Bonjour !

Comme promis, voici la suite et fin de cette petite fiction !

Un grand, énorme, gigantesque MERCI à Katkitten4, x-the-mentalist-jisbon-x, chou05, Jane Doe51, menthealys, Florale, Chaudon, Misskitty77, TheTruthIs et athenasarah pour leurs merveilleuses reviews sur le chapitre précédent ! Merci aussi à toutes les personnes qui ont suivi cette histoire, ou l'ont mise en favoris, ça me touche énormément !

( J'ai failli oublier : je suis à la recherche d'un(e) auteur de fanfictions, si possible sur The Mentalist, en anglais qui pourrais faire bêta pour corriger la traduction de mes OS, donc si vous connaissez quelqu'un, ça serait très gentil à vous de me laisser un petit message ! )

J'espère que je ne vous décevrai pas avec ce dernier chapitre :) bonne lecture et joyeux Halloween à tous !


5. The Regret

Le pied de Jane tapait frénétiquement sur le sol du SUV noir qui roulait à toute allure. Il pouvait entendre la sirène de l'ambulance qui les accompagnait. Cela faisait déjà trois quart d'heure que les Libanais avaient enlevé Lisbon. A des kilomètres de là, Wylie avait fait au plus vite. Ils avaient eu de la chance d'avoir pu capter le signal du portable de l'agent.
Le regard de Jane était tourné vers l'extérieur, la gorge nouée. Non, ils ne l'avaient pas tué, ils ne l'avaient pas prise pour ça. Non. C'était impossible. Cho était au volant, Michelle sur le siège passager, et Erica se trouvait à côté de lui, mais cette fois elle ne bronchait pas. L'équipe d'intervention rapide les suivait également dans une autre voiture.

Après quelques minutes, ils débouchèrent dans la périphérie et se garèrent devant un immeuble désaffecté. Jane fut le premier à sortir et accourut à la porte, mais Cho l'arrêta rapidement.

- Tu n'es pas armé, tu entres derrière nous.

Sa voix était ferme et il le regarda fixement. Il savait que Jane avait une certaine tendance à perdre la raison quand quelque chose d'important se passait.

- OK, répondit-il, pressé.

Il se plaça donc à la suite de la brigade. Ils fouillèrent les lieux sans résultat tout d'abord, avant que Vega ne trouve un accès au sous-sol. Ils s'y engouffrèrent, puis défoncèrent une porte qui menait à la cave. Jane ne put d'abord rien distinguer, car les escaliers où il était toujours étaient trop étroits et le groupe lui bouchait la vue. Il tendit le cou, entendit plusieurs coups de feu. Il sentit son cœur partir en vrille. Lisbon, Lisbon. Il entendit des gens crier en anglais, en arabe, puis la brigade se dispersa pour arrêter les trafiquants. Jane se fraya un chemin parmi les hommes et son regard tomba (enfin !) sur Teresa. Elle était à genoux, la tête penchée en avant au-dessus d'une bassine, les mains liées derrière elle. Ses cheveux formaient un rideau dégoulinant de chaque côté de son visage. Jane ne laissa pas les questions l'envahir et oublia complètement les hommes autour d'eux : il se précipita vers elle et s'agenouilla, poussant la bassine sur le côté. Il lui prit le visage entre les mains pour la regarder. A son soulagement, elle était consciente, mais vaseuse.

- Jane… crachota-t-elle.

Elle se mit ensuite à tousser. Jane se rendit compte qu'elle était trempée et frigorifiée, et enleva sa veste pour lui éponger le visage. Il s'approcha encore un peu plus d'elle et elle s'affala sur lui, affaiblie. Ne sachant plus trop quelle était la priorité (la réchauffer, la sécher, la réconforter, demander si elle était blessée ?), il demanda –plus violemment qu'il ne l'avait voulu- un couteau à un des membres de la brigade. On lui tendit un cutter, qu'il utilisa pour libérer les poignets de Lisbon. Elle ramena les bras devant elle et s'accrocha à la chemise de Jane qui essaya de lui donner le plus possible de sa chaleur corporelle. Il aperçut du sang sur son épaule mais il n'osa pas toucher à la blessure, ayant peur de lui faire mal ou d'empirer les choses. Elle tremblotait de son corps. Il entreprit d'utiliser sa veste comme essuie pour ses cheveux.

