HEY ! Comment ça va ? J'espère que vous allez bien, si c'est le contraire ben j'espère que ce petit chapitre (très très en retard) vous feras du bien ! Bon il y a un petit peu (beaucoup (?) ) d'Angst mais après c'est tout mignon, vous verrez !

Bref, je voulais vous remercier pour vos commentaires sur mon dernier recueil d'OS ! Ça m'a fait extrêmement plaisir de voir à quel point vous aviez aimer ! Et ça me donne encore plus de motivations pour continuer ! Merci à vous !

Sur ce je vais vous laisser lire ce chapitre, que vous attendiez tous (?) avec impatience après un petit blabla d'auteur et de Disclaimer :

Auteur : je suis la seule à avoir écrit ce chapitre...et mon moi AoKaga...ainsi que celui de la douleur...et du fluffy...et beaucoup d'autres...

Disclaimer : ces magnifiques personnages ne sont pas à moi mais à Tadatochi Fujimaki !


CHAPITRE III

Aomine Daiki remit en place la casquette sur son crâne, bien que cela ne servait à rien et s'enfonça un peu plus dans le siège. À ses côtés, son coéquipier de bureau semblait s'ennuyer autant que lui, si ce n'est plus. « Ce n'est pas comme si s'occuper de l'administration était l'action la plus palpitante dans le métier de policier. » pensa le basané. Dans ces moments-ci, alors que l'adrénaline et l'action laissaient place au calme, le jeune homme se sentait redevenir l'adolescent paresseux qu'il avait été...en plus sexy s'il vous plaît mesdames ! S'il y avait bien une chose en laquelle il n'était pas peu fier, c'était son physique ravageur. Sortant de ses pensée narcissiques, il jeta un coup d'œil à son écran d'ordinateur, où la page blanche attendait désespérément d'être remplie.

En soupirant, le policier se redressa sur sa chaise et se mit au travail, rédigeant son compte-rendu des deux derniers jours. Pendant plus d'une heure, seul le bruit répétitif des doigts rencontrant le clavier et celui, léger, de la pluie contre la vitre, brisèrent le silence de la pièce. Mais alors qu'il était complètement absorbé par sa tâche, une main se posa brusquement sur son épaule, suivie instantanément d'une voie railleuse qu'il ne connaissait que trop bien :

« Comment va mon petit kohaï ?

- Imayoshi... Tu n'aurais pas de petits voyous à aller attraper, plutôt que de t'occuper de moi ? grogna Aomine, en guise de salutation.»

Le lunetteux gloussa, et s'affala sur un des sièges mis à disposition, faisant tourner son chapeau entre son index :

« Allons, ne me dis pas que tu n'es pas heureux de me voir, Aomine ? »

Le susnommé, tsqua, tout sauf ravi de voir celui qui partageait la vie de sa presque-soeur depuis près de deux ans. Cet homme lui fichait la chair de poule, même après toutes ces années. Il se détourna de son aîné et continua son rendu. Il avait à peu près réussi à se pencher de nouveau sur son travail qu'Imayoshi parla à nouveau :

« Thief a encore frappé...»

Cette simple phrase, suffit à jeter un froid dans la pièce et l'ancien capitaine de Touou, vit clairement le changement dans l'attitude de son subordonné. À la seule entente du nom, tout le corps entier du jeune policier s'était tendu et ses yeux s'étaient assombris, ne devenant plus que deux billes noires à la lueur cruelle. Pourtant ce fut une voix étonnamment calme qui sortit des lèvres serrées :

« Des informations sur la victime ?

- Sayasaki Akito, un jeune homme de 27 ans, anciennement employé dans une compagnie d'import-export et fiancé. Casier vierge.

- Quoi d'autre ? demanda Aomine.

- ... Toujous la même méthode, quoique la finition ait légèrement été modifiée : après avoir été kidnappé et torturé, la victime a fini par être immolé au kérozène. Le corps a été retrouvé à moitié carbonisé, il y a trois heures, rapporta l'officier.

- Quelle partie manquait cette fois-ci ?

- ...Visiblement, notre ami s'est amusé à lui retirer tout l'intestin grêle alors que le pauvre homme était encore en vie, déclara le petit ami de Satsuki, sombre et sérieux.»

Pendant près de dix minutes, le bleuté ne prononça pas un mot, fixant un point invisible sur l'écran en face de lui, les traits tirés et la mine sombre. Enfin, toujours sans parler, il termina son rapport et l'envoya par mail. Quand il fut sûr que le document ait bien été envoyé, il se leva, attrapa sa veste et l'enfila alors qu'il quittait la pièce, sous le regard légèrement inquiet de son supérieur.

