Chapitre 10 : In the Shadow

Nom: The Slytherin Lioness

Résumé: "Elle était la Reine des Serdaigle, leur phare dans la nuit. Elle était la soeur des Serpentard, une des leurs malgré tout. Et elle était sous la protection des Maraudeurs, Tigresse parmi les Lions. Elle était toi et moi."

Attention: Cette fic est aussi ancrée dans les romans que possible mais j'avais besoin de Lucius et Narcissa et à vrai dire, tous les Mangemorts, donc Lucius est à Poudlard en même année que Lily, James et Severus!

Disclaimer: Rien n'est à moi (sauf Roslynne, Katharina et Gab évidemment!) tout appartient à la magnifique J.K Rowling que je remercie de tout mon coeur!

Prochaine update: Aux alentours du 31 janvier


Bonjour à tous !

Bon... Suite aux quatre malheureuses review que j'ai eu, je me suis dit que je pouvais continuer sans me prendre la tête. Je posterai donc une fois par mois, le dernier jour du mois. Mes chapitres seront peut-être plus longs, peut-être pas. Si je repasse au-dessus de cinq reviews par chapitre, j'accélèrerai mais je reprends pas ce rythme d'un post toutes les deux semaines sans.

Je voudrais remercier les lecteurs qui ont reviewé, tant mes lecteurs fidèles que les nouveaux. C'est bien pour vous que je poste, je vous dédicace ce chapitre !

Ensuite, je suis désolée du retard mais entre les bacs blancs et quelques problèmes personnels, le 20 c'était pas possible.

Bref, j'espère que vous avez passé un joyeux noël et je vous souhaite une très bonne fin d'année et un joyeux nouvel an :) J'active la fonction messages privés pour enfin pouvoir répondre!

A dans un mois!


Chapitre 10 : In the shadow

« No sleep, no sleep until I'm done with finding the answer
Won't stop, won't stop before I find the cure for this cancer
Sometimes I feel like going down and so disconnected
Somehow I know that I'm haunted to be wanted »

In the shadow, The rasmus (Dead Letters, 2004)

Le lundi matin fut plus compliqué. Il semblait que j'avais passé plus de temps que prévu dans la chambre de mon cousin et que la moitié du château me recherchait. Enfin ce fut ce qu'il me sembla quand, armée d'un sortilège de Glamour qui cachait mes cicatrices, je retournai chercher mes affaires dans ma chambre de Préfète et y trouvait une meute plutôt hétérogène.

Devant ce qui semblait être une bande de hyènes ultra-agressives, je fus tenter de m'enfuir avant qu'elles ne me voient. En effet, le groupe était composés de gens plus que différents et cela me rappela la dernière journée de cours que j'avais eue. Appuyée au mur, figée dans sa posture de Reine des Glaces maléfiques, Katharina semblait être vaguement ennuyée même si son regard trahissait son inquiétude à qui savait le lire. D'ailleurs la courbe de son dos était trop raide et sa posture trop étudiée pour paraître désinvolte. Mais ça bien sûr, seuls quelques élus pouvaient le voir.

A ses côtés, se tordant les mains, Gabriel faisait les cent pas, visiblement mort de peur. Il passait son temps à lancer des questions absurdes et à aboyer sur Katharina qu'il semblait tenir pour responsable. Il stressait tout le monde et je sentis la tension ambiante monter à chaque fois qu'il ouvrait la bouche. Stupide Gryffondor.

Devant le portrait de ma chambre, Remus montait la garde et seules les cernes sous ses yeux trahissaient son état d'épuisement avancé. Il masquait la porte et fusillait de son regard d'ambre quiconque osait s'en approcher un peu trop près. Le loup semblait ne pas s'être totalement endormi et même ceux qui n'étaient pas au courant de ce « petit problème de fourrure » devaient sentir la dangerosité de l'animal en lui. Il ne m'avait jamais paru aussi bestial.

En face de lui, tonnant et agressif, James semblait au bord du meurtre. Lily accrochée à son bras pour le calmer, avait l'air hypocrite et boudeur qui m'insupportait tant. De ce que je comprenais, James voulait entrer pour me voir à cause d'un tas de chiffon qu'il désignait sur le sol et que Peter regardait avec un air révulsé.

Je mis du temps à comprendre que ce tas de chiffon sale et informe était en vérité Sirius, dans un sale état. Je ne pus le comprendre que quand il gémit, en proie à la douleur physique ou à la douleur mentale, je ne le savais pas. A plus de trois mètres d'eux je pouvais voir qu'il avait des blessures plutôt sérieuses et des os qui formaient des angles étranges. Le sang séché collait ses vêtements crasseux à sa peau pleine de terre. Était-ce sa lutte contre Remus qui l'avait mis dans un tel état ? Je ne pouvais que le supposer.

