Voilà la 2e partie de ma fic, j'espère qu'elle vous plaira !
/!\ Klaine et Glee ne m'appartiennent pas, ils sont à Ryan Murphy et la fox. Malheureusement.
Partie 2.
Broadway, un soir de milieu d'Octobre.
19:00.
Une nouvelle fois le rideau s'abaissa et un tonnerre d'applaudissements suivit.
Blaine dût même chanter une nouvelle chanson.
20:00.
Kurt avait enfin fini de parler à tous les gens de la haute qu'il lui avait adressé la parole.
Il souffla.
Il allait enfin revoir Blaine, qui, par la même occasion, avait été magnifique ce soir-là.
Pendant les deux semaines qu'il avait passé à Los Angeles, Kurt avait beaucoup pensé à lui.
Il savait que Blaine l'aimait bien, il l'avait vu dans ses beaux yeux mordorés le dévorant du regard à chaque seconde.
Bien que Kurt ai grandi, il restait le même qu'il y a cinq ans.
Il n'était pas habitué à draguer ouvertement quelqu'un, ce qu'il avait fait avec Blaine.
Kurt avait toujours été assez compliqué à cerner.
En même temps il aimait attirer l'attention, en même temps il était timide.
Kurt avait un an de plus que Blaine, et malgré tout il sentait l'envie de retourner en adolescence avec lui.
Ce n'est pas qu'il avait grandit trop vite, non, mais Kurt n'avait jamais été en couple sérieusement.
Il avait été amoureux, oui, de celui qui était maintenant son demi-frère et qui sortait avec sa meilleure-amie, mais... jamais quelqu'un ne l'avait clairement aimé en retour.
Soit lorsqu'il était amoureux, la personne ne l'aimait pas, soit lorsque son partenaire l'aimait, il n'avait pas le moindre sentiment pour lui.
Pourtant, Kurt n'avait pas manqué d'hommes dans sa vie.
Il était beau, jeune, charmant, aisé, cultivé, drôle... qui pouvait lui résister ?
Mais Kurt n'avait jamais eu de relations de plus de quelques mois, et c'était sûrement l'un des plus gros regrets de sa vie.
20:10.
Blaine avait enfin fini d'enlever tout le maquillage qu'il avait sur le visage, et il s'était enfin débarrasser de ses habits extravagants de scène pour passer à ses habits extravagants à lui.
Soudain, il sentit deux mains sur ses épaules.
Son large sourire de chiot se dessina sur son visage, et ses beaux yeux mordorés se mirent à briller.
Il se retourna, et vit Kurt faisant la même tête que lui.
- Kurt ! s'écria-t-il en le prenant dans ses bras sous l'émotion.
- Je t'ai manqué à ce que je vois, dit-il en riant.
- Heu... oui, répondit Blaine, se rendant compte de son geste quelque peu déplacé.
- Tu m'as manqué aussi, Blaine. J'ai l'impression qu'on ne se connaît pas encore assez.
- Toi aussi tu penses ça ?
- Oui, c'est pourquoi je tiens à t'inviter dans le meilleur ristorante italiano, rit-il en prenant l'accent italien.
- Mais tu m'as déjà invité l'autre fois, je ne...
- Oh, oublie donc ! La prochaine fois, c'est toi qui m'invitera.
Blaine sourit.
Kurt venait de dire qu'il y aurait une prochaine fois, et cela le remplissait de bonheur rien que d'y penser.
Il pensait à quel point leurs retrouvailles avaient été spéciales.
Ils s'étaient sautés dans les bras comme s'ils se connaissaient depuis toujours, alors qu'ils ne s'étaient vus qu'une soirée.
20:30.
La porte du « Piazza Italiana » s'ouvrit, laissant apparaître Kurt suivit de Blaine.
Ils s'installèrent près de la vitre, dans un coin de la salle.
Kurt enleva son long manteau d'épais velours, et Blaine put voir qu'il avait vu juste depuis le début : Kurt avait un corps magnifique.
Il portait une chemise haute-couture avec des motifs extravagants oranges, moutardes et marrons, ainsi qu'un slim gris si serré que Blaine eu mal pour lui. Pour finir, il portait des chaussures de ville moutarde, rappelant la chemise, et une petite gourmette en argent sur la main droite.
Cette tenue montrait clairement que Kurt était un mec à la pointe de la mode.
Sa chemise était tout simplement horrible, mais sur lui ça faisait parfait.