- Ça va aller maintenant, Teresa… dit-il doucement.

Les infirmiers qui étaient venus avec l'ambulance entrèrent dans la pièce et installèrent l'agent sur un brancard. Jane se releva et les suivit avant de monter dans le fourgon, passant devant le nez d'Erica sans lui accorder un regard. Il s'assit à côté de Lisbon et lui prit la main. Elle était toujours très froide. On avait placé une couverture de survie sur elle. Elle avait laissé ses yeux se fermer, mais alors que l'ambulance démarrait, elle les ouvrit et regarda Jane.

- Ta jambe… fit-elle.

Jane baissa les yeux sur sa cuisse, qu'il avait rapidement bandée. Il lui sourit.

- Ma jambe souffre souvent, par ta faute, dit-il en faisant référence à sa cheville foulée.

Elle laissa échapper un rire qui réconforta Jane. Il passa sa main libre dans les cheveux de l'agent, qui étaient, à sa désolation, toujours mouillés. Lisbon soupira. Il se pencha pour déposer un baiser sur son front.

- Je ne veux plus te voir dans une ambulance, souffla-t-il.

- Je suis flic…

- J'ai bien peur de ne pas pouvoir valider cette réponse.

Elle secoua légèrement la tête, amusée. Jane se rassit.

- Je t'aime, Teresa.

Elle serra un peu plus sa main dans celle de Jane.

- Je t'aime aussi, Patrick Jane.

Ils arrivèrent à l'hôpital quelques minutes plus tard. Heureusement, Lisbon avait vite retrouvé la température normale de son corps, on avait soigné sa blessure à l'épaule et elle pourrait repartir dès le lendemain. Jane avait insisté pour passer le reste de la nuit dans sa chambre mais apparemment, ce n'était pas assez grave pour qu'on le lui permette. Il lui avait donc dit bonne nuit et lorsqu'il était sorti de l'hôpital, il était 3 heures du matin.

Le lendemain matin, peu avant son départ, Lisbon reçut la visite d'Erica. Jane était déjà passé et il se renseignait auprès des médecins pour savoir quand exactement elle allait pouvoir s'en aller. Erica s'avança dans la pièce.

- Bonjour Lisbon. Vous allez mieux ?

- On peut dire ça, répondit-elle, étonnée mais méfiante.

Erica croisa les bras, apparemment mal à l'aise.

- Je ne vais pas vous déranger longtemps, je voulais simplement… venir m'excuser pour ce que je vous ai dit, dans l'avion. Et… pour ce que j'ai fait durant notre séjour ici. J'ai…

Elle se passa une main sur la nuque et soupira.

- Vous ne m'avez pas dénoncé malgré ce que ces salauds vous ont fait. Merci.

Elle garda le silence quelques secondes, semblant chercher ses mots.

- Vous et Patrick vous aimez, et j'ai rarement vu des sentiments aussi forts entre deux personnes. Le… le regard qu'il posait sur vous lorsque vous étiez sur ce brancard… c'est quelque chose contre lequel je ne pourrais jamais rien faire. Et vous méritez tous les deux d'être heureux. Alors je suis désolée pour tout.

Lisbon lui fit un petit signe de tête.

- Au revoir agent Lisbon, fit Erica en se dirigeant vers la porte.

- Au revoir.

Erica croisa Jane en sortant de la chambre, qui la regarda en fronçant les sourcils. Qu'est-ce qu'elle avait encore été faire pour importuner Lisbon alors qu'elle était dans un lit d'hôpital ?

