Coucou tout le monde!

Je suis désolée des 15h55 de retard mais j'ai quelques problèmes avec mon petit ordi qui se meurt cruellement et qui

1. S'amuse à supprimer chaque chapitre que j'écris.

2. Plante toutes les deux minutes

Voici donc ce que j'ai pu faire récemment. Je ne suis pas particulièrement fière de ce chapitre, il est un peu ennuyeux mais bon, Rose ne peut pas mourir tout le temps!

Bref, je dédicace ce chapitre à mes plus fidèles lectrices que j'aime de tout coeur!

J'ai glissé quelques références à Tara Duncan, pour ceux qui les ont lu ;)

Enjoy!


Chapitre 13 : Tu n'es plus là.

Nom: The Slytherin Lioness

Résumé: "Elle était la Reine des Serdaigle, leur phare dans la nuit. Elle était la soeur des Serpentard, une des leurs malgré tout. Et elle était sous la protection des Maraudeurs, Tigresse parmi les Lions. Elle était toi et moi."

Attention: Cette fic est aussi ancrée dans les romans que possible mais j'avais besoin de Lucius et Narcissa et à vrai dire, tous les Mangemorts, donc Lucius est à Poudlard en même année que Lily, James et Severus!

Disclaimer: Rien n'est à moi (sauf Roslynne, Katharina et Gab évidemment!) tout appartient à la magnifique J.K Rowling que je remercie de tout mon coeur!

Prochain update: Aux alentours du 31 mai


Chapitre 14 :

« Quand le jour, me réveille,

et qu'il m'offre encore ses plus beaux éclats,

Le vide est le même,

Tu n'es plus là.

Dans mon demi-sommeil,

Je respire mais je sais que je ne vis pas

plus rien n'est pareil,

quand tu n'es plus là. »

Tu n'es plus là, Amel Bent

Severus...

Le nom du jeune homme s'échappa de mes lèvres comme une lente complainte. Le garçon devant moi ne semblait avoir d'humain que le nom. J'aurais pu me féliciter quand son ancien visage me revint mais j'étais trop choquée. Dans mes souvenirs le garçon avait eu des cheveux noirs épais et brillants tombant jusqu'à ses épaules, des yeux noirs captivants et une peau diaphane.

Or devant moi se trouvait un cadavre ou tout comme. Ses cheveux noirs étaient devenus ternes et cassants. Ses paupières presque translucides cachaient ses prunelles si obscures. Sa peau, presque transparente se tendait sur ses os et tournait presque grise. Autour de lui bourdonnaient des machines moldues comme sorcières, toutes indiquant des chiffres et des runes incompréhensibles.

Immobile comme une statue de sel, je fixais le macabre tableau que tout ceci formait. Un frisson me parcourut et les bras de Lucius m'entourèrent avec douceur. Je me retournai et enfouis mon visage dans son torse, mes genoux menaçant de céder sous mon poids.

« Rose, ça va aller ? » S'inquiéta mon cousin en se baissant, me permettant de m'asseoir à genoux.

D'énormes sanglots s'échappaient de mes lèvres tandis que des sillons de larmes creusaient mes joues. J'étais la cause de l'état de ce garçon. Il s'était sacrifié pour me sauver. C'était la culpabilité que m'inspirait cette idée qui formait une boule dans ma gorge, me privant d'air. Ne savais-je que répandre le mal ? Inquiéter puis blesser Lucius, plonger Severus dans un coma.

« Rose ? Tu as mal ? Tu veux que j'appelle Madame Pomfresh ? » Demanda Lucius en se détachant un peu de moi et en relevant mon menton.

Je plongeais mes yeux inondés de larmes dans ses prunelles inquiètes et tentai de parler en vain, mes sanglots m'arrachant d'impressionnants hoquets qui m'empêchaient de parler. Il avait un air désemparé et essuya une de mes joues de l'un de ses doigts fins, caressant ma peau au passage.

« Rose, tu n'y es pour rien. » Chuchota-t-il dans mon oreille. « Severus a décidé de lui-même de te donner son énergie. Cela m'étonnerait qu'il apprécie que tu pleures et que tu gâches cette seconde chance qu'il t'a offerte. La seule chose que tu peux faire pour lui aujourd'hui c'est de retrouver la mémoire pour que l'on puisse traquer ceux qui l'ont poussé à de telles extrémités. Et une fois qu'on les aura retrouvés, je les tuerai. » Sa voix se fit plus dure, plus sèche à la fin de la tirade.