En plus, grâce à cette chemise assez serrée, Blaine pouvait voir le corps musclé du chanteur, et son esprit commença à divaguer vers des fantasmes interdits...
- J'ai travaillé à , dit Kurt qui avait vu que Blaine étudiait sa tenue.
- Oh, oui, j'avais vu ça dans une de tes interviews, se reprit Blaine, enlevant les pensées obscènes de sa tête.
- J'y travaille encore d'ailleurs, bien que ce soit assez rare. Mais j'ai mon amie Isabelle Wright qui bosse là-bas, et elle m'a accueilli les bras ouverts quand je n'avais pas été accepté à NYADA le premier trimestre...
- Isabelle Wright ? LA Isabelle Wright ? s'écria Blaine, choqué d'entendre ce nom parmi les « amis » de Kurt.
- Eh oui... soupira Kurt en souriant.
- J'ai pensé qu'on pourrait... apprendre à mieux se connaître.
- D'accord... je commence ? Magazine préféré ? demanda Kurt en souriant.
- Vogue ! s'écrièrent-ils en cœur.
- Comédie musicale préférée ? interrogea Blaine.
- Wicked ! crièrent-ils encore.
- Hum... chanson préférée de film ? continua Kurt.
- Come What May de Moulin Rouge ! dirent-ils encore à l'unisson.
- Livre préféré ? questionna Blaine.
- Harry Potter ! claironnèrent-ils.
Ils se mirent à rire.
Décidément, ils avaient beaucoup de points communs.
Kurt remarqua cette fois-ci que c'était Blaine qui avait prit sa main.
Il rougit.
21:00.
- C'est le meilleur repas de toute ma vie, glissa Blaine entre deux bouchées de risotto au trois fromages.
- Ne suis-je pas le meilleur conseiller du monde ? dit Kurt sur un air arrogant voulu, en riant.
- J'avoue, j'avoue, continua Blaine en riant de même.
« Et maintenant vous pouvez venir tous chanter une chanson, car le karaoké est ouvert ! » lança une voix dans le micro.
- Kurt ? Est-ce que tu m'as invité ici pour qu'on... commença Blaine.
- ...Chante ? Non, pas du tout, dit-il ironiquement avec un clin d'œil.
Il prit la main de Blaine, et l'entraîna sur l'estrade.
Un chuchotement parcourut le restaurant bondé.
« Regardez, c'est Kurt Hummel, le roi de Broadway ! »
« Oh, mais il est avec Blaine Anderson, la révélation de l'année ! »
« Vous croyez qu'ils sont ensemble ? »
De toute sa vie, Blaine n'avait jamais été mal à l'aise devant un public.
Depuis toujours, il chantait devant du monde, que se soit sa famille, ses amis, ou des inconnus dans la rue.
Mais pour la première fois, il avait perdu sa confiance en lui.
- Je ne suis pas très à l'aise, Kurt, glissa-t-il dans l'oreille de son ami qui venait de chuchoter une chanson au DJ.
- Détend-toi, et sois mon American Boy ce soir, dit-il en lui lançant un clin d'œil encourageant.
La musique démarra, et même avant Blaine avait compris quelle chanson ils allaient chanter.
Blaine commença le rap du début, intimidé, puis se tut.
Kurt ouvrit la bouche, et chanta.
Ce n'était pas son style habituel, beaucoup plus lyrique, mais c'était magique.
« Just another one champion sound
Me and Estelle about to get down
Who the hottest in the world right now
Just touched down in London town
Bet they give me a pound
Tell them put the money in my hand right now
Tell the promoter we need more seats
We just sold out all the floor seats
Take me on a trip, I'd like to go some day
Take me to New York, I'd love to see LA
I really want to come kick it with you
You'll be my American Boy...
He said Hey Sister
It's really really nice to meet ya
I just met this 5 foot 7 guys who's just my type
I like the way he's speaking his confidence is peaking
Don't like his baggy jeans
But Ima like what's underneath it
And no I aint been to MIA
I heard that Cali never rains and New York heart awaits
First let's see the west end
I'll show you to my bridrens
I'm like this American Boy...American Boy...
Take me on a trip, I'd like to go some day
Take me to New York, I'd love to see LA
I really want to come kick it with you
You'll be my American Boy...American boy...
Can we get away this weekend.
