Coucou tout le monde!
J'arrive avec un chapitre un peu plus long que d'habitude mais pas de deuxième pour ce mois-ci. Désolée mais entre mes vacances (sans ordi et sans wifi pendant 15 jours!) et mon déménagement imminent (demain!) j'ai pas eu trop le temps.
Le mois prochain, ça va bien être galère, je commence la fac x)
Enjoy!
Merci à tous ceux qui reviewent/favorisent/followent
Gwen
Nom: The Slytherin Lioness
Résumé: "Elle était la Reine des Serdaigle, leur phare dans la nuit. Elle était la soeur des Serpentard, une des leurs malgré tout. Et elle était sous la protection des Maraudeurs, Tigresse parmi les Lions. Elle était toi et moi."
Attention: Cette fic est aussi ancrée dans les romans que possible mais j'avais besoin de Lucius et Narcissa et à vrai dire, tous les Mangemorts, donc Lucius est à Poudlard en même année que Lily, James et Severus!
Disclaimer: Rien n'est à moi (sauf Roslynne, Katharina et Gab évidemment!) tout appartient à la magnifique J.K Rowling que je remercie de tout mon coeur!
Prochain update: Aux alentours du 30 septembre.
Chapitre 29 : Planning our downfall.
« C'est là qu'il [Lucifer] est tombé du Ciel dans sa disgrâce.
La terre qui d'abord occupait cet espace
Se fit en le voyant un voile de la mer
Et recula d'horreur jusqu'à notre hémisphère.
D'effroi peut-être aussi, là-bas cette autre terre,
« Laissant le vide ici, s'amoncela dans l'air. »»
L'enfer (Chant XXXIV), La Divine Comédie, Dante.
Quelques minutes de silence horrifié suivirent les mots de Lucius. Severus et moi nous regardâmes, comme pour étudier l'autre, pour savoir ce qu'il pensait de cette idée. Car mon cousin venait de questionner notre relation, qui n'avait jamais été claire. Severus était mon ami, et je lui faisais confiance. Nos vies dépendaient l'une de l'autre, tout comme elles dépendaient de Lucius. Nous devions être solidaires, il n'était pas l'heure d'être égoïstes.
Et pourtant… Depuis trois ans, je ne savais plus comment appeler Severus. Ce n'était plus seulement un ami, depuis cette nuit, presque trois ans auparavant, lors de notre premier baiser. Cela semblait cliché (et ça l'était !), mais nous n'avions plus jamais vraiment été les mêmes. Nous n'étions pas un couple à proprement parler, mais il était évident que nous étions plus que de simples connaissances. Et je réalisais, ici, coincée chez mes parents, à la merci d'un fou, qu'il n'y avait aucune autre alternative pour nous protéger. En tout cas, aucune alternative qui ne soit pas porteuse de souffrances. De plus, je ne pouvais pas agir comme si j'ignorais les sentiments de Severus. Il me les avait avoués, des années auparavant, dans une lettre que j'avais crue de Sirius. Et il était plutôt évident que le Serpentard pensait encore chacun des mots qu'il avait écrits, ne serait-ce que de par la volonté qu'il avait eue de me retrouver.
« Ne te sens pas obligée, Rose. » Me rassura Severus d'une voix à peine hésitante. « On pourra trouver d'autres alternatives… »
« Non. » L'interrompis-je. « Je ne veux pas d'une autre alternative. Il faut qu'on reste en cercle fermé. Il n'y a pas d'autres possibilités. Il faut que nous nous marrions. De toute façon, personne ne s'opposera à notre union, je suis devenue une traîtresse à son sang, et toi, tu es un Sang-mêlé. »
Lucius se mordit la lèvre et Severus me lança un regard noir. « Oui, continue. Fais bien sentir que tu ne le fais que parce que tu n'as pas d'autres choix. Remarque à quel point je suis inférieur à toi et que ce n'est que parce que tu as mal agi que je suis digne de t'épouser. »
« Severus, ne sois pas ridicule… » Le priai-je, excédée. « Je ne fais que considérer la situation de leur point de vue. Tu sais aussi bien que moi que la suprématie du sang est une connerie. Quant à la nécessité, es-tu en train de me dire que tu m'aurais proposé en temps normal ? » Seul le silence me répondit. « Voilà. Donc c'est décidé, nous nous marierons. »
« Si je peux me permettre d'intervenir, » intercéda Lucius. « Vous ne pouvez pas décider de vous marier juste comme ça. Cela semblerait étrange. »
Nous nous arrêtâmes pour y penser. Il était vrai qu'une union aussi soudaine serait suspecte, et s'il me fallait être honnête, je ne me sentais pas prête à épouser Severus de suite. Je savais qu'il m'aimait et que je l'appréciais immensément, mais je voulais d'abord savoir ce qu'être en couple avec lui signifiait, savoir à quoi cela ressemblait.
