Je suis désolée !
J'aurais vraiment aimé poster la suite plus tôt pour vous remercier de toutes vos reviews géniales. Malheureusement ma semaine a été très chargée... La bonne nouvelle c'est que maintenant je suis en vacances ce qui va me laisser le temps d'achever la fic et de vous poster les derniers chapitres au plus vite !
Florale, Jane Doe51, Katkitten4, Chaudon, MissKitty77, Paiw, Yoshilementalist, menthealys, Olympe9, TheThruthIs, CL13, chou05, bulle-de-bo, Madinelia et un mystérieux anonyme ont mon éternelle gratitude pour leurs reviews toutes plus adorables les unes que les autres ! Vous êtes tous super motivants ! Je vois que j'ai déclenché une vague de colère contre Erica haha ^^
Pour répondre aux deux remarques tout à fait justifiées de bulle-de-bo, en effet, les clés sont un détail que j'ai mal géré ! Par contre, l'histoire d'envoyer Erica à l'étranger n'est pas une idée qui vient directement de moi : je me suis basée sur les spoilers que l'on connait à propos du 703 :)
Pas plus de blabla, voici la suite ! Bonne lecture :)
4. The Panic
Ils avançaient paisiblement le long de la barrière qui les séparait de la plage, les mains liées. Etant à une distance raisonnable du centre-ville, ils entendaient à peine les agitations de la nuit. Leur principale musique était celle du roulement régulier des vagues de la mer Méditerranée. Il n'y avait pas de vent, la température était tiède. Des conditions idéales pour une promenade sous les étoiles.
- A quoi tu penses ? demanda Jane, brisant le silence qui régnait jusque-là.
- Je pense… au destin.
Il regarda son visage. Il ne se lasserait jamais de chacun des traits qui le composait. Ni de ses yeux. Oh, ses yeux étaient une drogue pour lui.
A la douce lumière de la lune, elle était belle à se damner.
- Au destin ?
- Oui.
Le regard de Teresa croisa celui de Patrick un instant avant de le reporter devant elle. Il en fit de même.
- Tu crois au destin ? questionna-t-il encore.
- Oui, je pense que tout est écrit. Nous devons simplement découvrir ce qui a été préparé pour nous. Chaque geste que l'on fait a une répercussion sur l'avenir. Le destin nous fait rencontrer les bonnes et les mauvaises personnes pour nous apprendre. On vit des expériences qui sont censées nous donner des leçons, et si on parvient à assimiler cela, on sera en mesure de faire de meilleurs choix plus tard. Dans l'espoir d'atteindre un idéal de bonheur.
Jane garda le silence, ayant du mal à comprendre ce qu'elle lui expliquait. Elle reprit.
- La vie est une série de choix qui nous mène, ou pas, à cet idéal.
- Mais si ce sont nos choix, nos décisions, le destin n'y est pour rien… ?
- Si, le destin veille à ce que les choix des êtres humains se relient entre eux, de manière à aboutir au malheur ou au bonheur, selon que l'on ait appris de nos expériences ou non.
- Donc tu veux dire que… l'atteinte du bonheur dépendrait de notre capacité à retenir les leçons ?
- C'est ça.
Elle jeta un œil à Jane, qui avait encore l'air sceptique.
- Par exemple, quand j'ai décidé de rester au FBI pour travailler avec toi, c'est parce-que l'expérience m'avait fait comprendre que j'aimais être ta partenaire. Et je suppose que c'était un bon choix parce-que ça nous a mené à… ce moment.
Jane sourit.
- Tu considères ce moment comme l'idéal de bonheur que tu cherchais à atteindre ?
Elle se tourna vers lui.
- Pas toi ?
- Je m'avoue vaincu, dit-il avec un rire léger.
Un grand sourire apparut sur le visage de l'agent.
Ils stoppèrent leur marche. Lisbon posa ses mains sur la barrière et se mit à contemple la mer, en respirant la fragrance salée de l'air ambiant. Elle sentit les bras de Jane se refermer sur son ventre dans une étreinte délicate. Elle inspira longuement, profitant de l'instant présent. Jane prit la parole :
- Est-ce que…
Il s'interrompit. Un bruit de moteur venait de s'arrêter derrière eux et des portières claquaient. Jane pensa tout d'abord que c'était Erica qui revenait à la charge, mais quand lui et Lisbon se retournèrent, ils découvrirent une camionnette noire. Des hommes en sortaient, des Libanais, six au total, armés jusqu'aux dents. Et ils avançaient vers eux.
Lisbon remercia le ciel d'avoir eu la présence d'esprit de prendre son Glock, qu'elle brandit immédiatement. Mais Jane n'était évidemment par armé et ils étaient six contre une. Elle reconnu sur leurs armes la « marque » des trafiquants qu'ils recherchaient. Ils avançaient toujours et, à voir leurs visages, ils n'étaient sûrement pas venus faire des châteaux de sable.
- FBI, ne bougez plus ! lança Lisbon en essayant de cacher sa peur.
Elle désigna son insigne, et sentit la main de Jane dans le bas de son dos. De toute évidence, il n'en menait pas large.
