Coucou tout le monde!
J'ai cru que je n'allais jamais finir ce chapitre x( Incapable d'écrire le moindre mot avant aujourd'hui!
Du coup il est trèèèèèès court :/
Mais c'est une petite transition.
Donc, je vous préviens d'un phénomène assez risqué, je vais essayer (j'ai bien dit essayer) de prendre trois quatre, voire cinq chapitres d'avance pendant les vacances. Parce qu'en période de bac, l'écriture sera le dernier de mes soucis...
Deux chansons sont suggérés pour ce chapitre:
J'attends demain (Blablabla) - Julien LOko (Album Graffiti Cowboy, 2014)
Alphabête - (Album Alphabête, 2014)
D'ailleurs, n'hésitez pas à écouter l'intégralité de ces deux albums!
Merci à tous ceux qui reviewent/favorisent/followent
Enjoy!
Gwen
Nom: The Slytherin Lioness
Résumé: "Elle était la Reine des Serdaigle, leur phare dans la nuit. Elle était la soeur des Serpentard, une des leurs malgré tout. Et elle était sous la protection des Maraudeurs, Tigresse parmi les Lions. Elle était toi et moi."
Attention: Cette fic est aussi ancrée dans les romans que possible mais j'avais besoin de Lucius et Narcissa et à vrai dire, tous les Mangemorts, donc Lucius est à Poudlard en même année que Lily, James et Severus!
Disclaimer: Rien n'est à moi (sauf Roslynne, Katharina et Gab évidemment!) tout appartient à la magnifique J.K Rowling que je remercie de tout mon coeur!
Prochain update: Aux alentours du 30 avril
Chapter 25 : J'attends demain.
« J'aime suivre l'encre sur,
Le papier
Voyage au centre,
De mes pensées
Ça me met l'âme à nu
Je ne dis rien à personne,
Bien que les mots sonnent,
ils sont comme oubliés
Seule au silence je donne
Son alphabet
J'aime les mots,
Mais ils me volent
L'identité de mes secrets
J'ai pas les mots tu vois. »
Alphabête, (Album Alphabête, 2014)
J'allais m'allonger sur mon lit, pensive. Il fallait que je résume tout ce que je savais, il en allait de ma vie. Ensuite, il faudrait que je trouve le moyen de survivre avec ma rencontre avec le Seigneur des Ténèbres. Et celui de supporter l'exécution de ma meilleure amie, sans broncher, et, par la même occasion, préserver Lucius d'un sort similaire. Comment en étions-nous arrivés là ?
Reprenant mes esprits, je commençais la liste des choses qui avaient changé. Tout d'abord, Lucius ne semblait plus me supporter. Il se laissait aller à l'amertume -ce qui était compréhensible- et je ne pouvais que m'interroger sur ses talents d'acteurs pour demain. Il devrait faire semblant de ne pas aimer Katharina, quand il semblait que, au contraire, elle était devenue la personne la plus importante à ses yeux. Et ceci n'avait été possible que par ma fuite, je le savais. Nous avions tous deux fait le choix de mettre l'autre au-dessus de tout quand nous étions enfants mais ma fuite avait brisé ce pacte entre nous. Lucius s'était laissé aller à aimer trois personnes, Katharina, Severus et moi, et demain, nos avenirs se joueraient demain.
Severus m'avait semblé déchiré. Il s'était montré très doux quand il m'avait aidée à faire face à mon cousin, mais parfois, sa colère contre moi avait balayé son inquiétude et sa bienveillance. Lui aussi me semblait amer. Et je devais une explication à ces deux personnes, ces deux hommes qui m'avaient soutenue dans les périodes les plus noires de ma vie. Il me fallait désormais leur rendre la pareille.
