Hello tout le monde :)
Je suis revenue avec..; Une heure d'avance pour un petit chapitre!
Bon j'en suis très déçue, je vous avouerai sue je le voyais très mélodramatique mais il est assez pitoyable... *dépitée*
A part ça je vaux faire une méga dédicace à mes plus grandes lectrices: Ausland la sublime, Butterfly et Linaewenn
Je voudrais vous conseiller la fiction d'Ausland "The truth of 1995" qui est actuellement traduite par Marine76 les deux, l'auteur et la traductrice sont très agréable et sauront vous intéresser à cette fameuse année 1995. Le lien pour la version originale se situe dans mes favoris tout comme le lien menant vers Marine76 :) Laissez lui une petite review, elle sera transmise :)
Je pense poster un chapitre d'"Effacer notre passé" dans la semaine, peut-être même dans la nuit :)
Enjoy!
Chapitre 12 : C'est le Jour
Nom: The Slytherin Lioness
Résumé: "Elle était la Reine des Serdaigle, leur phare dans la nuit. Elle était la soeur des Serpentard, une des leurs malgré tout. Et elle était sous la protection des Maraudeurs, Tigresse parmi les Lions. Elle était toi et moi."
Attention: Cette fic est aussi ancrée dans les romans que possible mais j'avais besoin de Lucius et Narcissa et à vrai dire, tous les Mangemorts, donc Lucius est à Poudlard en même année que Lily, James et Severus!
Disclaimer: Rien n'est à moi (sauf Roslynne, Katharina et Gab évidemment!) tout appartient à la magnifique J.K Rowling que je remercie de tout mon coeur!
Prochaine update: Aux alentours du 30 mars
« Cousins, Cousines,
La blague, est fine,
Je l'ai vue grandir,
Je la vois partir avec lui.
[…]
Mourir de Jalousie,
C'est mourir d'Amour aussi !»
C'est le Jour – Roméo et Juliette, de la Haine à l'Amour
La nuit porte conseil.
Un boniment de vieille femme. Jusqu'à ce jour, je l'avais cru. Mais là, assise sur l'accoudoir de mon fauteuil, seule et dans le noir, j'ai cessé de faire confiance à ce dicton. Cela faisait plus de trois heures que Lucius était parti mais j'étais restée figée, les yeux dans le vague. D'une part parce que j'avais besoin de mettre à plat mes sentiments et d'autre part parce que j'étais sûre que si je faisais un seul mouvement, le fragile équilibre qui maintenait ma raison en place risquait de se briser.
Bien sur, la moitié du château avait défilé devant ma porte. Peu après le départ de Lucius, Katharina était passée suivie par Regulus. Gabriel avait tempêté à l'extérieur en vain pendant dix minutes. Enfin, Sirius avait quémandé l'entrée puis était parti, semblant penser que j'étais absente. En effet, la Carte du Maraudeur qu'il avait aidé à concevoir ne pouvait guère représenter les Chambres des Préfets excepté celle de Remus.
Et moi je demeurais immobile, plongée dans mes songes. L'assurance de Lucius m'avait profondément chamboulée. Se pouvait-il que mon blond cousin ait raison ? Étais-je amoureuse de Severus ? Une semaine auparavant j'aurais rit à cette idée mais aujourd'hui, elle m'effrayait juste. Après tout, que savais de l'Amour ? Je n'avais jamais aimé que Sirius mais se pouvait-il qu'un sentiment plus puissant encore fasse rage en moi ?
Après tout, j'étais tout sauf indifférente à Severus. Il avait toujours suscité en moi des sentiments violents, dignes des tragédies antiques. Sans jamais parvenir à me rapprocher de lui, je l'avais admiré et adoré. De surcroît je l'avais toujours trouvé charmant à défaut d'être beau. Car le Serpentard en question semblait avoir développé un charisme et un charme bien à lui, subtil et envoûtant. Je ne savais décrire cet effet qu'il avait sur moi par autre chose qu'une odeur. A court de mot, je ne savais expliquer cette particularité qu'en la comparant à celle d'une odeur douce et sucrée. Certains la haïraient car trop mielleuse mais pour ceux à qui elle conviendrait, elle serait ensorcelante.
