Hello tout le monde!

J'espère que ça va :)

Bon, j'ai l'impression que ça fait des années que je n'ai rien posté, sûrement parce que je bloque sur la trad' que je suis en train de faire. J'y suis depuis trois semaines, heureusement que j'avais écrit ce chapitre d'avance!

Bref, je vous laisse avec ce chapitre que j'aime bien même s'il n'est pas terrible!

Prochain chapitre de "effacer notre passé" à la fin de mon chapitre de trad'

Merci pour vos reviews et tout particulièrement à Linaewenn.

Enjoy!


Chapitre 13 : Nothing left of me.

Nom: The Slytherin Lioness

Résumé: "Elle était la Reine des Serdaigle, leur phare dans la nuit. Elle était la soeur des Serpentard, une des leurs malgré tout. Et elle était sous la protection des Maraudeurs, Tigresse parmi les Lions. Elle était toi et moi."

Attention: Cette fic est aussi ancrée dans les romans que possible mais j'avais besoin de Lucius et Narcissa et à vrai dire, tous les Mangemorts, donc Lucius est à Poudlard en même année que Lily, James et Severus!

Disclaimer: Rien n'est à moi (sauf Roslynne, Katharina et Gab évidemment!) tout appartient à la magnifique J.K Rowling que je remercie de tout mon coeur!

Prochain update: Aux alentours du 30 avril


Chapitre 13 : Nothing left of me

« You can take everything I have

You can break everything I am

Like I'm made of glass,

Like I'm made of paper

[..]

I'll be rising from the ground

Like a skyscraper »

Skyscraper, Demi Lovato

Ma mémoire demeure très floue à propose de ce qui est arrivé au moment où j'ai commencé à lutter pour survivre. Je me rappelle avoir ouvert les yeux, tenté de me relever. Je me souviens d'avoir crié comme jamais auparavant jusqu'à ce que ma voix se brise, qu'elle ne soit plus qu'un coassement à peine audible. Je me rappelle de longues mains au doigts fin qui volaient au-dessus de mon corps tandis que mon esprit glissait dans le noir effrayant que je savais être la Mort. Ma dernière sensation ce fut des mains douces qui caressaient mon visage et une voix chaude mais vibrante de peur qui me suppliait de rester. Au fond, la voix de Severus était devenue glaciale et psalmodiait des formules que je ne connaissais pas.

Je ne sais combien de temps s'est écoulé avant que la brume noire se dissipe. Mon corps me faisait souffrir de toute part mais je me sentais étrangement calme. Mon esprit était clair comme si je ne m'étais jamais évanouie et me vint une question des plus stupides : « Suis-je morte ? »

Vous qui lisez ceci vous rirez peut être de l'absurdité de la question mais elle me paraissait justifiée. J'avais senti la froideur que l'on assimile à la mort, avait glissé dans un état d'inconscience et mes deux protecteurs avaient paniqué et m'avaient supplié de me remettre. Cependant, je demeurais sceptique. Je n'avais jamais cru en une vie après la mort et le simple fait que je sois capable de penser semblait être un argument de choix pour me démontrer que j'étais vivante. Ça et le fait que je souffrais trop pour quelqu'un censé ne plus rien ressentir.

De nouvelles sensations me parvinrent. Une lumière très faible tentait en vain de pénétrer mes yeux clos. Sur moi je sentais comme la caresse de draps en coton et j'étais encore gelée. Peu à peu, mes sens s'éveillèrent. Je sentis une odeur persistante de lavande et mes oreilles percevaient de faibles sons qui s'amplifièrent peu à peu.

« Encore là, Mr Malfoy ? » demanda une voix qui me semblait familière.

« Y-a-t-il un problème avec le fait que je me trouve ici, Madame ? » Lui répondit un homme qui me semblait lui aussi connu. Une main se posa sur mon visage et repoussa une mèche qui me chatouillais la joue.

