Bonjour!

Je suis à l'heure (Yay!)

Je me suis éclatée à écrire ce chapitre et, bonne nouvelle, le prochain est prêt!

Merci à tous ceux qui laissent des reviews/favorisent/followent!

Enjoy!

Gwen


Nom: The Slytherin Lioness

Résumé: "Elle était la Reine des Serdaigle, leur phare dans la nuit. Elle était la soeur des Serpentard, une des leurs malgré tout. Et elle était sous la protection des Maraudeurs, Tigresse parmi les Lions. Elle était toi et moi."

Attention: Cette fic est aussi ancrée dans les romans que possible mais j'avais besoin de Lucius et Narcissa et à vrai dire, tous les Mangemorts, donc Lucius est à Poudlard en même année que Lily, James et Severus!

Disclaimer: Rien n'est à moi (sauf Roslynne, Katharina et Gab évidemment!) tout appartient à la magnifique J.K Rowling que je remercie de tout mon coeur!

Prochain update: Aux alentours du 28 février


Chapitre 24 : Meeting the Slytherin kings.

« _Bien sûr qu'un jour s'en va pour l'un et pour l'autre s'en vient.
Bien sûr les étoiles se meurent quand le ciel s'éteint.
C'est notre amour qui n'aura jamais de lendemain,

Mon frère.
_Bien plus qu'un monde qui s'ouvre à l'un et pour l'autre chavire,
Bien plus qu'une mer qui supplie quand la source est tarie,
C'est tout notre amour qui s'éloigne des rives et se perd,
Mon frère.

[...]
_Bien sûr que la terre est brûlée quand la pluie l'oublie,

[...]
Bien sûr l'amour puisqu'il ne peut plus grandir, s'enterre,

Mon frère.

[...]
Tout s'oublie,
Chacun avec sa peine,
Que le temps nous reprenne
Les souvenirs
D'un frère.

[...]»

Mon frère, Les dix commandements (Ahmed Mouici et Daniel Lévy, 2000).

Mon sommeil fut agité et j'étais parfaitement réveillée quand mon tortionnaire ouvrit la porte. Je m'étais calée le long du mur à droite de la porte. De là, j'avais une vue parfait sur le panneau de bois et pouvait, dès son ouverture, m'élancer et m'enfuir. Bien sûr, j'étais consciente de mes limites. Je pensais pouvoir me lever et courir mais je savais qu'il me serait impossible de semer mon adversaire avec mes jambes tremblantes et mon souffle court. Il me fallait jouer sur ma connaissance parfaite du Manoir et sur la conviction de l'homme à propos de ma passivité. L'effet de surprise était mon arme la plus puissante.

J'entendis le claquement de pas régulier sur le sol en pierre et le tintement significatif des clés des cachots. Chaque clé correspondait à une cellule. Je me réjouis de ne pas avoir été envoyée dans la cellule favorite des Malfoy, une salle immense, toute en pierre. Taillée sur deux niveaux, la salle comptait un rez-de-chaussée magiquement enchanté pour ne laisser passer aucune lumière et un étage creusé d'arches en pierre noire et qui, lui, permettait aux bourreaux de voir leurs victimes. On disait que les arches étaient creuses et contenaient des Détraqueurs, ce qui rendait la pièce froide et désespérante. Enfin, entre les piliers des arches pouvait se tenir un homme.

Les ténèbres empêchaient le prisonnier de discerner l'origine du sort. Ainsi aveuglé, il ne pouvait éviter les rayons de magies qui le tourmentaient et la peur le rendait souvent fou. Lucius avait souvent frissonné en passant devant la porte incrustée de symboles argentés et j'avais moi-même plaint les prisonniers des temps anciens qui y avaient été envoyés. En entendant les clés, je me rendis compte qu'il était fort possible qu'une personne s'y trouvât. Rien que l'idée me donnait la nausée.

J'entendis enfin la clé tourner dans le verrou de ma cellule, et celui-ci s'ouvrir, permettant à la porte de s'ouvrir. La haute silhouette de mon tortionnaire se dessina dans la faible lumière qui émana du couloir. Je le laissais rentrer et fus envahie par le soulagement quand il laissa la porte grande ouverte. Cet homme était bien plus cruel qu'intelligent, et cela servait parfaitement mon dessein.