Et le rival de cet homme si particulier se trouvait Sirius. Et l'idée même de les comparer me semblait ridicule. Tente-t-on de trouver des points communs au Soleil, astre diurne brûlant et passionné, à la Lune, douce et froide à la fois, subtile et pourtant si effrayante. Là où Severus était glace, Sirius était feu. Le premier était détaché et bien trop intelligent pour ses congénères, le second montrait un caractère passionné, emporté, prompt à l'énervement et le désir d'être accepté, l'immaturité des éphèbes immunisés contre toute douleur.
Mais malheureusement, dans mon esprit, les départager semblait impossible. Et en moi, grandissait le doute. Je ne pouvais pas continuer cette triste mascarade. Il était temps pour moi d'écrire à Sirius et de lui avouer tout ce que je ressentais.
Saisissant un rouleau de parchemin, j'écrivis une brève missive à mon petit-ami. Je savais ce que je risquais mais j'avais besoin de lui parler, d'être honnête avec lui. Quelle idiote je fus...
Sirius,
Je suis tellement désolée... Pardonne-moi de ma franchise mais je pense qu'il est temps pour toi de savoir la nature de l'ombre qui grandit en moi ce soir. Si seulement je pouvais l'effacer d'un simple revers de main... Hélas !
J'ai peur qu'il nous faille nous méfier d'elle. Je dois t'avouer ce soir, Sirius, que tout l'amour que j'ai pour toi s'est épuisé. Certes, la source de mon amour ne s'est pas tarie mais je vois aujourd'hui que toutes les épreuves que tu m'as imposée ont eu raison de ma force, de mon pardon. Je suis navrée Sirius mais l'océan émeraude d'autrefois n'est plus qu'un lac qui s'assèche à chaque fois que tes mains battent ma peau.
Je t'ai aimé Sirius et je t'aime encore, mais si tu as quelque sentiment pour moi, ravale ta violence et aime-moi comme je t'aime !
Pardonne-moi mon amour.
Roslynne.
Les larmes qui roulaient sur mes joues avait laissé des traces humides sur le parchemin et la force que j'avais mise dans ses mots l'avait presque transpercé. Appelant un hibou de l'école, j'envoyai la lettre qui scellerait mon destin.
La réaction fut presque immédiate.
Moins d'une heure plus tard, quelqu'un frappa vigoureusement et je m'empressai d'ouvrir la porte, sachant pertinemment qu'il s'agirait de Sirius. Grave erreur.
Mon petit-ami entra dans la pièce, l'air furieux, les traits durs et fermés. Dans ses prunelles couleur de brume, la rage et la haine avaient détruit toute douceur et quand il planta ses prunelles dans les miennes, je ne le reconnus pas.
« C'est toi qui a écris ce ramassis d'horreur ? » Aboya-t-il en me montrant la lettre chiffonnée et son ton haineux me fit reculer. Mon instinct de survie me hurlait de m'enfuir.
« Sirius, je peux t'expliquer... » Tentai-je mais il me saisit à la gorge et me plaqua contre le mur, me privant d'air.
« Pourquoi te laisserai-je t'expliquer, Rose ? » Tonna-t-il en serrant encore sa prise. « Pourquoi le ferai-je ? Tu m'as toujours trahi, je n'ai jamais pu te faire confiance ! Toujours à traîner avec les Serpentards, es saletés de Mangemort en devenir ! Toi la gentille et douce Roslynne. Tu joues bien ton rôle n'est-ce pas ? Comment un être si fragile et si innocent pourrait-il s'entendre avec le monstre qu'est ton cousin ? Non, la vraie Roslynne se cache sous le masque. Une garce exécrable ! »
Il relâcha sa prise et je m'effondrai sur le sol, à bout de souffle. Il se mit à faire le tour de ma chambre en pestant tandis que je tentais de respirer à nouveau. « Je ne vois qu'un monstre ici et c'est toi, Sirius. » Déclarai-je en me relevant, essoufflée
Je ne vis pas le coup venir mais quand son poing s'abattit sur ma joue droite, ma tête partit et je heurtai de nouveau la pierre. Son pierre frappa ensuite ma cage thoracique et je laissai échapper un cri de douleur ce qui n'apitoya pas mon bourreau qui continua à me battre, me causant mille souffrances sans nom. Je savais que je méritais cette douleur mais je tentais de me protéger du mieux possible.
