Hello tout le monde!

Ce chapitre arrive tard mais avant l'heure limite x)

J'ai eu un mal fou à l'écrire car, depuis trois-quatre mois, je suis à fond dans TMI et du coup, je suis pas super Harry Potter-centered. J'écris beaucoup à propos de TMI, j'ai une série de Drabbles en cours de préparation (déjà 8000 mots) et une fanfic en cours d'écriture.

TSL devrait se finir dans 5 chapitres si tout va bien.
Je vais avoir beaucoup de mal à poster en juillet, je vais pas être dispo du mois. Je ne pense pas parvenir à vous poster un chapitre... Si je peux, au mois d'août, je vous en poste deux!

Merci à ceux qui Reviewent/ Favorisent/ Followent

Enjoy!

Gwen


Nom: The Slytherin Lioness

Résumé: "Elle était la Reine des Serdaigle, leur phare dans la nuit. Elle était la soeur des Serpentard, une des leurs malgré tout. Et elle était sous la protection des Maraudeurs, Tigresse parmi les Lions. Elle était toi et moi."

Attention: Cette fic est aussi ancrée dans les romans que possible mais j'avais besoin de Lucius et Narcissa et à vrai dire, tous les Mangemorts, donc Lucius est à Poudlard en même année que Lily, James et Severus!

Disclaimer: Rien n'est à moi (sauf Roslynne, Katharina et Gab évidemment!) tout appartient à la magnifique J.K Rowling que je remercie de tout mon coeur!

Prochain update: Aux alentours du 31 août.


Chapitre 28 : Apparences.

« Sometimes she felt like breaking into pieces, as if all the differents masks she wore and roles she played would split away from her and develop a life of their own until nothing would be left of her but a little girl hiding in a corner, sobbing and helpless. But she would die before that happened. »

Traduction : Parfois, elle avait l'impression qu'elle se briserait en mille morceaux, comme si tous les différents masques qu'elle portait et les rôles qu'elle jouait allaient se séparer d'elle et développer une vie propre jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien d'elle à part une petite fille se cachant dans un coin, pleurant et sans défense. Mais elle mourrait avant que cela n'arrive.

When A Lioness Fights (Harry Potter fanfiction), kayly silverstorm (Chapitre 7)

Un silence pesa s'installa entre nous. Severus devait digérer l'information, il n'avait pas le choix. Il fut d'abord évident qu'il cherchait une solution autre à nos problèmes, ses yeux balayaient la pièce sans la voir, ses mains tremblaient et il marmonnait. Puis, peu à peu, un air résigné s'empara de son visage. Il ferma les yeux, l'espace de quelques secondes, avant de les poser sur moi.

« Je ne sais pas si je peux… » Chuchota-t-il.

« Je ne sais pas si tu peux, mais tu dois. » Répondis-je, implacable.

Il semblait tendu, les épaules voûtées, supportant une pression qui, si elle n'était pas physique, n'en était pas moins réelle. Je m'approchai alors et posai la main sur son dos, effectuant des mouvements circulaires pour le calmer. Il se redressa immédiatement et s'écarta de moi. Il se dirigea vers Lucius, qu'il prit par le coude.

« En tout cas, nous devons préparer Lucius et l'entraîner à l'Occlumancie. » Déclara-t-il en sortant.

Il me laissa là en s'enferma avec Severus. Je ne saurai jamais ce qu'il s'est passé, dans ce salon attenant à ma chambre pendant ces deux longues heures que j'ai passées à ruminer. Tout ce que je sais, c'est que Lucius en est sorti métamorphosé. Ses cheveux étaient de nouveau coiffés et soyeux, son visage était composé. Ses vêtements étaient propres, repassés et élégants.

Devant moi se tenait Lucius Abraxas Malfoy, futur Lord et héritier d'une longue lignée de Sang-Purs.

Nous allâmes dans la salle à manger. Comme je m'y attendais, le Seigneur des Ténèbres se tenait en bout de table, avec une place pour Lucius à sa droite, une pour Severus à sa gauche. Moi-même je me trouvais assise à l'autre bout de la table, face au Lord Noir. Ma mère était à ma gauche, assise à côté d'Abraxas Malfoy. Ce placement ne faisait que souligner le fait que mon père avait boudé le dîner. Ma vue l'insupportait à ce point, mais j'étais trop concentrée pour y prêter attention.

