitement remis de ses blessures. Étouffant un cri de joie, je me jetais sur lui afin de l'étreindre, il était enfin de retour ! Il me rendit brièvement mon étreinte avant de me repousser. Même en de tells circonstances, il était hors de question pour lui de se ridiculiser de la sorte.
Malgré ma conduite, il me salua d'un léger signe de tête puis il se tourna vers Katharina qui le regardait avec adoration. Il lui adressa un autre signe de tête en murmurant son prénom, façon discrète de la saluer avec respect. Reprenant contenance, elle lui retourna le geste.
« Mais je t'en prie Lucius, assieds toi. » L'invita-t-elle poliment.
« Cela aurait été avec plaisir mais je dois retourner parmi ma Maison. On se retrouvera en métamorphose. » Fit-il avant de tourner les talons et c'est en le regardant partir que je vis Severus qui me dévisageais, neutre. Je me tortillais avec gêne, brûlée par ce regard qui me glaçait le sang et me procurait des frissons. Les ténèbres de ses prunelles me captivaient, l'intensité de son regard me glaçait.
« Roslynne, on doit y aller... » Me souffla ma meilleure amie et je me libérai de l'emprise du regard d'obsidienne.
« J'arrive ! » Déclarai-je en me levant. Mais dans ma précipitation je trébuchai sur le pied du banc et manquai de m'étaler. Heureusement, deux bras vinrent me retenir à temps et je levai les yeux vers mon protecteur. Je tombai alors sur deux prunelles gris-bleu me regardant avec douceur.
« Fais gaffe, tu risques de te faire mal. » Murmura doucement Regulus en m'aidant à me redresser.
Je lui souris avec gratitude et il me répondit avec un quelque chose qui ressemblait beaucoup à de la tendresse. Des murmures me parvinrent et j'eus du mal à croire que le secours de Regulus avait fait croire à tous que nous étions ensemble... Merlin, que les gens étaient bêtes ! Le regard de mon ami exprimait la même exaspération tandis que nous commencions à marcher vers la sortie sans un mot. Je ne me risquais même pas à regarder vers Sirius mais fut surprise quand, arrivée à la porte, je fut hélée par deux personnes.
La première voix était impérieuse, froide autoritaire et pourtant, je sus y déceler une pointe d'amusement, était celle de mon cousin qui m'apostrophais afin que je l'attende. La seconde voix était beaucoup plus chaude, beaucoup plus douce mais elle était pourtant rauque. Cette voix-ci appartenait à Remus. Les deux hommes venaient vers moi, suivis par leurs groupes respectives. Lucius était accompagné de Severus et d'un autre Serpentard, David Burton. Remus, lui se dirigeait vers moi accompagné de Gabriel et, étrangement de Sirius.
Nous pûmes alors tous assister à la scène la plus étrange qui exista un jour. Les deux trio se mêlèrent sans un mot même si les Serpentard prirent une mine dégoûtée et que Severus s'écarta le plus possible de Sirius. Puis ils ne rejoignirent, Regulus, Kath et moi. Sirius jeta un regard dégoûté à son jeune frère qui balbutia avant de s'éclipser.
Notre improbable groupe se rendit en cours de métamorphose sans un mot, nous étions tous trop gênés. Je m'assis aux côtés de Katharina et nous fûmes vite entourées par mes amis. La journée se passa ainsi, dans une ambiance pesante, coincée entre mes amis Serpentard et mes amis Gryffondor qui se fusillaient mutuellement du regard avec la palme d'or pour Sirius et Severus qui montraient les dents à l'autre.
A la fin des cours, énervée, je me tournai vers les autres et me mis à hurler, exténuée : « Mais si vous êtes pas capables de vous supporter que l'un des deux groupes se barre ! Je vous adore mais il y a des limites ! J'en peux plus de ce silence ! Pourquoi vous pouvez tout simplement pas vous entendre ? »
« Cela me semble évident... » Déclara Severus d'un ton glacial. Remus hocha la tête et Sirius haussa les épaules comme pour confirmer.
« J'aurais pu si ton cousin m'avait pas volé ma copine. » Cracha Gabriel en fusillant Katharina du regard.
Lucius lui lança un regard fielleux. « Ce n'est pas de ma faute, elles sont folles de moi... »
Sirius et Gabriel lui rendirent un regard haineux et je m'interposai entre eux ce qui le tendit encore plus. J'étais devant Sirius et mes yeux étaient pleins de larmes. Nous restâmes figés ainsi et les autres se dispersèrent, sentant l'orage venir.
Lorsque nous fûmes seuls, il me toisa, le visage fermé et je sentis la peur monter en moi.
« C'était quoi ça ? » Demanda-t-il, agressif, les yeux lançant des éclairs.
« De quoi ? »
« Ce matin avec Regulus. C'était quoi ce regard ? »
« Mais quel regard ? » M'étonnai-je, ne comprenant pas son énervement.
« Ne fais pas l'innocente ! Et le regard possessif de Snivellus ? »
« Mais il n'y a pas eu de tels regards alors calme toi ! » M'impatientai-je.
Je ne vis pas venir la gifle qui me projeta une fois encore par terre et je sentis une vive douleur quand ma tête heurta le mur derrière moi.
« Ne me mens pas ! Tu sais de quoi je parle ! » Cria-t-il avec hargne.
« Sirius calme toi, tu n'as rien à... » Je ne pus finir ma phrase car il m'expédia un crochet qui envoya de nouveau ma tête dans le mur et qui me laissa sonnée.
