Bonjour ! Pour ce chapitre nous allons suivre l'épisode 8, avec des passages ajoutés. Et le Quinntana est toujours là, plus fort que jamais. Mais ne vous inquiétez pas, d'ici deux chapitres la guerre va être déclarée. Bonne lecture :)
PDV Quinn
Je ne pensais pas ça possible. Finn et moi sommes assis dans le bureau de Mademoiselle Pillsbury, en attente de conseils pour savoir comment redevenir cool. Il y a encore quelques semaines j'étais la reine de ce lycée et maintenant je doute de ma popularité. Pourtant je suis toujours une Cheerio et je sors toujours avec le Quaterback.
Mais voilà quelque chose à changé. Karoksky a jeté un slushie à Finn. Quelqu'un a osé s'en prendre à lui. Nous n'inspirons plus la crainte et le respect. C'est pour cela que nous sommes dans ce bureau. La rousse nous conseille de porter des lunettes de soleil, parce que ça donne un air cool et mystérieux. Hm, à défaut d'autres conseils, nous prendrons celui ci.
Cependant, la conseillère ne nous laisse pas partir pour autant. Elle nous prévient que nous devrions être nous même. Que si les gens ne nous aiment pas pour ce que nous sommes, et bien, nous n'avons pas vraiment besoin d'eux. Elle parle comme Berry. Je suis sûre qu'elle était parmi les loosers au lycée.
Au Glee Club les choses sont vraiment bizarres. Puck chante "Sweet Caroline" pour Rachel. Dire qu'il ose me harceler pour que nous élevions cet enfant ensemble. Et là il fait les yeux doux au nain. Je jette un coup d'œil à Santana, elle a l'air furieuse et dégoutée. En même temps, elle l'a largué il y a quelques semaines et aujourd'hui il se tourne vers le troll. Elle doit être heurtée dans son amour propre. Surtout que Puckerman ne lui a jamais chanté de chanson. Je me promets mentalement de remédier à cela.
Une fois la chorale terminée, Finn et moi déambulons dans les couloirs, lunettes de soleil en place. Et ça à l'air de marcher, le respect est revenue. Je lui dis à quel point je suis fier de lui, de nous. Il n'y a pas de mal à vouloir être populaire, aimée. J'en ai besoin.
L'humiliation se mélange à la vague de froid qui m'envahit soudain. Ils ont osé. Pour la première fois de ma vie, j'ai été slushiée. Par plusieurs personnes en même temps. Bon sang. J'ai envie d'exploser, de me jeter sur eux et de les frapper. Mais j'ai aussi envie d'éclater en sanglots. Je me dirige vers les toilettes les plus proches, fais sortir toutes les personnes présentes et entreprends de me nettoyer. Personne ne s'en prend impunément à Quinn Fabray. Je vais redevenir populaire et leur en faire baver à tous. Karofsky, Azimio, ils me supplieront de les pardonner.
J'imagine que ce sont les hormones, mais alors que je me nettoie dans les toilettes, je pense à Berry. Je viens de subir ce que je lui fais vivre depuis des mois. Elle gagne un petit peu de mon respect. Moi, à sa place, j'aurai craqué depuis longtemps. Mais pas elle. Elle ne se plaint pas, elle ne proteste pas. Et elle se montre même gentille avec moi. Cette fille est dérangée.
Enfin, je ne vais pas arrêter de la martyriser. J'ai besoin de mon souffre douleur, là, tout de suite, pour arriver à me calmer.
Je sors de ma cachette et je rejoins Santana devant son casier. Son air horrifié m'indique qu'elle est au courant pour ma mésaventure.
- Q, tu vas bien ?
- Très bien. J'ai besoin de ton aide.
- Pourquoi faire.
- Je dois passer mes nerfs sur quelque chose, enfin quelqu'un. Où est ManHands ?
- C'est pas une bonne idée Fabray.
- Dis moi juste où elle est ?
- Auditorium.
- Merci.
Je me rends là-bas. Berry est seule au milieu de la scène, en train de jouer un morceau au piano. Sa voix raisonne dans la salle. Je ne reconnais pas la chanson, mais je dois reconnaître que c'est pas mal. Je m'avance sans faire de bruits et m'assoit à côté d'elle. Elle sursaute ses yeux brillent de peur.
- Comment tu fais ?
- De quoi ?
- Survivre ?
- Je ne comprends pas Quinn.
