Coucou!

Encore un chapitre pour cette story :)

Je n'a pas grand chose à vous dire sinon que je suis désolée mais que je le HAIS réellement ^^'

Ce chapitre est dédié à tous mes lecteurs, merci encore pour vos reviews/favorite/follow.

A bientôt!


Chapitre 19: La Malfoyette

Nom: The Slytherin Lioness

Résumé: "Elle était la Reine des Serdaigle, leur phare dans la nuit. Elle était la soeur des Serpentard, une des leurs malgré tout. Et elle était sous la protection des Maraudeurs, Tigresse parmi les Lions. Elle était toi et moi."

Attention: Cette fic est aussi ancrée dans les romans que possible mais j'avais besoin de Lucius et Narcissa et à vrai dire, tous les Mangemorts, donc Lucius est à Poudlard en même année que Lily, James et Severus!

Disclaimer: Rien n'est à moi (sauf Roslynne, Katharina et Gab évidemment!) tout appartient à la magnifique J.K Rowling que je remercie de tout mon coeur!

Prochain update: Aux alentours du 30 septembre.


Chapitre 19 : La Malfoyette.

« À la question « Peut-on voir le futur ? » la réponse est : « Probablement pas. »

Mais en revanche, rien ne nous empêche de l'inventer dès maintenant. »

Le miroir de Cassandre, Bernard Werber (235)

Le Serpentard avait ses yeux mi-clos et seul le léger rire qu'il laissait échapper trahissait son éveil. Son visage avait gardé sa pâleur crayeuse et il semblait plus fatigué que jamais mais il riait, il était éveillé ! Les pronostics de Madame Pomfrey avaient prédit au moins un an de coma avant que mon ami ne puisse s'éveiller et pourtant il était là, son rire rauque emplissant la pièce.

Je bondis du lit et me tins debout comme un piquet, refusant de laisser mes émotions s'échapper. Ma confessions était avant tout l'aveu d'une honteuse faiblesse : mon attachement aux autres. Mon éducation aristocratique m'avait enseignée que la faiblesse ne devait être partagée qu'avec les gens de confiance. De plus, Lucius m'avait répété maintes fois de limiter ce genre d'aveu aux personnes avec qui je vivais et le savaient déjà soit lui et Katharina. Et pourtant, malgré cette trahison de tous les principes qui devaient diriger ma vie, je ne parvenais pas à m'en vouloir. Il me semblait nécessaire de prouver à Severus qu'il n'était pas que mon protecteur mais aussi mon ami, je voulais lui faire savoir que, quoiqu'il advienne, je serai là pour le soutenir.

« Severus ? » L'appelai-je doucement en me rasseyant à ses côtés. « Es-tu vraiment éveillé ? »

« Question idiote. » Rétorqua le Serpentard d'une voix rauque et faible. « Aurais-tu perdu l'usage de ton cerveau ? »

« En tout cas tu n'as pas perdu celui du sarcasme. » Plaisantai-je. « Tu m'excuseras mais après des semaines de coma, il est normal que je m'inquiète pour toi. De plus, Pomfrey avait prédit au moins un an de coma avant que tu ne te réveilles. Alors comprends ma surprise. »

« Tu t'en préoccupes, maintenant ? » demanda le Serpentard d'un ton amer.

Cette pique, bien que légère, me fit l'effet d'une claque. Cependant, au lieu de me laisser triste et de me faire pleurer comme à l'habitude, elle ne réussit qu'à allumer la rage sourde qui grondait en moi depuis mon réveil. Comment Severus osait-il dire cela ? Nous étions amis !

« Cela semble t'étonner. » Dis-je froidement, mettant autant d'avertissements que possibles dans ces quelques mots.

Severus baissa les yeux, légèrement honteux. « Tu es plus centrée sur Black d'ordinaire. » Grogna-t-il et il me fallut toute ma discipline pour ne pas le frapper.

« Rose, j'ai oublié mon livre de Runes anciennes dans notre dortoir, ça te dérangerait d'aller me le chercher, je te prie ? » Me demanda Katharina en nous rappelant sa présence. Devant mon air hébété, elle m'adressa un regard impérieux qui ne me laissait plus le choix.