« Tu ne mériterai pas que j'essuie mes chaussures sur ton visage. Tu n'es pas digne de moi et tu n'es bonne qu'à distraire ces visqueux Serpentard ! De nous deux qui est le monstre ? » Ses cris perçaient mes tympans tandis que j'endurais le feu de sa colère.
Peu à peu, les craquements retentirent et l'odeur du sang me submergeait. La peur, elle, m'avait depuis longtemps envahit quand la violence de l'homme que j'aimais ou en tout cas croyais aimer, atteignit un nouveau degré. En effet, Sirius s'empara de ma table de nuit et la lança sur moi avec tant de force qu'elle se disloqua. Malgré tout, je n'appelais pas à l'aide et tentais de ne pas faire de bruit. Je méritais cette douleur et je ne voulais pas le faire enrager plus qu'il ne l'était.
Cependant, tout cela prenait une tournure des plus inquiétantes. Le Gryffondor semblait avoir trouvé le poignard que je gardais sous mon oreiller depuis on enfance et commença à me frapper avec.
« J'espère au moins que tu souffres autant que tu m'as fait souffrir, Roslynne. » Cracha-t-il et ses yeux fous se révulsèrent d'excitation quand la lame pénétra ma peau.
Après quelques coups, je m'évanouis, laissant mon esprit glisser vers l'inconscience quelques instants et lorsque je revins, tout avait changé.
Je me trouvais sur le sol froid de ma chambre de Préfète... J'avais froid, si froid... Et j'avais tellement mal... Il ne devais pas y avoir un seul muscle, un seul os dans mon corps qui ne fut pas brisé, pas déchiré... J'étais une loque humaine , ici, prostrée dans l'alcôve du mur de ma chambre telle une ombre sur le mur azur.
Je souffrais tellement, j'étais perdue. Je ne pouvais pas bouger, roulée en position fœtale, j'attendais la venue de la douce torpeur qu'apporte la Mort... Je l'avais tant frôlée... Ma poitrine me lançais tant que j'en venais à penser que mes côtes s'étaient toutes brisées... Vu la douleur je ne doutais pas que l'une d'elle oppressait mon poumon droit... Si seulement ça avait pu se finir vite cette histoire, je détestais le goût du sang dans ma bouche et je haïssait la sensation dudit sang coulant tout le long de mon corps... Le froid devint insupportable et je sentis mes yeux se fermer, mon corps s'engourdir... Enfin la Mort venait m'emporter... Je soupirai et le seul fait de souffler me fit souffrir. La délivrance viendrait bientôt !
Soudainement, j'entendis une porte claquer et une respiration se couper. Un hoquet de terreur retentit et cela m'agaça, je le savais que je n'était pas belle à voir alors pouvait-on me laisser tranquille et me permettre de mourir en paix ? Des pas retentirent sur le pavé de la pièce et le bruit me vrilla la tête. Deux chaussures entrèrent dans mon champ de vision et je priai Morgane pour que la personne ne soit trop dégoûtée pour me venir en aide, j'étais lassée de cette effroyable vie.. Deux mains m'auscultèrent, embrasant mon corps qui me lançait comme si un feu s'était déclaré. Elle me faisaient mal et seul ma mâchoire délitée m'empêchait de hurler à l'inconnu de s'enfuir « Laissez-moi seule, je veux juste m'endormir et ne plus me réveiller... »
« Roslynne... » Sanglota une voix que je connaissais bien... Trop bien.. Cette voix de velours qui m'accompagnait depuis deux ans... Deux ans que cette voix rythmait ma vie. « Roslynne, mon amour, je t'en prie, reste avec moi... Je t'en supplie... Merlin, tout ce sang ! Pas toi mon amour, reste avec moi ! »
Il sanglotait pour la première fois devant moi et si j'avais pu avoir encore plus mal que maintenant, mon cœur aurait explosé... Il devait partir, ne pas me voir abandonner la vie, seule et silencieuse. Je ne voulais pas le blesser mais à quoi bon continuer ?
