Une fois n'est pas coutume, j'ai réussi à boucler le chapitre 14 assez rapidement, donc je vous poste le 11 aujourd'hui. Z'êtes super contents, hein? :3

Au passage, si vous n'avez pas compris quelque chose dans le chapitre précédent, si je n'ai pas été assez claire, n'hésitez pas à demander des réponses hein! je suis là pour ça!

Bon, sinon...merci aux reviewers! Et bonne lecture!


Chapitre 11 : Commando

Envy et Ichigo n'eurent aucun mal à convaincre le Gotei 13 d'agir. Il faut dire que la rivalité qu'ils entretenaient avec l'Homonculus et l'Espada était tenace, et que s'attaquer à la base où étaient retenus leurs amis serait un coup dur pour la mafia. Et puis, il y avait des rumeurs prétendant qu'Aizen et ses deux bras droits étaient des anciens du Gotei, qu'ils avaient trahi dès le début de leur carrière. Le vieux Yamamoto, le chef de l'organisation, ne cacha donc pas son enthousiasme à l'idée de se venger de cet affront. Une unité d'élite se composant des membres des deuxième, dixième, onzième et treizième Divisions se forma et partit porter secours aux trois kidnappés. Envy et Ichigo avaient bien tenté de les suivre, mais le vieux avait refusé de les exposer inutilement au danger.

Tout ce qu'ils purent faire, c'était prier que tout se passe bien.


Quatrième jour d'enfermement au siège de l'Homonculus. Edward n'en pouvait plus de toute cette pression, mais le simple fait d'imaginer celle de ses amis l'aidait à tenir le coup.

Le blondinet n'était plus très sûr de lui. Quel que soit le camp qu'il choisirait, affronter l'autre l'anéantirait. Il ne se sentait pas capable de tuer ni Ulquiorra ni Ichigo. Même Grimmjow trouvait grâce à ses yeux. C'était un menteur et un pervers mais il ne méritait pas ça. Quant à Envy…

Hé bien, pour être franc, Envy l'avait fait changer d'avis sur sa façon de voir les choses. Il n'avait plus peur de se montrer tel qu'il était aux yeux de tous. C'était en partie grâce à lui si Edward se permettait autant de libertés avec Ulquiorra.

Ce qui ne l'empêchait pas de se sentir coupable à chaque baiser, chaque caresse que lui prodiguait le mafieux. Il était temps que cette histoire se termine, où sa santé mentale ne serait pas garantie.

C'est alors qu'il rangeait des chaussettes qui traînaient qu'un bruit étrange se fit entendre. C'était régulier, rapide, métallique, c'était…

-Un hélico ? s'étonna le blondinet.

À ce même instant, Ulquiorra ouvrit la porte de sa chambre à la volée, suivi de plusieurs de ses hommes, l'empoigna par le bras et le tira vers le couloir sans même s'expliquer. Edward le suivit ainsi jusqu'au hall d'entrée, que son « amant » n'avait jamais voulu lui montrer auparavant. L'émo dépressif ouvrit les portes vitrée à la volée, et Edward put voir au loin une berline noire qui semblait les attendre. Mais au vu du nombre d'hommes de main qui les suivaient et du siège vide côté chauffeur, ce dernier était parmi eux. Le petit groupe ne put faire que quelques pas, car une escouade d'hommes en noir armés de mitraillettes ou de berettas sortirent de leur cachette pour les menacer de leurs armes. Les hommes d'Ulquiorra n'eurent même pas le temps de dégainer, mais ils se déployèrent tout de même devant leur patron pour le protéger.

-Edward, recule, ordonna le chef du clan Cuarto.

Le journaliste s'exécuta et s'étonna intérieurement que son ravisseur ne l'ait pas utilisé comme bouclier pour s'en sortir. Encore qu'il n'était même pas sûr que cette unité fasse partie des gentils. Alors que le blondinet était plongé dans ses pensées, il se sentit attrapé par deux bras minces mais puissants et entraînés vers le haut. Ses yeux dorés s'écarquillèrent lorsqu'il vit le sol s'éloigner à toute allure de lui et remua les bras et les jambes pour tenter de se dégager, mais une voix féminine lui ordonna de se calmer. Alerté par le bruit, Ulquiorra se tourna vers l'endroit qu'il venait de quitter, puis vers celui où il se trouvait à cet instant. Son regard vert s'assombrit et un grand nuage de fumée l'avala ainsi que ses hommes. Aussitôt le commando tira, mais le vent révéla la supercherie. Le clan Cuarto avait disparu.

