Hello!
Je sais, je sais, je poste deux jours en avance mais vaut mieux en avance qu'en retard, non!
Je vous informe, je HAIS ce chapitre mais je n'arrive pas à l'écrire autrement donc il reste tel quel. Il est nul mais je me rattraperai!
Je le dédicace à deux personnes qui comptent immensément pour moi, Ausland et Yourdarkrose! Je vous aime les filles ;)
Le prochain update se fera tard à cause des premières épreuves du BAC! Souhaitez-moi bonne chance ^^'
Enjoy!
Gwen
Chapitre 15 : A new fight
Nom: The Slytherin Lioness
Résumé: "Elle était la Reine des Serdaigle, leur phare dans la nuit. Elle était la soeur des Serpentard, une des leurs malgré tout. Et elle était sous la protection des Maraudeurs, Tigresse parmi les Lions. Elle était toi et moi."
Attention: Cette fic est aussi ancrée dans les romans que possible mais j'avais besoin de Lucius et Narcissa et à vrai dire, tous les Mangemorts, donc Lucius est à Poudlard en même année que Lily, James et Severus!
Disclaimer: Rien n'est à moi (sauf Roslynne, Katharina et Gab évidemment!) tout appartient à la magnifique J.K Rowling que je remercie de tout mon coeur!
Prochain update: Aux alentours du 5 juillet, j'ai le BAC cette année les amis!
Chapitre 15 : A new fight
« I betrayed myself when I let others have their way
But I am holding on, my finger on the pulls
The sound of my heart pounding tells me there's still hope
But people don't like when you put up a fight
And slowly, ever so slowly, I am loosing mine
I'll fight (fight), fight (fight), fight or be taken out alive
Fight, nowhere to run, nowhere to hide
Standing on the edge, am I better off dead? »
Fight, Icon for Hire (Scripted)
Je fus autorisée à quitter l'infirmerie le lundi matin. Madame Pomfresh avait tenu à me garder le temps nécessaire à ce que la plupart de mes blessures se referment complètement et j'avais profité de ce temps qui m'était accordé loin du monde pour dormir et reprendre des forces. Car il allait me falloir toute l'énergie possible pour traquer celui qui avait manqué de me tuer et avait affaibli Severus.
Lucius avait continué de me rendre visite régulièrement mais il paraissait de plus en plus irrité. Selon lui, personne n'avait vu quelqu'un dans le couloir où se trouvait ma chambre et personne n'avait noté l'absence d'un élève au festin. Je n'avais qu'une envie, le rejoindre dans sa traque mortelle.
Le lundi matin, je me préparais dans la salle de bain, m'interrogeant pour la millième fois sur la raison pour laquelle quelqu'un avait jugé qu'un miroir serait superflu. Tandis que j'attachais mes longs cheveux bruns en une queue de cheval haute, quelqu'un frappa à la porte.
Lucius entra d'un pas souple et délicat. Il m'arrivait souvent de me demander si l'un de nous n'avait pas été adopté car nous semblions être de parfaits opposés. Avec ses lumineux cheveux blonds à la limite de l'argenté, ses yeux couleur d'acier et ses traits si délicats, on l'aurait cru sorti d'un rêve. Or j'étais bien plus petite que lui, atteignant à peine son épaule, ma peau était hâlée, presque mate et mes cheveux étaient presque noirs. Le contraste entre nous devait être frappant.
« Tu es prête, Rose ? » Me demanda-t-il d'un ton poli.
« Je serais prête s'ils avaient daigné mettre un miroir dans cette pièce ! Sérieusement, comment veux-tu que je sache si je peux sortir ? » Grommelai-je, tentant de cacher mon appréhension à l'idée de devoir affronter le monde extérieur.
Cependant, ma réplique parut déranger Lucius qui détourna le regard et qui, sans un mot, me tendit galamment le bras.
« Me permettriez-vous de vous accompagner gente dame ? » Me demanda-t-il dans une vaine tentative d'humour au vu de la tension qui s'était accumulée dans la pièce.
« Lucius, que se passe-t-il ? » M'inquiétai-je. Comment l'évocation d'un simple miroir avait-elle pu avoir un tel effet sur mon cousin ?
Il se posta face à moi et me regarda fixement comme s'il tentait de sonder mon esprit. Fermant les yeux, il posa sa main sur ma joue et se mit à murmurer une formule que je ne saisis pas. Une intense chaleur se propagea sur ma peau et après quelque seconde d'inspection, Lucius sourit.
« Nous pouvons y aller. » Déclara-t-il en m'ouvrant la porte.
« Que viens-tu de faire ? » Demandai-je, inquiète.
« Rien de bien grave, je vérifiais ton état. » Répondit-il et je sus qu'il me mentait.