On m'avait bien dit que l'amour était un piège et moi, stupide jeune fille naïve conduite par ses hormones et ses romans à l'eau de rose, je ne m'était pas méfiée. J'étais tombée dans le panneau à pieds joints... Mais quand l'homme qu'on aime nous abandonne, plus rien n'a de saveur, plus rien n'a de couleur... J'avais perdu toute envie de vivre il y a une heure, trente trois minutes. Cela faisait une heure quinze que je gisait sur le sol, brisée, détruite, tant physiquement que mentalement.
Je vis tout d'un coup la mare pourpre qui se formait autour de moi et je fus obligée de fermer les yeux. J'avais toujours haï le sang, d'autant plus quand c'était le mien... Pourtant j'aurais du être habituée depuis le temps que je le vois se répandre autour de moi ! Je me rendis compte que j'avais de moins en moins froid alors que le feu dans la cheminée était censé être éteint, tout comme moi d'ailleurs. Le sommeil qui m'avait prise auparavant m'avait quittée lui aussi.
« Roslynne, tiens bon, pour Lucius et pour moi, s'il te plaît ! » Repris la douce voix chaude et rauque de mon sauveur.
Lucius... M'en voudrait-il d'avoir abandonné ? Car il le saurait. Il le comprendrait.. Il m'en voudrait d'avoir cédé pour lui. Il m'en voudrait de ne pas m'être débattue... Il n'avait plus l'habitude de me voir me battre mais il l'avais eue pendant un temps. Je me rappelais de nos trop nombreuses disputes et je m'en voulus. Comme toujours il avait eu raison... J'étais désolée que notre dernière discussion ce soit aussi mal finie... Il s'en voudrait quand il apprendrait que j'étais morte...
L'homme à mes côtés se débattis avec mon corps pour me ramener, il avait rallumé le feu, j'entendais les bûches crépiter, je sentais la douce chaleur qu'il diffusait dans mes appartements, je sentais aussi l'odeur du bois qui brûlait et trouvais cela agréable. Je sentis des mains et une baguette qui tentaient de faire l'inventaire de mes trop nombreuses blessures...
« Inutile ! » songeais-je. « J'ai exactement douze plaies dues au poignard, trois sur la cuisse droite, quatre dans l'abdomen, deux sur les flancs et trois dans l'épaule gauche. J'ai six côtes cassées, deux doigts fracturés, une entorse de la cheville gauche, une double fracture ouverte tibia-péroné, une autre radius-cubitus, une luxation de l'épaule gauche, un genou déboîté, un torticolis et des vertèbres déplacées. Ah oui, et j'ai le crâne fendu ou fracassé, je n'en sais rien... En plus, je dois avoir des hématomes et des plaies partout... Et j'ai les cheveux poisseux de sang. »
Je sentis mon protecteur trembler au fur et à mesure de ses découvertes. J'étais bien amochée. Toutes les blessures avaient été faites dans le but de souffrir, pas de mourir mais, cumulées, elles étaient mortelles. J'entendis un sanglot et des bruits de pas dans le couloir. Chouette ! Si en plus voir la mourante devenait une attraction, je sentais que j'allais mourir de honte..
« Mais quel humour je peux avoir ! Une mourante qui va mourir ! » Pensais-je.
« Severus tout va bien ? » Fit la voix de Lucius dans le couloir, ses pas se rapprochant peu à peu. Quand il fut à la porte il hurle d'horreur, toute retenue Malfoyenne oubliée et se jetta auprès de moi, aidant son ami qui pansait mes blessures tant bien que mal. « Par Salazar, que s'est il passé ? »
« Lucius... » soupira l'autre. « Je ne pense pas avoir les compétences pour la sauver... Je l'ai trouvée ici et je sais très bien qui lui a fait ceci... Il y a la marque de ses dents sur son poignet. Lucius... Elle va mourir...»
Tiens ? Il m'avait mordue ? Quand ça ? Je l'aurais su si un cabot galeux m'avait mordue, non ? Quoique vu la douleur, qu'il m'ait mordue ou pas, ça n'aurait rien changé... Mais merde, qu'est ce que j'avais mal !