Étrangement, nous sûmes tous tenir nos rôles. L'enjeu était grand, et j'étais certaine que l'un d'entre nous allait forcément commettre une erreur qui nous mettrait tous en danger. Mais, assez étonnement, Lucius ne montra pas une once de chagrin et rien, dans son attitude, ne signalait que son épouse – qu'il aimait plus que tout- était morte le matin même de la main de son voisin de table. Plusieurs fois, le Seigneur de Ténèbres fixa l'un d'entre nous sans mot dire, avant de se détourner, l'air perplexe.

Le dîner prit fin relativement rapidement et ma mère me pria de reconduire nos hôtes à la porte, elle-même étant occupée par un problème lié à mon père dont elle ne parlait à personne. J'ouvrai la marche et Abraxas me suivait de près. Malgré son air détaché, je savais bien qu'il était soulagé que son fils ne soit pas tombé en disgrâce aux yeux de son maître car cela aurait mis fin à la glorieuse lignée des Malfoy qu'il chérissait tant.

Le sorcier blond s'en alla en me saluant d'un signe de tête et en s'inclinant devant le Seigneur des Ténèbres qui nous avait suivis. Il me semblait toujours absurde de le voir se balader dans les couloirs de mon manoir, comme si de rien n'était. Nous étions devant la colossale cheminée du salon. Mon oncle s'empara d'une poignée de Poudre de Cheminette et disparut dans une envolée de flammes vertes.

Je tendis le pot au Seigneur des Ténèbres qui le prit de mes mains et le posa sur le manteau de la cheminée.

« Je dois avouer que je suis surpris, Roslynne. » Déclara-t-il. « Je ne m'attendais pas à trouver Lucius dans un tel état de calme. Je suppose que je l'avais sous-estimé. »

« C'est probablement le cas. » Répondis-je d'une voix neutre.

« Je ne peux cependant que me demander la raison pour laquelle ni lui ni Severus ne semblent décidés à partir. »

Évidemment. Cela devait lui sembler étrange que les deux garçons restent dans la salle à manger, comme s'ils comptaient passer la nuit ici. Nous n'en avions pas parlé mais cela semblait aller de soi. Nous avions besoin les uns des autres.

« Nous avons besoin de parler, Maître. » Tentai-je. « Il faut que je retrouve ma place au sein de la Société. Il faut que Lucius nous explique ses projets. Et je crois que Severus compte ne plus relâcher sa garde. »

Mon explication était boiteuse et dévoilait bien plus que ce que je voulais, mais je n'avais pas vraiment le choix. Nous n'avions pas vraiment évoqué leur départ ou même une excuse pour qu'ils restent. Le Seigneur des Ténèbres me regarda pendant un long moment, silencieux.

« Prends garde à ce que tu fais, Roslynne. » Finit-il par déclarer. « Ne crois pas que j'ignore le poids de tes paroles et de tes actes dans la loyauté de tes amis. Et s'il le faut, je prendrais des mesures. »

Le mot seul me fit frémir d'effroi. « Je comprends, Maître. » Bégayai-je.

« Félicite Lucius de ma part, veux-tu, Roslynne ? »

« Le féliciter, mon Seigneur ? » M'étonnai-je. Je ne comprenais pas ce qui valait à Lucius d'être ainsi congratulé.

« Oui. » Reprit-il. « De son veuvage et de son mariage à venir. »

La nouvelle me surprit et je me figeai. Il me semblait que le Lord Noir me l'avait dit. N'avait-il pas parlé d'un mariage et d'un enfant à naître ? Mais comment Lucius avait-il pu accepter ? J'étais perdue et je me sentais un peu trahie, Lucius n'avait pas évoqué cette difficulté supplémentaire.

Le Seigneur des Ténèbres haussa les épaules, s'empara du pot de poudre et disparut en quelques secondes dans les flammes vertes qui signalaient un voyage par cheminée. Je n'y prêtai pas la moindre intention et me concentrai sur les nouvelles informations dont je disposais. Le Lord Noir n'avait-il pas évoqué un enfant la dernière fois ? Je ne parvenais pas à me souvenir des mots exacts qu'il avait prononcés.

