Réponse aux reviews :

Patmolla : Il m'a fallu le temps, mais voilà la suite. Je vais aller plus vite, cette fois, pour poster les prochains chapitres.

Note de l'auteure : Voici enfin la suite ! Dire qu'elle aurait du venir tellement plus tôt ! Mais voilà, j'ai encore fait ma blonde et j'ai renversé le contenue de ma bouilloire sur mes feuilles. Résultat : toute l'encre a coulé et le texte est illisible. Ça m'a pas mal découragée car j'aimais beaucoup ce que j'avais écrit… Snif… Enfin, j'ai décidé de reprendre l'histoire maintenant, et de la tenir éloignée de toute source d'eau !

Chapitre 2 : Comme un rat dans un labyrinthe

"Broots! Qu'est-ce que vous avez fait!", cria Melle Parker.

"R... rien...", bégaya l'informaticien.

"Du calme, Parker", dit Sydney. "ça ne sert à rien de s'énerver."

"Oui", concéda la brune électrique. Trouvons plutôt un moyen de sortir d'ici."

De l'autre côté de la paroi, Broots était comme pétrifié. Le pistolet de Melle Parker toujours dans les mains, il fixait le mur de métal, pressentant le danger.

"Vous voyez quelque chose de votre côté?", demanda Melle Parker.

Broots sortit de sa transe et balaya les alentours rapidement de sa lampe-torche. Partout, il ne voyait que du métal, lisse et froid, et des traces de crasse et d'oxydation, hormis un petit carré grillagé en haut de la paroi qui la séparait de son groupe.

"Non... Non, désolé", répondit-il sans conviction.

"Eh bien, qu'est-ce que vous attendez? Allez chercher du secours, essayez de nous aider!"

Pendant un instant, le regard de Broots fit l'aller-retour entre le couloir et la paroi, avant qu'il ne se décide à répondre :

"D'a... accord, je vais chercher quelqu'un..."

Il partit précipitamment dans le couloir principal. "Ne vous inquiétez pas", dit Sydney à Melle Parker. "Broots reviendra avec de l'aide."

"Je déteste savoir que c'est lui qui a mon arme", grinça Parker.

L'arme dans une main, la lampe dans l'autre, Broots avançait prudemment dans les couloirs. Il avait couru, d'abord, mais il s'était vite rendu compte qu'à cette vitesse, il n'identifierait jamais le chemin qu'ils avaient pris à l'aller. Et qu'il n'entendrait pas venir un éventuel agresseur.

Broots sera la crosse du pistolet dans sa paume. L'arme le mettait mal à l'aise. Il ne savait pas s'en servir et risquait de faire pire que mieux s'il devait l'utiliser. Si quelqu'un le trouvait ici, il se sentirait menacé en voyant le pistolet et ne lui laisserait peut-être pas le temps de s'expliquer. Mais il ne pouvait pas l'abandonner ici. Broots n'osait pas imaginer ce que lui ferait Melle Parker s'il se débarrassait de son arme. Il ferma les yeux et s'épongea le front du revers de la main à la lampe. Puis il reprit ses observations, espérant trouver rapidement la sortie.

Melle Parker frappa la paroi de sa paume et émis un grognement.

"Pas la moindre issue! Ce n'est pas possible!", dit-elle.

"Apparemment si", répondit Sydney. "Mais voyez le bon côté des choses : nous avons de la lecture."

Il désigna les dossiers toujours répandus sur le sol. Melle Parker soupira.

Lorsqu'à un croisement, le couloir lui parut familier, Broots crût qu'il était tiré d'affaire. Il s'avança, sûr de lui, persuadé de voir la sortie apparaître au prochain tournant. Malheureusement pour lui, s'il était effectivement déjà passé par là, ce n'était pas non plus ce qu'il pensait. C'est en tournant encore une fois qu'il s'en rendit compte.

"C'est pas vrai!", s'exclama-t-il.

"Broots? C'est vous?", demanda Melle Parker de l'autre côté de la paroi.

"Malheureusement oui...", dit-il d'une voix plaintive.

Comme il s'en était douté, Melle Parker ne fut pas convaincue du tout par ses explications.

"Mais qui m'a fichu un crétin pareil!", cria-t-elle en envoyant un coup de paume dans la paroi. Broots était bien content qu'elle soit là, tout d'un coup. "Vous avez intérêt à retrouver cette fichue sortie, ou je vous jure que vous le regretterez!"

Sydney allait ouvrir la bouche, mais il n'en eut pas le temps. "Vous, docteur Freud, fermez-là!", le rabroua aussitôt Parker.

Broots se sentait pitoyable, de l'autre côté du mur. Melle Parker avait raison, il n'était bon à rien...

"Broots, vous êtes encore là?", demanda Parker.

"Ou... oui...", bredouilla-t-il.

"Mais qu'est-ce que vous attendez? Le Saint Esprit?", explosa-t-elle.

"Je... Je... j'y vais!", bégaya Broots avant de sortir précipitamment.

Au bout d'une demi-heure, Broots put dire avec certitude qu'il était perdu. Les couloirs qu'il parcourait lui semblaient plus crasseux, plus glauques qu'avant. Ses pas résonnaient lugubrement sur le sol métallique. L'air empestait. Pour la énième fois depuis le début de cette aventure, il regretta amèrement de ne pas être resté au Centre. A un tournant, il s'engouffra dans un couloir au bout duquel brillait une étrange lueur bleue. Il s'immobilisa et essaya de retenir sa respiration pour écouter. Tout ce qu'il perçut fut un très léger bourdonnement. Prudemment, il éteignit sa lampe-torche et se rapprocha de la lueur, la main crispée sur la crosse du pistolet. Lorsqu'il fut assez près, il constata que la lumière émanait d'un écran d'ordinateur encastré dans le mur. Un clavier était posé sur une petite plaque fixée en-dessous. Enfin quelque chose dans ses cordes. Broots posa arme et lampe à côté du clavier et entreprit de fouiller le disque dure à la recherche d'un plan du site. Il n'était pas entré dans la base de données depuis une minute que l'écran devint noir ; seule une petite barre horizontale verte clignotait.

"Et merdre!", s'exclama Broots.

Soudain, des mots apparurent sur l'écran, comme si quelqu'un les tapait depuis un autre ordinateur.

Qui êtes-vous? , lut-il sur l'écran.

Voilà ! J'attends de savoir ce que vous en pensez ;)