Hey !

Me revoilà avec le deuxième chapitre :)

Un graaaand merci à Florale, Jane Doe51, Paiw, Chou05, alicia, TheTruthIs, PoyPoy, CL13, Tournesol et Sabby78 pour leurs reviews ! J'espère que la suite vous plaira tout autant !

Je ne sais pas exactement tout les combien je posterais, ça dépendra surtout de mes occupations et des reviews aussi ^^

Je m'excuse pour la faute au début du chapitre précédent, il manque des mots comme me l'a fait gentiment remarquer JaneDoe51. J'avais donc écrit, à la base, "Lisbon se souvenait bien d'i ans".

Sur ce, bonne lecture !


2. The Foolishness

Jane hocha la tête et entra dans l'open space. Il balaya la pièce du regard. Cho était sur son ordinateur et il le salua. Un peu plus loin, Abbott était en pleine conversation avec Erica Flynn.

- Abbott, dit-il en le gratifiant d'un signe de tête, s'avançant vers eux. Erica se tourna vers lui, un large sourire prenant place sur son visage.

- Patrick Jane ! C'est un plaisir de vous revoir.

- Erica Flynn, vous avez encore trouvé un moyen de sortir de prison.

- Je suis certaine que ça ne vous étonne pas.

Abbott les regardait l'un après l'autre.

- Vous… vous vous connaissez ?

- On peut dire ça, oui, répondit Jane en continuant de regarder Erica.

- D'ailleurs, on a plein de choses à se dire, il me semble, fit cette dernière en le prenant par le bras pour l'emmener dans la cuisine déserte.

- Je ne crois pas, non, répliqua Jane.

Il la suivit quand même puis se dégagea d'elle. Erica croisa les bras devant lui, un sourire amusé sur le visage.

- J'ai entendu dire que vous aviez tué John le Rouge. Toutes mes félicitations.

- Merci, fit Jane d'un air méfiant.

- Pourquoi êtes-vous ici, au FBI, au lieu d'être en prison, Patrick ?

- Je vous retourne la question.

Erica haussa ses sourcils parfaitement épilés.

- J'en connais un rayon sur les trafiquants qui intéressent le FBI et la CIA. Ma cousine a été en contact avec eux. Et comme si le destin en avait décidé, je vous retrouve. Et nous allons faire équipe comme au bon vieux temps.

- Et ensuite ? questionna Jane.

- Si mon aide est utile, je serais libérée, annonça-t-elle en s'avançant. Parlez-moi de vous, maintenant.

Jane prit son temps avant de répondre.

- J'aide le FBI en échange de quoi je ne suis pas poursuivi pour meurtre.

Erica eu un léger sourire.

- Je suis heureuse de voir que vous vous êtes libéré de votre passé, Patrick. Vous êtes maintenant prêt à commencer une nouvelle vie, une page s'est tournée. Je sais que vous êtes capable d'aimer à nouveau, d'être impunément attiré par une femme.

Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elle ne passait pas par quatre chemins. Mais Jane garda son commentaire pour lui. Elle s'approchait encore de lui en parlant.

- Il y a toujours eut une sorte d'alchimie entre nous, ne le niez pas. Vous n'avez plus à vous sentir coupable.

Et avant que Jane ait pu esquisser le moindre geste, Erica combla l'espace qui était entre eux et colla ses lèvres aux siennes. Jane eut un mouvement de recul. Il sentit son cœur s'accélérer, il savait qu'il était dans une situation absolument inacceptable. Il posa ses mains sur les épaules d'Erica pour la repousser. Elle se détacha de lui et plongea ses grands yeux de biches dans les siens d'un air innocent, en secouant légèrement la tête.

- Il n'y a plus d'obstacle entre nous, Patrick.

- Erica, écoutez. Ce petit jeu-là, c'est fini.

Avant qu'il n'ait eu le temps de poursuivre, Lisbon débarqua dans la cuisine. Elle fronça les sourcils d'un air irrité à la vue d'Erica et une étincelle de colère brilla dans ses yeux quand elle s'aperçut de sa proximité avec Jane. Cette dernière n'avait pas lâché Jane des yeux et se recula légèrement en entendant la présence de Lisbon avant de tourner son visage vers celle-ci d'un air franchement étonné.

