Coucou!
Je poste ce chapitre en avance, non pas comme cadeau mais parce que je ne suis pas sure d'avoir le Wi-Fi en Californie mardi :3
Cependant, je tiens à rappeler que ce chapitre est un cadeau à Ausland que je vais bientôt revoir et à qui cette fanfic est dédiée. Mardi signera l'anniversaire de Roslynne!
J'ai désormais une bêta qui n'est pas sur (ou il me semble) et qui est une fan de Lucius, merci à elle!
Enjoy!
Chapitre 18: War Zone
Nom: The Slytherin Lioness
Résumé: "Elle était la Reine des Serdaigle, leur phare dans la nuit. Elle était la soeur des Serpentard, une des leurs malgré tout. Et elle était sous la protection des Maraudeurs, Tigresse parmi les Lions. Elle était toi et moi."
Attention: Cette fic est aussi ancrée dans les romans que possible mais j'avais besoin de Lucius et Narcissa et à vrai dire, tous les Mangemorts, donc Lucius est à Poudlard en même année que Lily, James et Severus!
Disclaimer: Rien n'est à moi (sauf Roslynne, Katharina et Gab évidemment!) tout appartient à la magnifique J.K Rowling que je remercie de tout mon coeur!
Prochain update: Aux alentours du 27 août.
Chapitre 18 : War Zone
« We have to find a better way
Out of this tragedy
As the battle rages on
My ears hear only screams
This war is ours.
This war is ours!
Yes, I will see you
Through the smoke and flames
On the frontlines of war
We have to find a better way
And I will stand my ground until the end
Till we conquer them all »
This war is Ours – Escape the Fate
Cette confrontation entre élèves marqua le début d'une nouvelle ère et cela créa deux phénomènes. Le premier fut la mise à l'écart de la Maison Serdaigle, ou en tout cas de la plupart de ses membres tant l'histoire de ce qu'il s'était passé dans la bibliothèque avait circulé. Les Poufsouffle et les Gryffondor avaient donc décidé d'isoler notre maison qui, si elle avait été mal vue auparavant, était maintenant aussi crainte que Serpentard. Le second phénomène, bien plus étonnant que le premier, furent les rapprochements, irréels de par leur rapidité, des maisons. Il n'y avait plus quatre maisons mais deux groupes reformés: d'un côté les Lions et les Blaireaux et de l'autre les Aigles et les Serpents. Ainsi, la fracture entre les Maisons s'était encore aggravée.
Cela ne changea pas tant le quotidien de l'école. Certes, les duels de couloirs se multiplièrent mais aucun d'eux ne se montrait réellement dangereux. Cela pimentait juste encore un peu le quotidien déjà mouvementé de l'école. Une simple rébellion avait réveillé les rivalités mais cela ne troublait que peu le fonctionnement de l'école et les professeurs, s'ils tentaient de calmer les hostilités, ne punissaient pas trop sévèrement les contrevenants. Certes nous fûmes tous les six placés en retenue mais grâce à nos appartenances à différentes maisons, nous pûmes tous échapper à la compagnie de nos ennemis.
Un peu moins de deux semaine après l'agression, un lundi matin, je quittais la Tour de Serdaigle dans laquelle je m'étais ré-installée, craignant l'atmosphère et les souvenirs de mon ancienne chambre de préfète et ne voulant plus gêner Lucius qui en avait déjà assez fait pour moi. Et mes anciennes/nouvelles compagnes de dortoir m'avaient accueillie à bras ouverts.
Ainsi, entourée de Katharina et de deux autres filles de mon année, Lise et Alexandra, je me rendis au petit-déjeuner. Nous parlions de tout et de rien, de notre week-end (que j'avais passé entre le parc avec Lucius et l'infirmerie avec Severus) et des cours quand, approchant la Grande Salle, nous entendîmes une clameur des plus inhabituelles. Je me tournais et tombais face à un Serpentard de septième année qui, sous l'œil vigilant de Lucius, maintenait fermement un garçon contre le mur.