En retrait de cette scène absurde, Regulus jetait un regard haineux sur son frère et sur Remus tandis qu'il semblait près à tuer James et Gabriel. En revanche, quand ses yeux croisaient ceux de Katharina, il semblait lui parler sans mots. Ses prunelles se teintaient de douceur, d'assurance comme pour la rassurer.

Et avant que je n'ai eu le temps de faire le moindre mouvement, tout ce beau monde excepté Sirius, s'était tourné vers moi. Les réactions furent aussi diverses que l'étaient les caractères. Gabriel s'était rué sur moi en trois de ses grandes enjambées et me faisait virevolter autour de lui, m'emprisonnait dans ses bras à mon grand dépit. Je le connaissais à peine et il agissait déjà comme si je lui appartenais. Il me reposa et les autres furent plus modérés.

Katharina hocha la tête vers moi ce qui signifiait une sorte de « Bienvenue à la maison », Regulus fît de même, tous deux inscrits dans le registre aristocratique. Le code caché de l'affection noble en présence des « impurs » comme les appelaient mes parents. Remus se crispa et je sus qu'il voyait à travers le sort de Glamour grâce à ses yeux de loup. Son visage était déformé par l'horreur et la culpabilité.

James, lui, se rua vers moi et m'asséna une claque monumentale, le visage tordu de haine et Lily, pendue à son bras, avait un sourire mauvais. Je le dévisageai sans comprendre mais un éclair de surprise et de choc traversa leurs faces, tant la sienne que celle de la dinde qu'il appelait sa petite-amie. L'impact de sa paume sur ma joue avait du court-circuiter le sort qui avait probablement montré mon visage actuel.

Mais Cornedrue se remit bien vite de sa surprise et commença à s'énerver. « Où étais-tu passée toi, Malfoyette ? Où te planquais-tu ? Dans le nid des Serpents ? Ou juste avec ton futur Mangemort de son cousin et ses potes les plus détraqués ? » Je tentai de répondre mais il me fit taire d'un Silencio !. « Qu'as tu fait à Sirius ? Pourquoi est-il comme ça ? »

La rage bouillonnait tant dans mes veines que son sort se dissipa comme de la fumée et que ma magie commença a pulser autour de moi, aura dont la couleur n'était pas sans rappeler celle des yeux de Lucius. Mes cheveux volaient autour de moi comme si au cœur d'une tempête et tous s'écartèrent de moi. Je n'en pouvais plus de James Potter et mon inquiétude pour Sirius comme ma nervosité avait poussé ma patience à bout. Mon Petrificus totalus informulé vint le cueillir et personne n'intervint de peur d'être ma prochaine victime.

Je rodais autour de ce vulgaire Gryffondor comme une panthère autour de sa proie et aucun bruit ne venait perturber ma chasse. « Je n'ai rien fait à Sirius ! » Feulai-je. « T'as quoi comme problème avec moi pour ne pas cesser de me pourrir la vie ? »

Un silence mortel accueillit ma réplique pour deux raisons. La première était que Sirius s'était levé, son regard incrédule sur moi. Ensuite, je sentais derrière moi la présence glaciale de Lucius ce qui suffisait en général à faire taire tout le monde.

Sa voix claqua comme la lanière d'un fouet dans l'atmosphère présente. « Qu'est ce que vous fichez tous là ? Les cours commencent dans dix minute, si vous détalez pas, je me verrai obligé de vous retirer des points ! ». Tous le regardèrent et Katharina, Regulus, Peter et Lily s'en allèrent sans demander leur reste. James resta face à nous, furieux que personne ne soit resté l'aider.

Lucius m'aida à me relever précautionneusement et fit face aux autres. Je m'agrippais à lui comme une désespérée et il me mit derrière lui pour me servir de rempart. J'entendis Sirius gémir sous la douleur et voulut le rejoindre mais Lucius me retint d'un seul regard jeté en arrière.

« T'as un problème avec ma cousine, Potter ? » Demanda-t-il d'un ton doucereux.

« Regarde ce qu'elle a fait à mon meilleur ami et oses dire qu'elle n'y est pour rien! » Rugit James en désignant Sirius.

Lucius éclata d'un rire qui gela la pièce. « Je ne vois pas grande différence. Et dois-je te rappeler que si Black est dans un tel état c'est grâce à vos relations plus que douteuses ? ».

Je me mis à côté de Lucius et laissais tomber le glamour. Remus ne me regardait pas dans les yeux, il semblait se retenir de s'enfuir. Sirius ouvrit des yeux effarés. Il ressemblait vraiment à une loque ainsi. James eut un mouvement de recul devant mon visage défiguré.