- Agent Lisbon ? Je suis ravie de vous revoir !

- Plaisir non partagé, répondit-elle d'un ton posé avant de lancer un regard appuyé à Jane, qui se dépêcha de s'éloigner d'Erica pour la rejoindre.

Jane préféra briser la glace tout de suite.

- Erica, Teresa et moi on est ensemble.

Erica écarquilla les yeux pendant une seconde, avant de pencher légèrement sa tête sur le côté.

- C'est étonnant d'entendre ça de la part d'un homme qui vient juste de m'embrasser, commenta Erica avec un sourire sournois.

Jane sentit le regard brûlant de Lisbon posé sur lui. Erica quitta la pièce avant qu'il n'ait le temps de répondre, sans doute à la recherche d'autres proies. Jane se tourna vers Lisbon.

- C'est elle qui m'a embrassé.

Il se sentait vraiment idiot. A son étonnement, elle n'avait pas les sourcils froncés, ni les bras croisés, ni une moue de colère sur ses lèvres. Elle le regardait plutôt avec… inquiétude. Ce qui était mille fois pire.

- Et tu t'es laissé embrasser ?

- Non, je l'ai repoussé directement. Je…

Jane détourna le regard et eut un petit rire tant cette conversation lui semblait ridicule. Lui, se défendant devant Lisbon jouant à la petite amie jalouse. Ce n'était tellement pas… eux.

- Je ne vois pas ce qu'il y a de drôle, Jane, tu l'as embrassé combien de fois exactement ?

- Quoi ? demanda-t-il en reportant son regard sur elle.

- Depuis qu'on l'a rencontré, tu l'as embrassé combien de fois ?

Jane secoua la tête.

- Teresa, tu es sérieuse ?

Elle n'eut pas besoin de dire un mot pour lui faire comprendre qu'elle attendait une réponse. Jane soupira.

- Deux fois. Et c'est elle qui m'a embrassé les deux fois. Teresa je t'en prie, c'est vraiment rien. Elle ne représente rien à mes yeux, tu n'en doutes pas quand même ?

Elle le regarda un moment.

- Je te fais confiance. Mais arrête de te laisser faire par cette femme. Si ça se reproduit, je vais vraiment le prendre mal.

Jane lui rendit son regard sérieux. Lisbon savait pourtant bien que c'était elle qu'il aimait et qu'il ne risquerait jamais, qu'il n'avait aucune envie de faire une bêtise aussi absurde que de la tromper. Cette idée semblait presque hilarante tant elle était improbable. D'un autre côté, il avait été idiot de ne pas empêcher directement Erica de l'embrasser. Il comprenait que Lisbon n'apprécie pas.

- Je suis désolé pour cette chose stupide qui vient d'arriver, mais je t'assure qu'il n'y a pas de quoi s'inquiéter, répondit-il.

Elle hocha la tête d'un air compréhensif avant de lui faire signe de la suivre dans l'open space.

Pour la première fois dans toute sa carrière, Lisbon quittait l'Amérique pour une enquête. L'affaire les emmenait en Europe, au Liban. A Beyrouth plus précisément. Ils devaient absolument s'y rendre en personne, demande de la CIA. Elle était donc dans l'avion avec Jane, Erica, Cho et Michelle ainsi qu'un groupe d'intervention rapide, Abbott et Wylie restant à Austin pour faire des recherches de leur côté. Michelle Vega était une nouvelle venue, elle remplaçait Kim depuis que celle-ci avait été mutée en Caroline du Nord. Lisbon était assise sur le siège du milieu. Jane, du côté du hublot, s'était endormi et de l'autre côté, Erica se remaquillait. Lisbon affichait une expression de constante exaspération. Elle avait l'impression qu'Erica faisait exprès de faire tomber ses affaires à terre rien que pour pouvoir battre des cils devant le premier homme qui s'empressait de les lui ramasser. C'était un vol de nuit, Lisbon était épuisée mais il lui était impossible de s'endormir avec autant d'énervement dans les veines.

- Vous savez, ce n'est pas sain pour vous.

Erica s'était penchée vers elle en chuchotant.

- De quoi vous parlez ? répondit Lisbon en soupirant.

- De lui, fit Erica en désignant Jane du menton.

