Bonjour tout le monde,

Je sais que je suis un peu tard et que le chapitre est extrêmement court mais je dois vous avouer que je suis à court de temps...

Bref, ce chapitre est dédicacé à tous ceux qui postent des reviews et tout particulièrement à ausland!

J'apprécie chacun de vos messages!

Bonne soirée,

Gwen.


Chapitre 20: Confrontation

Nom: The Slytherin Lioness

Résumé: "Elle était la Reine des Serdaigle, leur phare dans la nuit. Elle était la soeur des Serpentard, une des leurs malgré tout. Et elle était sous la protection des Maraudeurs, Tigresse parmi les Lions. Elle était toi et moi."

Attention: Cette fic est aussi ancrée dans les romans que possible mais j'avais besoin de Lucius et Narcissa et à vrai dire, tous les Mangemorts, donc Lucius est à Poudlard en même année que Lily, James et Severus!

Disclaimer: Rien n'est à moi (sauf Roslynne, Katharina et Gab évidemment!) tout appartient à la magnifique J.K Rowling que je remercie de tout mon coeur!

Prochain update: Aux alentours du 30 octobre.


Chapitre 20 : Confrontation.

« You Better Run, You Better Do What You Can
Don't Wanna See No Blood, Don't Be A Macho Man
You Wanna Be Tough, Better Do What You Can
So Beat It... But You Wanna Be Bad

You Have To Show Them That You're Really Not Scared
You're Playin' With Your Life, This Ain't No Truth Or Dare
They'll Kick You, Then They Beat You,
Then They'll Tell You It's Fair »

Beat it, Michael Jackson

Non, jamais je n'aurais pu penser que mon ancien petit ami, l'homme qui avait manqué de me tuer plusieurs fois et avait – d'ailleurs- presque réussi, pouvait se trouver en dehors de son dortoir à cet instant précis. J'aurais pu comprendre s'il avait été dans la Grande Salle pour le dîner avec ses amis Gryffondor, mais sa présence devant l'infirmerie seul et à cette tardive me semblait pour le moins irréelle.

Je me retrouvais donc face à face avec lui, plantée droite comme un « i », la bouche ouverte et la peur s'insinuant en moi. Lui, en revanche, semblait bien plus décontracté. Il me toisait de ses yeux si sublimes, le gris de ses iris semblant devenir plus foncé au fil du temps. Il avait les mains dans les poches et me regardait comme s'il s'attendait à ce que je l'attaque. Malheureusement pour moi qui blâmait cette peur qui me paralysait, je me révélais bien incapable de bouger ou encore d'avoir une pensée cohérente.

Non, tout cela m'était impossible, tout simplement parce que ses iris avaient la même couleur que le soir où il m'avait rejointe dans ma chambre après une missive pour le moins étrange. Oui, c'était de la haine que je distinguais dans son regard, et la peur de lui me consumait.

« Tiens, tiens. » Ricana-t-il entre ses dents. « La Malfoyette est de retour. »

Cette parole fut presque aboyée et seule la haine que je lui portais sût me tirer de ma torpeur. « Au cas où tu ne l'aurais pas remarqué, Black, cela fait longtemps. Je te savais idiot mais pas aveugle. »

Un grognement résonna. « Ne te crois pas plus importante que moi, Beauregard. Avoir manqué de mourir n'est en rien une gloire. »

« Manquer de tuer quelqu'un ne pèse pas plus lourd dans la balance. Je me demande encore pour quelle raison tu es encore ici. Je suppose que ta famille t'a aidé à obtenir le droit de rester. »

« Ma famille n'a rien à voir avec tout ça ! » Siffla-t-il. « Le directeur sait juste où se trouvent les priorités. Mieux vaut perdre un sale Serpentard qu'un Gryffondor. Tout le monde le sait ! »

« Je ne suis pas à Serpentard ! » M'exclamai-je. « Et en discriminant les gens comme ça, tu agis exactement comme ta mère ! »

Il y eut un moment de tension extrême entre nous et je crus mon heure venir. Sirius fit trois pas vers moi, menaçant et je le tins en joug avec ma baguette, qui, merci Merlin, était assez accessible pour que je puisse la saisir à temps. Elle était désormais appuyée contre son torse, juste au niveau de son cœur et sa proximité me fit peur. Quelle que soit la puissance que ce mince bout de bois me conférait, il demeurait une matière inanimée d'à peine trente centimètres de longs et qui me serait bien inutile si Sirius décidait de m'attaquer physiquement. L'air commençait à me manquer.

« Sirius ! » Glapit une voix féminine.