C'est ainsi que malgré mon envie de demeurer avec Severus comme tout mon être l'exigeait, je me retrouvais obligée d'aller chercher les livres de ma camarade de classe pour un cours qui ne nous intéressait que peu mais que nous avions toutes deux pris par soif de connaissance. Les couloirs étaient encore désertés des élèves qui suivaient leurs premiers cours de la matinée.

La journée se passa sans autre anicroche. Certes, Katharina revint en cours mais elle refusa de me donner la raison pour laquelle elle m'avait éloignée de Severus plus tôt dans la journée et préféra passer sa journée faire les yeux doux à Lucius qui semblait ravi de l'attention que lui portait cette beauté slave. Ce fus donc avec soulagement que je quittais mes amis pour retourner à l'infirmerie. J'avais de nombreuses choses à dire à Severus et nombre d'entre elles ne pouvaient être entendues par d'autres.

Une fois entrée dans sa chambre, je marquais un temps de pause. Reposant sur ses draps blancs, le Serpentard étudiait un parchemin qui ne semblait pas le contenter au vue de la moue dédaigneuse qu'il arborait.

« Severus ? » L'appelai-je doucement. « Je te dérange ? »

Il rit sèchement. « Je suppose que si je ne veux pas être torturé par Katharina, je dois te répondre que non ? »

« Il est plus que probable qu'elle ne se satisfasse pas d'un oui. » Répondis-je ne plaisantant.

Cela me faisait chaud au cœur de voir que, malgré ces semaines de coma et sa sécheresse de ce matin, Severus était resté l'adolescent sarcastique et bougon que j'avais toujours connu et que j'avais appris à apprécier. Je m'assis sur le fauteuil à côté de son lit.

« Tu ne t'es pas embarrassée d'une telle précaution ce matin. » Déclara le Serpentard en levant un sourcil moqueur. « Te ferais-je peur ? »

« Ce matin tu dormais. » Répondis-je simplement. « Madame Pomfrey est venue te voir ? »

« Si telle est ta question, oui elle m'a harcelé et m'a bourré de potions dont j'ignore jusqu'au nom. » fit-il en levant les yeux au ciel. « Cette femme a tout du vautour, elle profite de la faiblesse des autres. Mais je suppose que tu n'es pas simplement venue t'enquérir de mon état ou tu serais venue accompagnée de Lassie et de Lucius. D'ailleurs, notre cher ami est-il au courant de mon réveil ? J'ai quelques mots à échanger avec lui. »

« Lassie? » Demandai-je.

« Un chien célèbre dans le monde moldu. Je parlais de Katharina. » Fit-il en balayant le sujet de la main. « Je dois vraiment parler à Lucius. Pourrais-tu convaincre ton illustre cousin de me rejoindre ? »

« Ne te suffis-je pas ? » Bougonnai-je vexée.

L'espace d'un instant, Severus ouvra la bouche et son regard se fit plus... mutin, mais il ne me répondit pas et se contenta de pencher la tête sur le côté, me fixant de son regard d'obsidienne qui ne manquait jamais de me perturber.

« Serais-tu jalouse très chère ? » Se moqua le Serpentard. « Ma conversation avec Lucius ne te concerne malheureusement pas. »

« Tout ce qui te concerne me concerne aussi ! » M'emportai-je. « Tu as sauvé ma vie, je veux t'aider ! »

« Tu ne comprends rien à rien ! » S'énerva Severus. « Retourne jouer avec tes amis Serdaigle et laisse nous gérer les problèmes, veux-tu ? »

« Je ne suis plus une enfant ! » Tonnai-je. « Je veux aider si le besoin s'en fait ressentir ! »

« Tu oses dire que tu n'es plus une enfant ? » S'étouffa-t-il. « Qui d'entre nous s'est obstiné à fréquenter assidûment nos ennemis héréditaires et ce malgré le fait qu'ils n'aient en rien caché leur dédain pour nous ? Qui a failli mourir de son entêtement ? Pour qui ai-je dû me sacrifier ? »

Le silence qui suivit était de plomb. Mes yeux étaient rivés sur le sol, de honte et de douleur. J'avais menacé mes amis par simple caprice, je les avais tous mis en danger et après cela, j'étais revenue, tout sourire, plaignant Severus sans mesurer le poids de mes actes. Le Serpentard s'était chargé de me rappeler les épreuves que je lui avais imposé et on sentait émaner de lui la fureur et la rancœur qu'il avait tenté de contenir.

