Salut tout le monde!

Je suis vachement en avance, je le sais, appréciez!

Je fais cette AN très courte. Pour les fans de Mikelangelo Loconte et pour ceux qui veulent me suivre, un twitter Gwenhata. On pourra discuter!

Bref, chapitre très court, j'en suis hyper navrée mais je peux pas faire mieux.

Merci à tous mes reviewers, je vous aime! (vous êtes quoi... trois? ;) )

Bonne lecture!

Gwen


Chapitre 16 : Les blessures qui ne se voient pas

Nom: The Slytherin Lioness

Résumé: "Elle était la Reine des Serdaigle, leur phare dans la nuit. Elle était la soeur des Serpentard, une des leurs malgré tout. Et elle était sous la protection des Maraudeurs, Tigresse parmi les Lions. Elle était toi et moi."

Attention: Cette fic est aussi ancrée dans les romans que possible mais j'avais besoin de Lucius et Narcissa et à vrai dire, tous les Mangemorts, donc Lucius est à Poudlard en même année que Lily, James et Severus!

Disclaimer: Rien n'est à moi (sauf Roslynne, Katharina et Gab évidemment!) tout appartient à la magnifique J.K Rowling que je remercie de tout mon coeur!

Prochain update: Aux alentours du 31 juillet


Chapitre 16 : Les blessures qui ne se voient pas.

« Il y a des souffrances qui pèsent des tonnes
Et que ne pas que tout espoir nous abandonne
Il faut se dire que tôt ou tard on va guérir »

Les blessures qui ne se voient pas, Florent Mothe (Rock in Chair, 2013)

Les jours passèrent et une routine s'installa. Lucius et moi nous levions toujours au petit matin, quand l'aurore naissante projetait sur le Lac ses rayons d'espoir. Le temps était étonnement beau pour une journée d'automne et mon cousin et moi en profitions pour aller dehors. Nous avions décidé qu'il fallait que je sois plus endurante physiquement, plus apte à me défendre contre de futurs agresseurs.

Ainsi, notre matinée commençait toujours par une course autour du Lac, exercice qui m'exaspérait puisque Lucius manifestait une endurance et une rapidité dont je ne me souvenais guère. Cependant, il fallait noter que ma mémoire n'était pas fiable et je me contentais donc de râler après avoir repris mon souffle. Ensuite, nous procédions à une série d'exercices et de mouvements aussi ennuyants que douloureux que mon ami me faisait effectuer en omettant tout commentaire de ma part. Quand s'achevaient enfin ces épuisantes manœuvres, nous allions prendre le petit déjeuner dans notre chambre. Lily Evans dont Lucius ne cessait de se plaindre n'avait pas daigné revenir dans la salle commune ce que nous apprécions tous deux. Nul besoin de se confronter à une Gryffondor. Quelques souvenirs d'elle m'étaient revenus et je ne l'appréciais pas plus que Lucius.

Après notre repas, Lucius me quittait le temps de se préparer pour les cours, me donnait mon emploi du temps habituel puis s'en allait suivre sa journée de cours. Pour ma part, je lisais mes livres de cours et les notes des cours précédents que Lucius avait prises. Une fois ma lecture terminée, je m'entraînais aux sorts travaillés. Comme j'avançais vite, il m'arrivait de travailler des projets.. spéciaux.

Durant le temps du midi, Lucius revenait et nous mangions en parlant des cours. Comme tous les autres, je rendais les devoirs exigés, mais je le faisais par hibou afin de ne pas apparaître en public. Nous parlions aussi des rares souvenirs qui me revenaient et il m'expliquait leur signification et parfois leur contexte. Puis il repartait pour son après-midi que je passais à consulter ses souvenirs d'enfance dans la pensine qu'il avait obtenue du Manoir. En rentrant, nous faisions nos devoirs, dînions et parlions magie, potions, Severus, les Maraudeurs et les derniers ragots de l'école.

C'est ainsi que j'appris que la moitié de l'école me pensait morte. La discussion portait, à l'origine, sur les rumeurs concernant l'absence de Severus.

« La moitié des Gryffondor, des filles j'entends, pense que toi et Severus vous êtes enfuis pour vivre votre amour au grand jour. L'autre moitié a eu vent, je ne sais comment, de l'attaque et pense que tu es morte et que Severus l'est probablement aussi. Les Poufsouffle sont d'accords avec elles. Les Serdaigle se rongent les sangs pour toi bien que j'ai dit à Katharina de leur annoncer que tu survivrais et que tu reviendrais bientôt. Les Serpentard, eux, sont comme d'habitude. Ils font semblant de rien mais deux d'entre eux sont déjà venus me demander si tu étais morte. Ils avaient l'air plutôt inquiets. » Expliqua calmement Lucius, me surveillant du coin de l'œil. Je savais qu'il observait ma réaction à la nouvelle de ma pseudo-mort et gardais donc un visage neutre.

