Bonjour! Voici (enfin) la suite de Contre-pouvoir! (genre on ne s'en était pas rendu compte... ) Désolée pour l'attente et puisse ce chapitre vous apporter longue vie, bonheur et argent! (on y croit...) Merci aux reviewers, je vous aime!

Bonne lecture!


Chapitre 2 : Death Race

Envy avait à peine fini de crier qu'il plaqua d'une main la tête d'Edward sous le tableau de bord et bifurqua de l'autre dans une ruelle à peine assez large pour y faire entrer son taxi. Il connaissait ce village comme sa poche, mais rien ne lui garantissait qu'il en était de même pour leurs poursuivants. Une balle traversa son siège, ratant son épaule droite de peu.

-Putain, ma bagnole! Je venais de finir de la rembourser! Hurla-t-il, ivre de rage. Je vais les tuer, ces gros connards!

-J'aime ton sens des priorités, fit la voix assourdie d'Edward, toujours en train de se contorsionner pour se décoincer. Ichigo, ça va?

-On fait aller, répondit le rouquin affalé sur la banquette arrière comme si sa vie en dépendait -ce qui était le cas, quand on y réfléchissait bien.

-Qu'est-ce qu'on fait? S'énerva Ed à l'encontre de leur chauffeur.

Bizarrement, depuis qu'Envy avait commencé à les protéger, il lui semblait être l'homme de la situation. Et l'homosexuel refoulé qu'il était appréciait ce genre de mecs… le blondinet secoua la tête et se reprit. Ils étaient en danger de mort et leur survie dépendait des capacités du taximan qui slalomait dans des ruelles trop petites pour être empruntées à une allure de dingue.

-Si ça continue, on va finir dans un mur, gémit-il pour lui.

-Mais non! Tant que vous êtes dans ma voiture, je refuse de vous laisser crever! Affirma le brun avec aplomb. Ça ferait des taches sur la banquette.

Il vit du coin de l'œil le regard reconnaissant de son client et le trouva définitivement mignon à croquer. Le rouquin était pas mal non plus, mais il y avait une différence, surtout au point de vue du caractère. Et puis le roux était plus grand que lui, alors…

Bon, les histoires de cœur, c'était bien sympa, mais ils avaient une myriade de tueurs au cul! Sur cette bonne pensée, le brun appuya sur le champignon et ressentit avec un malin plaisir son petit bolide décoller du macadam alors que la circulation était limitée à cinquante à l'heure.

Malheureusement, les poursuivants étaient tenaces et continuaient de leur tirer dessus. Quelle journée pourrie…

-Bon, Ed, lâcha-t-il soudain en se disant que c'était la première fois qu'il était aussi familier avec un client. N'en fais pas une habitude, mais je t'autorise à ouvrir la boite à gants et à sortir ce qui se trouve dedans.

Interloqué, le blondinet s'exécuta et faillit se noyer sous la cascade de PV qui atterrirent sur ses genoux.

-Est-ce qu'il t'est un jour arrivé de faire quelque chose normalement?! S'indigna le journaliste en manque de calcium.

Entendez par là qu'il ne boit pas beaucoup de lait et que par conséquent, la gravité a plus de prise sur lui.

Kof*petit*kof.

-Non, pourquoi? Répondit Envy en évitant habilement une poubelle qui se jetait sous ses roues.

-Pour rien, grommela le plus jeune. À part ces piles de papier, qu'est-ce que je suis censé prendre?

-Soulève le fond.

Edward regarda stupidement l'intérieur de la trappe. Puis il remarqua une fente et glissa ses ongles en dessous avant de tirer vers le haut. Une deuxième cavité lui apparut et l'objet attendu attira ses yeux. Un magnifique revolver qui n'attendait qu'un tireur pour fonctionner…

Le blond s'étrangla.

-Mais, qu'est-ce que tu fous avec un truc pareil?

-Ben, c'est pour me défendre, dit Envy innocemment en montrant son majeur au rétroviseur. Bon, tu leur tires dessus ou tu attends la panne d'essence?!

-Mais j'ai jamais appris à tirer!

-Raaaaah, ces jeunes…faut tout leur apprendre…! Rouspéta le noiraud. Bon, prends le volant, je m'en charge.