Cependant, le Gryffondor sortit bien vite de son mutisme. « Je ne vois pas non plus grande différence. A part que maintenant, son physique correspond vraiment à ce qu'elle est à l'intérieur ! » Cracha-t-il.

Lucius, pour toute réponse, lui sauta dessus, l'air enragé et le plaqua contre le mur en lui enserrant la gorge, toute retenue aristocratique oubliée. Choquée par les paroles du fils Potter, je m'enfuis et me réfugiai dans ma chambre sans trop de difficulté, Remus s'étant poussé à mon approche.

Ma chambre était dans un état épouvantable. La literie avait été saccagée et les plumes de mon oreiller s'étaient éparpillées sur le sol. Ma malle avait été ouverte et renversée sur le côté tandis que mes placards avaient été ouverts et vidés sur le sol. Et moi, j'étais plantée devant ce carnage, bouche bée, maudissant la personne qui avait transformé mon sanctuaire en bazar innommable.

Je cherchai malgré tout mes affaires dans ce capharnaüm et réussis à prendre l'essentiel en moins de vingt minutes. Je sortis ensuite de ma chambre ne voulant pas m'y attarder plus que nécessaire. En face de la porte, Remus se tordait les mains. James avait réussi à s'échapper et avait emporté Sirius dans sa fuite. Lucius m'attendait, appuyé contre le mur, soigneusement éloigné de Remus.

En deux grandes enjambées, le loup-garou fut sur moi, il m'enlaça à ma grande surprise. « Rose je suis vraiment désolé, si tu savais. » Me murmura-t-il comme un mantra.

« Éloigne-toi d'elle, Lupin ! » Les mots de Lucius claquèrent dans le couloir, une voix puissante et sans faille. Une menace à peine voilée, mortelle.

Mais Remus ne l'écouta pas et continua de me presser contre lui comme on l'aurait fait pour obtenir le jus d'une citrouille. « Roslynne, je sais que tu m'en veux mais pardonne moi je t'en supplie ! Et ta chambre.. »

Je me raidis et Lucius dut prendre cela pour un signe de détresse puisque je vis un rai de lumière bleue cueillir le Gryffondor au niveau des reins et il se retrouva pendu dans les airs la tête en bas. Lucius laissa échapper un rire cruel qui me glaça les os et, d'instinct, j'allais me réfugier derrière lui, là où la tempête ne frapperait pas.

« Mais comment connais-tu ce sort ? » S'étonna le loup-garou.

A voir son visage, je sus que Lucius lui avait servi l'un de ses sourires de chat cruel s'apprêtant à jouer un peu avec sa proie. « Comment je connais ce sort ? Et bien Severus me l'a appris. Entre Serpentard on se passe le mot. Et puis, je te dois bien un peu de souffrance pour ce que tu as fait à Rose. »

« Ce n'était pas volontaire, elle se baladait un soir de pleine lune et... » Tenta de se défendre Remus.

« NE L'ACCUSE PAS ! » Rugit mon cousin. « C'est toi qui lui a fait ce mal ! Ne t'as-t-on jamais dit qu'attaquer un Serpentard c'était attaquer la Maison entière ? Nous sommes peut-être haïs de tous, méprisés mais notre cruauté et notre esprit vengeur est notre seule solidarité ! »

« Roslynne n'est pas une des vôtres ! » Répondit Remus.

« Non mais elle est avec moi ! Et comment crois-tu que les Serpentard apprécieront que tu aies attaqué la cousine de leur leader ? Et une Sang-Pur de surcroît ? Une personne avec qui ils s'entendent à merveille ? Tu ne sais pas ce qui va t'arriver, Lupin ! Bientôt tu souhaiteras que la malédiction du loup t'aie déjà tué ! » La tirade de Lucius me fit frissonner de peur. Il attrapa mon poignet et me mena vers notre salle de cours d'un pas décidé.

« Lucius... » tentai-je mais il me fit taire en posant son index sur mes lèvres.

« Chut, tais-toi Rose. Tu ne sais pas ce qui est en jeu et je ne suis pas d'humeur pour me montrer patient. Je te prie de te taire si tu ne veux pas subir ma colère. » Il avait dit ça d'un ton qu'il avait voulu plus chaleureux et qui était doucereux à souhaits. Je sentais la colère qui bouillonnait en lui, la haine qui hurlait vengeance et je n'insistai pas.

Nous arrivâmes en salle de Potions et il me tint la porte pour que j'entre. Le silence tomba dans la salle quand j'entrai suivie de Lucius. En effet, nous étions en retard, nous entrions ensemble, et les rumeurs allaient déjà bon train sur une possible relation entre nous, à demi incestueuse et terriblement coutumière pour des Sang-Purs.