« Par le biais de ma mort, ces filles expriment-elles un désir secret de me voir disparaître ? » Demandais-je d'un ton voulu détaché mais gâché par des trémolos causés par la colère.

« Elles sont juste jalouses. » Relativisa mon cousin en levant les yeux au ciel. « Je n'en comprends pas la raison. »

Même si nous n'en avions pas parlé depuis quelques temps, je savais que Lucius ne comprenait toujours pas ce que j'avais pu trouver en Sirius Black et sa désapprobation me faisait souffrir. Je savais que le moi d'avant l'attaque avait aimé Sirius mais que cette fille, qui était moi sans l'être, avait commencé à douter. Je savais qu'à ce jour, je ne ressentais pour Sirius que de la haine et de la honte pour m'être laissée faire.

« Et toi tu es jaloux de l'attention qu'elles lui portent ! » plaisantais-je, juste pour le faire enrager.

« Comment peuvent-elles aimer un être aussi abject ? » cracha-t-il.

Je me tus et mon cousin se leva, arpentant la pièce rageusement, la haine sortant de tous les pores de sa peau. Nous savions tous deux qu'il venait de franchir un ligne blessante. Jamais auparavant il ne m'avait si directement attaquée en parlant de Black, jetant sur moi la responsabilité de ce qu'il m'était arrivé. Ce fut donc avec raideur que je me levais, gardant mon visage froid.

« Si tu veux bien m'excuser, Lucius, je vais aller me coucher. » Dis-je, mettant tout la froideur possible dans ma voix.

Il se tourna comme pour me dire quelque chose mais je claquais la porte de la chambre à son nez, sachant très bien qu'il dormirait sur la canapé, comme tous les soirs. Je le savais, depuis le début de cette histoire, depuis l'attaque, quelque chose s'était brisé entre nous. Je l'aimais autant qu'auparavant, il représentait toujours mon meilleur ami, la seule partie de ma famille digne de ce nom. Cependant, la culpabilité nous étreignait tous deux. Une culpabilité entourant Severus. À cause de moi, il était dans un coma magique avec peu d'espoir de réveil. Et Lucius s'en voulait de n'être pas venu me voir plus tôt. Et ce ressentiment avait dénaturé notre relation.

Cette nuit marqua ma renaissance. Fut-ce la colère ou bien la douleur qui fit sauter le verrou de a mémoire, je ne le saurai jamais. Mais au matin, quand j'ouvris les yeux, ce fut en hurlant à cause de l'afflux de souvenirs, cri qui devint sanglot quand l'attaque me revint. La porte s'ouvrit à la volée et en quelques secondes, Lucius fut à mes côtés, me berçant doucement, me rassurant tendrement.

« Roslynne, que se passe-t-il ? » Sinquiéta-t-il en me serrant contre lui et en caressant mes cheveux, geste qui me rappela notre enfance, quand ma nourrice me réconfortait après un cauchemar.

Je me serrai contre lui, tentant d'échapper à la douleur insurmontable que mes souvenirs m'apportaient. Mes hurlements s'étaient transformés en jappements de douleur, les larmes sillonnaient mes joues. D'horribles sanglots me secouaient et je regrettai soudainement d'avoir si ardemment désiré le retour de ma mémoire. Chaque regard de Sirius, chaque pique de James, chaque moquerie d'Evans me revenaient, chacun d'entre eux perçant mon cœur. Je n'arrivais plus à respirer tant ce sentiment de rejet me faisait du mal.

« Rose, réponds-moi ! » Me pressa Lucius, visiblement fou de peur.

Je m'en voulus de le blesser encore un fois, de le faire trembler de peur si tôt après on attaque mais je ne pouvais maîtriser les spasmes qui m'agitaient, j'étais déchirée entre mon envie de lui répondre, mon envie de me battre et celle de tout abandonner pour sombrer dans la mélancolie de ma mémoire, de céder à la souffrance. Quand je sentis rouler sur mon front une goutte d'eau, je m'extirpai des affres de mes souvenirs et posai mon regard sur lui. Son visage était tordu par l'angoisse et une unique larme avait quitté ses yeux.

« Souvenirs. » Articulai-je difficilement avant de me blottir encore contre lui.

« Ils ne peuvent pas te faire de mal ici. » Chuchota-t-il avant d'embrasser mon front. « Tout ira bien. »

Je savais qu'il ne parlait pas des souvenirs mais de leurs protagonistes et je hochais la tête. Lucius avait raison, tant que j'étais avec lui, rien ne pouvait m'arriver. Ces Gryffondor paieraient en temps voulu mais pour le moment, je devais me reprendre afin de rassurer mon cousin. Je lui souris faiblement malgré les larmes qui refusaient de cesser de couler.