- Tout ce que je te fais subir. J'enchaîne les actions contre toi. Mais toi tu es toujours là, à nous balancer ton talent au visage. Tu ne doutes jamais de toi. Alors qu'avec le traitement dont je te gratifie tu devrais te considérer comme la pire des merdes.
- J'ai compris il y a bien longtemps que les gens populaires sont stupides. Ce n'est pas vous qui viendrez me voir à Broadway. Parce que vous ne savez sans doutes même pas ce que c'est. Alors vous pouvez me rabaisser toute la journée, je m'en moque. Parce que dans deux ans, je serai à New York. Et avant mes 25 ans, j'aurai un Tony Award. Et vous, les populaires du lycée, vous serez toujours à Lima à vivre une vie banale.
- Tu as autant de considération pour nous que ce que nous en avons pour toi en fait.
- C'est à peu près ça.
Je lui souris faiblement. Mais je remets vite mon visage de reine des glaces.
- Si tu dis à quiconque que nous avons eu cette conversation, je te tue.
- Okay.
- Et nous ne sommes pas amies, ne croit pas que tout va s'arrêter parce que je t'ai adressé la parole de mon plein gré.
- Je m'en doute bien.
Je quitte l'auditorium, j'ai cours. La journée se termine et je rentre chez moi. Je ne mentionne pas l'épisode slushie lors du repas. Si mon père l'apprenait, il pourrait péter un câble. Et j'aurai droit au couplet "Tu es une Fabray, tu dois être parfaite. Tu dois être la meilleure". Je n'en ai pas vraiment envie.
Le lendemain, nous apprenons la terrible nouvelle. Ken Tanaka, le goret à face humaine qui sert de coach de football, a mis un entraînement en même temps que le Glee Club. Il ne faut pas être un génie pour comprendre que les garçons préféreront le football et la popularité.
L'horloge affiche 15h55 et nous sommes tous dans la salle de la chorale, à attendre. L'espoir, c'est tout ce qu'il nous reste. Les aiguilles tournent, mais personne ne vient. Sans les garçons, nous ne sommes plus assez pour la compétition. Le club sera dissout, Sue gagne. Avec Santana nous nous regardons mal à l'aise. On aime être ici. Nous ne sommes plus aussi certaines de vouloir détruire la chorale.
16h00. Personne. C'est finit. Je m'apprête à partir lorsque des pas se font entendre dans le couloir. Mike et Matt sont venus. Suivis par Puck. Seul Finn manque à l'appel mais je le comprends. Si je devais choisir entre les Cheerios et le Glee Club, je n'hésiterai pas.
Je marche tranquillement dans le couloir quand le Coach m'interpelle. Elle me demande de retirer mes lunettes elle veut voir mes yeux quand elle me donnera une info. Je m'exécute. Elle me vire des pom pom girls. Elle ne veut pas de fille enceinte dans l'équipe. Je lui fais honte. Je ne peux pas y croire. Pas ça. Maintenant je ne suis plus qu'une nulle de quinze ans enceinte. Je me dirige mécaniquement vers ma voiture.
Une main se pose sur mon poignet. Santana.
- J'ai entende le Coach.
- Laisse moi San.
- Dans tes rêves Fabray.
- J'ai pas besoin de ta pitié ou de ta compassion.
- Je ressens pas ce genre d'émotions humaines. Là, j'ai juste faim, donc on va aller manger un truc en ville.
J'ai même pas le temps de protester qu'elle m'entraîne dans sa voiture. On ne parle pas. C'est inutile. Elle se gare devant un fast food.
- On va entrer, prendre un burger et tu vas l'apprécier parce que t'en a plus rien à péter du régime que Sue nous impose maintenant. Puis ensuite, on va aller chez moi, et on va dire du mal du couple Puckleberry. Tu me diras à quel point je suis sexy et que je vaux bien mieux que le nain. Puis je critiquerai Finnabruti parce que j'en ai besoin. Et tu protesteras un peu parce que c'est ton copain. Alors je bouderai et tu me feras un câlin pour que j'accepte de te reparler. Et ensuite, on verra. Mon programme te plait ?
J'ai éclaté de rire au milieu de sa troisième phrase. Santana ne changera jamais. Mais j'aime son assurance. Et son franc parlé.
- Je peux avoir des frites avec mon burger ?
Elle me sourit, et nous sortons de la voiture. Je passe une excellente soirée, elle aussi. Même sans uniforme, j'ai gagné une vraie amie. Alors bon, je devrai m'en sortir pour la suite.
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