- Je pense qu'il serait préférable d'éviter de parler de Jane, répliqua Lisbon en reportant son regard sur le dos du siège d'en face.

- Je suis sérieuse, Lisbon. Vous avez besoin de stabilité, de sécurité. D'un homme attentionné et bienveillant, et surtout, d'un homme honnête. Patrick est solitaire et imprudent. Et je ne pense pas me tromper en affirmant qu'il vous a berné plus d'une fois, n'est-ce pas ?

Lisbon sentit sa mâchoire se contracter. Comme si Erica connaissait mieux Jane qu'elle.

- Ecoutez, je n'ai pas besoin de vos conseils. Vous êtes là pour nous aider sur l'enquête, c'est tout. Ma relation avec Jane se porte très bien.

Erica eut un petit sourire.

- Vous ne devriez pas vous mentir à vous-même. Il vous a blessé, je peux le sentir dans la façon dont vous le regardez. Vous vivrez dans la peur constante qu'il vous fasse du mal à nouveau. Mais vous n'êtes pas obligée de supporter cela…

- Ça suffit, la coupa Lisbon sur un ton sec. Vous devenez franchement ridicule.

Erica haussa un sourcil.

- Très bien. Essayez de vous cacher dans l'illusion. Mais vous verrez, ça ne durera pas longtemps.

Lisbon roula des yeux et lui tourna le dos pour essayer de dormir, mais c'était surtout pour mettre fin à la discussion. Elle en profita pour jeter un œil à Jane qui était toujours plongé dans le sommeil. Est-ce qu'il pourrait la faire souffrir à nouveau ? Non. Elle ne pouvait pas le croire. Il ne fallait pas qu'elle commence à réfléchir à ce que disait Erica. Cette femme voulait Jane, c'était tout. Elle s'amusait. Mais Jane l'aimait, elle, et elle était persuadée que rien ne pourrait changer cela.

- Oh, merci monsieur.

- Pas de problème mademoiselle. Heu… je peux peut-être vous offrir un verre ? L'hôtesse ne doit pas être loin.

Lisbon ferma les yeux en réprimant un grognement d'agacement.

L'équipe du FBI foula le sol européen à 18h, heure locale. Un taxi les emmena à l'hôtel où ils devaient séjourner. Les paysages et la ville en elle-même étaient plutôt agréables à regarder. La mer était à proximité et l'architecture les dépaysaient totalement. Par contre, les langues couramment utilisées comme l'arabe ou parfois le français étaient plus déstabilisantes pour les américains. Heureusement, la plupart des gens ici étaient capable de parler anglais.

Ils arrivèrent à l'hôtel exténués, impatients d'aller dormir. Cho demanda cinq chambres au réceptionniste. Jane et Lisbon ne purent s'empêcher d'échanger un regard rapide doublé d'un sourire en coin. Elle proposa à tout le monde d'appeler le service d'étage pour souper dans leur chambre car personne ne semblait avoir envie d'un festin tous ensemble pour le moment. Alors que le petit groupe se séparait peu à peu, Jane rattrapa Lisbon avant qu'elle ne rentre dans sa chambre.

- Que dirais-tu d'aller au restaurant ?

La question surprit Lisbon.

- Oh, Jane… je ne sais pas, je suis fatiguée… On en a pour une semaine au moins ici, on aura le temps de goûter les spécialités plus tard…

- On n'a pas eu un moment ensemble depuis qu'Erica est arrivée, fit-il d'un ton suppliant.

Elle le considéra un moment, indécise. La proposition était tentante mais les draps frais derrière la porte lui tendaient les bras.

- S'il-te plaît, ajouta Jane, essayant de se montrer convaincant. Il se pencha vers elle lui déposa un baiser sur la tempe.

- Allez.

Un baiser sur la mâchoire.

- Dis oui.

Un baiser dans le cou.
Quand il se recula, Lisbon affichait un sourire résigné.

- Avec tous ces arguments, comment pourrais-je dire non… dit-elle d'un ton moqueur.

Elle soupira et secoua la tête.

- On ne rentre pas trop tard.

Les lèvres de Jane s'étirèrent en un grand sourire.

- Je te laisse te doucher et je reviens dans un quart d'heure ! annonça-t-il avant de faire demi-tour en direction de sa chambre.