-Merde, fit la femme dans son dos.

Le jeune homme se sentit redescendre et poussa un soupir de soulagement quand ses pieds touchèrent le sol. Aussitôt il se tourna vers la femme mystérieuse et tomba nez à nez avec une petite chinoise très mince mais très musclée vêtue d'une tenue noire. Elle avait les yeux aussi noirs que l'obsidienne et ses cheveux de la même teinte étaient rassemblés en deux longues nattes dont les pointes s'enroulaient autour de deux grands anneaux métalliques. Comment avait-elle pu le porter, avec un corps aussi frêle ?

Puis il remarqua le harnais serré autour de ses hanches et suivit la corde du regard pour apercevoir un petit treuil fixé sur l'immense devanture de l'immeuble. Ça, c'est ce qu'on appelait de l'organisation !

-Soi Fon, Capitaine de la Deuxième Division du Gotei 13 et Chef des unités d'assassinat, déclara sèchement la jeune femme en lui tendant la main.

Edward se fit donc broyer la main par une chinoise plus petite que lui et accompagna l'unité d'élite à l'intérieur du bâtiment, où certains membres de l'Homonculus étaient déjà tenus en respect par des fusils d'assaut.

-Nous avons bouclé toutes les sorties, mais ces enfoirés ont réussi à nous échapper, rapporta un grand type à l'air un peu idiot.

-Bande d'incapables ! s'emporta Soi Fon, faisant frémir le géant. Où sont enfermés les prisonniers ? demanda-t-elle à Edward.

-Au sous-sol, dans des genres de silos, répondit le blondinet. J'en ai vu plusieurs comme ça, mais j'ignore s'ils sont tous occupés.

-Bien, on y va ! Équipe Alpha, avec moi ! Et toi, petit, tu nous suis.

-Heu, à vos ordres…

Qu'une aussi petite femme arrive à se faire respecter, voire craindre de ses hommes plaisait beaucoup à Ed (même si elle le traitait de petit...). Il devrait lui demander des conseils, quand tout ce bordel serait terminé !

Entouré par l'unité, le journaliste montra le chemin aux assaillants et ils ne tardèrent pas à retrouver les cellules. Seul problème : ces pièces étaient fermées par des écoutilles qui ne bougeaient que grâce à une clé, et impossible de défoncer une porte métallique de cette épaisseur au bélier…

-Avec des explosifs ? murmura Soi Fon, songeuse.

-Attendez, je crois que le gardien pose la clé dans son bureau, et je pense qu'il est de ce côté…

Edward partit vers ledit bureau et poussa une exclamation de victoire en trouvant le trousseau. Il ouvrit toutes les cellules, mais elles étaient presque toutes vides. Au bout d'un moment, il trouva le silo de Grimmjow et de Shiro, qui étaient en train de se battre « affectueusement ». Ed sourit et toussota pour attirer leur attention. L'albinos fut si content de le voir qu'il le fit décoller du sol dans une accolade bien virile. Grimmjow, lui, grogna en voyant Soi Fon, qui lui rendit un regard noir.

-Z'avez Pantera ? grommela-t-il avec sa grâce légendaire.

-Marechiyo ! lança Soi Fon avant de s'éloigner comme si la présence de Grimmjow l'ennuyait profondément.

Le géant sortit le sabre de Grimmjow de son sac à dos et le lui tendit. Le bleuté se saisit de son katana comme à une bouée et le serra pratiquement contre lui.

-Pitoyable, siffla la Capitaine. Bon, quatre Divisions sont ici. La mienne, celle d'Hitsugaya, Zaraki et Ukitake. Nous avons pris le bâtiment, mais à mon avis ils nous attendaient car ils ont pris la poudre d'escampette avant qu'on ne soit entrés. Nous avons fait prisonniers plusieurs de leurs sous-fifres, mais rien de bien folichon. Grimmjow, va retrouver ton capitaine, je m'occupe des deux gamins.

-Même si je meurs d'envie de retrouver Kenpachi, je préfère rester là, gronda Grimmjow. Il n'a pas besoin de moi dans l'immédiat, après tout.

-Hé ! Il y a quelqu'un dans cette cellule ! s'écria un des hommes de la Deuxième Division.

Le journaliste, les deux bastonneurs et la Capitaine se précipitèrent à l'intérieur du silo en question et tombèrent nez à nez avec…

-Roy ? s'étonna Edward.