Je mis du temps à reconnaître la maigre silhouette aux cheveux couleur de paille. Seuls ses yeux noisette et son visage fatigué l'identifièrent comme Remus Lupin. Le Serpentard qui le coinçait contre la pierre semblait attendre quelque chose puisqu'il fixait Lucius qui, lui, semblait hésiter. Un instinct inconnu me fit me cacher dans l'ombre d'un pilier pour observer la scène.
« Lupin, tout d'abord je souhaiterais te présenter mes excuses les plus plates pour cet enlèvement pour le moins brutal. » Commença mon cousin d'un ton neutre. « Il semblerait que le seul moyen de t'atteindre soit de te retenir d'aller dans la Grande Salle. Nous ne voudrions pas que, dans le climat actuel, un Maraudeur soit vu avec un membre du camp ennemi. Tu m'excuseras du trou de mémoire concernant le nom ridicule que tes amis ont trouvé. J'ai besoin de te parler de Roslynne et j'ai besoin de ton aide concernant Severus. Es-tu disposé à m'écouter ? »
Lupin eut un air estomaqué. « Je suppose que c'est mon devoir, vu ce que Sirius leur a fait. »
« En effet. » Répondit simplement mon meilleur ami. « Alors ? »
« Je suis de la partie. Que dois-je faire ? » Tandis que Remus disait cela, celui qui le tenait lâcha prise.
« Je peux m'en aller ? » Demanda le Serpentard.
« Va. » Le chassa Lucius. « Lupin, nous allons commencer par le sujet le plus urgent, Roslynne. J'ai besoin que tu veilles sur elle dans les cours auxquels je n'assiste pas et que tu refrènes les ardeurs de tes amis la concernant. Je lui aie certes enseigné quelques techniques de défense mais j'ose espérer qu'elle n'aura pas à les mettre en application. »
« Pourquoi fais-tu appel à moi pour la défendre quand, i peine quelques mois, tu méprisais notre amitié ? Qu'est ce qui a changé ? » Demanda le Gryffondor d'un air intrigué.
« Ce qui a changé c'est qu'elle est désormais en danger de mort et que le tout Poudlard parle des complots la visant. Je ne peux pas la protéger à longueur de journée et mes Serpentard sont déjà sur le coup, malheureusement, ce n'est pas suffisant. Katharina agit déjà pour chasser ses ennemis parmi les Serdaigle mais il me manque quelqu'un pour couvrir les Gryffondor. Et ce quelqu'un, je préfère que ce soit toi plutôt que cet idiot de Gabriel. »
« Et si je refuse ? » Interrogea prudemment le loup-garou. « Je veux dire, pourquoi risquerais-je ma vie pour un plan que Lucius Malfoy a conçu, au risque de perdre mes amis ? »
« Parce que tu as bien profité de ton amitié avec elle ! » Tonna Lucius en frappant le mur de son poing. « Au temps où elle traînait encore avec vous, elle t'a écouté, elle t'a soutenu ! Elle a sacrifié ses soirées à essayer de trouver un moyen pour calmer le loup que tu es Lupin, n'oublies pas la gratitude que tu lui dois. »
« Ce n'est pas un piège ? » Se méfia l'autre.
« Je ne jouerai pas avec la vie de ma cousine.. » Admit Lucius.
« Je vais faire de mon mieux. Et concernant Severus ? »
« Que sais-tu des comas magiques ? »
« Pas grand chose. Je sais que les gens plongés dans ce type de sommeil le sont par des rituels anciens et qu'il existe des sorts pour les inverser. De la magie noire je crois. Je n'en sais pas plus. » Confessa Remus. « Je peux faire des recherches. »
« Ce serait grandement apprécié, Lupin. Tu n'imagines pas ce que ça me coûte de le dire mais merci. »
Lucius se détournait et semblait prêt à rentrer dans la Grande Salle quand Remus l'attrapa par la manche. « Attends. » Le rappela-t-il. « Tu as parlé de la protection des Serpentard, des Serdaigle et des Gryffondor mais qu'en est-il des Poufsouffle ? Il me semble qu'ils ne tiennent plus les Serdaigle en grande estime.»