Pourquoi Lucius me mentirait-il ? N'étions nous pas proches ? Que venait-il de faire à mon visage ? Autant de questions qui ne trouveraient pas de réponses tant qu'il ne me répondrait pas. Sachant qu'il ne me dirait pas la vérité pour le moment et ayant confiance en lui, je me résignais à attendre.
Je le suivis en dehors de la pièce et traversai avec lui l'infirmerie. Il y avait là une dizaine de personnes. Un garçon âgé d'environ douze ans était allongé sur un lit et paraissait vaguement sonné. Autour de lui deux filles plus âgées ne cessaient de lui demander comment il allait et le maternaient. En face de lui, une fille pleurait toutes les larmes de son corps, ses mains couvertes de cloques qui selon elle avaient été causées par un accident en potion. Un homme corpulent se tordait les mains à côté d'elle, visiblement mal à l'aise. D'autres filles le fusillaient du regard pendant que Madame Pomfresh s'occupait de la blessée.
L'homme se retourna, apparemment mal à l'aise et son regard tomba sur moi. Sa bouche forma un « o » de surprise et il se rua dans ma direction tandis que les filles se mirent à chuchoter frénétiquement en nous regardant, mal à l'aise, je me cachais légèrement derrière Lucius.
« Miss Beauregard ! » S'exclama l'homme et je le regardai d'un œil vaguement paniqué. Il ne me semblait pas le connaître. Il se pencha vers moi et chuchota. « Je suis au courant de votre... Mésaventure, je suis le professeur Slughorn. » Puis se redressant. « Il est bon de vous savoir hors de l'infirmerie. Aurons-nous le plaisir de vous revoir prochainement ? J'avoue que les cours sans vous et sans Monsieur Snape sont bien insipides. » Il ponctua sa phrase d'un hochement de tête navré.
La foule de question me submergea et Lucius vint me prêter main forte. « Je suis navré professeur mais je crois que Roslynne est encore un peu sonnée de l'attaque qu'elle a subi, je me permets donc de répondre à sa place. » Déclara-t-il d'un ton sans appel et je lui jetai un regard plein de gratitude. « Malheureusement non, Roslynne ne sera pas des nôtres pendant quelques semaines dû à son état et à l'épreuve qu'elle a dû traverser. D'ailleurs, nous souhaiterions rentrer, je pense qu'il n'est pas nécessaire d'attirer davantage l'attention sur elle. » Et sans attendre un mot du professeur, il me conduisit vers la porte.
Le trajet fut rapide même s'il était évident que mon cousin évitait les couloirs trop fréquentés et fusillait du regard les rares élèves qui osaient me regarder. Auprès de lui, son bras autour de mes épaules, je me sentais soutenue et protégée. Malgré cela, je gardais mes yeux rivés au sol, j'avais peur de croiser Sirius Black ou en tout cas les yeux pleins de haine que j'associais à son nom.
Le Serpentard m'ouvrit une porte/portrait et j'entrai dans un salon lumineux qui m'était vaguement familier. Mais ce ne fut que quand j'entrais dans la chambre et posais mes affaires qu'un souvenir me revint. Je me rappelais me réveiller dans ce lit, endolorie et voir Lucius et Severus sortir.
Je m'étais prise un coup de patte dans le visage. Des griffes avaient fait couler mon sang. Je touchai la peau tendre et eus un haut-le-cœur de sentir d'énormes boursouflures sur ma peau d'ordinaire si lisse. D'horribles cicatrices qui me défiguraient, je le savais. Je sentis mes yeux s'emplir de larmes. Je pouvais, certes, me réjouir d'être en vie, mais j'avais désormais le visage d'un monstre. Ma seule consolation fut que l'une des quatre griffes de Remus avait préféré ma gorge à mon visage.
Deux mains douces se posèrent sur les miennes qui caressaient mes plaies et je fus surprise de trouver les yeux de Severus au lieu de ceux de Lucius. Des yeux doux, rassurants. Ses longs doigts enserrèrent mes poignets et les firent descendre contre mes flancs puis il m'attira dans une étreinte protectrice, me permettant ainsi de cacher mes larmes. Ses bras enlaçaient ma taille et je me surpris à me détendre contre lui, à enfouir mon visage dans ses robes noires, consciente de mes actes cette fois-ci.
Il se pencha et murmura à mon oreille. « Tu sais Rose, je te promets que d'ici un an maximum, je créerai un baume ou un philtre qui effacera les cicatrices. Je te le promets. Ne pleure pas Rose. »
La force de ce souvenir me fit me figer. Je me rappelais l'élan de gratitude et d'amour que j'avais ressenti pour Severus ce jour-là. Un doute s'empara soudain de moi et mes mains allèrent de nouveau sur mon visage et sentirent encore une fois la peau dont la texture variait. Et comme la première fois, la peur du regard des autres fit monter les larmes.