« NE ME MENS PAS ESPECE DE GARCE ! » S'époumona-t-il en envoyant son pied frapper mes côtes ce qui me coupa le siffle et la douleur devint presque insupportable. « NE ME PRENDS PAS POUR UN ABRUTI ! » Il me releva et me plaqua contre le mur, exerçant une pressions étouffante sur mes côtes douloureuses. Sa main enserrait ma gorge et mes pieds touchaient à peine le sol.
Il me laissa tomber comme une poupée de chiffon et s'éloigna d'un pas vif, sans un regard en arrière. Je me roulai en boule et me mis à sangloter de façon incontrôlée. Je ne comprenais pas pourquoi Sirius avait si peu confiance en moi, pourquoi il m'avait frappée, pourquoi il avait dit vouloir se remettre avec moi si c'était pour me traiter ainsi.
Je me relevais avec lenteur et difficulté puis m'en allais vers ma chambre d'un pas traînant. Je me sentais sale, humiliée, détruite. Comment mon Ange que j'aimais tant avait-il pu devenir un tel monstre en un seul instant ?
J'atteignis mes appartements en une demi-heure et fus heureuse que tout le monde soit parti dîner, sinon quelqu'un aurait pu m'apercevoir progresser difficilement le long des couloirs, du sang coulant de mon crâne et me tenant les côtes en grimaçant sous l'effet de la douleur. J'ouvris la porte et trouvai, sur mon bureau, une enveloppe.
Tout d'abord je m'interrogeai sur sa nature, intriguée. Mais, sentant mon état je décidais d'abord de prendre une douche puis de soulager ma douleur en dormant avec une potion de sommeil sans rêves. Lentement, je me dirigeais vers ma salle de bain et je me dévêtis d'un sort. Le jet d'eau bouillante détendit mes muscles et effaça le sang séché dans mes cheveux et sur ma tempe.
Une fois sortie, je me réfugiai dans mon lourd pyjama en coton puis appelait un elfe afin qu'il me ramène un chocolat chaud ce qu'il fit avec empressement. En l'attendant, j'allai dans mon lit et ouvris le tiroir de ma table de nuit où je trouvai une fiole emplie d'une potion d'un gris perle qui me rappela brièvement les yeux de Sirius. L'elfe ramena ma boisson puis disparut dans un pop sonore.
Je versais la potion dans mon breuvage et bus tout d'un coup avant de sombrer dans les limbes du sommeil. Je ne sais combien de temps je dormis, mais je ne fis aucun rêve et me réveillais bien plus en forme. Mon côté était sensible mais beaucoup moins douloureux mais mon cœur commençait à prendre la mesure de la violence de l'homme que j'aimais et il se mit à saigner.
Je me levai avec difficulté et regardai par la fenêtre. Il faisait noir dehors et la lune éclairait le parc qui semblait calme. Au bord du lac, quatre silhouette se déplaçaient. Les Maraudeurs se rendaient dans la Cabane Hurlante pour la transformation de Remus. J'envisageai un instant de les rejoindre pour coincer Sirius mais le courage me manqua.
A la place, je m'assis à mon bureau et décachetait l'enveloppe. Le papier était lourd et la missive brève. Était-ce Sirius qui m'écrivait pour me demander pardon ?
« Roslynne,
Je ne sais que te dire sinon qu'en ce jour je tente ce que je n'avais jamais cru capable. Je sais que je t'ai fait du mal, beaucoup trop à mon goût et j'en suis effroyablement désolé mais j'espère qu'un jour tu me pardonneras. Je sais que tu te demandes qui a pu t'écrire ceci mais je ne peux te fournir ma réponse, seul le temps te le dévoilera, je suppose. La vérité éclate toujours au grand jour.. Enfin. Cette lettre était simplement faite pour te dire que je t'aime Roslynne, plus que je n'ai jamais aimé et que je n'aimerai jamais. Si seulement tu savais... Sans toi, sans ta présence, ma vie est noire, morne. Je suis à tes pieds et tu ne le sais même pas... Pardonne moi mon amour, je t'en implore !
Avec tout mon amour. »
Mon cœur s'emballa. La seule personne qui m'avait vraiment fait du mal c'était Sirius, j'étais sûre qu'il m'avait écrit cette lettre pour se faire pardonner de sa cruauté plus tôt. Un sourire fleuri sur mes lèvres et je me saisis d'un bout de parchemin sur lequel je griffonnai quelque mots.
« Mon amour,
Bien sûr que je te pardonne, ce n'était rien, tu t'es laissé emporter. Je t'aime Sirius, si tu m'aimes vraiment, rejoins moi dans mes appartements demain soir à la nuit tombante.
Je t'aime.
Roslynne. »
Je me levai avec précipitation et courut jusqu'à la volière en pleine nuit, inconsciente du danger. Une fois là-bas, j'attachais ma réponse à la patte d'une des chouettes de l'école.
« Apporte ça à Sirius Black, Gryffondor ma belle ! »
La chouette ulula et s'envola par la fenêtre. Je redescendis lentement les escaliers et traversai le parc. La nuit était calme, si belle. La lune se reflétait sur la surface lisse de l'eau. Demain je reverrai Sirius et tout lui serai pardonné. Je revins sur terre juste à temps pour entendre un aboiement grave.
La dernière chose que je vis, ce fut une patte griffue qui filait vers mon visage à toute allure et que je ne pouvais pas arrêter.
Remus...