« Mais tu m'avais dit que tu savais qui avait fait ça ? » Balbutiai-je. « Tu m'avais dit que c'était un Gryffondor... »

« J'ai des doutes. » Répondit-il en m'attirant contre lui, de telle sorte que nous nous retrouvâmes mon dos contre son torse, tous deux en face du lit de Severus. « Mais j'ai besoin que tu te souviennes. »

« Qui est-ce selon toi ? » Demandai-je, hésitante.

« Je ne crois pas qu'il soit encore temps de te le dire, désolé Rose. » S'excusa-t-il et je hochai la tête. Il avait sûrement raison.

En fait il n'avait pas seulement sûrement raison. Il avait raison. Point. Je devais mettre tout en œuvre pour venger Severus et pour me venger moi. Et je savais ce que je devais faire.

Tout d'abord je devais cesser de subir le monde, d'être la victime de la colère des autres. Cesser de me réfugier auprès des autres comme une enfant. Je devais me battre. M'endurcir. Et je savais que je n'aurais de cesse de traquer ceux qui m'avaient blessée. Et pour tout cela, il fallait que je retrouve la mémoire de façon permanente.

« Lucius, il me faut des noms. » Déclarai-je, sans appel en m'éloignant de lui.

« Rose.. » Commença-t-il avant de s'interrompre. Il venait de comprendre. « Sirius Black. » Grogna-t-il et je hochai la tête.

Ce nom ne m'évoquait rien d'autre que la peur, le respect et un vague sentiment de culpabilité. Je fermai les yeux. Si c'était lui qui m'avait attaqué, il en paierait le prix. Cette certitude réchauffa mon cœur, m'emplissant d'une sensation que je reconnut comme de la détermination.

« J'espère pour lui qu'il saura me prouver que ce n'est pas lui. Parce que sinon, je ferai de sa vie un Enfer. » Assénai-je, ma voix claquant comme un fouet dans l'atmosphère lourde et presque silencieuse de la chambre.

Je me tournais et, doucement, j'allais m'asseoir aux côtés de Severus. Je caressai doucement son visage, je désirai tant son réveil. La peau sous ma main était glaciale mais étonnement douce. Je m'était attendu à ce qu'elle soit sèche, digne de son apparence. Me penchant légèrement, je soufflai un serment à mon sauveur endormi. Une promesse que je tiendrai coûte que coûte.

Puis je me relevai, me tenant la plus droite possible et mes muscles crièrent leur désaccord. Mes récentes blessures m'avaient affaiblies. Euphémisme du millénaire. Soit.

« Lucius ? » Interpellai-je mon ami qui regardait par la fenêtre, visiblement dans le but de m'accorder un peu d'intimité.

« Que puis-je pour toi ? » M'interrogea-t-il en retour.

« Quand puis-je quitter l'infirmerie ? »

Ma question sembla le surprendre. « Euh je suppose dès que Madame Pomfresh jugera que tu es remise physiquement. Dumbledore a accepté que tu restes dans les appartements des Préfets en Chefs le temps que la mémoire te revienne. Heureusement, Evans préfère le dortoir des Gryffons. On ne sera pas obligé de la supporter. »

« Evans ? » M'étonnai-je. Le nom avait été évoqué le jour de mon réveil. Madame Pomfresh avait dit à Lucius qu'il devait faire une ronde avec Miss Evans.

« Mon homologue Gryffondor. » Répondit-il et son dégoût évident pour la jeune fille me surprit. Le Serpentard était si doux avec moi, étais-je privilégiée ou était-il, comme je le pensais, quelqu'un d'adorable ? Je remis cette interrogation à plus tard. J'avais à faire.

« Puis-je te demander un immense service ? » Me risquai-je en posant ma main sur son avant-bras.

« Demande-moi et je m'exécuterai. » Fit-il en me faisant un sourire charmeur qui me fit bondir le plus loin possible de lui. « Je plaisante, Rose. Je n'ai nullement l'intention de te draguer, tu es ma cousine, par Merlin ! C'était une boutade. »

Honteuse, je me rapprochai de lui. J'avais tendance à occulter un peu le côté « cousin », comme depuis toujours. Cette pensée me fit me raidir. Je me souvenais de cela ! C'était une connaissance fugace qui ne s'accompagnait d'aucune image. Une constatation que j'avais déjà dû faire et qui m'était revenue comme par magie !