Mon cousin laissa échapper un rire goguenard qui me fit frissonner. « Si tu crois que les Blaireaux me font peur, c'est que tu es idiot, Lupin. Les Poufsouffle sont inoffensifs, ils ne toucheront jamais à un seul cheveu de Roslynne, leur couardise n'a d'égale que leur bêtise. »
Et sans un mot de plus, Lucius s'en alla, laissant un Remus estomaqué. Son petit discours n'avait pas convaincu le loup-garou qui affichait un air sceptique. Je ne pouvais qu'être d'accord avec lui parce que le danger pouvait se cacher partout et que l'alliance forgée entre les Rouge et Or et les Jaune et Noir me paraissait de mauvais augure.
Remus fit à son tour volte-face et, le visage toujours figé par une intense réflexion, rejoignit ses camarades pour le petit-déjeuner. Sortant de ma cachette, je m'aperçus que mes amies avaient été s'installer et qu'il ne me restait que très peu de temps pour manger avant que mon cours de Potion ne débute et je décidais de déjeuner à la table des Serpentard, avec Lucius qui semblait bien seul depuis que Severus avait déserté nos rangs. Seuls Regulus faisait des efforts pour approcher mon cousin dont la mauvaise humeur semblait peser sur sa maison.
Et en effet, malgré ma présence, Lucius ne prononça mot, préférant s'enfermer dans un mutisme boudeur sous le regard, pourtant étonné et inquiet, de ses comparses. Je me demandai brièvement si la source de cette colère provenait de son entrevue avec Remus. Ainsi, les quelques minutes que je pouvais dédier à mon repas matinal se passèrent dans un silence pesant dont seule la cloche annonçant le début des cours me libéra.
Après une brève course me menant dans les cachots, j'arrivais à temps dans la salle dans laquelle le Professeur n'était pas encore arrivé. Mon coéquipier étant encore à l'infirmerie, je me plaçais seule à notre table habituelle, regrettant d'ors et déjà cette coopération des plus plaisantes. Des murmures s'élevèrent et de nombreux regards se tournèrent vers moi, commentant ma solitude. Je ne prêtai guère attention à ses critiques assassines et sortis mes affaires.
Le professeur Slughorn entra dans la Salle avec un air profondément préoccupé, ne prêtant même pas attention à ses élèves. Arrivé au tableau, il donna un coup sec sur le tableau avec sa baguette. Les instructions pour la potion du jour s'affichèrent et nous débutâmes tous sa confection. Passant dans les rangs, le professeur s'arrêta devant moi, visiblement surpris.
« Ravi de vous revoir, Miss Beauregard. » Me salua-t-il. « Cependant, je ne puis qu'exprimer ma surprise, n'avez-vous donc pas de partenaire ? »
« Non Monsieur, Severus est encore absent. » Répondis-je, surprise. Il me semblait pourtant que le Maître de Potions était parfaitement au courant de l'état de mon camarade, son favori dans l'année.
« Ah oui... » Murmura-t-il. « Sombre histoire, n'est-ce pas ? Il semble que nul n'ait trouvé de remède à son mal... Cependant, si vous pouviez me rendre visite dans mon bureau durant la pause déjeuner, nous pourrions évoquer les pistes qui me sont apparues et pour lesquelles j'aurais besoin de votre aide. En attendant, vous pouvez sortir Miss, nul ne peut effectuer les potions de septième année seul, pas même vous. Utilisez vos heures de libres afin d'effectuer les devoirs que je vous assignerai. »
Et d'un simple revers de main, le professeur me chassa de la pièce, encore une fois sous les regards curieux et envieux de mes camarades de classe qui devraient subir la mauvaise humeur du Directeur de la maison Serpentard privé des deux meilleurs éléments de sa classe. Je filais donc rapidement, ravie d'échapper à l'atmosphère étouffante qui régnait dans la salle de classe. Je me rendis en salle d'étude, notant avec perplexité qu'aucun devoir ne m'avait été assigné pour ce jour-là. Je fis donc demi-tour et rendis visite à Severus. Madame Pomfrey me laissa passer sans encombre, sachant pertinemment que je ne représentais aucun danger pour son patient.
Comme toujours, la pâleur de craie de Severus me fit mal au cœur. Des semaines après l'attaque il paraissait encore extrêmement faible et ne montrait aucun signe d'un réveil imminent. Allongé entre les draps blancs, des machines bourdonnant autour de lui, Severus semblait si facile à briser que je me faisais toujours douce et silencieuse quand je lui rendais visite. À pas de loup, j'allais m'asseoir au bord de son lit, réarrangeant les oreillers sous la tête de mon ami.