Voyant qu'il me tournait le dos, je me relevais discrètement. Accroupie, je fis un pas vers la porte, qui n'était à un mètre de moi avant de m'immobiliser. Il me semblait avoir entendu le raclement des talons de mon bourreau mais je n'en étais pas sure, mon cœur battait si fort que je l'entendait. Tentant le tout pour le tout, je m'élançais et me ruait dans le couloir.

Long et à peine éclairé par une torche, celui-ci comptait une dizaine de portes, toutes reconnaissables, toutes désignant un supplice différent. Sans me demander où j'allais, je me dirigeai vers la grille en fer qui donnait, je m'en rappelais, sur le niveau supérieur des cachots, dans un dédale de salles et de couloirs en pierre nue, qui ne contenait d'ordinaire que les prisonniers temporaires où ceux qu'il ne fallait pas trop abîmer. Je posais ma main sur la grille quand mes jambes me firent défaut.

J'avais visiblement surestimé mes forces et je savais ce que ça allait me coûter. Je n'avais eu que quelques fractions de secondes d'avance sur mon agresseur et je n'avais pu lui échapper que grâce à l'adrénaline qui pulsait dans mes veines. Et je me savais perdue. Je poussais alors un cri strident qui se répercuta sur les murs, provoquant un monstrueux écho.

Une main chaude et calleuse fut plaquée sur ma gorge et me remit debout. « Tu croyais vraiment que tu allais t'en tirer ? »

Son ricanement fut interrompu par une voix de velours. « Peux-tu me dire ce qu'est ce boucan, Mulciber ? » Demanda impérieusement un homme que je ne pouvais voir.

La main sur ma gorge se mit à trembler et je sus que l'homme qui avait parlé faisait peur à mon agresseur, ou qu'il n'était pas censé être découvert. En mon cœur, j'espérais que Mulciber n'avait jamais été censé le faire et que je n'avais pas concentré la haine du plus grand mage noir de tous les temps.

« Rien de plus qu'une quelconque ordure indigne de ta considération. » Rétorqua mon tortionnaire d'une voix faussement assurée. « Retourne jouer le favori du Maître et laisse la basse besogne à ceux qui en sont affligés. »

Je me débattis plus fermement encore mais Mulciber me maîtrisa une fois de plus, d'un vicieux coup de poing dans le ventre. Le choc réveilla toutes les douleurs qui avaient été créées par ces sorts et je hurlai de nouveau.

« Vois-tu, Mulciber, » fit l'homme en s'approchant. « ce que tu appelles une ordure a failli s'échapper du Manoir. »

L'homme avança de nouveaux et je pus distinguer un éclat intelligent dans ses yeux dont je ne pouvais néanmoins pas discerner la couleur. Son masque argenté cachait son visage mais je sus, dès que je vis ses yeux, que je connaissais cet homme. Mon esprit s'était cependant éteint et j'assistais à la scène, comme si je n'en vais pas été le sujet.

« Je n'ai pas de leçon à recevoir de toi, sale Sang-Mêlé ! » Cracha Mulciber.

« Que se passe-t-il ? » demanda une voix froide. « Qui ose causer un tel tumulte à cette heure ? »

La main de Mulciber libéra mon cou et je tombais de nouveau à genoux, toussant et crachant, mon corps tremblant comme une feuille. Relevant la tête, je croisais un regard qui me hante encore aujourd'hui. Un être spectral se tenait devant moi. Je ne saurai dire s'il était vraiment humain. Il s'agissait d'une silhouette haute et élancée, aux traits cependant grossier. Son crâne était presque chauve, couverts de quelques poignées de cheveux fins et abîmés. Ses pupilles fendues étaient encadrées par des iris rouges. L'être n'avait pour narines que deux fentes et semblait être en phase de mutation tant ses traits étaient asymétriques.

« Maître, ma prisonnière s'est enfuie, je vous prie de m'excuser. » Souffla mon tortionnaire en posant un genou à terre.

Je me figeai et tentai de m'éloigner du spectre, me rapprochant ainsi de celui qui avait, j'en étais consciente, empêché Mulciber de me tuer, ou en tout cas de me punir d'avoir tenté de m'enfuir. Sa voix et ses yeux me rappelaient une bienveillante protection, une tendresse passée dont je ne me souvenais pas.