Et je pouvais comprendre cette tendance à occulter ce fait. En effet, la douceur, la tendresse de Lucius n'était pas sans rappeler celle d'un petit-ami. Mais le lien entre nous me semblait bien plus complexe. Tout en lui indiquait une enfance compliquée. Un souvenir me me vint, maigre parcelle de ma mémoire qui me revenait au compte-goutte.

J'étais assise avec un Lucius âgé d'environ sept ans et nous parlions de son balai qu'il avait eu le matin même pour son anniversaire. D'un coup les portes s'ouvrirent et une vieille femme brune entra dans la pièce, le visage tordu de rage. Elle se saisit de mon cousin et se mit à hurler, les yeux brûlants de colère.

« Qu'est ce que tu fais ici, Lucius ? Je croyais t'avoir demandé d'étudier ! » Tonna la vieillarde.

« J'ai fini de lire mon livre, Miss Hedgecombe. » Répondit-il d'une petite voix.

« Et tes cours d'étiquette, tu les as appris ? » Rétorqua l'autre. « Vas-y et ne reviens que lorsque tu ne seras plus un sauvage ! Et vous, Miss Beauregard, vous feriez mieux d'étudier l'histoire des familles au Sang-Pur aux lieu de batifoler ! Soyez certains que vos parents seront prévenus ! »

Cela signifiait presque une mise à mort. Lucius et moi serions puni de notre insouciance. Nos parents ne nous adressaient la parole que pour nous déverser des sermons sur nos missions d'héritiers. Et dans le cas de Lucius, pour lancer quelques Doloris quand il les décevait. Et nous savions que le soir même, la nuit serait troublée par ses hurlements.

« Rose ? » Fit Lucius, me ramenant à la réalité. Je le fixais et trouvais dans ses yeux cette étincelle de souffrance, un regard presque hanté. Nous nous étions jurés de nous protéger.

« Des souvenirs qui me reviennent. » Dis-je, encore troublée. Ce simple souvenir était atrocement douloureux. Petite, je me sentais tellement impuissante de le laisser partir ainsi ! « Un souvenir d'enfance. Qui était cette Miss Hedgecombe ? »

« Ma nurse. Mes parents n'avaient ni le temps ni la patience requise pour s'occuper de moi et l'avaient engagée car elle s'était chargée de l'éducation d'Éléonore Parkinson, la mère de Robert Parkinson qui est un étudiant de Serpentard qui a notre âge. Dès nos quatre ans, elle a été notre préceptrice, elle nous apprenait l'étiquette, le savoir-vivre et l'histoire des lignées de Sang-Pur. Elle nous mettait des coups de canne quand on était insolent. Elle a été renvoyée quand elle t'a giflée tellement fort qu'elle t'a assommée. On avait neuf ans. »

« Mon souvenir la concernait. » Déclarai-je.

« Pas le meilleur, donc. » Déduit Lucius. « Je pense que si tu entends parler de ton passé tu peux récupérer des souvenirs. Veux-tu qu'on essaie ? »

Je lui souris. C'était une bonne idée. Ne quittant pas la chambre de Severus, j'allais m'installer sur l'un des fauteuils qui s'y trouvaient. Lucius s'assit sur un autre, le regard un peu perdu dans le vague. Je lui laissais quelques minutes pour qu'il réfléchisse.

Soudain, il s'anima. « Tu es née d'Amélia et de Caliban Beauregard d'Aquitaine dans le village de Tagon en France le 13 août 1759. Tu as grandi chez moi à Malfoy Manor car tes parents estimaient que la France n'était pas assez riche en aristocrate pour trouver le futur mari de leur fille unique. Dès sept ans nous avons assisté aux rallyes organisés par la noblesse pour que nouions des liens. A onze ans nous sommes arrivés ici, à Poudlard. »

« Je me rappelle ! » M'exclamai-je. « On était terrifiés parce que tout nous paressait immense. Mais tu m'avais fait jurer de ne pas montrer ma peur alors je me suis retenue ! »

