Draco ne parvenait plus à réfléchir. Tout ce qu'il sentait, c'était les lèvres de Harry sur les siennes. Ses mains se promenant sur son torse dénudé, et son souffle qui lui caressait doucement les lèvres. Il étouffa un gémissement lorsque Harry sortit sa langue et retraça le contour des lèvres de Draco avec. Celui-ci ouvrit la bouche et permit à la langue de Harry de s'y insinuer. Elle taquina la sienne doucement, puis s'enroula autour d'elle, provoquant un autre soupir de la part de Draco. Il passa ses doigts dans les cheveux du brun pour approfondir le baiser. Harry exerça une pression sur le bas du dos de Draco pour le rapprocher de lui. Et là, ce fut pour Draco un choc lorsqu'il sentit la situation ithyphallique de Harry contre sa cuisse. Pris d'une panique soudaine et injustifiée, il s'écarta brusquement et mit fin à la plus belle activité à laquelle il s'était adonné durant sa vie. Harry le regarda, déconcerté, puis se mit à rougir furieusement. Avant même que Draco ait put prononcer un seul mot, il ouvrit la porte et s'enfuit de la chambre.
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Draco n'avait pas envie de se lever. Il voulait rester au lit et repasser encore et encore la scène de la veille dans sa tête. C'est pourquoi il se dit qu'il allait probablement assassiner Hermione si elle continuait à tambouriner sur sa porte de la sorte.
-Je n'abandonnerais pas Draco. Dépêche toi de te lever, tu sais très bien que nous devons aller à la messe. Allez debout.
Draco poussa un grognement, puis se leva finalement. Il alla ouvrir la porte alors qu'Hermione était encore occupée à la marteler de coups. Résultat, il se prit le poing de la jeune fille en pleine figure.
-Nom de Dieu ! s'écria –t-il
-Draco, ne jure pas !
Le blond lui lança un regard noir.
-Tu viens à l'instant de me défigurer !
- Ce qui ne serait pas arrivé si tu t'étais levé à l'heure ! Je ne sais pas ce que vous avez tous, ce matin, d'abord Harry, ensuite toi. Allez prépare toi et en vitesse !
Puis elle s'en alla à ses affaires. Draco pencha la tête en arrière pour empêcher le sang qui lui coulait du nez de dégouliner sur sa jolie figure. Il alla se préparer, et ressortit de sa chambre, tout frais et disposé à accorder une longue heure au Seigneur. C'est du moins ce qu'il pensait, car lorsque son regard croisa celui de Harry, qui lui était déjà prêt, il sut qu'il serait incapable de penser à autre chose qu'au baiser pendant toute la journée.
Durant toute la durée du trajet, ni Draco, ni Harry ne prononcèrent un mot, contrairement à Hermione, qui semblait être en pleine forme ce matin là. Draco remarquait bien son petit sourire rêveur, et il se promit de la cuisiner plus tard pour savoir à quoi était due cet étrange humeur.
Lorsqu'ils arrivèrent à la salle paroissiale du Vatican, Hermione s'installa la première, et Draco se retrouva donc assit à côté de Harry. Il un regard furtif en direction du brun. Celui-ci gardait les yeux résolument fixés sur l'hôtel, et Draco ne comprit pas pourquoi, il en éprouva une grande frustration.
La messe commença et le blond ne parvenait pas à rester concentré sur les paroles bibliques, ses pensées se dirigeant uniquement vers le magnifique spécimen qui se trouvait à côté de lui. Draco se demanda si la paranoïa ne le gagnait pas, lorsqu'il crut voir une représentation statuaire de Christ le fixer avec un air désapprobateur. Draco se renfrogna. N'était-il pas censé souffrir là, sur sa croix, plutôt que de lui lancer des regards mauvais et effrayants ?
La célébration toucha à sa fin et Hermione proposa à ses deux accompagnateurs une promenade dans la ville. Draco trouva l'idée fort agréable, et puis cela lui permettrait sûrement d'arrêter de penser à Harry. Alors ils s'aventurèrent tous les trois sur le marché, et c'est devant un stand de fruits que Draco vit une chose qui lui coupa le souffle.