Take me to Broadway
Let's go shopping baby then we'll go to a Café
Let's go on the subway
Take me to your hood
I neva been to Brooklyn and I'd like to see what's good
Dress in all your fancy clothes
Sneaker's looking Fresh to Def I'm lovin those Shell Toes
Walkin that walk
Talk that slick talk
I'm likin this American Boy...American Boy... »
La chanson continuait, et l'alchimie était indéniable.
Blaine s'était détendu au fil de la mélodie, et était redevenu le Blaine « bête de scène ».
Leurs voix se mariaient parfaitement, et cette chanson correspondait tellement à leur situation...
Ce moment, si fort, fit ressentir quelque chose aux deux chanteurs.
Ils ne savaient pas ce que c'était, juste que c'était une sensation agréable.
Lorsque la chanson se termina, un tonnerre d'applaudissements enveloppa les deux amis, qui descendirent de l'estrade en souriant.
- Tu vois, je t'avais dis que nos voix étaient faites pour chanter ensemble, murmura Kurt dans l'oreille de son nouvel ami avant de se rasseoir.
- Tu avais raison, dit Blaine en rougissant au contact des lèvres de celui-ci sur son oreille.
Malheureusement, ils ne purent terminer leur repas tranquillement, puisqu'une foule de fans s'empressa de leur demander des autographes.
22:30.
Kurt et Blaine sortirent enfin du restaurant.
- Je me demanda si chanter devant tout le monde était une bonne idée... glissa Kurt en riant.
- Je suis sûr que si... commença Blaine, lorsqu'il fût interrompu par un appel téléphonique.
« Allô ? » demanda Blaine.
- Blaine ? Je viens de voir une vidéo de toi sur le net qui fait le buzz !
- Pardon ? interrogea Blaine, surpris.
- Apparemment tu as chanté dans un restaurant avec le grand Kurt Hummel !
- Comment tu sais ça, Sebastian ?
- Il y a une vidéo de vous qui circule sur le net ! En moins d'une heure elle a déjà atteint les 100000 vues ! s'écria le fameux Sebastian.
- Mais non tu te fous de moi, là, dit Blaine en riant.
- Je ne rigole pas, je t'envoie le lien de la vidéo dans deux minutes. En tout cas il est vachement beau gosse le Hummel, hein ! Mieux que sur les affiches ! Tu devrais saisir ta chance hein, parce que vous êtes bien mignons tous les deux.
Blaine rougit jusqu'à la plante des pieds.
Kurt avait tout entendu.
Il rit.
- Sebastian, je te rappelle plus tard, dit-il en pestant intérieurement contre lui.
- Oh, je vois, tu es occupé avec lui... lâcha l'autre en rigolant, Je te laisse alors.
Lorsque Blaine raccrocha, il se rendit compte que de l'autre côté de son portable, l'oreille tendue pour écouter la conversation, se trouvait Kurt.
Ils étaient presque collés à ce moment-là, et Blaine se décolla de lui assez brusquement, sous l'effet de surprise.
Si brusquement qu'il tomba par terre, les quatre fers en l'air sur le sol inondé de New York, ayant l'air d'un clown raté dans un cirque miteux.
Kurt le regarda quelques secondes, puis explosa de rire.
Blaine fût tout d'abord vexé, puis se mit à rire autant que son ami.
La situation était si ridicule qu'il préférait en rire qu'en pleurer.
Au bout de quelques instants, Kurt l'aida à se relever, riant encore.
- Tu pourrais arrêter de rire s'il te plaît, demanda gentiment Blaine, la situation est déjà assez embarrassante comme ça...
- Oh, Blaine, tu es si drôle! Tu ressembles à un jeune garçon qui apprend la vie. C'est ce que j'aime chez toi.
- Comment ça ? demanda Blaine, en faisant sa tête de chiot perdu.
- On ne va pas nier la flagrante alchimie qu'il y a entre nous, et tu es tout timide à chaque contact physique. Tu es comme moi, avant. Je me souviens, dès qu'un garçon me touchait, je tressaillais. Tu es comme un petit garçon qui apprend les contacts physiques, comme s'ils voulaient dire quelque chose. J'ai arrêté de me poser ces questions-là il y a longtemps tu sais.
- Quelles questions ? interrogea Blaine, encore plus perdu.
- « Pourquoi il me tient la main ? », « Est-ce qu'il m'aime bien ? », « Suis-je assez bien pour lui ? »... Tu sais, seul le destin nous dira si je resterai avec mon copain, ou si nous avons une chance.