La porte s'ouvrit derrière moi mais je n'y fis pas attention. Pour moi, qui avais étudié l'Arithmancie, l'équation se compliquait. C'était un rôle de plus à tenir pour Lucius, un rôle qu'il serait dur d'assumer. En effet, cet enfant ne serait pas de sa femme et ne ferait que lui rappeler ce qu'il avait perdu. Et toutes ces interrogations me firent froid dans le dos. Qu'en était-il de Severus ? De moi ?

J'étais, après tout, une Sang-Pur, seule descendante Malfoy disponible. De plus, j'étais également assez peu liée aux autres familles ce qui limitait les risques de consanguinité (risque non négligeable au sein des familles de Sang-Purs). D'un autre côté, j'étais presque considérée comme une Traître à son Sang depuis que mon père m'avait exclue de la famille. Que se passerait-il, si, soudainement, j'étais promise à un homme comme Avery, Mulciber ou Rosier ?

Deux bras me saisirent par la taille et m'encerclèrent. J'étais pressée contre un torse ferme et je ne savais pas qui se trouvait derrière moi. Un seul regard vers les bras et les mains me permit de reconnaître cette personne. De longues mains fines et blanches comme deux araignées immaculées et des poignets couverts par des manches de chemise noires.

Severus.

« Tout va bien ? » Me demanda-t-il.

Je ne pouvais m'empêcher d'être exaspérée par ses sautes d'humeurs, son caractère lunatique. Je n'en pouvais plus d'essuyer des tempêtes aux moments les plus improbables. Je me dégageai donc à regret d'une étreinte que j'appréciais pourtant énormément.

« Oui. » Fis-je, éludant les soucis qui m'assaillaient. « Où est Lucius ? »

« Il est dans le salon attenant à ta chambre. Roslynne, je vois bien que ça ne va pas… »

Je ne daignais pas lui répondre et quittai la pièce. Moi aussi, je pouvais être imbuvable, lunatique et absolument imprévisible. Il était hors de question que je me laisse faire comme toutes les filles de bonnes familles. Cela n'avait, en effet, rien donné à ma mère qui vivait une vie malheureuse, soumise à son époux.

Une fois arrivée dans mes appartements, je me dirigeais vers le salon. Dans la cheminée, un feu crépitait doucement, répandant chaleur et lumière dans la pièce. Dos à moi, assis sur l'un des canapés en velours bronze, Lucius fixait le feu. Ses cheveux d'ordinaire si clairs se paraient de reflets plus sombres à cause de la faible lumière.

« Lucius ? » L'appelai-je doucement.

Il se tourna vers moi, et son regard me choqua. Il était vide, mort. Ses mains se tordaient dans tous les sens, comme s'il se retenait de faire quelque chose.
« Oui ? »

« Je voulais savoir comment tu allais. » Mentis-je en m'asseyant à côté de lui.

Il me surprit en se laissant tomber, posant sa tête sur mes genoux. Je mis une main dans ses cheveux que je caressais tendrement. Tant de fois nous nous étions retrouvés dans cette position auparavant, cela me semblait si naturel, si sécurisant. IL prit un temps infini à me répondre.

« Je ne sais pas, Rose. Je ne sais pas comment je vais, comment je peux le savoir si je dois me forcer à murer mes sentiments. » Déclara-t-il, amer.

« Je comprends. » Fis-je.

« Rose… Il faut que je te dise quelque chose… »

Je savais bien évidemment ce dont il voulait me parler.

« Le Seigneur des Ténèbres m'a promis à une femme… » Chuchota-t-il, et je sentais l'amertume dans sa voix. « Je suis censé l'épouser dans quelques jours… »

« Qui est-ce ? » Demandai-je, curieuse et inquiète.
« Narcissa Black. »

Un silence pesant s'installa entre nous. Je me souvenais de cette blonde geignarde qui poursuivait mon cousin à Poudlard. Je me souvenais de ses larmes quand celui-ci l'avait rejetée. Sa famille était influente, riche et au moins aussi snob que les Malfoy. Au moins Lucius avait-il évité la folie de Bellatrix Black et la disgrâce et le mépris d'Andromeda Black que l'on disait éprise d'un Moldu.