- Qu'est-ce qu'elle est venue faire ici ? demanda-t-il à l'agent.

- S'excuser et me remercier de ne pas l'avoir dénoncé.

Jane haussa les sourcils, surpris.

- Vraiment ?

Lisbon sourit.

- Oui, et je ne pense pas qu'on va la revoir de sitôt. Cho m'a dit qu'elle avait décidé de ne pas rentrer avec nous parce-qu'elle veut faire un voyage en Europe.

Jane répondit à son sourire.

- Tant mieux. Et tu peux rassembler tes affaires, on rentre à Austin.

( Later )

A peine 5 minutes après avoir déposés leurs bagages, Lisbon alluma son ordinateur portable et s'installa sur la table de la cuisine. Posant à côté le classeur avec les documents dont elle avait besoin, elle commença à taper son témoignage. Ayant fini de mettre le linge au sale, Jane arriva dans la cuisine et grimaça en voyant ce qu'elle faisait.

- Oh Teresa, il est dix heures du soir, je t'en prie, tout sauf ça.

Elle eut un petit sourire devant le dramatisme de Jane, ne lâchant pas l'écran des yeux.

- Désolée…

- Tu travailles trop, sérieusement.

Elle fit non de la tête.

- Il faut que j'explique en détail tout ce qui m'est arrivé lorsque j'ai été enlevée pour que le dossier soit recevable, Jane, et vu la précision des informations qu'ils demandent et le fait que je sois flic, ça va me prendre une éternité. Je dois commencer tout de suite.

Jane soupira et alla s'asseoir en face d'elle. Elle continua de taper sans un mot, mais elle sentait le regard de Jane fixé sur elle et elle avait du mal à se concentrer. Elle finit par détacher ses yeux du texte et lui jeta un œil.

- Va te coucher, j'arrive dans cinq minutes.

Il haussa un sourcil.

- Quand il s'agit du travail, tes cinq minutes se transforment en une heure.

- Jane… fit-elle d'un ton suppliant.

Il eut un petit rire et se leva. Soulagée, Lisbon pensa qu'elle avait gagné la partie avant de sentir ses cheveux glisser sur le côté et des lèvres se poser sur sa nuque. Elle frissonna en réprimant n'importe quel son qui pouvait sortir de sa bouche indiquant qu'elle adorait ça et essaya tant bien que mal de continuer à écrire comme si de rien était. Mais Jane continuait de poser des baisers à l'arrière de son cou et elle n'arrivait plus à aligner les mots correctement, son esprit accaparé par deux choses à la fois. Elle sentit ses lèvres se déplacer vers le creux de son cou et ferma alors le clapet de l'ordinateur, vaincue.

- Tu me tues.

Jane eu un grand sourire.

- C'est ce que tu aimes chez moi

Lisbon se mit debout en levant les yeux au ciel.

- La modestie t'étouffe, on dirait, dit-elle d'un ton sarcastique. Tu as de la chance que je ne sois plus chef d'unité et que je n'aie plus une tonne de paperasse à remplir, parce-qu'avec toi dans les pieds ça serait mission impossible.

- Mais tu m'as toujours eu dans les pieds, objecta-t-il.

- Oui, sauf que tu n'étais pas dans ma maison vingt-quatre heures sur vingt-quatre.

- Tu veux peut-être que je m'en aille ? demanda-t-il d'un ton taquin.

- C'est ça oui, tu ne tiendrais pas une journée sans moi.

- Et on parlait de modestie...

- Non, ça, tu l'as dit toi-même. Tu as dit que tu ne pouvais pas t'imaginer te réveiller en sachant que tu ne me verrais pas.

Jane haussa un sourcil.

- Tu connais les mots à la virgule près ?

Elle eut un sourire coupable.

- Eh bien tu as raison, c'est toujours le cas…

Elle le regarda avec des yeux attendris.

- Tout ce qu'une femme veut entendre… dit-elle en venant se blottir dans ses bras.