Le Seigneur des Ténèbres, quant à lui, semblait vouloir que je colle à l'histoire avec laquelle il pensait expliquer mon arrivée soudaine dans les cachots. Et c'était encore un autre risque pour notre petit groupe. En effet, jamais Lucius ne pourrait croire à ce mensonge, lui qui avait, depuis toujours, manipulé les sorts de protections du Manoir, il l'aurait senti bien avant. A moins que son Maître n'ait compté sur l'état d'ébriété de mon cousin. Je ne voulais même pas imaginer la tête d'Abraxas si lui aussi était au courant de ce petit problème dans sa lignée.
Une chose au moins était positive : j'étais rentrée chez moi, dans la demeure de mes ancêtres. Le manoir séculaire était silencieux. C'est néanmoins la tête bourdonnant de milliers de questions et d'inquiétudes que je m'assoupis, habillée, sur mon lit.
Le lendemain, je fus réveillée par la présence d'une main sur mon épaule, qui me secouait. Je sursautai et tombai du lit, m'écartant le plus loin possible de la personne qui était venue me tourmenter jusque dans ma chambre. Je ne pouvais rien discerner dans le noir de ma chambre, aucune lumière ne filtrait de l'extérieur. La panique montait en moi, comme une vague qui détruisait toute pensée cohérente.
« Roslynne ? » Demanda avec hésitation ma mère. « Roslynne, c'est moi. Je sus venue car le Seigneur des Ténèbres est dans notre salon. » Sa voix vacilla. « Il souhaite te rencontrer. Tu as cinq minutes pour devenir présentable. »
Je l'entendis s'en aller d'un pas léger et, quand elle referma la porte, mes rideaux s'ouvrirent, laissant filtrer la pâle lueur de l'aube. Il fallait absolument que je retire le charme d'obscurité qui les enveloppait, il était clair que les Ténèbres ne seraient plus jamais à mon goût. Je me préparais en vitesse puis me dirigeais vers le salon. Chaque muscle de mon corps criait grâce et seule ma volonté me tenait debout.
Heureusement, le salon n'était pas loin et je l'atteignis dans le temps imparti. Je poussai la porte et entrai dans la vaste pièce dans laquelle mes parents m'avaient « accueillie » hier. Sur un des larges fauteuils se tenait le spectre aux iris de braise, sur le canapé bleu, il y avait mes parents qui semblaient terrifiés.
« Ah ! Voici enfin notre chère Roslynne. » Susurra le Mage Noir. « Approche, je ne te ferai pas de mal. Pas sans raison en tout cas. Quant à vous, Amélia, Caliban, je vous prie de nous laisser, il me faut parler à votre fille. »
Mes parents bondirent du canapé, s'inclinèrent devant le Seigneur des Ténèbres et se précipitèrent hors de la pièce, sans se retourner. J'eus envie de rire, tant ils me faisaient pitié. Ils s'étaient enchaînés volontairement à l'homme -mais pouvait-on encore parler d'homme?- et devaient en subir les conséquences. Néanmoins, je ravalai mon rire et m'approchai avec méfiance du Mage Noir. Je ne pus cacher mon boitement, ni mes grimaces de douleur et il ricana.
« Je vois que tu as appris ta leçon, Roslynne Beauregard. » Fit-il. « Je n'apprécie pas que l'héritière d'une lignée qui supporte ma cause s'échappe. Et j'apprécie encore moins que la loyauté de deux de mes Mangemorts soit suspendue à la présence, ou non, de cette héritière. Alors écoute-moi bien. J'ai fait preuve d'une grande patience avec tes amis et toi, jusqu'ici, parce que vous êtes prometteurs. Mais ne crois pas une seconde que tu es spéciale. Essaie de prendre une liberté, une seule, et je t'arrache le cœur pour en faire un magnifique cadeau à Severus. »
Il se leva et vint se poster derrière le fauteuil sur lequel je m'étais installée. Je ne pus réprimer un frisson de terreur ce qui fit rire celui qui allait devenir, je le savais, mon Maître. Il avait ma vie entre ses mains blafardes.