Cependant, avec elle vint une réalisation : je n'avais pas rendu justice à Severus, non content de m'avoir sauvé la vie le soir de l'attaque, il avait précédemment tenté de m'aider avec ses cicatrices dont j'ignorais plus la provenance. Il avait été là pour moi et j'espérais de toutes mes forces lui avoir rendu la pareille.
« Rose, » M'appela Lucius juste derrière moi. « tout va bien ?
« Oui. » Soufflai-je. « Juste un souvenir. » Je me tournai vers lui. « Tu as caché mes cicatrices, n'est ce pas ? A l'infirmerie. »
« Oui. » Avoua-t-il. « Je me suis dit que tu ne voudrais sûrement pas que les autres puissent les voir. »
« Comment est-ce arrivé ? » Demandai-je. « Ce n'était pas la première fois que j'étais attaquée je suppose ? » Ma voix dérapa vers la fin malgré l'assurance que j'avais tenté d'y insuffler.
« Assieds-toi. » Me proposa Lucius en me poussant gentiment afin que je m'assoies sur son lit et qu'il ne fasse de même. « Te rappelles-tu ce que je t'ai dit à propos de Sirius Black ? »
« Heureusement, déjà que je ne me souviens plus de rien, si je me mets à oublier, s'en est fini de moi ! » Plaisantai-je mais mon cousin ne sourit pas. « Tu m'as dit que j'étais sortie avec et qu'après notre rupture ses amis m'avaient persécutée. C'est eux n'est-ce pas ? » Demandai-je en frissonnant. Comment pouvaient-ils autant me haïr ?
« Il me semble que c'était un accident. » Répondit Lucius doucement. « Il y a quelques mois tu as recommencé à voir Black, mais en secret. Même le meilleur ami de Sirius, James Potter, ne savait pas qu'il te revoyait et continuait à te haïr. Toujours est-il que Black et toi vous êtes disputés et assez violemment. Severus m'a dit que tu lui vais confié que tu avais reçu une lettre que tu as crue de Black et que tu t'es ruée à la volière pour l'envoyer. Or c'était la pleine lune et un des amis de Potter, Lupin, qui semble t'apprécier, est un loup-garou. Tu l'as croisé et seule la présence de Severus non loin de là t'a sauvée. Si tout ou presque a pu être guéri, tes cicatrices ne semblent pas vouloir disparaître. »
Je restais silencieuse à la fin du récit. Cela faisait beaucoup à intégrer. Plus le temps passait et plus la liste de mes dettes envers Severus s'allongeait tandis qu'il me tardait de pouvoir faire face à mes bourreaux. Quoique selon Lucius, le dénommé Lupin et moi étions amis. Lupin. Ce nom m'évoquait le visage fatigué mais doux d'un garçon qui portait un fardeau trop lourd pour lui.
« Qui m'a envoyé la lettre ? » Fut la seule question qui me vint à l'esprit pour rompre le silence pesant sur la pièce. « Tu as dit que je croyais la lettre de Black ce qui signifie que tu sais qu'elle ne venait pas de lui. »
Mon interlocuteur sembla extrêmement gêné et mit du temps à répondre. « La lettre venait de Severus... »
Il continua de parler mais je ne l'écoutai plus car de nouveau un souvenir me vint. Une écriture précise et fine. Des mots doux et caressants. Une supplique, une demande de pardon. ET caché derrière non pas un Sirius qui ne ressentait aucun regret mais un Severus qui s'excusait... Mais de quoi ?
« Lucius ? » L'appelai-je, ne me rendant pas compte que je venais de le couper en pleine phrase. « Dans la lettre de Severus il s'excusait. De quoi ? »
« Je suppose qu'il s'agissait du fait que quand toi et Sirius avez rompu, vous vous êtes fait la tête. Enfin lui surtout. Et il s'en voulait. » Répondit mon cousin en haussant les épaules.
« S'en voulait de quoi ? » Fis-je, curieuse. « Et quel est le lien entre ma rupture et notre dispute ? »
« J'y viens. Un jour d'été, après les examens, Black et ses amis ont décidé de s'attaquer à leur souffre-douleur préféré, Severus. Tu l'as défendu et il l'a assez mal pris. Premièrement, il était trop fier pour te remercier et ensuite, il avait peur des représailles de la part de la bande des Maraudeurs comme on les appelle. Elles n'ont pas tardé puisque Black rompait avec toi deux heures après. Il te demandait pardon de t'avoir lâchée. »
« Il s'en voulait de m'avoir protégée ? » M'étonnai-je, incrédule. Cela ne pouvait être qu'une blague !
« Oui. Du Severus tout craché... Bien qu'il soit trop fier pour l'admettre. »
Le regard de Lucius s'était voilé et je posais une main sur son bras, tentant de lui transmettre ma sympathie. Il m'arrivait d'oublier que lui aussi subissait l'absence d'un être cher et devait en plus supporter mes questions d'amnésique. Je lui souris tendrement. Nous allions nous en sortir.