- Quel copain ?! s'exclama Blaine, surpris.
- Celui que j'ai rencontré à Los Angeles. Il arrive ici la semaine prochaine. Je te le présenterais.
Le cœur de Blaine se serra.
Il regarda Kurt cherchant à savoir si c'était une blague.
Mais aucun regard de celui-ci ne trahit quoi que se soit.
- Tu rigoles, là ? l'interrogea-t-il.
- Hum... (Kurt fit semblant d'hésiter) Mais bien sûr que je rigole !
- Ouf.. souffla Blaine, soulagé.
- Ouf ? demanda Kurt en souriant.
- Heu... balbutia Blaine en rougissant.
- Tu es si drôle, Blaine, lâcha Kurt en lui prenant la main et en l'entraînant dans les rues de New York, coupant court au malaise de celui-ci.
« Take me on a trip, I'd like to go some day
Take me to New York, I'd love to see LA
I really want to come kick it with you
You'll be my American Boy...American boy... » chantonna-t-il en entraînant Blaine toujours plus loin dans les méandres de la Grosse Pomme.
Il riait, et il riait... Et Blaine riait aussi...
Et ils couraient, en chantant, en dansant, en riant... encore plus vite, encore plus fort.
23:30.
Le souffle coupé, les pieds en compote, le dos brisé... les deux amis s'arrêtèrent sur un banc.
- J'aime New York ! cria Kurt en riant.
- Je l'aime aussi ! cria en retour Blaine.
- Tu sais, Blaine... j'aimerais beaucoup qu'on devienne amis.
- Ce n'est pas ce que nous sommes déjà ? demanda Blaine en souriant.
- Si, mais j'avais envie qu'on « officialise notre relation amicale », pouffa-t-il. J'aime beaucoup être avec toi. Tu es le seul avec lequel je me sente encore un enfant.
- Je me sens bien avec toi, moi aussi, souffla Blaine.
Ils se regardèrent avec passion.
Kurt sentait son cœur battre.
Malgré ses nombreux amants à New York, aucun ne l'avait fait se sentir aussi bien.
Blaine était si beau... peut-être un peu petit, mais c'était le seul défaut qu'il pouvait lui trouver.
Sa peau hâlée, son corps musclé, sa grande bouche souriante à chaque instant, ses sourcils en triangles, ses yeux si profonds qu'on voudrait si perdre à jamais... ses cheveux bouclés, son style vestimentaire original... Blaine était définitivement magnifique.
Kurt pensait que jamais il ne rencontrerait quelqu'un comme lui, et au fond de lui il savait que cet homme était son âme sœur.
Ils n'en étaient pas encore là, c'est sûr.
Mais Kurt ressentait décidément quelque chose à la vue de ce petit chiot réincarné en homme qu'était Blaine.
Leurs visages étaient sûrement un peu trop proches à cet instant pour qu'ils soient simples amis.
Blaine regarda attentivement Kurt, et vit ses yeux briller d'envie.
Il décida que cette fois-ci, il devait prendre les devants.
Il approcha son visage lentement vers celui du chanteur, en continuant à le fixer tendrement.
Ça y est, leurs bouches se touchaient presque.. lorsqu'ils entendirent le bruit de flashs répétés.
- Merde, les paparazzis ! jura Kurt.
Ils se rapprochaient petit à petit des deux amis/amants, les bombardant de photos.
Kurt prit la main de Blaine.
Et ils s'enfuirent.
00:00.
Kurt rentra dans son appartement, suivi de près par Blaine.
- Allez, rentre, tes vêtements sont encore mouillés et sales.
- Ma chute par terre a fait autant de dégâts ? soupira Blaine en souriant.
- Blaine, il a plu toute la journée, et toi tu t'es roulé par terre, tu croyais quoi ? En plus lors de notre petite course à travers les rues de New York, on s'est pris pas mal de pluie, ajouta-t-il en rigolant.
- Je ne me suis pas roulé par terre, je suis tombé, répondit-il en riant.
Kurt alluma l'appartement.
Blaine habitait déjà dans un quartier aisé de la ville, mais Kurt était sûrement dans le coin le plus riche et le plus « famous ».
Son appartement faisait deux fois la taille du sien, qui était déjà grand, et il était somptueusement décoré mêlant le moderne et l'ancien, les meubles design et les lampes d'antiquaires.
- Wow... ton appart' est sublime...