« Si nous voulons suivre la tradition des Sang-Purs, il faut que Severus demande la permission de me courtiser… ça fait tellement vieux jeu… » Constatai-je.
« Le problème, c'est que ton père ne veut plus entendre parler de toi, Rose. » Me rappela Severus. « Il faut juste trouver quelqu'un qui aurait autorité sur toi. »
« Techniquement, Rose n'a pas été retirée de l'arbre généalogique de ma famille. » Déclara Lucius.
« Cela voudrait dire que ton père et toi auriez autorité sur moi ? » Demandai-je.
Je devais bien avouer qu'être une Malfoy me tentait affreusement. Le nom était glorieux, c'était un lien avec une famille qui me soutenait par le biais de ma mère, de Lucius et même d'Abraxas qui ne m'avait pas radiée de la famille. Un nom qui serait comme un nouveau départ.
« Je ne pense pas que ce soit suffisant, Lucius. » Dit celui qui allait apparemment être mon fiancé. « Vous vous êtes placés sous la protection du Seigneur des Ténèbres. Il a autorité sur vous, il en a donc sur Rose. De plus, si nous voulons jouer le jeu de la fidélité, ce pourrait être une preuve de notre soumission et de notre respect pour lui. Pour ma part, j'aimerais lui demander, ne serait-ce que pour nous protéger. Ensuite seulement, je demanderai officiellement à Lucius. »
Ainsi, notre sort serait scellé par celui même qui menaçait de nous tuer. Nous savions cependant que ce genre de gestes affirmerait notre désir de lui plaire. Nous décidâmes de rendre visite à notre Maître le lendemain, histoire de pouvoir préparer nos arguments avant et de pouvoir aller nous coucher après ces heures éreintantes passées à tenter de sauver nos vies.
Le lendemain, nous nous levâmes en même temps. Lucius et Severus avaient dormi dans le salon attenant à ma chambre sur des meubles métamorphosés en lits. Aux aurores, nous commençâmes à nous préparer pour la journée à venir. Tout était à faire et l'accord du Seigneur des Ténèbres était tout sauf certain. Mais il était nécessaire pour que Severus puisse jouer son rôle d'espion.
Nous n'eûmes qu'une brève entrevue avec le Seigneur des Ténèbres et elle fut assez peu intéressante. Il se contenta de nous renvoyer vers Abraxas d'un haussement d'épaule indifférent. Il semblait ne pas se passionner pour nos plans et trouver tout à fait normal que Severus (qui m'avait tant cherchée) ait fait sa demande.
La rencontre avec Abraxas fut tout aussi ennuyante. Il passa une vingtaine de minutes à parler de notre famille, de la gloire des Malfoy. Il exprima quelques réticences quant à l'union que nous demandions mais il céda lorsque je lui fis part de mon statut de Traîtresse à son Sang aux yeux du monde. Ainsi, je ne pouvais espérer meilleur parti qu'un Sang-mêlé et la lignée des Princes était assez glorieuse pour que Severus apparaisse comme le meilleur candidat.
En sortant de ces deux entretiens, nous savions quel avenir nous attendait. Lucius allait épouser Narcissa Black et elle lui donnerait un fils. Severus et moi nous unirions après des mois de « galanteries » assommantes. Nos vies seraient tout sauf paisible et nous passerions notre temps à nous inquiéter pour les autres. Tout ça à cause de moi.
« J'ai une chose à te dire, Rose. » M'annonça Severus.
« Je t'écoute. »
« En privé. »
Je levai un sourcil dubitatif. Lucius faisait partie de notre groupe, il devait, tout comme moi, posséder toutes les informations s'il voulait être efficace et nous permettre à tous de survivre. Mon cousin me fit cependant signe de suivre mon fiancé avec un léger sourire.
« Ne t'inquiète pas, je dois retrouver Narcissa. » Déclara-t-il en grimaçant. « Nous avons des arrangements à faire… »
Il disparut rapidement, me laissant seule avec Severus. Nous rejoignîmes, encore une fois, mon salon par poudre de cheminette avant de nous installer sur les confortables canapés en velours azur. Je me rappelais avoir changé les couleurs de ma chambre à dix ans, l'ornant de bleus et d'argent somptueux. Des couleurs qui, si l'on voyait mon statut à Poudlard, étaient miennes. Jamais vraiment une Serdaigle, pas non plus une Serpentard. Une fille ordinaire pour une position étrange. Je fus tirée de mes pensées par un Severus hésitant.
« Rose, je pense que je devrais tout de suite contacter Dumbledore… » Dit-il.