Sa voix chuchota dans mon oreille. « Tu confirmeras mon histoire, quoiqu'il t'en coûte. »
« Quelle histoire, mon Seigneur ? » Demandai-je, et je sentis son approbation sans même voir ses yeux.
C'était un mégalomane, il ne pouvait qu'être flatté par cette marque de respect. Il fallait que je fasse attention à toutes mes paroles, et le convaincre de mon respect.
« Tu as erré longtemps, sur des terres inconnues, noyée par ta peur et ta douleur de devoir quitter ceux que tu aimais. Tu ne sais pas combien de temps tu as parcouru la terre sans but avant de revenir ici, quérir de l'aide, après avoir été attaquée par des Moldus. Mulciber t'a retrouvée et t'a mise en cellule pendant quelques heures et quand tu t'es réveillée, tu as pris peur et tu t'es enfuie. Ne sachant pas qui tu étais, il a réagi comme avec n'importe quel prisonnier. Personne ici ne t'a torturée et tu n'es ici que depuis quelques heures. » Conta l'homme avec une pointe de moquerie dan la voix. « La pauvre souris traquée, retrouvée et protégée par des serpents. N'est-ce pas une histoire émouvante. »
Un silence s'installa, me laissant médusée. Comptait-il vraiment sur mon approbation ? Étais-je capable de débiter de tels mensonges pour alimenter la xénophobie de mes amis ? Je n'avais visiblement pas le choix.
Le Seigneur des Ténèbres fit claquer sa langue et releva mon menton de sorte à ceux que mes yeux croisent les siens. Il semblait relativement énervé (cela ne semble pas étonnant, il faut l'admettre). Je frémis et luttai pour ne pas fuir le contact de sa paume glaciale contre ma peau encore marquée par les semaines de torture.
« Alors, Roslynne ? » S'impatienta-t-il. « As-tu déjà oublié ta place ? Les implications de ton égoïsme, de ta fuite ? »
« Non, Maître. » Soufflai-je. « J'agirai selon vos ordres. »
« Bien. » Sa voix claqua comme un fouet, lacérant mon cœur qui aurait déjà dû être mort. « Je ne ferai pas de toi une Mangemort, Roslynne, mais sache que ta loyauté sera récompensée. Et je ne veux pas te voir, ce midi, dans l'enceinte du Manoir des Malfoy. En vérité, je t'ordonne de ne pas quitter la résidence de tes parents. »
Je levai la tête avec un espoir mêlé de crainte. « Je ne suis plus requise pour... » Ma voix mourut.
« L'exécution de la Traîtresse ? Non. Severus ne me le pardonnerait pas. Et ses talents me sont indispensables. Je lui rendrai cette faveur et sa reconnaissance sera sans limite. »
« Et Lucius ? » Je connaissais déjà la réponse à ma question.
« Lucius assistera. » La sentence tomba. « Il n'a plus besoin de cette immondice. Ne t'a-t-il pas annoncé qu'il se marierait avec Narcissa Black dans une petite semaine ? Qu'ils attendent déjà un enfant ? Il était quelque peu réticent au début mais il doit servir notre cause. Et il sait que chaque action faite pour me plaire lui amènera une récompense. Et que toute désobéissance signifie une punition. »
Le Seigneur des Ténèbres s'éloigna de moi et je sentis un poids imaginaire disparaître de mes épaules. Sa présence m'intoxiquait. Je crus qu'il allait partir et je ressentis alors un profond soulagement que je cachais en m'inclinant. Je me sentais sale d'avoir plié si aisément face à ce monstre.