Il y a certaines blessures qui cicatrisent définitivement et sont considérées comme de mauvais souvenirs... mais Aomine Daiki faisait parti de ce cercle très restreint de gens, dont la blessure se rouvrait, chaque fois que cette dernière semblait avoir été guérie.

La pluie tombait inlassablement, s'infiltrant sous ses vêtements, glaçant ses os, mais la rage lui étouffait la gorge et lui faisait oublier ces inconvénients. Les mains dans les poches, la tête baissée, il marchait vers un but précis, qui ne fut atteint qu'une quinzaine de minutes plus tard. Une ruelle sombre, à l'embranchement des artères principales de Tokyo, dont les faibles néons éclairaient vainement le trottoir d'une lumière blafarde. Il s'arrêta devant l'un des murs et fixa les fissures qui lézardaient les briques de mauvaise qualité.

« Il y a cinq ans, ce mur était couvert de sang...» pensa-t-il amer, alors que les souvenirs le submergeaient, telle une vague grondante et furieuse.


Il courait de façon désespérée, paniquée. Le son de ses pas précipités se répercutaient sur le trottoir, tandis que les passants le regardaient, mélange divers d'émotions et d'attitudes devant un jeune homme qui poussait sans ménagement toute personne qui se trouvait sur son chemin. Le souffle court et l'esprit en ébullition, tout ce à quoi Aomine pensait était d'atteindre son but le plus vite possible. La voix remplie de sanglots de sa mère résonnait encore dans sa tête, sourde alarme de très mauvais augure. Enfin, il entendit les sirènes de la police et de l'ambulance, tandis que la foule se faisait plus dense, plus condensée.

Il se faufila tant bien que mal parmi les gens et atteignit en un temps record les barrières de sécurité. Il s'arrêta un instant, autant pour reprendre son souffle que pour chercher une silhouette familière au milieu de toute cette panique. Un éclair de cheveux bleus, de couleur furieusement ressemblante avec les siens, apparurent dans son champ de vision et il prit peur. Il voulut franchir la barrière mais un officier lui barra le passage en hochant la tête de droite à gauche.

Furieux, le jeune homme agrippa le col du policier et le secoua sans ménagement, la panique clairement audible dans son timbre de voix :

«Laissez-moi passer ! Je suis le fils d'Aomine-san ! »

L'homme hésita,visiblement touché par la détresse visible du jeune garçon devant lui, enfin, après un rapide coup d'oeil vers son supérieur qui hocha la tête, il hocha à son tour la sienne et laissa passer le bleuté, escortant ce dernier vers le centre de l'agitation.

Rouge. Les murs étaient recouverts de rouge. Et cette odeur métallique et écœurante... Le basané sentit ses jambes se dérober sous lui alors qu'un corps, recouvert par une bâche immaculée, reposait sur le béton. À quelques mètres de là, une femme d'âge mûr pleurait toute les larmes de son corps. Le coeur du jeune homme rata un battement alors qu'il reconnaissait sa mère.

Cette dernière releva ses yeux gonflés par les larmes et elle se précipita vers son fils qu'elle étreignit désespéramment. L'esprit d'Aomine mettait lentement les pièces du puzzle s'emboîtaient les unes aux autres et la réalisation le glaça d'effroi. C'est alors qu'un policier s'avança, l'air grave et sérieux et son monde s'écroula :

«Je suppose que vous êtes de la famille proche de la victime ?...Aomine Kaori a été assassiné ce matin...mes plus sincères condoléances. »


Il éternua, s'arrachant à ces pensées sombres. Alors qu'il se frottait les mains dans l'espoir vain de se réchauffer, il pensa à ce qui s'était passé ensuite : la dépression de sa mère, son entrée à l'académie Nationale de Police, la lente amélioration de l'état de sa génitrice, les liens forts qui s'étaient noués inexorablement entre eux et la place désormais omnipotente du portrait de son père parmi les tablettes de prières aux ancêtres.

Depuis ce jour funeste, le jeune homme s'était juré de traquer et de retrouver Thief, le tueur en séries, qui avait tué des dizaines de personnes dont son père. Il tourna finalement les talons, quittant l'endroit sans un regard en arrière, la flamme de la détermination brûlant dans sa poitrine.