Cependant, au fond de moi grandissait une rage sourde. Quel droit s'octroyait Severus en me parlant ainsi ? Je ne lui avais rien demandé ! Si j'étais morte ce soir là, s'il ne s'était pas immiscé dans mes problèmes, je n'aurais eu de comptes à rendre à personne ! Il avait lui même choisi son sort au nom d'un amour qu'il ne me prouvait que pour ensuite me faire des reproches ! Certes, je pouvais comprendre sa douleur mais jamais je ne lui avais demandé un tel sacrifice !

« Je ne suis pas venue pour parler de cela ! » M'exclamai-je en relevant la tête, les yeux flamboyants de rage. « Je suis venue te remercier pour ton geste, je suis venue pour te demander de me pardonner et pour te proposer mon aide. Vu que tout ce que j'avais à te dire me semble désormais vain, je vais te laisser cultiver ta haine et ta rancœur et je vais retrouver des gens pour qui je compte vraiment ! »

Après avoir déballé tout ce que j'avais sur le cœur, je me levai d'un mouvement brusque et me dirigeai vers la porte. Hésitant un instant sur la poignée, je me décidai enfin à l'ouvrir quand la voix de Severus s'éleva de nouveau.

« Rose, je ne peux pas me relever pour te rattraper et c'est d'autant mieux que cela briserait complètement mon ego que d'être obligé de poursuivre la femme pour laquelle je me suis sacrifié et à qui, sur notre lit de mort, j'ai déclaré mon amour, et ce, dans cette espèce de chemise de nuit qu'ils n'ont apparemment pas jugé bon de clore à l'arrière. » Plaisanta-t-il. « Je ne voulais pas te vexer, mes paroles, si elles reflètent ce que je peux parfois penser, ne sont pas justes envers toi, tu ne m'as en effet rien demandé et pourtant je te fais des reproches. »

Chez Severus, ceci représentait la plus importante forme d'excuse que je recevrai, le fait même qu'il ait accepté de reconnaître qu'il avait tort montrait à quel point il désirait effacer le malaise. Mettant ma fierté au placard, je retournais m'asseoir sur le fauteuil et le regardais en secouant la tête, me fustigeant pour mon manque évident de caractère. J'étais incapable de faire la tête à qui que ce soit. Pas étonnant que Serpentard me soit aussi inaccessible !

« Bon, passons à des sujets plus légers... » Débuta mon ami Vert et Argent. « Qu'ai-je loupé durant ces semaines d'absences ? »

Je m'apprêtai à répondre quand deux personnes firent irruption dans la chambre, brisant la douce quiétude d'une conversation tranquille. La première à pénétrer dans la pièce immaculée fut Katharina, resplendissante dans la gloire de la soirée naissante. Elle alla s'asseoir sur l'accoudoir de mon fauteuil sans un mot, ses cheveux presque argentés formant un halo à couper le souffle autour d'elle. Plus discret et plus aristocratique, Lucius fit son entrée, entouré d'une aura de dangereuse tranquillité qui me mit mal à l'aise. Je percevais rarement cette mortelle émanation qui drapait mon cousin mais lorsque cela arrivait, je me retrouvais souvent apeurée de lui déplaire.

Bien sur, je connaissais la sinistre réputation de Lucius, sa dureté -cruauté parfois- avec les êtres qu'il jugeait indigne de sa personne et souvent avec les Nés-Moldus, non pas parce qu'il y croyait mais parce que c'était ce qui était attendu d'un futur Lord de la famille Malfoy et que j'allais également devoir appliquer en tant que dernière héritière de la noble lignée Beauregard et future épouse de je-ne-sais-quelle-maison. En effet, il n'était pas attendu de moi que je travaille plus tard mais que je finisse comme Walburga Black ou n'importe laquelle de ces femmes au foyer, maîtresses de maisons aux blasons impeccables, aux interminables titres de noblesse et aux arbres généalogiques incestueux et compliqués. Une perspective qui me terrifiait malgré ma résignation à ce sujet. J'étais née pour ce genre de chose et je n'aspirais qu'à obtenir un mari qui me serait indifférent afin de pouvoir vivre ma vie comme je l'entendais.