« Il va bientôt être l'heure du couvre-feu. Vous avez une ronde à faire avec Miss Evans et je crois que cela ne perturbera pas Miss Beauregard si vous partez. Elle dort. » Murmura avec douceur la femme.

« Et si elle se réveille ? » Fit alors son interlocuteur.

« Je vous préviendrai. » Dit la femme.

« Et Severus ? Comment va-t-il ? » L'interrogea l'autre. J'étais sûre de le connaître mais ma mémoire refusait d'ouvrir ses portes. De qui parlaient-ils ? Vu la caresse ressentit plus tôt je ne pouvais que supposer que j'étais la Miss Beauregard évoquée auparavant mais qui étaient les autres ? Miss Evans ? Severus ?

« Je vous préviendrai mon cher, aller. Vous devez assurez vos devoirs de Préfets, surtout quand deux d'entre eux sont incapables de le faire. » L'encouragea la dame qui avait promis de me surveiller.

Un raclement de chaise se fit entendre et je sentis des lèvres douces et chaudes embrasser tendrement mon front. Une odeur de cannelle accompagna le mouvement et me procura une sensation de sécurité. Puis un « Reviens-moi, Rose. » fut murmuré à mon oreille avant que des bruits de pas se fassent entendre, de plus en plus lointain...

Un sentiment trop connu s'empara de moi. « Ne pars pas ! » Hurlai-je en me relevant avant de japper de douleur. Le son qui sortit de ma gorge ne semblait pas humain et tout s'arrêta autour de moi. Mes yeux à présent ouverts se posèrent sur le garçon. Je sentais montée en moi une bouffée d'amour mais je ne savais toujours pas qui il était.

Bien sur, je le trouvais magnifique. Grand et mince, le port altier et les traits fins, on aurait dit un ange. De longs cheveux blonds platines encadraient son visage si familier. Ses yeux me rappelaient l'argent en fusion tandis qu'il me regardait avec soulagement. Qui qu'il soit, mon état l'avait inquiété.

« Rose... » Souffla-t-il avant de revenir sur ses pas et de m'emprisonner dans une puissante étreinte. « Oh ma Rose tu es là.. » Puis il me relâcha et me regarda. « Rose ? »

Je rougis un peu et baissais les yeux. « Je suis désolée... Mais je n'ai pas la moindre idée de qui tu peux être... » Bredouillai-je sans le regarder. Apparemment ce garçon tenait à moi et à part le fait que j'éprouvais un profonde affection pour lui en le regardant, je ne savais rien à son propos.

Cela sembla le toucher puisqu'il se recula, les yeux emplis de question. Puis, en un fragment de seconde, son visage se métamorphosa. D'ouvert et tendre il devint masque de pierre et de glace. Sa posture se raidit et même ses yeux perdirent de leur intensité. Comme s'il l'argent qui les rendait si beau s'était transformé en acier. « Madame Pomfresh, je vous la laisse, j'ai à faire. » Puis il se détourna et partit, me laissant seule, le cœur empli d'un profond sentiment d'abandon.

« Non ne t'en vas pas.. » Murmurai-je pour moi.

Je me doutais qu'il ne s'attendait pas à cela mais il me semblait que seul lui comptait. Comme si ma mémoire défaillante ne se rappelait que de lui, de sa douceur. Il me semblait que sans lui mon monde me détruirait. Je me roulais sur moi-même, ignorant les douleurs lancinantes de chacun de mes muscles.

Une main se posa sur mon épaule et je me retirai, comme brûlée à vif. Je m'éloignais le plus possible de la personne qui osait me toucher. Autant les étreintes du jeune homme blond ne m'avaient pas dérangées que ce seul toucher étranger m'avait terrorisée. Je me retrouvais dans un coin, toutes dents dehors comme un animal, la souffrance me submergeant en une vague terrible qui me fit tomber à genoux.