« Il est encore un peu tôt, tu ne crois pas ? Il faut d'abord que tu gravisses les échelons parmi les Mangemort. Pour le moment, tu n'as rien à lui offrir. »
« Si… »
Je pouvais très clairement lire la peur sur son visage. Il sembla s'en rendre compte et mit son masque en place mais dans ses yeux flottait encore l'inquiétude. Je ne savais pas ce qui pouvait le plonger dans un tel état
« Dis-moi. » Lui demandai-je.
« Il y a quelques mois… Quand tu étais encore dans la nature…. Le Maître m'a demandé d'espionner Dumbledore un soir dans une taverne et j'ai obéi. Il voyait une femme qui voulait devenir professeur de divination. »
« Oui ? »
L'histoire me semblait longue et j'avais hâte d'entendre ce qui perturbait autant un Serpentard, et Severus entre tous !
« Elle a donné une vraie prophétie. Une prophétie que j'ai rapportée au Seigneur des Ténèbres. »
« Que disait cette prophétie ? »
Je commençais à craindre la nouvelle qui venait car les prophéties étaient puissantes. Si elles ne prédisaient pas le seul futur possible, elles influençaient les individus qui les entendaient et qui, comme pour se rassurer, mettaient tout en œuvre pour les réaliser. De plus, elles étaient extrêmement rares et concernaient, pour la plupart, des êtres puissants ou des évènements majeurs.
Severus me la récita de mémoire et cela me glaça le sang. Elle concernait un enfant qui venait de naître. Un enfant né en juillet dernier et qui était, à l'évidence, une cible privilégiée du Seigneur des Ténèbres. Une prophétie venait de le placer sur la liste des ennemis mortels du plus grand mage noir de notre ère.
« As-tu une idée de qui peut-être l'enfant ? »
« Aucune. » Me répondit-il.
Il semblait évident qu'il me mentait alors je continuai de le fixer d'un regard inquisiteur.
« On a fait des recherches avec Lucius.» Finit-il par déclarer. « Ça pourrait être le fils de James Potter ou le fils de Frank Londubat. »
« James a eu un fils ? » M'étonnai-je.
« Avec Lily. » rétorqua-t-il, visiblement déçu par le choix de celle qui était auparavant sa meilleure amie.
« Est-ce que le Seigneur des Ténèbres a pris des mesures ? »
« Il possède les deux noms, tout comme nous, mais je n'en sais pas plus. Je pense qu'il attend quelques précisions sur les enfants. »
« Pourquoi ne les assassine-t-il pas maintenant ? »
« Je crois qu'il a peur des conséquences. Les Potter comme les Londubat sont des membres influents de l'Ordre du Phénix. »
« L'Ordre du Phénix ? » Demandai-je.
Visiblement, bien des choses s'étaient déroulées durant mon absence et je savais qu'il fallait que je rattrape mon retard. Cependant, une partie de moi me hurlait de fuir encore une fois, de retenter ma chance loin de tous les drames du monde sorcier anglais. J'avais envie de courir jusqu'à ce que mes jambes cèdent de fatigue, jusqu'à ce que mon cœur cesse de battre. Ce monde de fou n'était pas le mien.
« Une organisation fondée par Dumbledore pour contrecarrer les plans du Seigneur des Ténèbres. Ce sont des combattants acharnés, ils ont tendance à nous décimer. Les Potter et les Londubat étant membres de ce groupe, ils sont protégés par les leurs et le Maître refuse de les attaquer sans distinction, il veut d'abord affaiblir le groupe. Il ne cesse d'envoyer certains d'entre nous en raid pour réduire leur nombre. »
L'information me glaça le sang. Nous avions beau être (en apparence), dans des camps opposés, les cibles du fou devant qui je me prosternais étaient d'anciens camarades de classe, des gens qui avaient bercé mes années à Poudlard. Et ils protégeaient un enfant innocent dont le destin avait été décidé par une prophétie pathétique. J'en voulus à Severus d'avoir rapporté la nouvelle à son maître pour me retrouver, moi qui m'étais enfuie.