« Désolé de vous interrompre. » S'excusa mon cousin. « Je voulais rendre visite à Severus qui nous a fait l'incommensurable honneur de nous revenir. Bon retour, mon ami ! »

« Merci, Lucius. » Répondit Severus en faisant un micro-sourire. « Je dois avouer que je suis plutôt heureux de m'être enfin éveillé, j'ai l'impression d'avoir dormi pendant des années. »

« Tu n'as rien entendu de ce que l'on t'a dit ? » Intervins-je, déçue.

Mes trois comparses me fixèrent comme si j'étais une morte qui avait osé revenir sur le continent des vivants pour déballer mes plus noirs secrets. Comprenez que j'avais l'impression d'avoir une seconde tête qui avait surgi sur mon épaule. Leurs yeux ébahis me scrutaient et seul Lucius paraissait encore avoir un semblant de retenue.

« Déçue ? » Demanda Katharina, moqueuse.

« Devrais-je me souvenir de quelque chose ? » S'enquit Severus en levant un sourcil, interrogateur.

« Non, rien... » Bafouillai-je en rougissant puis en baissant la tête.

Ils commencèrent une conversation plus pour me permettre de remettre que pour parler. Je sentais encore sur moi les yeux brûlants de Severus qui devait se demander ce que j'avais pu lui dire qui suscitât une telle émotion chez moi. Il ne savait donc sûrement pas que j'étais venue le voir tous les jours ou presque, que mille fois je lui avais exprimé ma reconnaissance, que je m'étais confiée lui comme à personne.

Bien sûr, j'étais consciente, dans ma honte, des yeux d'obsidienne qui ne me quittaient pas, des yeux si profonds qu'il m'était déjà arrivé de m'y perdre. Je sentais la douce brûlure d'un regard qui ne m'avait jamais laissée indifférente. J'accueillais cette chaleur d'autant plus que me concentrer sur elle m'empêchait de penser à la raison pour laquelle je voulais qu'à jamais elle m'envahisse. Sur la raison pour laquelle je voulais que celui qui la causait ne disparaisse jamais de mon champ de vision.

Cependant, me concentrer ne me suffit pas, l'idée s'insinua en moi et je ne pus réprimer la vague de chaleur qui me submergea. Je le savais au fond de moi depuis cette sombre soirée où Lucius avait été attaqué : j'étais attirée par Severus et plus qu'il n'était raisonnable. Et si seulement cela avait pu s'arrêter là... Mais non, plus le temps passait, plus je sentais cette attirance glisser vers un autre sentiment que je ne voulais guère nommer, un sentiment qui avait failli causer ma perte le soir de mon attaque, quand j'avais prononcé le nom, Sirius m'avait attaqué.

« Rose ? » M'appela Lucius gentiment. « Tout va bien ? Tu as l'air absente ? »

Leurs regards étaient de nouveau sur moi, chacun chargé d'une émotion, d'un sentiment différent. Les yeux de Lucius ne communiquaient qu'une chaleureuse tendresse tandis que ceux de Katharina exprimaient une franche curiosité. Severus, quant à lui, me fixait d'un air soucieux, il était visiblement inquiet quant à mon silence.

« Je vous prie de m'excuser, je suis fatiguée. Je crois qu'il faut que j'aille dormir. » t je quittai la pièce, peu sure de moi.

Je hantais les couloirs comme une ombre, enfermée dans mon monde, inconsciente du monde qui m'entourait. C'est sûrement à cause de cet état de léthargie que je n'ai pas vu arriver l'aigle noir du danger. A vrai dire, à ce moment, il ne m'est même pas venu à l'idée que je pouvais croiser Sirius Black dans les couloirs presque vides de Poudlard.