« Miss Beauregard, je ne vous ferai pas de mal, laissez-moi m'approcher ! » Me demanda la femme qui m'avait touchée et que le garçon avait appelé Madame Pomfresh. Elle avait l'air aussi effrayée que moi.

« Ne me touchez pas ! » Hurlai-je mais mon cri se transforma en supplique. « Ne me faîtes pas de mal... » Je fus secouée d'un sanglot, autant à cause de la peine physique que de la fatigue et de la peur.

« Miss.. Il faut que je vous soigne... » Dit-elle doucement et en faisant un pas vers moi.

« Ne m'approchez pas ! » M'affolai-je. Je sentis un nouveau pique de douleur et la femme fut à côté de moi. J'eus beau me débattre, elle souleva légèrement mon haut et je vis un liquide rouge parsemant la moitié de mon abdomen. Sur ma peau hâlée d'horribles plaies s'étaient rouvertes. À la vue de ce terrifiant spectacle, je perdis connaissance.

J'ouvris des yeux grands comme des soucoupes en me réveillant. Qu'était-il advenu de mes blessures ? Un seul regard réticent me permis de voir que les plaies semblaient bien refermées.

« Bienvenue parmi nous Miss. » M'accueillit une voix fatiguée. À l'autre bout de la pièce se trouvait un vieil homme aux longs cheveux argentés et possédant une barbe impressionnante de la même couleur. Ses yeux bleus me vrillaient et je me sentis mal à l'aise. « J'ai eut vent de votre.. situation. »

« Excusez-moi, mais qui êtes vous ? » Demandai-je d'une toute petite voix.

« Je m'appelle Albus Dumbledore, et je suis le Directeur de l'école dans laquelle vous étudiez. » Répondit l'autre sans paraître le moins du monde offensé par mon amnésie.

« Et moi qui suis-je ? » Le questionnai-je.

Il haussa les épaules. « Je suppose que je ne suis pas le mieux placé pour vous répondre mais je vais essayer. Vous êtes Roslynne Beauregard. Cousine de Lucius Malfoy, le garçon qui est venu vous voir il y a deux jours. »

La porte s'ouvrit et Madame Pomfresh entra. Elle me fit un signe de tête tandis que je la regardais avec méfiance. Elle pointa une baguette magique sur moi. Au moins je me souvenais encore de la magie, pensais-je.

« Monsieur le Directeur, je vais devoir vous demander de quitter la chambre de Miss Beauregard. Elle a besoin de repos. Vous n'êtes pas sans savoir qu'elle a frôlé la mort il y a peu. » Déclara celle que je supposais être infirmière.

« Qu'est ce qu'il m'est arrivé ? » Demandai-je. J'avais besoin de savoir qui j'étais, pourquoi je ne me souvenais de rien.

« Nous espérions que vous le sauriez, Miss. Tout ce que nous savons c'est qu'il y a une semaine, Mr Malfoy et un de vos amis, Severus Rogue, vous ont trouvée dans votre chambre, au bord de la Mort. Seule l'intervention de Mr Rogue a pu vous sauver. Il a effectué un rituel antique qui permet à quelqu'un de donner de la force et de l'énergie vitale à une personne en grand besoin. Malheureusement, cela lui a pris tellement de force qu'il est tombé dans une sorte de coma magique. Personne ne sait quand il se réveillera mais ce jour-là, vous devrez le remercier, Miss. Il vous a sauvé la vie au péril de la sienne. Il semblerait que le choc qu'à causé ces expériences traumatisantes ait pour conséquences une certaine amnésie mais ne vous inquiétez pas, tout devrait vous revenir dans quelque jour. » Expliqua Madame Pomfresh.