« Nous devons les aider, Severus. » Décrétai-je. « Je refuse d'être la responsable de la mort d'un enfant et de ses parents. »
« C'est pour ça que je veux aller voir Dumbledore dès ce soir, il doit protéger les deux familles tout particulièrement. Surtout si l'un des deux enfants est véritablement le seul qui puisse vaincre le Seigneur des Ténèbres. »
« Nous irons ensemble cette nuit. » Déclarai-je, sans appel. « Tu ne seras sous la protection de Dumbledore que si il te laisse parler. Si je viens, je pourrais t'aider à plaider ta cause. »
« Mais tu n'as rien pour te défendre… » Remarqua-t-il. « Tu n'as plus de baguette et tu ne sais pas te battre. »
« C'est pour ça que nous allons de ce pas rendre visite à Ollivander, j'ai besoin d'une baguette, je ne peux pas vivre éternellement comme une Moldue, ne serait-ce que parce que c'est très mal vu par ici. Ensuite nous avertirons Lucius de nos plans avant d'aller voir Dumbledore. »
Le Serpentard hocha la tête avant de m'attirer contre lui pour m'étreindre. « Je suis heureux que nous sois revenue, Rose. » Me chuchota-t-il. « Tu m'as manqué. »
Sans un mot de plus, il me conduisit vers la cheminée et nous nous rendîmes sur le Chemin de Traverse. Celui-ci était assez peu fréquenté ce jour-là et je pouvais comprendre pourquoi. En ces temps de guerre, les lieux publics étaient de loin les endroits les plus dangereux. Et quand votre agresseur pouvait être le plus insignifiant des passants, tout était plus effrayant. Je savais que Severus avait revêtu sa cape noire comme pour donner un indice sur le camp auquel il appartenait, comme pour décourager les rares personnes présentes de nous agacer.
La boutique d'Ollivander était toujours aussi miteuse d'apparence, toujours aussi intimidante à l'intérieure. Les centaines de baguettes qui s'alignaient sur les étagères attendaient de déchaîner leurs pouvoirs. La magie, en ce lieu, semblait aussi belle que destructrice. Un frisson me parcourut et je me rapprochai de mon brun compagnon. Au même moment, le vendeur de baguette sortit de la réserve et me fixa de ses yeux pâles.
« Miss Beauregard. » Me salua-t-il. « Je dois avouer que je ne m'attendais pas à vous trouver de sitôt dans mon humble boutique. »
« Il s'avère que ma baguette s'est trouvée perdue lors d'une légère altercation et j'ai besoin de la remplacer aujourd'hui. » Répondis-je.
Sans un regard pour mon compagnon, Ollivander se mit à fouiller parmi nombres de boîtes.
« Je me souviens de votre précédente baguette. Vingt-cinq centimètres cinq, bois d'orme et crin de licorne, légèrement élastique. Plutôt efficace en Métamorphose si je ne me trompe pas. »
« C'était exactement ma baguette. »
Ollivander me tendit alors une longue boîte qui contenait une baguette posée sur un écrin de velours. Elle était courte et sombre. Quand ma main se posa dessus, je ressentis comme une brûlure et m'écartais prestement de l'instrument magique. Le vendeur me fixa longuement avant de secouer la tête.
« Non, celle-là ne convient pas. Il vous faut quelque chose de plus contrôlé, de plus… majestueux. »
Il me tendit un autre coffret et j'observais la baguette. Elle ressemblait un peu à la baguette que possédait autrefois Katharina, une baguette très longue et aux courbures élégantes. Des gravures en forme de flammes ornaient une des extrémités.
« Trente et un centimètres vingt-cinq, bois de noisetier et plume de phénix, une baguette difficile à manier mais il s'agit d'une baguette fidèle, particulièrement efficace pour les sorts de camouflage ou de protection. »
Je fus tout de suite conscient qu'elle serait mienne. À peine la main posée dessus, je fus envahie d'un sentiment de puissance et de sécurité incomparable. Je n'avais pas eu de telle connexion avec ma précédente. Nous l'acquîmes donc avant de sortir. Le tout n'avait pas duré plus de trente minutes et nous rentrâmes bien plus tôt que prévu. Je ne cessais de m'émerveiller devant ma nouvelle possession, cette nouvelle baguette, comme un prolongement de moi-même.
Une fois revenus dans mon salon, Severus me prit la main et cela me poussa à le regarder. Son expression n'était pas aussi bien maîtrisée que d'ordinaire. Cela me prit par surprise et je ne pus détacher mes yeux de ce visage qui, s'il n'était pas beau, était charmant.
« Je sais que tu ne m'épouses pas de gaieté de cœur mais laisse-moi t'avouer que je suis ravi de te garder près de moi. »
Le Serpentard semblait visiblement mal à l'aise en faisant cette déclaration. Je n'avais qu'une réponse à ce genre de discours. Une réponse que j'avais déjà donnée trois fois à Severus. Ainsi, ce fut avec certitude que mes lèvres se posèrent sur les siennes. Mes mains étaient nouées autour de son cou et je me balançais sur la pointe de mes pieds pour être aussi proche de lui que possible. Severus avait toujours été l'une des rares constantes ces dernières années, l'une des seules personnes à vouloir de moi, à s'inquiéter pour moi. Un être qui m'était inestimable. Au bout de quelques minutes, je me détachai de lui et lui pris à mon tour la main.
« Installons-nous pour attendre Lucius. » Suggérai-je.