« Je suis désolée… »

« Je suppose que ça aurait pu être pire. Imagine si j'avais épousé Bellatrix. »

'Les grands esprits se rencontrent.' Pensai-je.

« Tu as rencontré ta future femme ? » L'interrogeai-je.

« Oui. Une dizaine de fois déjà. Le Seigneur des Ténèbres a plusieurs fois manifesté son mécontentement quant à mon union avec Katharina. Il a exigé que je rencontre Narcissa presque mensuellement. »

Soudainement, il s'arrêta de parler, comme s'il avait peur d'en avoir trop dit. Je le sentis trembler, comme un enfant. Je le serrais davantage contre moi. Il pensait que j'ignorais que Narcissa attendait un enfant. Mais je comprenais sa réticence à m'en parler. Il devait avoir peur que je le juge.
« Je sais. » Dis-je pour tenter de le soulager.

Il se raidit. « Quoi donc ? »

« Je sais pour l'enfant que Narcissa porte. » Assurais-je.

Il se releva en un bond et s'éloigna de moi. Il semblait paniqué et perdu. Ses yeux cherchaient une réponse dans les miens, une réponse qu'ils ne semblèrent pas trouver puisqu'il baissa le regard en se mordant furieusement la lèvre.

« Le Maître l'a demandé. » Souffla-t-il.

Je ressentis une profonde pitié pour lui, qui n'était utilisé que comme un étalon reproducteur, sans aucun égard pour ses sentiments ou pour son honneur. Et cela me donna la nausée.

« Je sais. » Le rassurais-je en prenant sa main. « Je sais. Et sache que je ne t'en veux pas. Comment le pourrais-je ? Je ne vais pas te juger, tu es la victime dans cette histoire. »

Je lui souris et il me rendit ce sourire. Rien ne pourrait s'interposer entre mon cousin et moi tant que nous étions honnêtes l'un envers l'autre. Il nous fallait rester forts et soudés. Et malheureusement, cela incluait Severus, à qui il faudrait que je parle, quoique cela m'en coûte.

« Où est Severus ? » Me questionna Lucius.

Parfois, j'avais l'impression qu'il lisait mes pensées et cela me fit sourire.

« Je ne sais pas. Je l'ai laissé dans le salon pour venir te voir. Je voulais te parler. Je ne veux pas qu'il y ait de secrets entre nous, Lucius, nous sommes maintenant une équipe. Si l'un de nous s'isole, il expose les trois à la fureur du Seigneur des Ténèbres. Et nous ne pouvons pas prendre de risques… »

Lucius hocha la tête au moment où la porte s'ouvrit sur un Severus visiblement boudeur.

« Ça y est ? Vous avez fini de jacasser ? » Grogna-t-il en s'asseyant sur un fauteuil face à nous. « Je crois que nous devons préparer la suite, et nous devons la préparer maintenant. »

« Oui. » Répondit Lucius. « Dans cinq jours, je vais épouser Narcissa. » Sa voix était étranglée. « Elle va donner le jour à notre enfant en juillet, si tout va comme prévu. »

« Quant à moi, je continue mon apprentissage en Potions. » Déclara Severus.

« Pour ma part, je suis plutôt inquiète. Mon père va se débarrasser de moi aussi vite que possible et j'ai peur qu'il ne me choisisse un piètre mari. » Avouais-je.

« Cela fait trop de personnes autour de nous. » Remarqua Severus en se mordant la lèvre. « Trop de personnes qui pourraient se rendre compte de ce que nous faisons. On ne peut plus rien faire concernant Lucius, mais pour toi, Rose, il faut absolument qu'on trouve un moyen d'entraver tout projet de mariage. »

« On pourrait, au contraire, utiliser le mariage. » Déclara Lucius, un rictus déformant ses traits.

« Comment ça ? » M'étonnais-je.

« On pourrait utiliser le mariage pour t'isoler du monde. »

« Tu veux dire qu'elle devrait épouser un de nos alliés ? Si je comprends bien, tu veux que son mari soit un homme de confiance ? » Severus semblait perplexe, il cherchait à comprendre son ami. « Mais qui pourrait-il être ? »

Lucius ricana. « Toi, bien entendu ! »