Aomine ouvrit la porte de son appartement, s'y engouffrant avec un soupir de soulagement. Les dernières heures, passées sous la pluie et le froid, commençaient à se faire ressentir et ses mains n'étaient plus que des bâtons de glace. Très vite un plan s'échafauda dans les méandres de son cerveau, plan qu'il n'hésita pas à appliquer de suite. Il chopa un des plats tout faits qu'il s'était acheter et après avoir versé la bouillie que les vendeurs nommaient "Lasagnes" dans une assiette qu'il mit à réchauffer au micro-ondes. Une fois l'appareil enclenché, il se dirigea vers la salle de bains et se déshabilla, se retrouvant en tenue d'Adam assez rapidement.

Il allait commencer à se rincer avec le baquet lorsque le bruit d'une explosion se fit entendre, lui faisant lâcher prise sur le seau qui déversa son contenu sur lui sans ménagement. Toussant et crachant, le bleuté lâcha une bordée de juron, lorsqu'une odeur de brûler vint titiller ses narines. Angoissé, le jeune homme attrapa une serviette et la noua autour de sa taille, tout en ouvrant la porte de sa salle de bains. Une fumée grise l'enveloppa instantanément et il toussa, surpris. Mais qu'est-ce qui avait bien pu se passer ? Il se dirigea vers les fenêtres et les ouvrit toutes, laissant la fumée s'échapper hors de son appartement. Alors que la grisaille disparaissait peu à peu le policier aperçut enfin la source de l'explosion.

Il regardait son micro-ondes, ou plutôt ce qui en restait avec un air dubitatif lorsque la porte d'entrée claqua bruyamment, le faisant sursauter. Un pompier aux cheveux flamboyants apparut alors, vêtu d'un simple jogging qui descendait de façon absolument scandaleuse sur les hanches, le regard animé d'une lueur d'inquiétude :

« Oï Aomine, c'était quoi ce bruit ? Et pourquoi ton micro-ondes fond ?

- Oh euh...je crois que l'appareil a explosé...

- Bravo, Sherlock et est-ce que tu peux me dire comment ? demanda Kagami, les sourcils haussés en une mimique choquée, quoique légèrement railleuse.

- Hem...je crois que j'ai laissé une fourchette à l'intérieur...avoua piteusement le basané.»

Le silence tomba, telle une chape lourde de béton et Kagami fixa avec incrédulité le policier, qui se grattait l'arrière de la tête, une moue boudeuse à l'appui. Enfin, après un looooong moment de mutisme et d'inaction, Aomine capta un léger tremblement qui secouait le corps entier de son camarade. Inquiet, il se rapprocha du jeune homme avant de remarquer que le rouge n'était pas pris d'une crise quelconque mais se retenait visiblement de ne pas éclater de rire. Ce qui vexa horriblement l'ego du jeune mâle, qui croisa les bras et détourna la tête :

«Tch, ce n'est pas drôle »

C'en fut trop pour le pauvre pompier qui s'esclaffa bruyamment, laissant des larmes de rire illuminer son regard et d'adorables fossettes se creuser sur ses joues. Son interlocuteur sentit ses joues chauffer légèrement et il claqua la langue contre son palais, à la fois gêné par sa réaction et énervé par celle du rouge.

«Tu as fini ? Demanda-t-il après une bonne minute à avoir attendu que l'autre arrête de rigoler.

- Pff, je-Je crois que...ç-ça ira..hu hu, gloussa son camarade, les bras soutenant ses côtes.»

Il fallu encore un petit moment pour que Kagami ne cesse de pouffer à chaque fois qu'il croisait le regard du policier, mais il réussit tout de même finalement, adressant un sourire lumineux au jeune homme en face de lui. Qui sentit son coeur se serrer douloureusement pour une raison inconnue :

«Je suppose que tu ne peux plus te faire réchauffer tes plats ? Demanda l'ancien basketteur.

- Ouais, je vais acheter un micro-ondes dans les prochains jours qui suivent mais avant ça, je vais devoir me nourrir aux sandwich, étant donné que je cuisine aussi bien que Satsuki...haussa le basané des épaules. »

Depuis près de quatre ans qu'il ne vivait plus chez sa mère, Daiki s'était habitué à ne plus manger que des plats industriels et mangeait un jour sur deux au Maji Burger : ce n'était pas cher et les teriyakis burgers qu'ils faisaient était plutôt bons. L'exercice et le stress intense lui permettait de brûler rapidement ces sucres rapides et de garder la forme, bien que son médecin lui recommandait de manger plus sainement.