En effet, c'était bien son collègue. Le jeune homme aux cheveux corbeau et au teint affreusement pâle avait été frappé à plusieurs reprises, et des bleus couvraient son visage. Un de ses bras était cassé et il respirait difficilement.

-Marechiyo, occupe-toi des premiers soins et sors-le de là, ordonna la chinoise.

Le géant soigna le reporter avec délicatesse et une dextérité hors du commun avant de le prendre dans ses bras pour quitter la prison. Le groupe vérifia que rien de vivant ne se trouvait dans les environs et quitta le sous-sol.

-La Sixième Division va venir récupérer un maximum de preuves, expliqua la jeune Capitaine. Ils sont spécialisés dans l'information. Avec votre copain, ça va presque être du gâteau de faire tomber Aizen et le vieux Bradley !

Soi Fon esquissa son premier sourire de la journée et fit embarquer Marechiyo et Roy dans l'hélicoptère. Les trois ex-prisonniers, eux, montèrent à bord d'un Hummer qui démarra sitôt que la portière fut refermée.


Trois petites heures et un mal de fesses épouvantable plus tard, le véhicule s'arrêta enfin devant un gratte-ciel orné du sigle du Gotei 13, deux shoji circulaires noirs sur fond blanc. La troupe descendit et entra dans l'établissement, où ils furent accueillis par un Ichigo inquiet et un Envy souriant qui sauta sur Edward pour lui signifier sa joie de le revoir. Ichigo vérifia que son frère allait bien, puis se tourna vers Grimmjow avec un merveilleux sourire. Il bondit dans les bras de son petit ami et l'embrassa passionnément devant tout le monde.

-Et dire que je croyais que personne ne pouvait sérieusement aimer Grimmjow, sifflota Soi Fon avec un sourire goguenard.

-Hé ! Demi-portion ! J't'ai entendue !

-Où est Roy ? demanda Edward à Envy.

-Il est arrivé il y a une heure, et on l'a conduit directement à la Quatrième Division, l'Unité de Soins. Le Capitaine Unohana en personne s'occupe de lui. Il va s'en tirer sans problème, si tout se passe bien, répondit l'androgyne. Pour le moment il est encore dans les vapes, ils n'ont pas été tendres avec lui. Oh, à ce propos, Ed, Shiro, il faut qu'on vous parle de…

-Ils savent, le coupa Grimmjow. Je leur ai tout raconté.

Un grand poids sembla quitter les épaules du taximan.

-Dieu merci…

Edward lui sourit et s'inclina.

-Que… ?

-Je voulais m'excuser pour mon comportement de l'autre jour. J'ai été le pire des crétins, je n'ai aucune excuse.

-C'est normal, j'aurais réagi pareil à ta place, tempéra Envy. Tu ne savais plus quoi penser et tu étais perdu. Ulquiorra t'a offert des réponses, il était donc naturel de lui faire confiance.

Edward sentit que cette phrase avait eu du mal à passer.

-Je suis désolé de vous avoir causé autant de soucis.

Envy lui fit un gros câlin qui fit ricaner Grimmjow et renifler Soi Fon. Shiro, lui, siffla et son frère lui fila un coup de coude entre les côtes.

-Envy, conduis nos invités à leur chambre, ordonna Soi Fon.

L'androgyne acquiesça et conduisit Shiro et Ed vers leurs appartements.

-Laisse-moi deviner, fit tout à coup Edward. Tu es dans la Division de Soi Fon, n'est-ce pas ?

-Tu as raison. Je suis dans l'Unité d'élite du Capitaine en tant que sniper. On s'ennuie rarement avec elle.

-Ah, rétorqua évasivement le blondinet.

Ils arrivèrent dans l'aile réservée aux invités. Shiro se retrouva dans la chambre de son frère et Edward reçut une suite pour lui seul. Grimmjow, lui, dormait dans la Onzième Division et Envy dans la Deuxième. Ordre du grand patron, qu'Ed et Shiro rencontreraient le lendemain.

Enfin…Tant qu'ils étaient en sécurité, tout allait bien.

En plus, Envy lui avait dit que les invités avaient droit à un buffet pour le petit-déjeuner.


Edward fut réveillé vers minuit par un Ichigo surexcité.

-Quoiiiii ? bredouilla-t-il en émergeant de son drap.

-Roy est revenu à lui !