« Avant de partir Roslynne, j'ai un avertissement pour toi. Je ne peux pas entrer dans ton esprit, la bénédiction des Malfoy, comme on l'appelle, agis sur toi. Remercie Lucius de t'avoir donné ce pouvoir, au détriment de Katharina. Alors je n'agirai que vis à vis de tes actions. Quels que soient tes projets, rappelle-toi que je ne croirai pas tes paroles, que je ne peux vérifier la véracité de tes propos et que l'avenir de tes amis, tout comme ton avenir, repose entre tes mains. Agis sagement, tout repose sur ta précaution. » Son rire hanta la pièce encore une fois avant qu'il ne disparaisse dans un tourbillon de fumée noire.
Je m'écroulai sur le sol, horrifiée. Tout reposait sur ma propension à faire les bons choix, or, il paraissait évident que je faisais toujours les mauvais choix, mettant toujours plus de vies en jeu. Et je savais, au plus profond de mon âme, que je devais endosser le rôle d'une partisane convaincue. Même s'il était hors de question que je devienne une nouvelle Bellatrix. Cette femme était folle à lier et bien plus instable que son maître.
Au moins, songeai-je, mon esprit était protégé. Je n'avais jamais entendu parler de cette bénédiction des Malfoy, et il n'était pas possible de demander à Lucius, il devait être en train de souffrir la mort, se préparant à assister à la mort de la femme qu'il aimait. Et qu'en était-il de cette histoire d'enfant avec Narcissa Black ? De mariage ? Je craignais le pire pour mon cousin qui était obligé de se soumettre à un mégalomane psychotique.
J'entendis la porte du salon s'ouvrir mais je ne réagis pas. Je me sentais bien, à genoux sur le parquet vernis, et je ne voulais pas être dérangée. Je ne voulais pas affronter le monde.
« Roslynne ? »M'interpella ma mère.
Je levai les yeux. « Oui, Mère ? »
« J'aimerais que l'on s'explique à propos de ce qu'il s'est passé. J'ai convié le fils.. » Elle se corrigea. « Severus à venir prendre le thé cet après-midi. Tu n'auras ainsi pas à te répéter. Et personne ne devrait rester seul dans de telles conditions. »
Mon cœur se réchauffa quelque peu. Ma mère, bien que souvent froide et impassible, s'inquiétait vraiment pour mon bien-être et tentait, à demi-mots, de me protéger. Je me redressai et me dirigeai vers elle. Sans un mot, je la pris dans mes bras. Un frisson me secoua lorsqu'elle referma ses bras sur moi mais je me forçais à rester en place. Elle ne me voulait aucun mal. Nous nous séparâmes et tout cela devint trop étrange pour elle, qui s'enfuit sans un mot.
Pour ma part, je me rendis dans ma chambre et m'assis sur la chaise de mon bureau, tirant, d'un tiroir caché de longues années auparavant, un petit livre à la couverture en cuir de dragon rouge. Les pages étaient craquantes et jaunies mais je n'en avais cure. Au moins, elles étaient vierges. Je trempais la plume d'Aigle à pointe de bronze, symbole de ma famille (et de ma maison) dans l'encre et me mis à écrire.
Ainsi est né ce journal, que vous tenez entre vos mains, chers lecteurs. Je ne sais toujours pas qui vous êtes, même après vous avoir raconté mes plus noirs secrets, et pourtant, je sais que, qui que vous soyez, qu'importe le camp auquel vous appartenez, vous comprenez ma douleur. Je ne vous connais pas à moitié aussi bien que vous me connaissez, je n'ai sûrement jamais vu votre visage, je n'ai probablement jamais entendu votre voix. Je ne sais même pas si vous existez réellement, si quelqu'un, un jour, va s'emparer de ce petit livre écrit à la main, pour lire son contenu, ma pitoyable histoire.
Et après des heures et des heures d'écriture, j'en suis enfin arrivée à ce point crucial. J'ai encore de nombreux événements à vous raconter. Car ce journal, je l'ai entamé il y a maintenant un mois, et nombre de choses se sont produites...
Laissez-moi vous raconter, comment ma vie s'est effondrée...