Kagami semblait avoir fait la même conclusion, puisqu'il dévisagea d'un air réprobateur le jeune homme avant de secouer la tête, catégorique :

«Hors de question que tu te nourrisses de ça ! Tu as déjà entendu parler de "repas équilibré" par hasard ? C'est ce dont tu as besoin depuis je pense un bon moment, si mes calculs sont bons ! Alors tu vas finir de te doucher et dès que tu est prêt, viens chez moi !

- Hein ? s'exclama le bleuté, pas sûr d'avoir compris de quoi parlait le rouge.

Tu m'as très bien entendu !

- Mais pourq- commença le jeune homme, rapidement coupé par le tigre :

« De un : tu as besoin d'un vrai repas, avec de vrais ingrédients et non d'un de ces plats touts faits, de deux : tu ne vas pas refuser une invitation à dîner de la part de quelqu'un que tu n'as pas vu depuis sept ans et de trois : c'est une bonne occasion de rattraper tout ce temps perdu, tu ne crois pas ? Sourit le jeune homme aux cheveux flamboyants. »

Aomine referma la bouche, soufflé par les arguments imparables qui lui avaient été envoyé au visage. Un léger sourire étira finalement ses lèvres et il pointa le menton vers son ami, moqueur :

« Je suppose que je n'ai pas le choix...maman .

- Q-que... Ta gueule, Aho ! rugit le pompier, de légères rougeurs prenant place sur ses joues, faisant rigoler le policier.

- Ah ah ! »

Il tourna les talons, et referma la porte de sa salle de bains, une sensation de chaleur se propageant dans tout son être. Ça lui faisait mal de l'avouer, mais Bakagami lui avait manqué... et sa délicieuse cuisine par ailleurs. Il avait eu la chance d'y goûter de nombreuses fois et si le rouge n'avait pas perdu la main, cette soirée s'annonçait prometteuse. Soudainement conscient du grognement affamé de son estomac, le bleuté fit sa toilette en un temps record et sortit, moins de cinq minutes hors de la pièce, propre et récuré jusqu'aux orteils de doigt de pieds( le dicton "vite fait, bien fait" avait été visiblement fait pour lui). Il se dirigea vers son armoire et pris les premiers vêtements confortables qui lui tombèrent sous la main, à savoir un débardeur blanc et un jogging confortable.

Une minute plus tard, il toquait à la porte de son voisin de palier, qui ouvrit moins de dix secondes plus tard. Ce dernier laissa passer son invité, qui après s'être déchaussé, huma avec appréciation le fumet appétissant qui lui parvenait jusqu'aux narines.

« La vache ! Ça sent super bon !

- J'ai fait du Suki-Yaki *.

- Avec de la vraie viande ? s'exclama le policier, tel un enfant.

- Avec de la vraie viande, rit le cuisinier face à l'engouement du jeune homme. Est-ce que si tu peux mettre le couvert pendant que je termine la sauce ?

- D'accord.»

Après un loooong moment à chercher tel ou tel récipient, Aomine finit par dresser une table à peu près présentable et il saliva abondamment lorsque le rouge apporta la fondue. Ce n'est qu'après avoir formulé la formule traditionnelle, itadakimasu qu'ils purent commencer à manger. A peine, le basané eut-il déposé le morceau de viande dans sa bouche, qu'il écarquilla des yeux, très agréablement surpris:

« C'est super bon !

- Merci, le remercia Kagami, flatté malgré lui.»

Ils commencèrent à parler, changeant d'un sujet à l'autre sans se soucier des bienséances, et trouvant une certaine complicité au fur et à mesure que la soirée s'éternisait. Cette journée n'était pas si mauvaise finalement, se dit Aomine alors qu'il rentrait chez lui après avoir salué son ami et qu'il s'écroulait sur son matelas, s'endormant en moins de cinq minutes. Cette nuit, ses rêves seraient teintés de rouge...


Et voilà~ ! J'avoue qu'il m'a donné du fil à retordre celui-là ! Mais je l'ai enfin posté !

J'espère qu'il vous plaira, qu'il n'y a pas trop de fautes autrement, vous me le ferez remarquer par un petit commentaire (qui fait toujours plaisir à l'auteure, je vous l'assure ! )

Et oui, j'ai fait un Aomine à moitié orphelin et un Kagami mère-poule... désolé mais c'est comme ça, j'ai un peu mis mon propre comportement quand je m'inquiète pour des amis chez Kagami...

Bref, en espérant vous revoir trèès bientôt !


*Le sukiyaki est un plat japonais, parfois appelé fondue japonaise. C'est un nabemono, une sorte de fondue, dans laquelle on trempe du bœuf et des légumes crus dans une sauce