Le blondinet bondit hors du lit et suivit son ami jusqu'à la Quatrième Division. Là, veillé par une jolie femme brune avec une énorme tresse sur le devant se trouvait Roy. Pour une fois qu'il se trouvait à côté d'un représentant du sexe opposé qu'il ne draguait pas…Ce jour était à marquer d'une pierre blanche.

Le noiraud un peu perdu fit ce qui ressemblait à un sourire en voyant ses deux collègues journalistes. C'est vrai, quoi ! Il se réveillait près d'une femme sublime malheureusement terrifiante, on criait partout pour signaler qu'il était de retour, des tas de gens louches et bizarres s'approchaient de lui à l'étouffer, et en plus il était à moitié à poil !

-Ça fait plaisir de voir ta sale tête, dit-il à Edward.

-C'est pas réciproque, répliqua le blondinet en prenant son expression « pfeu ». Y avait vraiment que toi pour te faire kidnapper, vieux crétin pervers !

-Crois-moi, c'était pas voulu, ronchonna le beau brun.

-Est-ce que tu te souviens de tout ? demanda Envy.

-C'est pas parce que je me suis fait tabasser que j'ai plus toute ma tête ! Évidemment que je me souviens de tout ! C'était juste les pires journées de ma vie, mais à part ça tout va bien ! Ils m'ont empoigné, jeté dans une bagnole et emmené je ne sais où. Puis on m'a jeté dans ce silo de merde où on m'a laissé pourrir pendant vingt ans en me narguant. Ils ont dit qu'ils vous avaient fait passer pour mes ravisseurs et que le pays entier était à votre recherche, qu'ils voulaient vous tuer. Même si ça me tue de l'admettre, j'avais pas envie que des potes disparaissent à cause de moi ! C'était des mecs à la solde de l'entreprise Homonculus. J'ai vu leur étoile avec un serpent, là. Je suis sûr de ça.

-Et tu n'as vu personne de l'Espada ? interrogea Ichigo.

-Nan, ou en tout cas je ne les ai pas reconnus. Eux, au moins, ont la présence d'esprit de ne pas montrer leur tatouage infâme à leur prisonnier.

-Et qui t'a tabassé ?

-Une femme. La plus belle que j'ai jamais vue ! Enfin, à part cette fille qui fait la pub pour les maillots de bain et ma chère Riza, bien sûr. Bronzée, des yeux et des cheveux bizarres, mais une poitrine… ! Fiouuuu ! Parfaite, je vous dis !

-Une femme ? s'étonna Envy. Ce n'est pas Lust, sinon tu l'aurais reconnue… et l'Homonculus n'emploie que très rarement des femmes, et quand ils le font ils ne les utilisent pas pour frapper les gens.

-Ce devait être une adhérente de l'Espada. Grimmjow, une idée ?

-Ben, à part Hallibel… mais elle est célèbre, il l'aurait reconnue aussi…Nell, n'en parlons pas. Faut que je réfléchisse, ils ont peut-être renouvelé les rangs depuis mon départ. Ou alors c'est quelqu'un à qui je ne pense pas directement…

-Bref, reprit Roy. Cette tigresse m'a pété le bras, puis elle s'est amusée à me rouer de coups de pied. Je lui ai pourtant dit que je n'étais pas ce genre d'homme, elle n'a rien voulu entendre.

-T'es toujours comme ça, mec ? demanda Grimmjow, ébahi.

-Oui, toujours, répondit tristement Edward.

-Donc, j'ai souffert comme pas possible et je suis bien content de ne plus y être. Au fait, on est où, là ?

Unohana entreprit de lui répondre avec force détails.

-Bon, au pire, il pourra toujours témoigner contre l'Homonculus, ce sera ça de pris, dit Ichigo à ses amis.

Puis, au bout d'un moment…

-AAAH ! Je me souviens d'un truc ! Un truc énorme, que vous ne savez sans doute pas !

Tout le monde se rua à son chevet. Le brun sourit de toutes ses dents et allait faire durer le suspens encore longtemps quand il croisa le regard noir d'Edward et celui, meurtrier, de Grimmjow.

-Je sais qui nous a trahis !

-Heu, quoi ? Comment ça, trahis ? s'étonna Edward.

-Mais si ! Je connais l'identité de la personne qui a informé l'Espada que vous aviez pris des photos de Neliel ! Je l'ai entendu au téléphone.

-Et c'est qui ?

-C'est…

Arrêt cardiaque !


Non, je rigole, ce sera pour la prochaine fois. Allez, à suivre.

Vous me détestez, hein ?

Un commentaire malgré ma méchanceté ?