« Elle est consciente ? » Demanda Lucius, brisé, la voix tremblante.
« Je ne sais pas... Parle lui si tu veux... »
« Hey, Rose... Je sais pas si tu m'entends... Je... Je veux pas que tu t'en ailles, bats toi... Pour Severus et moi, pour Gabriel, pour Alice et Frank, pour Rémus aussi.. Bats toi pour nous... Bats toi pour nous. Pour les Serdaigle, qu'ils ne perdent pas leur Princesse. Pour les Gryffondor, qu'ils ne perdent pas leur Ange Noir... Pour nous, les fils de Salazar, qu'on ne perde pas notre meilleure amie, notre sœur, notre âme sœur... Lutte, réveille toi, pour nous... Je t'en prie, je t'en supplie... » Lucius pleurait et tentait de me retenir, sa voix choquée se fatiguant à ses derniers mots.
Les larmes perlèrent au coin de mes yeux. Ses paroles me firent encore plus mal que mes blessures... Il était mon meilleur ami, mon frère et le seul avec Severus à tout savoir sur moi... Auparavant, durant notre Age d'Or, il aurait cité d'autres Gryffondors... Mais ils m'avaient abandonnée...
Je me sentais coupable, je voulais le rassurer, lui dire qu'il ne serait pas définitivement triste, qu'il m'oublierait, qu'il se marierait, qu'il vivrait une vie normale même sans moi mais je ne pus ouvrir la bouche.. aAors je fis semblant de dormir, obligeant mes yeux à demeurer clos...
« Rose... » Murmura Severus en cessant de se battre contre le sang pour étouffer un autre sanglot. « Ma rose, mon amour, réveille-toi. Je sais que tu ne me dois rien et que tu ne m'aime pas mais je t'en supplie, reviens-nous, il ne te blessera plus jamais... Je t'en fais le Serment. J'aurais du réagir plus tôt... Je te voyais te voûter, t'isoler et je n'ai pas réagi... Je suis désolé... Je t'aime, reviens-moi, ne me laisse pas seul dans cette chienne de vie, reviens. Sans toi je peux pas continuer, tu le sais. Personne ne se préoccupe de moi à part toi, tu m'as toujours soutenu et sans toi je mourrais... Sans toi je suis incapable incapable d'aimer... Si tu pars je ne pourrais plus avancer... »
Je fus plus que touchée par ses mots... J'avais connu Severus alors qu'il était si fragile, si jeune, incapable d'aimer... Et maintenant il aimait ou plutôt il m'aimait... Je ne pouvais pas lui faire le coup de m'envoler au loin alors je me battis. Je me concentrais et, devant leurs yeux larmoyants, j'échouai lamentablement, mes yeux s'ouvrirent et un cri s'échappa de ma gorge. Je ne pouvais pas, j'étais trop loin, je le savais, j'allais mourir ! Je tentai de me débattre, encore et encore mais un voile rouge s'installa devant mes yeux et mon sang m'étouffait. Je ne pouvais plus respirer, je m'enfonçais dans le cocon noir de la Mort, je la sentais près de moi, elle m'attendait.
J'allais mourir ici, devant Severus et Lucius, mes amis, mes frères. Même si l'amour que je portais à Severus était différent de celui qu'il me vouait. Il m'aimait. Il n'y avait pas de précisions à apporter à ce mot. Il m'aimait d'un amour pur et tendre.
Cependant mon cœur appartenait à l'homme qui m'avait mise dans cet état. Cet homme brun aux yeux couleur de brume, à ce visage fin aux traits acérés, à ce cœur de glace. Cet homme trop passionné, trop violent, trop jaloux. Cet homme qui en société portait un masque de rebelle bienveillant et sympathique quand, dans le cadre plus privé, il avait le cœur noir de colère.
Il avait souffert plus que personne, il s'était enfui de chez lui mais était resté l'ombre que lui avait inculquée sa famille. Il avait toujours haï les Sang-purs xénophobes et racistes. Et pourtant... En lui sommeillaient les ténèbres... Cet homme que j'avais toujours admiré et aimé, ce Monstre malgré lui...
Sirius Orion Black...
Je suis désolée je sais que c'est pitoyable...