Quand il fit volte-face, je pus apercevoir une midinette blonde que j'avais déjà vue auparavant. Petite et fine, elle avait de grands yeux noirs et de longs cils qui l'avaient rendue populaire auprès des garçons de Poudlard. Elle était en cinquième année à Gryffondor, et malgré son idiotie apparente, elle était brillante, même si cette surprenante intelligence n'était usée que pour pourrir la vie des autres.

« Sirius Black, comment oses-tu me faire ça ? » S'indigna la fille. « Nous avons rendez-vous et tu rameutes ton ex ? »

Je levais les yeux au ciel. Non seulement cette fille ne faisait que mimer une outrance ridicule mais en plus elle tentait de me blesser en évoquant devant moi cet hypothétique rendez-vous -je ne sus jamais s'il avait été prévu-. De plus, cette fille osait supposer que c'était Sirius qui m'avait conviée quand notre rencontre avait été fortuite.

Cependant, aussi désespérante que puisse être cette blondasse, elle avait détourné Sirius de ses sombres dessins. Mon instinct de survie m'intima de fuir mais mon côté Serpentard refusa de me laisser disparaître sans une dernière réplique assassine.

« Je vais te laisser avec ta.. chère et tendre. » Déclarai-je en toisant la blonde avec mépris et en émettant un ricanement de dédain. « Et tu osais me traiter de traînée. As-tu vu la dégringolade que tu es en train de vivre, Black ? Je crois que tes critères se sont considérablement abaissés. Au moins ne suis-je pas sortie avec l'intégralité de l'école. Ce qui ne semble être ni ton cas, ni celui de ton.. amie. »

Je fis l'erreur de me retourner et de commencer à me diriger vers ma chambre, décidant de faire le tour plutôt que de passer entre les deux « tourtereaux ». Cependant, la présence d'un témoin ne gêna pas longtemps Sirius qui me rattrapa et qui, en me poussant, m'envoyer valser contre un mur. Je n'entendis qu'à peine le cri que son rencard poussa.

Repliée sur moi-même, tremblante, j'attendais que pleuvent les coups. Sans doute l'avais-je mérité, me dis-je. Je n'aurais jamais dû écouter mon côté Serpentard, le Serdaigle en moi étant bien plus sage. Les yeux fermés, je me préparai à la douleur mais à part un autre hurlement et un grognement, rien ne se passa.

Malgré cette encourageante absence de douleur physique, je n'osais guère me relever et encore moins ouvrir les yeux. Il me fallait d'abord rassembler tout mon courage et cela me semblait fort compliqué à cet instant. Je voulais demeurer en position fœtale pour le reste de ma pitoyable vie.

Une voix me tira cependant de mes réflexions aussi stupides qu'inutiles. « Ne t'avais-je pas ordonné de te tenir loin de Roslynne, Black ? Il me semblait pourtant avoir été clair. Qu'en penses-tu, Katharina ? » La voix de Lucius était froide comme la glace et je me recroquevillai encore davantage.

Toute idée de courage m'avait désertée. Lucius était là avec Katharina et leur seule présence me permettait de demeurer dans cette position. Plus rien ne pourrait m'arriver tant que ces deux-là étaient présents.

« En effet. » Répondit Katharina tandis qu'une main se posait doucement sur mon épaule. « Aller Rose, debout. » M'intima-t-elle et je lui obéis.

« Ce qui se passe entre ta cousine et moi ne te concerne pas, Malfoy. » Fit Sirius avec aplomb, ce qui fit grogner le blond.

Je relevai la tête assez tôt pour voir que Lucius se tenait devant Katharina et moi, la baguette à la main et que ses doigts se serraient de plus en plus sur le fin morceau de bois qui faisait de lui une si grande menace pour le Gryffondor.

La blonde apparemment décérébrée de Sirius dût aussi sentir la tension monter car elle s'interposa entre les deux garçons, faisant face au Serpentard. « Je te conseillerais de ranger ta baguette, Malfoy. A moins que tu ne désires que l'on apprenne dans le château que le détestable Préfet-en-Chef, pardon, le Prince des Glaces, apprécie de se battre avec la star de Gryffondor, le garçon le plus populaire de Poudlard. »

« Crois-tu nous impressionner ? » Ricana Lucius en affichant un air mauvais. « Désirerais-tu que la communauté sorcière et en particulier ta famille apprenne que la petite Madison Jane, leur petite princesse douce et innocente a tenté de s'introduire dans les dortoirs des Serpentard pour s'approcher du très peu convoité Goyle ? Je ne pense pas... »

La blonde -Madison- rougit jusqu'à la racine des cheveux et parut affreusement choquée que mon cousin le sache. Sentant la colère qui émanait d'elle, Katharina me délaissa pour faire front avec Lucius. Sécurisée par leur assurance apparente et par l'étrange silence de Sirius, je récupérais ma baguette tombée au sol pendant mon affrontement avec Sirius et fit front avec eux.