Ainsi j'avais visiblement été attaquée. Pourquoi donc aurais-je perdu tant de sang autrement ? J'avais donc failli mourir et seule l'intervention de ce Severus dont j'avais entendu parler plus tôt m'avait sauvée. Mais pourquoi donc ce garçon s'était-il mis en danger pour moi ? Était-on proche à ce point ? Et pourquoi fallait-il que ma mémoire cesse de fonctionner ? J'avais besoin de me souvenir ! Je voulais me souvenir ! Que m'était-il arrivé ?

J'étais tellement plongée dans mes pensées que je ne vis pas Dumbledore quitter ma chambre. Je ne fus tirée de mes pensées que lorsqu'on ouvrit de nouveau le lourd panneau de bois et que le jeune homme appelé Lucius fasse son entrée. Il était toujours aussi raide que lorsqu'il m'avait laissée quelque jour auparavant et il ne vint pas s'installer à côté de moi mais contre le mur en face.

« Je ne savais pas qu'ils avaient des chambres individuelles ici.. J'imagine que c'est pour les cas les plus graves.. Personne n'a envie de sentir l'odeur du sang, n'est-ce pas ? » Demanda-t-il d'un ton faussement décontracté.

« Tu es revenu. » Soufflai-je avec soulagement.

« On dirait bien. » Soupira-t-il en serrant les dents.

« J'avais peur que tu ne partes à jamais... » Murmurai-je en baissant la tête, mes yeux se brouillant de larmes. Je ne me rappelai que trop bien le sentiment d'abandon.

« Madame Pomfresh m'a dit que tu t'étais de nouveau blessée. » Il se pinça l'arrête du nez. « De toute façon qu'est ce que ça change que je sois là ou non ? Tu ne te souviens pas de moi. »

« Je sais juste que tu es quelqu'un qui compte pour moi ! » Fis-je avec le plus d'assurance possible.

Ce ne fus apparemment pas suffisant car il se retourna pour cacher son visage. La tension était palpable dans la pièce. Je ne savais que faire pour le consoler mais, laissant mon instinct parler, je me levai et me plaquai contre son dos, enlaçant sa taille. Ceci dut le surprendre car il se retourna et me serra contre lui, enfouissant son visage dans mes cheveux.

« Je suis désolée... » Sanglotai-je, blottie contre lui et il me serra encore davantage contre lui.

« J'ai eu tellement peur de te perdre, Rose... » Chuchota-t-il avant de me relâcher et de me regarder dans les yeux. « J'ai besoin que tu retrouves la mémoire. Il faut que je sache ce qu'il s'est passé... »

« C'est pas si facile, tu sais. » Lui souris-je tristement. « J'ai l'impression qu'on a scellé ma mémoire... »

« C'est de ma faute. » Dit-il avec regret. « J'étais avec toi environ quatre heures avant qu'on te retrouve. J'aurais du me rendre compte que ce n'était pas normal que tu ne sois pas avec nous... Je croyais que tu réfléchissais et je ne voulais pas te déranger. Si j'étais arrivé dix minutes plus tôt, ni toi ni Severus ne seriez dans cet état. »

« Lucius.. » L'appelai-je et il leva les yeux pour les planter dans les miens. L'émotion les avait de nouveau envahi. Il baissait de nouveau la garde face à moi. « Tu n'y es pour rien, j'en suis sure. Tu ne peux pas tout savoir. »

« Mais si tu étais morte... »

« Mais je ne le suis pas. » Le coupai-je. « Je suis là et j'ai besoin de toi, que tu me rappelles qui je suis. »

Il hocha la tête en silence et me reconduisit jusqu'à mon lit où je m'allongeai. Je le vis retirer ses chaussures avec surprise et me faire signe de me pousser. Il vint s'installer à côté de moi et me serra contre lui.