Je laissais échapper un sanglot et caressais son visage. « Severus, si seulement tu pouvais te réveiller... Lucius et moi nous sentons si seuls sans ta présence... »
Je n'en dis pas plus, sachant parfaitement qu'il était peu probable que Severus se réveille sous l'effet de mes mots. Je continuais cependant de marquer ma présence en le bordant, en retirant les mèches de cheveux qui lui barraient le visage. Ce geste tendre fut effectué sans arrière pensée, juste parce que je m'en voulais de lui faire traverser toutes ces épreuves.
La porte émis deux légers cliquetis quand elle s'ouvrit et se referma, laissant entre une personne que je ne pris pas la peine de regarder. Peu m'importait qui rendait visite à Severus tant qu'il ne brisait pas le cocon de culpabilité dans lequel je m'enfermais. Cependant, quand une main se posa sur mon épaule, je ne pus m'empêcher de sursauter violemment. Je me retournais vers l'intrus, comme électrocutée par son contact.
Les yeux azur de Katharina étaient posés sur moi, emplis d'inquiétude et de douceur. Sa main sur mon épaule exerçait une légère pression qui signalait son soutien et je fus touchée par la sollicitude de mon amie qui semblait vouloir me montrer par tous les moyens qu'elle était là pour moi. Cependant, je m'étonnai de la voir ici, sachant que Madame Pomfrey ne supportait pas de laisser n'importe qui visiter ses patients favoris.
Interprétant mal mon air intrigué, Katharina m'expliqua. « Slughorn m'a laissée sortir, j'ai fini ma potion en avance et comme il ne t'avait pas donné de devoirs, je me suis dit que tu devais être là... »
« Mais comment as-tu su où était Severus ? » Demandais-je, à la fois suspicieuse et surprise. « Tout le monde sait que Pomfrey cache ses patients... »
« Tu sais, j'ai beau ne pas être à Serpentard, je sais comment atteindre mon but sans trop de difficultés. » Et sur cette phrase énigmatique, elle s'assit à son tour sur le bord du lit de Severus. « Rien de nouveau, je suppose ? »
« Non, rien. » Soupirais-je. « Madame Pomfrey a dit qu'il pouvait mettre des années à se remettre. J'imagine que c'est le prix de ma bêtise... »
« Ne te blâme pas si durement. » Murmura Katharina en me serrant doucement contre elle, comme une mère qui rassure sa jeune fille. « Severus n'était pas obligé de se sacrifier pour toi et pourtant il n'a pas hésité une seconde... Ce n'est ni de ta faute, ni de la sienne mais celle de Black et, crois-moi, ce Strangulot à tête creuse va le payer plus cher qu'il ne le pense... »
« La vengeance ne fera pas revenir Severus. » Regrettais-je, refoulant les larmes qui me venaient. « Je refuse de m'abaisser à son niveau. »
« Et si tu n'as pas le choix ? » S'emporta-t-elle. « Si c'est toi ou lui, que feras-tu ? Par une fois il a failli te tuer, es-tu assez bête pour le croire incapable de réitérer son acte ? »
« Si c'est moi ou lui, alors ce sera lui. » Rétorquai-je. « Il m'a fait assez de mal pour le mériter mais je ne veux pas être celle qui fera le premier pas, j'attendrai qu'il vienne à moi. Ce sera de la légitime défense et on ne pourra rien contre moi. Crois-moi, Kath, je désire me venger au moins autant que toi mais je ne gâcherai pas ma vie pour cela, je ne suis pas taillée pour Azkaban. »
Un grand blanc suivit ma déclaration enflammée. Katharina semblait perplexe et un faible gloussement résonna dans la pièce. Je me tournais instinctivement vers la porte, prête à me battre contre le nouvel arrivant mais n'y trouvais personne. Le panneau de bois était désespérément clos et je me surpris à espérer. Me tournant lentement, je regardais le pale visage de Severus. Et ce que j'y vis me laissa estomaquée.