L'opération qui visait à échanger leur place fut éprouvante, vu qu'il s'agissait de ne pas perdre la pédale d'accélérateur du pied, la route des yeux et de ne pas se prendre de balle perdue dans le front.

Une minute trente plus tard (on vous passe les détails gores), ils étaient prêts, même si Ed et Ichigo transpiraient à grosses gouttes. Envy passa tranquillement son bras à l'extérieur et canarda la berline noire qui les suivait de près. Le rétroviseur droit explosa derrière lui, mais il ne s'en formalisa pas et visa avec soin le pneu avant des malfrats. Le caoutchouc éclata et la voiture quitta la route, s'encastrant dans un portique décidément très solide.

-Je vais par où? Hurla Edward.

-A gauche! Va vers la rivière.

Envy rechargea son barillet et retourna à son poste pour attaquer les renforts ennemis. Ed accéléra et fonça vers le cour d'eau sous les directives du taximan, laissant les tueurs loin derrière, mais toujours en course.

Deux minutes plus tard, ces derniers débouchèrent sur un cul-de-sac où ils trouvèrent le taxi abandonné, vide de tous ses occupants. Soupçonneux, les hommes en noir quittèrent les véhicules et s'approchèrent doucement de la voiture jaune, prêts à tirer. Le coffre était grand ouvert et les bagages dispersés sur le sol, mais les passagers avaient pour ainsi dire disparu. Leur patron n'allait pas être content… C'est alors qu'un drôle de bruit sourd se fit entendre. L'un des cinq hommes en costume venait de glisser à terre pour une raison inconnue. Le temps que le leader de l'équipe n'ordonne le repli, un autre s'effondra, une tache rouge s'élargissant au niveau du cœur. Les trois derniers se dissimulèrent derrière la voiture couverte de trous, cherchant des yeux le tireur embusqué mais sans parvenir à le détecter. Le troisième homme tomba à son tour, un cercle foncé entre les deux yeux. Et aucun moyen de trouver le sniper…!

Soudain, un cliquetis attira leur attention vers un des toits de la ruelle, où était perché Envy. Ce dernier, souriant de toutes ses dents blanc Colgate pointa deux pistolet vers eux, et ils surent que c'était la fin.

Lorsque les deux détonations marquèrent la fin des hostilités, Ichigo osa enfin relever les yeux. Il s'était caché avec son ami derrière une cheminée dès qu'Envy le leur avait ordonné. La maison n'avait pas été difficile à escalader, avec toutes ses briques désaxées qui formaient de formidables marchepieds. Le conducteur, lui, avait ouvert le coffre et ôté le faux fond en moquette pour en extirper des armes à feu munies de silencieux. Puis il s'était dissimulé sur un autre toit et avait patiemment attendu l'arrivée des assassins.

Le voleur volé, en quelque sorte.

-Ca va, vous deux? Demanda Envy en constatant leur visage pâle comme la mort.

-Ca pourrait aller mieux, fit faiblement Ichigo.

-Bordel, ces types ont essayé de nous…et tu les as…Oh, merde, dans quoi on s'est fourrés? Gémit Edward, la tête entre les mains.

-Où as-tu appris tout ça? Et ces armes, d'où viennent-elles? S'enquit Ichigo auprès de leur sauveur.

-Oh, vous savez…les armes à feu, c'est mon hobby… et mon père m'emmenait au stand de tir quand j'étais môme.

-Mais c'est prohibé!

-Ah oui? Ricana Envy. En attendant, mes armes prohibées viennent de vous sauver la vie, alors un peu de reconnaissance ne leur ferait pas de mal!

Les deux décolorés se regardèrent, un peu perdus.

-Ok, merci Envy, capitulèrent-ils.

-Oh, et pour la course…ça fera cent quarante-six...

-ENVY! S'insurgèrent les deux jeunes hommes.

-Si on peut même plus rigoler, bouda le brun.

-Bon, on fait quoi, maintenant? Dit Edward en redescendant de son observatoire.

-Il faudrait peut-être découvrir qui étaient ces hommes et pourquoi ils ont essayé de vous zigouiller, fit joyeusement Envy.

-Ouais, mais on commence par quoi?

-Trouver un abri? Mais on ne peut pas rentrer chez nous, ni au bureau…ils doivent sans doute savoir où on habite…

Envy élargit encore son sourire, ce qui lui donna un petit air de chat du Cheshire.