- Merci. Bon, la douche est par là, si tu veux te laver, je t'apporterais des habits propres pour que tu puisse dormir tranquillement.
- Oh, je dors ici ? demanda Blaine, surpris.
- Il est minuit passé, Blaine, et tu habites à l'autre bout de la ville.
Il n'avait pas tort.
Le temps qu'il prenne sa douche, s'habille, attende un des rares métros qui fonctionnent encore, et arrive chez lui, il serait plus de 2h du matin.
Ce n'était pas raisonnable.
Blaine était tout de même assez confus d'être chez cet homme qu'il connaissait à peine, pour qui il éprouvait une étrange attirance...
Il n'avait pas vraiment le choix de toute façon.
00:10.
Blaine était dans la douche, chantonnant délicieusement en rinçant son corps meurtri par cette longue soirée, lorsqu'il entendit Kurt lui dire « Je rentre pour te donner une serviette et des habits propres, il va falloir que tu te retournes car comme tu vois ma douche a des vitres transparentes. Mets un truc, un gel douche ou autre pour cacher tes fesses aussi. »
Blaine rougit, mais s'exécuta.
Kurt rentra dans la salle de bain, en chantonnant la même chanson que celle que chantait Blaine il y a deux minutes.
Ils se mirent à chanter ensemble, tandis qu'il installait sur une chaise la serviette et les vêtements.
« And if you have a minute why don't we go
Talk about is somewhere only we know?
This could be the end of everything
So why don't we go
Somewhere only we know? »
Il ne put s'empêcher de mater Blaine, qui ne le vit pas bien entendu.
Kurt apprécia lentement la vue de ce corps musclé devant ses yeux, et s'en alla en prévenant Blaine qu'il pouvait reprendre où il en était.
00:20.
Blaine sortit enfin de la douche, et commença à se sécher et à s'habiller.
Avant d'enfiler le sweat prêté par Kurt, il le sentit.
Douce, fruitée, mais masculine, telle était l'odeur de Kurt.
Blaine s'imagina quelques instants, laissant libre cours à son imagination, dans les bras de Kurt.
Il est vrai que ça ne lui déplairait pas.
Il sortit enfin de la salle de bain.
« Mais qu'est-ce qu'il y a Tina ? Tu veux que je m'excuse d'avoir chanté avec lui dans ce resto ? Comment ça, oui ? Écoute, j'en ai marre de devoir être parfait à chaque instant ! Les gens ? Mais ils ont adorés ! On s'en fout de cette vidéo ! Ils croient qu'on est ensemble ? Et bah tant pis, qu'est-ce que tu veux ! Tina, ils me trouvent un nouveau copain chaque semaine ! Écoute c'est pas grave pour la vidéo, et c'est pas grave pour les paparazzis... »
La voix cria tellement fort que Blaine put l'entendre :
« Quels paparazzis ?! Oh non Kurt, ne me dis pas qu'ils vous ont vus ensemble... »
« Si... mais c'est pas grave. »
« Tu es un homme mort, Kurt Hummel, mort ! On se parle demain, maintenant, va te coucher ! »
- Aïe... il y a quelqu'un qui t'en veut... lâcha Blaine après que Kurt ai raccroché en pestant.
- Ce quelqu'un, c'est Tina, l'une de mes meilleures amies et mon incroyable manager, dit-il ironiquement.
- Bon... tu veux que je dorme où ?
- Bah... dans mon lit.
Blaine se figea.
Kurt voulait vraiment qu'il dorme à côté de lui ?
Ils se connaissaient à peine !
Voyant la tête surprise de son invité, Kurt rajouta :
- Et je dormirais dans le fauteuil, bien entendu.
- Ah, ouf...
- Blaine, je ne suis pas un pervers à ce point, rit Kurt en voyant la tête rassurée de son ami.
- Oh non, ce n'est pas ce que j'ai pensé...
- Tu as pensé que je voulais qu'on dorme ensemble, hein ? Blaine, si je t'ai invité ici ce n'est sûrement pas pour coucher avec toi. Bon, je te montre ma chambre, termina-t-il en tirant doucement Blaine par le bras. Voilà c'est ici, bonne nuit Blaine, chuchota-t-il dans son oreille lorsqu'il lui embrassait doucement la joue.
- Bonne nuit Kurt.
Note culturelle : "Piazza Italiana" signifie "Place italienne", au cas où vous n'aviez pas compris.