« En effet. » Confirma Lucius. « Mais pas pour longtemps. Dès que tu as appris qu'on n'allait pas être dans la même maison, tu as un peu pleuré. Mais à part moi, personne n'a vu. Tu t'es toujours révélée excellente dans l'art de te dissimuler , de disparaître aux yeux des autres. Quand tu ne veux pas être vue, il est quasiment impossible de te trouver ! Bref, t t'es vite révélée meilleure que tout le monde partout SAUF en potions et en sortilèges. Le premier parce que Severus est considéré comme l'un des meilleurs potionnistes que Poudlard, pourtant très prestigieuse, ait connu. Le second parce que Lily Evans a mis le paquet pour être la meilleure quelque part. Au fil des années tu as développé quelques... relations au sein de toutes les maisons mais on te voit rarement sans quelques Serpentards et tu es toujours avec nous pour les repas ou presque. Voilà le topo. Ah et tu as eu une brève relation avec Sirius Black, une ordure comme il en existe peu. Lui et sa bande ont décidé, à votre rupture, de te pourrir la vie. Des souvenirs ? »

A vrai dire, c'était la tempête dans mon crâne. Quelques bribes de souvenirs fugaces hantaient mon cerveau mais rien de bien mirobolant. Quelques cours, le visage disgracieux d'Evans et, le temps d'un éclair, j'avais cru me souvenir du visage de Sirius, vite disparu. Me restait juste l'impression de deux prunelles bouillonnant de rage et de haine et, instinctivement, j'avais enlacé mes genoux, les plaçant contre mon cœur, ma conception d'une bonne protection.

Lucius vint s'asseoir sur l'accoudoir de mon siège, leva mon visage et caressa ma joue, chassant une larme que je n'avais guère senti couler. Ses yeux étaient pleins d'inquiétude et sondaient les miens.

« Ecoute-moi, tu ne risques absolument rien ici, je suis avec toi et je te protège. » Me rassura-t-il.

« Et Sirius Black ? » Demandai-je d'une toute petite voix.

« Je te l'ai dit, il ne peut pas venir jusqu'ici. Et même si il essayait, il n'y arriverait pas. Ta chambre a subi un sort d'Intrusus. Un sort diablement puissant développé par ta famille. Je l'ai mis en place. Si ce sale traître à son sang essaie, ne serait-ce que d'entrer, Madame Pomfresh et moi serons prévenus ! » S'énerva Lucius, le regard meurtrier.

« Traître à son sang ? » Répétai-je, ce nom évoquant quelque chose en moi.

« Désolé. Une vieille habitude. » S'excusa mon cousin. « Si l'on en croit nos parents (ça vaut ce que ça vaut), la société est divisée en quatre catégories. Les Sang-Purs en sont la classe dominante. Toi et moi sommes des Sang-Purs c'est à dire qu'il n'y a pas une goutte de sang moldu dans nos veines. Ensuite viennent les Sang-Mêlés. Ils sont plus ou moins moitié/moitié et ce statut est irréversible. Même après quatre générations de mariage avec des Sang-Purs. En derniers viennent les Né-Moldus qui ne possèdent pas de sang magique et sur qui le pouvoir tombe comme la misère sur le pauvre monde, et les traîtres à leur sang, des Sang-Purs qui fréquentent assidûment les moldus et les Né-Moldus. »

« Tu ne peux pas croire de telles choses ! » M'indignai-je. « C'est complètement idiot ! »

Mon cousin me fit taire d'un geste de la main. « Je sais. » M'assura-t-il avec douceur pour me rassurer. « Je n'ai jamais cru à ces balivernes mais il arrive, quand je m'énerve, que j'en vienne à insulter ceux que je n'apprécie pas. Comme Evans, Lupin, Black, Potter et leur serpillière, Pettigrow. Ces cinq là sont pathétiques. Potter et Black sont un peu la honte de la société aristocratique parce que ce sont des Sang-Purs qui fréquentent des Né-Moldus et les rumeurs de mariage entre Potter et Evans ont scandalisé ta mère au point qu'elle a été voir Charlus et Dorea Potter pour leur hurler dessus. Black a lui été déshérité au profit de son frère, Regulus, l'un de nos amis. D'ailleurs, la prochaine fois que tu t'éprends d'un Black, évite la cabot galeux de la famille, fais moi plaisir. »

« Euh, je vais faire ce que je peux. » Promis-je.