A la vue de l'insigne, les hommes échangèrent quelques mots en arabe et montrèrent Lisbon du doigt. La main de Jane se crispa sur son t-shirt. Elle sentit son cœur accélérer. Les hommes étaient tout près maintenant, et l'un d'eux s'adressa à l'agent en anglais :
- Vous allez nous suivre sans faire de problème.
Il l'empoigna violemment par le bras avant qu'elle n'ait pu faire un geste et lui arracha son arme. Un autre homme lui prit le bras droit pendant que Jane perdait son sang-froid.
- Non ! Lisbon ! s'exclama-t-il en voulant aller l'aider à se dégager.
Mais il fut arrêté par une masse de muscle. Paniquée, Lisbon se débattait pour qu'on la lâche. Un coup de feu retentit. Lisbon tourna vivement la tête pour regarder derrière elle : Jane était à terre.
- Jane ! hurla-t-elle.
Heureusement, il avait seulement été touché à la jambe. Son visage grimaçait de douleur. Les hommes forcèrent Lisbon à avancer et l'emmenèrent à l'arrière de la camionnette. Ils la poussèrent à l'intérieur sans la lâcher. Elle vit un des trafiquants avec une seringue dans la main, qui lui était sans doute destinée, et poussée par l'adrénaline, elle se remit à se débattre. En conséquence, elle reçut un coup de couteau qui lui érafla l'épaule. Elle poussa un cri de douleur puis sentit une aiguille s'enfoncer dans son bras. Un moment de panique, puis le noir.
Jane était assis un peu plus loin, regardant la camionnette s'éloigner, impuissant. Il tremblait de tous ses membres. Qu'allait-il lui faire ? Pourquoi ne l'avaient-ils pas pris, lui ? D'une main, il se mit à appuyer sur sa blessure qui saignait abondamment. De l'autre il sortit son portable pour appeler Kim.
Lisbon se réveilla dans une pièce sans fenêtre et mal éclairée, avec une simple porte dans un coin. Elle sentait son épaule la lancer. Elle était assise sur une chaise, du ruban adhésif sur la bouche, les mains et les pieds attachés. Elle regarda son t-shirt au niveau de l'épaule ; le sang passait à travers le tissu. Elle essaya de calmer sa respiration affolée. Elle se remémora son enlèvement. Ils l'avaient désigné quand elle avait montré son insigne du FBI, elle en déduisait donc que c'était le Bureau qui les intéressait. C'est pour cette raison qu'ils n'avaient pas emmené Jane. Jane... Faites qu'ils ne lui aient pas fait plus de mal que ce qu'elle avait vu.
Ses pensées furent interrompues lorsqu'un homme surgit par la porte. Elle le regarda avec de grands yeux. Il s'approcha et arracha le ruban adhésif de sa bouche. Elle n'essaya pas de les convaincre de la relâcher : il était évident qu'ils savaient ce qu'ils faisaient. Elle attendit, le cœur battant.
- Qui vous a donné notre planque ?
Elle ferma les yeux une seconde. Elle savait de quoi l'homme parlait : ils avaient trouvé un entrepôt avec un énorme stock d'arme la veille. Plusieurs des trafiquants avaient été arrêtés… grâce aux indications d'Erica. Lisbon énonça les mots qu'on lui avait appris à dire dans le cas où elle se retrouverait dans une situation de ce genre.
- Je ne sais pas.
- Je vais répéter la question.
L'accent et l'intonation de la voix de l'homme lui donnèrent des frissons. Il se pencha vers elle, posa sa main sur son épaule blessée et appuya ses doigts contre la blessure. Lisbon eut une exclamation étouffée et contracta la mâchoire.
- Qui vous a donné notre planque ?
- Je ne sais pas, répéta-t-elle en fusillant le Libanais du regard.
Il relâcha sa prise et se redressa avant de quitter la pièce. Bon sang, ça sentait la torture à plein nez. La peur contractait tous ses membres. Elle aurait voulu toucher la croix reposant sur sa poitrine mais c'était impossible, alors elle récita une prière à voix basse. L'homme revint quelques minutes plus tard, accompagné de deux autres. L'un d'eux portait une bassine remplie d'un liquide qu'elle ne pouvait pas distinguer. Le cœur de Lisbon menaçait d'exploser dans sa poitrine. Mais elle était courageuse, elle pouvait surmonter ça… à moins qu'ils ne la tuent.
Un des trafiquants détacha les liens qui lui serraient les mains, lui donnant une liberté de mouvement temporaire. Mais elle n'était pas assez folle pour tenter de s'enfuir ou de provoquer une bagarre. Il la fit lever de sa chaise et se mettre à genoux, puis lui rattacha les poignets derrière le dos. Elle détestait être dans cette position de soumission. Ils posèrent le bassin devant elle. A son soulagement, ce n'était que de l'eau – mais la consolation fut de courte durée. Ils allaient la noyer pour la faire parler. C'était aussi simple que ça. L'homme qui était derrière elle mit un genou à terre et une main ferme sur sa nuque. Elle essayait de rester impassible malgré la terreur qui la submergeait. L'homme qui l'avait interrogé en premier reprit la parole.
- Ne soyez pas stupide, donnez-nous l'indic.
Elle ne répondit rien, ne laissa aucune expression prendre place sur son visage. Elle eut tout juste le temps de remarquer les glaçons qui étaient dans l'eau avant que sa tête fasse une chute forcée dans le bassin.