Là, devant lui se tenait son meilleur ami, Blaise, occupé à embrasser à pleine bouche la jeune Ginny, tandis que Ronald avait le dos tourné. Celui-ci semblait être en une assez grande conversation avec Marcus Flint. Draco jeta un regard à Hermione et vit qu'elle aussi avait l'air dépassée par l'étrange situation que se déroulait devant leurs yeux. Mais ce n'était que le début, car d'un coup, les trois amis virent Ronald se jeter sur Marcus et lui asséner une pluie de coups. Harry se précipita pour les séparer, alors que Hermione poussait un cri d'effroi. Blaise, se rendant compte de la situation, cessa de dévorer la bouche de Ginny. Draco quant à lui resta là les bras ballants. Il essaya néanmoins de connaître la raison à la soudaine colère de Ronald lorsque celui-ci s'écria :
-Je te préviens, tu ne t'approches pas d'elle. Si tu lui fais le moindre mal, je te tuerais, tu entends, je te tuerais.
Il prononçait ces mots en pointant un doigt menaçant vers Marcus, qui avait le nez en sang.
Bien fait ! pensa Draco.
Marcus lança un regard mauvais à Hermione et lui murmura :
-Je vous détruirais, tous.
Puis il s'en alla d'un pas vif, avant que Ronald ait eu le temps de se défaire de l'emprise de Harry. Hermione avait la respiration saccadée. Elle regarda son fiancé dans les yeux, puis tourna les talons.
-Rentrons, dit-elle à l'intention de Harry et Draco.
Ceux-ci saluèrent les autres d'un petit signe de tête, Harry donnant au passage, une petite tape affective à Ronald, puis suivirent Hermione sans mot dire.
Lorsqu'ils pénétrèrent dans le hall immense de la demeure, Hermione fondit en larmes. Harry la prit dans ses bras, et la mena jusqu'à sa chambre. Draco déjeuna seul, ce midi là. Après s'être fait plaisir à engloutir les mets du cuisinier, il alla s'installer dans le jardin pour continuer ses peintures. Il était vraiment concentré et n'entendit pas Harry arriver derrière lui.
-C'est beau.
Draco sursauta et manqua de faire tomber sa toile. Il se retourna et vit que Harry fixait avec admiration son œuvre.
-Tu es vraiment doué, tu sais.
Draco répondit par un grognement et recommença à peindre, en ignorant les papillons qui s'étaient mis à virevolter dans son estomac. Harry sembla prendre cela comme un rejet et s'excusa :
-Désolé, je ne voulais pas te déranger. Je m'en vais.
Il commençait à partir quand Draco lui dit :
-Ne t'en va pas. Il…il faut que tu reste.
-Je ne te dérange pas ?
Draco planta son regard gris dans celui de Harry.
-Non, tu m'inspires.
Il le vit se crisper.
-Ne dis pas ça, souffla Harry.
-Quoi donc ?
-Ce genre de choses, à chaque fois que tu le fais, j'ai envie de…de…pourquoi m'as-tu repoussé hier soir ?
La question prit Draco au dépourvu. Il ne s'y attendait pas. Il décida donc de fuir le regard de Harry et se replongea dans sa peinture. Mais alors qu'il allait reposer le pinceau sur la toile, Harry lui attrapa le poignet et l'obligea à le regarder.
-Réponds moi…
Et c'est ce que Draco fit. Mais il le fit en l'embrassant furieusement, comme si sa vie en dépendait. Il soupira d'aise lorsqu'il sentit la langue de Harry s'aventurer à l'intérieure de sa bouche. Celui-ci, conscient de l'endroit dans lequel ils se trouvaient, entraîna Draco derrière le chêne pour s'y cacher avec lui. Il le plaqua ensuite contre l'arbre et commença à passer ses mains sous sa chemise pour le caresser. Draco ne put qu'en gémir de plaisir. Les sensations que Harry faisait naître en lui provoquaient des poussées d'adrénaline. Il perdait la tête, ne savait plus ce qu'il faisait. Et Harry aussi semblait être aux anges. Draco sentait son cœur battre contre le sien. Harry dévia ses baisers dans le cou du blond, qui se retint à grand peine de gémir. Un frisson le parcourut tout entier.
-Hermione, attends !
Harry et Draco se séparèrent immédiatement. Ils regardèrent autour d'eux, cherchant à savoir d'où provenait cette voix, et virent Hermione, poursuivie pas Ronald. Celui-ci la rattrapa sans problème et l'attrapa par le bras. Il l'obligea ensuite à lui faire face et lui demanda :
-Pourquoi diantre m'évites-tu ? Qu'ai-je pu faire de si horrible pour que tu ne veuilles plus me voir ?
-Tu t'es mis à dos la famille d'une personne des plus influente d'Italie, voilà ce que tu as fait !
Ronald fronça les sourcils.
-Si tu fais allusion à Marcus Flint, cela fait bien une éternité que je me le suis mis à dos ! Je ne comprends vraiment pas pourquoi tu te mets dans un état pareil.