« Lucius ? » L'appelai-je. « Quand nous les confronterons... »

« Oui ? » M'invita-t-il à continuer, comprenant sans doute de qui je voulais parler.

« Seras-tu à mes côtés ? » Lui demandais-je.

« De toute évidence. » Confirma le blond en me souriant doucement. « Je leur ferai payer leurs actes. À tous ceux qui t'ont fait souffrir, mais pour cela, je veux que tu sois avec moi. »

Seul un confortable silence suivit sa déclaration. Nous avions tous deux le même objectif, nous venger. Cela n'amoindrissait en rien la peine qui avait pris possession de moi mais cela me permettait de garder la tête hors de l'eau. Je sentis un sourire carnassier s'emparer de mon visage et son jumeau prendre possession de celui de Lucius.

« Les mots ne suffiront pas. » Déclara Lucius. « Je veux, moi aussi, imprimer dans leur sang la haine que je leur porte. Ils ont failli m'arracher ma sœur de cœur. »

« Je ne veux pas les tuer. » Objectai-je. « Les attaquer physiquement signerait notre arrêt de mort. Tu sais tout comme moi que si Dumbledore leur évitera l'expulsion pour ce qu'ils m'ont fait, il n nous garantira pas la même sécurité si nous posons les mains sur son chouchou Potter. Restons raisonnables. »

« Je ne sais pas si je pourrais m'empêcher de les tuer encore longtemps. » Répondit Lucius sombrement. « Surtout la Sang-de-Bourbe Evans qui clame haut et fort que le monde serait mieux sans toi. »

« Lucius.. » l'avertis-je. « Ne te salis pas les mains de son sang ni de celui des autres. Ils n'en valent pas la peine. Tu n'es pas comme ton père. Tu n'es pas l'un de ces Mangemorts vulgaires et cruels, tu vaux bien mieux que cela ! »

Lucius détourna le regard. Je savais que ceux qui suivaient ce pseudo Lord Noir l'avaient approché quelques mois auparavant et qu'il avait fermement refusé leur invitation. Je savais également qu'ils n'allaient pas laisser tomber, Lucius était une recrue de choix, élève plutôt très bon, Sang-Pur dans toute sa splendeur. Un Mangemort parfait.

Je me battais donc pour imprimer dans son esprit mon dégoût de ces idiots qui suivaient un fou furieux juste pour gagner leur survie et une possible forme de pouvoir si leur leader, ce fou, accédait au pouvoir. Raison pour laquelle, leurs rangs ne comptaient presque que des Serpentards dont le père de Lucius, Abraxas Malfoy. Je savais aussi que mon père et ma mère soutenaient celui qui s'était lui même surnommé le Seigneur des Ténèbres. Ce n'était plus qu'une question de temps avant que ma famille n'intègre ses rangs.

Toutes ces connaissances me donnaient un puissant mal de tête vu le changement radical orchestré entre mon amnésie et le tourbillon de souvenirs qui me hantait désormais. J'étais néanmoins heureuse de retrouver certaines informations. Comme le nom de celui qui m'avait attaquée.

Dans ma tête, Black ne représentait plus qu'une menace. Bien sur, je me souvenais de notre conversation, des doutes que déjà j'avais entretenus juste avant qu'il ne me saute dessus. Et dire que même pendant l'attaque je ne lui en avais pas voulu me donner la nausée. L'oubli m'avait au moins apporté une chose, un regard objectif. Et désormais la haine et la soif de vengeance pulsaient dans mes veines en un flot malsain, dangereux. Je me sentais comme un serpent, prêt à mordre. J'irradiais la colère. Seuls échapperaient de mon courroux les innocents. Black, Potter, Evans, Pettigrew et leur fan-club allaient payer chaque minute de souffrance, chaque minute de coma de Severus.

Mais je ne me serais pas abaissée à les frapper, à user mes poings ou ma baguette pour les faire souffrir. Je n'autoriserais pas leur sang à maculer ma robe, non, ils souffriraient mentalement, je les détruirais par la culpabilité, la honte. Et ils seraient à mes pieds. Oui, dans ma tête résonnait un rire froid et cruel.

« Lucius. Je veux que Black paye chaque seconde, chaque minute de tortue qu'il m'a infligée. » Annonçai-je, mortellement sérieuse.

« Rendors-toi Rose, il est tôt encore, et on ne commence les cours que dans une heure. » Répondit-il simplement.

« On ? » M'étonnai-je. Je ne voulais pas y aller si tôt après avoir récupéré mes souvenirs.

« Oui, on. » Déclara-t-il. « Tu viens avec moi et nous allons commencer cette fameuse vengeance. Pour cela il faut encore que tu te reposes. Je veux que tu apparaisses impériale parmi eux et les cernes ne correspondent pas à mon image de la majestuosité. »

C'est avec un hochement de tête que je clos cette conversation et nous nous endormîmes encore une fois, prêts à affronter mes agresseurs.