« On a toujours plus ou oins dormi comme ça. Tu es Roslynne Beauregard. Tu as dix-sept ans tout comme moi. Moi je suis Lucius Malfoy, ton cousin. On a grandi ensemble et quand je dis ensemble, je veux dire qu'on s'est vu absolument tous les jours depuis notre naissance à Poudlard comme chez nous. Poudlard c'est le château dans lequel nous nous trouvons où nous apprenons à faire de la magie. L'établissement est divisé en quatre Maisons. Tu es à Serdaigle, la maison des sages et des érudits. Tu es assez populaire parmi les tiens mais tu ne restes jamais avec eux. Avec toi là-bas il y a ta meilleure amie, Katharina. » Expliqua-t-il avec patience.

« Katharina ? » Demandai-je. « Ça me dit quelque chose... »

« Pas étonnant, elle est inoubliable ! » Rit Lucius. « Mais tu es plus souvent avec nous qu'avec elle. Nous c'est Severus et moi. On est à Serpentard, la maison des sorciers de Sang-Purs et des rusés. Futurs maîtres du monde, arnaqueurs, tout ça provient de chez nous ou presque, il existe quelque brebis égaré. » Plaisanta-t-il. « Je suis plus ou moins le chef de cette Maison et à force de venir avec moi, tu y es intégrée. Tu y gagnes quelques connections et des protecteurs.. En général. Sinon tu as des amis parmi les Gryffondor, les fonceurs. Réfléchissent jamais ceux-là mais apparemment tu aimes bien certains d'entre eux. C'est probablement l'un d'entre eux qui t'a attaqué. »

« Un Gryffondor ? » M'étonnai-je. « Mais pourquoi si ce sont mes amis ? »

Lucius renifla avec dédain. « Tu parles d'amis... Voilà le topo. Pour le moment je suis le seul à avoir le droit de te voir. Tous les autres élèves sont suspectés. A part Severus... » Son regard se perdit au loin.

« Severus est un ami précieux pour nous je suppose. » Conclus-je.

« Tu ne peux pas imaginer. J'avais juré de l'aider à se protéger des Gryffondor qui le martyrisaient mais visiblement ils ont trouvé d'autres moyens pour l'atteindre... Et j'ai vraiment cru qu'il était mort quand il s'est effondré à côté de toi alors que je pensais qu'il te soignait. Madame Pomfresh a dit qu'il fallait s'attendre à ce qu'il ne se réveille que dans quelques années. » Dit-il tristement.

« Des années ? » M'exclamai-je, horrifiée.

« Elle dit que sa magie a besoin de se stabiliser. Le rituel est ancien et demande d'immenses sacrifices. Il n'y avait que ça pour te sauver. »

« Puis-je le voir ? » Réclamai-je.

« Reste ici je vais demander à Madame Pomfresh. » Répondit Lucius en souriant mélancoliquement.

Il se leva, remis ses chaussures et m'embrassa sur le front avant de sortir. Je l'entendis interpeller l'infirmière d'un ton infiniment plus froid que celui qu'il employait avec moi à peine quelques secondes auparavant. Sa voix était pleine d'arrogance et contenait une pointe de mépris qui me mis mal à l'aise pour son interlocutrice. Il valait mieux l'avoir de son côté pensais-je.

Il revint et attendit d'avoir fermé la porte pour me sourire tendrement. Il me tendit une chemise et un pantalon que j'enfilai sans rechigner tandis qu'il était de nouveau sorti pour ne pas me gêner. Aussi proche que nous soyons, je ne voulais pas qu'il me voit ainsi et il me semblait qu'il pensait la même chose. Je finis par ouvrir la porte et le trouvais dehors, appuyé contre le mur. Un étroit couloir menait à une grande salle dans laquelle s'alignaient de nombreux lits.

« L'infirmerie ? » L'interrogeai-je.

« La section « petits bobos ». Toi tu as le service des stars ! » Me sourit-il. « C'est la porte juste là. » M'indiqua-t-il en montrant la pote de la chambre voisine à la mienne.

Prenant mon courage à deux mains, je poussai le battant et trouvai un lit blanc sur lequel un garçon de mon âge semblait dormir.

Severus...