« Je vous prie de nous excuser, professeur Slughorn, j'avais oublié mon sac dans ma chambre... » Déclarai-je d'un ton froid et hautain.

Slughorn ne prit même pas la peine de nous retirer des points et nous désigna nos places d'un signe de tête. Je m'assis à côté de Severus et le saluai discrètement tout en sortant mes affaires de mon sac. Je me rendis compte avec horreur que j'avais oublié mes affaires de Potion. Je me maudis et me tournai vers mon voisin qui me regardait avec un air bienveillant plutôt inquiétant pour lui.

Avant même que je n'ai eu le temps de lu demander, il poussa son livre et ses affaires au milieu de la table pour que je suive et m'indiqua la potion que nous devions préparer pour ce cours, un antidote complexe qui semblait soigner les blessures magiques de moindre importance. Severus et moi nous mîmes au travail en silence mais efficacement, nous répartissant les tâches sans anicroches et au bout d'une heure à peine, le travail fut fini.

Slughorn inspecta notre potion et ouvrit de grands yeux ronds. « Mes chers amis, regardez cette potion ! La couleur est parfaite, la texture est impeccable. Je ne pensais pas que votre binôme puisse faire mieux qu'un B sur cette potion mais je vous accorde un A ! Il faut savoir que cette potion est plus difficile que celles que vous aurez aux Aspics ! Magnifique ! »

Severus et moi nous nous regardâmes et la même étincelle brillait dans nos yeux. La joie, la fierté et l'amitié. Encore plus fort que ce que nous avions partagé avant qu'il ne cesse de me parler. Plus fort même que l'amitié qui le liait à Lucius. Il me semblait que ce jour scellait une amitié éblouissante.

Slughorn nous congédia d'un œil bienveillant et Severus reprit son visage normal. Nous quittâmes la salle de classe pleine de vapeur et Severus me fit signe de l'accompagner. Je le suivis sans rechigner, toute émerveillée par notre coopération d'un peu plus tôt. Il me mena dans une salle de classe apparemment depuis longtemps inoccupée dans laquelle trônaient d'immenses chaudrons de toutes tailles et de toutes matières. Certains dégageaient des fumées claires et colorées tandis que d'autres laissaient échapper des fumées épaisses et noirâtres. Il vérifia chacun des breuvages et en évacua quelques uns.

« Je travaille sur la potion qui soignerait tes cicatrices. Si les filtres de soins normaux ne peuvent les ôter de ton visage, c'est parce qu'un loup-garou est comme possédé par une forme de magie ancienne qui s'apparente à de la magie noire. Or, comme tu le sais, personne n'a encore trouvé de remèdes pour les blessures de magie noire. J'ai donc tenté plusieurs formules sans grand succès. Dans cette salle il n'y a que deux potions mais testées dans des chaudrons très différents. Mais elles n'ont pas l'air engageantes... » M'expliqua-t-il. «Les potions de soin doivent toujours être dans les teintes mauves. C'est une base, ne me demande pas pourquoi, tu devrais le savoir. Le mauve est la couleur qu'ont les yeux d'araignées broyés avec des griffes de dragon. »

« Il faut forcément ces deux éléments ? » Demandai-je curieuse.

« Oui, car, vois-tu, ce qui compte ce n'est pas l'élément mais son effet. On met les yeux d'araignée pour ne pas mettre l'araignée entière. Cet animal tisse sa toile entre deux objets. On l'utilise c'est grâce à cette toile que les plaies suturent mieux. On y ajoute du dragon pour que la peau retrouve sa fermeté habituelle. Pour soigner les blessure c'est une base. »

« C'est étrange comme raisonnement... Pourquoi ne met-on pas la toile de l'araignée ? Et pourquoi une griffe et pas une écaille ? » M'interrogeai-je.

« La toile contient des éléments qui perturbent les potions. Sa composition est instable, elle est donc trop fragile pour être exploitée. L'écaille, quant à elle, est trop solide. Il faut la chauffer à des températures extrêmes pour la faire fondre, on perd donc de sa force. On la travaille dans les filtres de mort quand il s'agit d'un dragon venimeux. Ou parfois on peut en glisser dans les antidotes contre le venin de serpent car celles des dragons non venimeux sont pleines d'actifs régénérant. »

Il se tut et je vis ses yeux si sombres s'illuminer. Je pouvais sentir son cerveau travailler à plus d'un mètre de lui. Il vida tous les chaudrons autour et se mit à recueillir des ingrédients à toute vitesse. Il invoqua une plume à côté de lui.

« Que se passe il ? » Le questionnai-je.

« Je crois avoir trouvé comment te soigner ! » M'annonça-t-il, tout sourire.


A bientôt !