Hermione tapa du pied.
-Mais enfin Ronald, cet homme est malade ! Il est fou à lier ! Il nous déteste et serait prêt à faire n'importe quoi pour nous rendre malheureux…pour me rendre malheureuse. Il pourrait t'utiliser contre moi. Et si je venais à te perdre, Ronald, je n'y survirais pas.
Elle commençait à pleurer. Draco sentit Harry se crisper, apparemment, il détestait voir Hermione pleurer.
Ronald la prit dans ses bras.
-Tu ne me perdras pas. Tu ne me perdras jamais. La nuit dernière était la nuit la plus magique que je n'ai jamais vécu. Je ne pourrais jamais te quitter après ça. Même sou la torture, je resterais avec toi.
La nuit dernière. Draco comprit enfin la bonne humeur et les petits sourires d'Hermione dans la matinée. C'était tout simplement le fait qu'elle s'était donnée à Ronald pour la première foi. Draco eut un sourire railleur. Il connaissait son secret et avait bien l'intention de l'embêter longuement avec ça. Après tout, des relations avant le mariage. N'était-ce pas contraire à la Sainte Bible ?
-Je vais le tuer.
Harry avait prononcé ces mots dans un murmure. Draco le regarda. Il avait les sourcils froncés et ses poings étaient si serrés que ses jointures avaient blanchis. Draco le trouva tellement attendrissant d'être si protecteur envers Hermione. Il reporta son attention sur le jeune couple et les vit engagés dans un baiser plus que passionné.
Harry s'élança.
-Hé la ! Voudriez-vous bien arrêter de faire ce genre de choses là où tout le monde pourrait vous voir ?
Draco sortit à son tour de sa cachette et lança à Harry un regard qui lui signifiait qu'il était assez mal placé pour tenir ce genre de sermon. Celui-ci lui répondit avec un autre regard que Ronald et Hermione n'étaient pas censés le savoir.
-Pourrais-je savoir, jeunes gens, pourquoi vous étiez en train de nous espionner ? demanda Hermione.
-Nous ne vous espionnons pas, se défendit Draco. J'étais en train de peindre.
Hermione jeta un coup d'œil à la toile qui était juste à côté d'elle.
-Il ne me semblait pas t'avoir vu assis en face de ce tableau.
-C'est parce que nous étions allés nous promener un instant. C'est encore permis, non ? lança Harry.
-Ne soit pas désagréable je te prie.
Mais Harry ne l'entendait pas de cette oreille. Il s'avança vers Ronald, et malgré le fait que celui-ci fasse dix centimètres de plus que lui, il le regarda d'un air menaçant.
-Qu'as-tu fait à Hermione ?
-Rien, répondit simplement Ronald.
-Comment ça « rien » ? Que signifie cette histoire de la nuit dernière ? Je sais très bien ce que tu as en tête. Vous avez tous la même chose en tête. Je te préviens que si tu l'as obligée à quoi que ce soit…
-Jamais ! s'écria Ronald. Je ne serais jamais capable de faire une chose pareille, moi. Ecoute, je pensais que ta période surprotectrice était passée mais apparemment ce n'est pas le cas. Mais sache que j'aime Hermione, que je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour la rendre heureuse, et qui je n'ai aucunement l'intention de lui faire du mal.
Harry continua de fixer Ronald d'un air mauvais. Hermione quant à elle était aux anges. Par contre, Draco ne comprit pas pourquoi elle le pinça.
-Aïe ! Mais que t'arrive-t-il ? Ca fait mal, voyons.
-Oh arrête un peu de geindre, petit douiller. Ce n'est pas un rêve, je suis vraiment fiancée à l'homme le plus charmant d'Italie.
-Et moi à la femme la plus belle de l'univers, dit Ronald en s'approchant d'elle.
Il la prit dans ses bras et l'embrasse langoureusement tandis que Harry vira au rouge. Draco s'approcha lentement de lui et profitant du fait que les deux autres soient occupés, lui lécha doucement le cou. Ce geste eut pour effet immédiat de le calmer. Il regarda Draco dans les yeux et s'empêcha de l'embrasser alors que Ronald et Hermione défaisaient leur étreinte.
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-Un courrier pour vous, Monsieur Malfoy.
Draco leva les yeux du livre dans lequel il était plongé et prit l'enveloppe que Lucrèce lui tendait.
-Merci.
-Je vous en prie.