« Ta prisonnière ? » Demanda Voldemort d'un air surpris. Ses yeux se posèrent de nouveau sur moi. « J'ignore qui elle est. » Il se rapprocha de moi et ses doigts arachnéens me firent lever la tête. Quand nos yeux se rencontrèrent, il hocha la tête. « Dis-moi, Mulciber, » Fit-il. « Depuis quand tortures-tu nos invités ? »

« Mais... Maître... » Balbutia l'interpellé. « Vous aviez... »

Il ne put guère finir sa phrase car un « Endoloris » sifflé par Voldemort venait de le frapper en pleine poitrine. Il s'effondra sur le sol en hurlant. Ses cris m'empêchaient de penser. Mulciber m'avait-il attaquée sans raison et contre les ordres de Voldemort ? Et m'avait-il reconnue ? Un seul regard du Lord Noir m'avertit. Je sentais que je devais lui obéir et coller à ses paroles si je voulais survivre. Mais que risquais-je ?

« Cher Severus, j'ai un petit cadeau pour toi. » Commença la voix du Seigneur des Ténèbres en le forçant à me relever. « J'ai bien peur qu'elle soit un peu abîmée à force de te fuir mais elle pourra être réparée. »

D'un geste brusque, Voldemort me projeta dans les bras de son interlocuteur qui me rattrapa par réflexe. Effrayée et craignant un piège, je levai les yeux vers celui que l'on venait d'appeler Severus. Cependant, avant même qu'il n'ait eu le temps de me regarder, je détournais les yeux. Je n'étais plus rien pour lui, et je ne voulais pas voir sa réaction. J'avais perdu le droit de l'aimer et d'être aimée quand je l'avais fui.

« Alors Severus ? » Demanda le Lord Noir d'un air déçu. « N'es-tu pas heureux de retrouver ta dulcinée ? Ou n'était-elle qu'un prétexte que tu as trouvé pour nous rejoindre et entraîner ce cher Lucius avec toi ? »

Severus demeura silencieux mais je sentis la brûlure de son regard sur moi. Ses longs doigts se glissèrent sous mon menton et, à son tour, il me força à le regarder. Ses yeux d'obsidienne me fixaient, pleins de douleur, d'incompréhension mais aussi de doutes. Sa paume effleura ma joue et s'attarda sur une de mes cicatrices et je baissai la tête.

« Je ne t'avais pas reconnue. » Murmura-t-il.

« Severus... » Grogna la voix furieuse de Voldemort. « Ne sois pas ingrat, mon garçon. »

L'interpellé releva les yeux. « Je vous prie de m'excuser, Maître, j'avouerai que j'ai été déstabilisé. Je vous remercie du cadeau que vous m'avez fait en me la rendant. »

« Nous réglerons ça plus tard. Quand à toi, Roslynne Beauregard, saches que je ne tolère pas qu'on contrarie mes plans. Je suis heureux que Mulciber t'ait retrouvée. Venir ici n'était pas très prudent, il n'est pas étonnant que cet idiot t'ait prise pour une ennemie. Je serai cependant curieux de savoir comment tu as été blessée. Tes plaies semblent récentes. Je t'attends demain, à la première heure pour m'en parler. D'ici là, veille sur Severus. La vie et courte et peut s'arrêter si vite. Il suffit que l'on déplaise aux puissants et... »

Il ne prit pas la peine de finir sa phrase, préférant me laisser, terrifiée dans les bras de Severus. Sa menace n'était même pas vraiment voilée. Je savais que je ne devais pas parler à Severus de ma captivité. En le faisant je le mettrais en danger. Une fois que la porte eut claquée, Severus me prit le poignet et me tira vers l'escalier.

« Viens, Rose. » Me dit-il. Sa voix était plus sèche que tout à l'heure.

Il me mena à travers l'enfilade de pièces souterraines, me tirant après lui. Je ne cessais de trébucher mais cela n'arrêtait pas Severus. Nous montâmes l'escalier et arrivâmes dans le hall d'accueil du Manoir. Il y avait là un ou deux Mangemorts qui étaient absorbés par les dizaine de hiboux qui entraient et sortaient, portant des missives ou des colis.