-C'est ta maison?! S'étonna Ichigo.

-Bah ouais.

-C'est énooooooorme! S'extasia Edward. Et dire que je pensais que tu vivais dans un petit immeuble crasseux…

-Nan mais oh! S'énerva le presque gothique.

Après leur petit accrochage avec les tueurs à gage et une fouille de papiers d'identité qui ne leur apprit rien de plus, Envy les avait pratiquement jetés dans son taxi avant de reprendre la route vers "un endroit sûr". Autrement dit, sa maison.

Ladite demeure tenait plutôt de la villa de vacances grand luxe que du loft miteux qui avait flotté dans l'esprit des deux décolorés pendant un instant. C'était un bâtiment de deux étages, d'un beau blanc immaculé et entouré d'un terrain immense. Il ne manquait plus qu'une fontaine digne de Louis XIV pour que l'image soit complète.

-Non, c'est pas possible, tu te moques de nous là! S'énerva Edward en débarquant sa valise rouge pétant.

-Mais non, j'habite vraiment là.

-Tu as dévalisé quelle banque pour te payer tout ça? Demanda Ichigo avec beaucoup d'intérêt.

-C'était la maison de mes parents, j'ai juste hérité.

-Oh, firent les deux garçons, un peu gênés.

-Bah, ils sont morts il y a longtemps, pas de quoi en faire un fromage! Fit évasivement Envy en voyant leur tête.

-Que leur est-il arrivé, si je peux me permettre? Dit Ichigo.

Le chauffeur marqua une pause, comme s'il réfléchissait à ce qu'il pouvait dire ou pas.

-Accident de voiture. C'est con, hein?! Lâcha-t-il finalement avec un rire forcé.

-Mouais…

Ichigo, qui récupérait son sac de sport, releva tout d'un coup la tête.

-C'est drôle, j'ai l'impression d'entendre des voix. Qui sortent de ta maison, je dirais.

Envy tendit l'oreille et fit signe à ses deux amis de rester en arrière. Il sortit son revolver de sa ceinture et le tint prêt, le bras droit le long du corps. Ils avancèrent tous les trois très prudemment vers la porte d'entrée manifestement ouverte. Envy poussa le panneau et pénétra silencieusement dans le hall, puis obliqua vers le salon, d'où provenaient les voix. D'après la conversation et le son un peu déformé, quelqu'un avait allumé la Tv et regardait Télé-achat. D'un coup de pied il envoya promener la porte de la pièce et leva le bras, le doigt déjà posé sur la gâchette.

Et poussa un sifflement étonné en sentant la lame d'un couteau très aiguisé se poser sur sa gorge.

-Toi ?!


-Pourrais-je connaître la raison de cet appel? Fit la voix rauque d'un homme d'âge mûr dans le combiné. Il me semblait que nous avions convenu de…

-…Ne pas nous parler directement, je sais, répondit le plus jeune avec un fin sourire tout en tapotant son bureau en bois massif du bout des ongles. Mais il y a urgence. Deux rats ont fouiné dans nos affaires.

La voix marqua un temps d'arrêt.

-C'est-à-dire?

-Deux journalistes ont enquêté sur le lien entre Nell et Greed. Vous savez ce qui arrivera s'ils creusent l'affaire, n'est-ce pas?

-Bien entendu. Qui sont-ils?

-Ichigo Kurosaki et Edward Elric. Nous tenons cette information d'une source sûre. Et Nell a vu l'un d'entre eux à l'hôtel où elle avait rendez-vous avec ce cher Greed. Kurosaki, pour être exact. Inutile de dire qu'elle est folle de rage.

-Ils se doutent de quelque chose?

-Pas au départ, mais Neliel a plutôt mal pris la nouvelle et a envoyé sa …disons… suite pour les faire taire de façon définitive. Ce qui était idiot. Maintenant ils vont se poser des questions et…inutile de vous dire ce qui arrivera s'ils découvrent tout.

Son interlocuteur soupira.

-Nous n'avons plus le choix, n'est-ce pas?

L'autre eut un sourire qui n'augurait rien de bon.

-On élimine la vermine.


à suivre!

Quel suspens...! Qui s'est donc introduit chez Vyvy? Et qui conspire contre nos héros? Mystère...

J'attends vos avis, comme toujours!