« Il serait regrettable que la famille Jane voit un autre scandale l'éclabousser ! » S'inquiéta faussement Katharina. « Déjà qu'il est avéré que Monsieur Jane est un Mangemort et que sa belle épouse -Moldue- soit partie avec un misérable vendeur de rue. Comment la famille pourrait-elle rester digne si l'on apprenait que leur fille unique avait le béguin pour un Mangemort ? »

La blonde était au bord des larmes mais il n'était plus question de la ménager. Elle s'était postée entre Lucius Abraxas Malfoy et sa proie, un acte que l'on ne tentait qu'une fois. De plus, elle avait osé tenter de le faire chanter. J'eus un rire amer. Elle pouvait s'estimer heureuse d'être encore en vie, les Malfoy n'étaient pas connus pour leur grande mansuétude envers les gêneurs. Et, même si cela paraissait étonnant, j'étais en partie une Malfoy. Il me fallait donc défendre l'honneur de ma famille.

« Je crois pouvoir ajouter qu'il est plus qu'évident que le très cher Goyle en question n'a manifesté qu'un froid dédain pour elle, l'infâme Sang-Mêlé qui teinterait son sang de son impureté. Est-ce pour cela que tu te sens obligée de sortir avec Sirius, Jane ? Pour redorer ton blason ? Pour rendre ton sang plus pur ? » Je ricanai.

Il m'était si facile de devenir une parfaite Sang-Pur quand la rage et l'adrénaline courraient dans mes veines ! Je n'avais besoin de faire aucun effort pour balancer des préjugés racistes que je n'approuvais pourtant pas. Tout comme Lucius, il me fallait tenir mon rang dans ce genre d'occasion, ce à quoi je manquais souvent. Seulement, à cet instant là, toute la haine du monde s'était abattue sur moi et c'est avec un grand plaisir que je la vis verser un larme brûlante, seule trace de son humiliation.

Nous fixâmes nos regards sur Sirius, prêts à le lyncher mais il n'était plus à sa place. A notre grande surprise, il ne se trouvait plus dans le couloir et cela nous étonna tous les trois. Il ne nous avait pourtant pas semblé le voir s'enfuir et sa disparition nous rappela à tous la faculté qu'avait Potter de disparaître sous nos yeux, sans que nous ne sachions ce qu'il avait bien pu faire. Nous nous résignâmes cependant à le laisser tranquille pour l'instant et Lucius nous convia à l'accompagner dans ses appartements, toujours désertés par Evans.

Le trajet s'effectua dans un silence gêné et gênant. Nul ne semblait vouloir aborder le sujet de l'attaque dont j'avais été la victime et dont seule leur intervention avait pu me sauver. Je passai donc les trois quart de la route à penser à tout cela, ignorant mon escorte qui elle-même semblait plongée dans ses pensées.
Une fois arrivés, nous trouvâmes, avec surprise, Gabriel et Regulus qui patientaient paisiblement sur l'un des sofas, parlant de tout et de rien, l'air calme et assuré. Nous pénétrâmes dans le salon et les deux garçons se retournèrent vers nous. Je notais les couleurs qu'avait repris le visage de Remus et la paisible assurance qui s'exhalait de la haute silhouette de Gabriel.

Je me tournai vers mes compagnons, estomaquée de trouver deux Gryffondor dans le salon de Lucius, le prince des Serpentard, et ce, malgré la célèbre haine qui provoquait une immense balafre dans l'unité de Poudlard. Même si je savais que Lily Evans avait également des appartements ici, je doutais fortement qu'elle ait amené les deux garçons ici sans en consulter mon cousin, ne serait-ce que par peur qu'ils se fassent assassiner.

Cependant, Lucius n'affichait qu'un léger sourire condescendant. Si les Gryffondor étaient entrés sans sa permission, cela ne semblait pas le gêner. Il jetait de nombreux regards vers Katharina et laissait parfois échapper un faux soupir. Pour une fois que Lucius tentait consciemment de cacher ce qu'il pensait, il échouait lamentablement.

Katharina, quant à elle, ne semblait guère étonnée puisqu'elle se rua vers Regulus pour l'étreindre, comme si elle n'avait guère eut l'occasion de le voir depuis des semaines. Elle sautillait sur place, surexcitée et déballait une litanie de mots sans aucun sens.

Soudain elle s'écria. « Lucius et moi allons nous marier ! »