Nous montâmes au premier étage et je ne pus m'empêcher de comparer le Manoir à une immense ruche. Il y avait au moins une quarantaine d'hommes qui parcouraient les couloirs, fusillant du regard ceux qui leur bloquaient le chemin. Gravissant encore un escalier, nous atteignîmes les appartements privés de la demeure. Je n'avais que peu pénétré dans les chambres de cet étages car elles appartenaient aux parents de Lucius.

Une porte s'ouvrit à notre droite, dévoilant un homme de haute stature à la chevelure blonde à la limite de l'argenté. Il posa sur moi un regard glacial et un sourire hypocrite se fixa sur ses lèvres. Ses yeux gris-bleus balayaient on visage comme pour me jauger.

« Tes standards ont baissé, Roslynne. » Déclara Abraxas, dédaigneux. « Tes parents ont été blessés quand tu t'es enfuie sans les prendre en considération. Tu as déçu ta famille et déshonoré ton rang. Pas étonnant que Lucius soit devenu aussi faible à ton contact. »

« Je n'ai pas pu décevoir mes parents. » Persiflai-je. « Il aurait fallu pour cela qu'ils s'intéressent à moi. »

Sans un mot, Abraxas se détourna et descendit les marches. Je haïssais cet homme, bien plus que je ne haïssais mes parents. Et malgré mes paroles, je savais que j'avais bel et bien déçu mes parents. Cela avait cependant peu d'importance car ce n'était pas tant moi qui les avait déçus que mon refus de leur autorité et des coutumes. J'aurais déjà dû être mariée et mère.

Severus entra dans une pièce qui ressemblait fort à un grenier, et me fit y entrer avant de fermer la porte. « Lucius. » Chuchota-t-il et je pus sentir l'inquiétude de sa voix.

« Va-t-en, Rogue. » Grogna une voix caverneuse.

« Lucius, je t'ai ramené Roslynne. » Reprit le brun.

« Et même si c'était vrai, qu'est ce que ça pourrait me faire ? » Répondit la voix.

Je n'avais toujours pas vu mon cousin et j'étais heureuse qu'il ne m'ait pas encore, car mes yeux venaient de se remplir de larmes. Lucius avait semblé comprendre mon choix, j'avais même pensé qu'il serait le seul à comprendre mon besoin de m'éloigner. Mais visiblement, ce n'était pas le cas.

« Si Roslynne est bel et bien là, peut-elle m'expliquer pourquoi elle est venue ? » Demanda la voix de mon cousin.

« Lucius... » Grogna Severus.

« Non, Severus. Roslynne nous a abandonnés. Elle nous a laissés seuls, aux mains de ce monstre. Elle nous avait promis de ne pas nous laisser être assujettis. Et par sa faute, pour la retrouver, nous avons vendus nos vies... »

« Lucius, je ne comprends pas tout non plus mais tu ne peux pas placer le blâme de nos actions sur elle. Elle souhaitait plus que tout que nous échappions à ce destin. » Le brun évitait soigneusement mon regard.

« Qu'importe ? » s'écria son interlocuteur. « Elle aurait dû être là.. »

« Lucius... » L'interrompit encore le brun.

« Non, tu ne comprends pas ! Tu ne comprends pas ! Roslynne a toujours été une part de moi ! Elle n'était pas seulement ma cousine mais aussi ma meilleure amie, ma sœur. Elle a toujours été une moitié de moi. MAIS JE SUIS QUOI MOI SANS ELLE ? Elle nous a abandonnés ! Severus... » Sanglota mon cousin.

Il y eut du mouvement à droite et je vis une silhouette se dessiner en contre-jour. Je ne voyais qu'une tâche sombre devant la fenêtre éclairée par un immense soleil. Au niveau de sa tête, il y avait un incroyable amas de ce que je supposais être des mèches emmêlées. La silhouette trébucha et des relents d'alcools me parvinrent.

« .. si Roslynne, ma cousine, ma moitié, ma meilleure amie était là, » reprit-il. « crois-tu qu'elle laisserait sa meilleure amie, ma femme, mourir ? »