Il la retourna et regarda le sceau qui avait servi à sceller l'enveloppe. Il lui était inconnu. Draco allait ouvrir la lettre, lorsqu'il sentit deux mains se poser sur ses épaules, puis glisser jusqu'à son torse. Ils sentit des lèvres se poser dans son cou et ferma les yeux. Il déposa un baiser sur l'une des mains et se retourna pour faire face à l'intrus. Harry le regardait d'un air mutin.
-Que fais-tu ?
Draco lui montra l'enveloppe.
-Je m'apprêtais à ouvrir un courrier. Et toi ?
-Je m'apprêtais à t'embrasser.
Harry s'assit sur les genoux de Draco et l'entraîna dans un baiser langoureux. Il passa ses mains sur le torse du blond qui gémit de plaisir.
-Mmh…Harry, pas ici. Nous sommes dans la bibliothèque.
-Eh bien tu ne peux pas imaginer le nombre d'heures que j'ai passé à fantasmer sur toi, ici.
Ces paroles surent convaincre le blond de continuer leur étreinte. Ils s'embrassèrent encore un moment, puis se séparèrent les joues roues et les lèvres gonflées. Draco en profita pour ouvrir l'enveloppe et en sortir la lettre. Il en lut le contenu en fronçant les sourcils.
-Qu'est ce que c'est ? demanda Harry.
-C'est une invitation à un vernissage,ce soir.
-Tiens donc ? Nous n'en avons pas entendu parler pourtant. C'est organisé par qui ?
-Par…les Flint.
Harry fronça les sourcils. Il prit la lettre des mains de Draco et la lut. Puis il regarda Draco.
-Tu as l'intention d'y aller ?
C'était la question que Draco redoutait tant. Il se sentait tout à coup mal à l'aise et évita le regard de Harry.
-Eh bien…cela permettrait de rencontrer d'autres peintres et de me faire une réputation. Je veux dire, à part vous et vos amis, peu de monde me connaît et j'aimerais vraiment que mon art soit apprécier par d'autre regard, vois-tu ?
Harry le regarda, les sourcils froncés. Puis il se leva et dit :
-Très bien.
Il tourna les talons et commença à partir. Draco se mit à sa poursuite.
-Harry, attend.
Il lui attrapa le bras mais Harry parvint à se dégager.
-Laisse-moi tranquille.
Et il repartit. Draco poussa un long soupir. Il comprenait un peu la réaction de Harry. Pour 'l'instant, il ne le connaissait pas très bien mais Marcus Flint semblait être un homme de la pire espèce. Mais il semblait être aussi influent et Draco avait vraiment envie de se faire connaître un peu mieux. Et pourtant, il hésitait encore à se rendre à ce vernissage, juste parce que cela déplaisait à Harry. Les deux jeunes hommes n'avaient pas encore parlé concrètement de leur relation, pour le moins étrange. Draco savait qu'il était attiré par Harry, amis il se demandait si ses sentiments n'allaient pas un peu plus loin. Il n'était pas certain non plus de ce qu'éprouvait Harry envers lui. Alors il prit la décision d'accepter l'invitation des Flint, et au retour de parler avec Harry.
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Draco s'apprêtait à monter dans la voiture qui l'emmènerait chez les Flint lorsqu'il fut retenu par le bras. Il se retourna et vit que Harry le regardait avec insistance.
-Je connais ce monde, lui dit-il. Une fois que tu y es tu ne peux pas en ressortir. Il te faudra rester prudent. Toutes les personnes dans ce milieu ne sont pas ce qu'elles paraissent. Alors fait attention à toi.
Draco s'attendrit. Ainsi, Harry s'inquiétait pour lui. Il se sentit tout léger et le remercia d'un sourire.
-A mon retour, nous parlerons.
Harry sembla comprendre à quoi il faisait allusion. Il lui sourit et hocha la tête en singe d'approbation. Draco monta alors dans la calèche et le cocher donna l'ordre aux chevaux de galoper, emportant Draco vers le monde qui effrayait tant Harry.
Et voilà le troisième chapitre de ma fic. Je remercie Nessa, Margue,Faucheuse, Rockeuse dans l'âme, Yohina, Capricorne1773, Petite abeille et Naru pour leur reviews chaleureuses.
Là je suis aux anges parce que j'ai lu la fin de A l'Orphelinat St-Brutus, la super fanfiction de Margue. Je te l'ai dit et je te le redis, c'était un coup de maître cette histoire.
Bon eh bien je crois que je n'ai plus rien à vous dire, à part...faîtes pleuvoir les reviews please!!!!
A bientôt, Milikiki, Seconde Aviatrice.
