Disclaimer : Les personnages et l'univers d'Harry Potter appartiennent à JKR.

Warning : Fic mettant en scène des relations homosexuelles, rating M. Si vous êtes homophobe ou trop jeune, ne lisez pas cette fic.

Note : Merci pour vos reviews je ne me lasse pas de les lire.

CHAP 4 : Poudre de cheminette

En se réveillant le lendemain matin, Harry avait l'impression qu'on frappait avec une batte de Quidditch sur sa tête. Il se releva avec peine de son lit, essayant de remettre de l'ordre dans ses idées. C'est bizarre je ne me souviens pas être monté moi même dans le dortoir...comment je me suis retrouvé là ? Je dormais sur le tapis...a oui! C'est vrai! Comment aurais pu oublier ces magnifiques bras qui m'ont si gracieusement soulevé... ça devait être un rêve après tout. J'étais le seul à être encore debout à cette heure là. N'empêche que j'ai aimé cette sensation, être entourer par une présence...masculine...

Il soupira longuement, se souvenant avoir ressenti de drôles de sentiments lorsqu'il prenait ses douches avec Olivier Dubois.

" Oh ma têêête " marmonna t-il, alors que dans un couloir non loin de là s'élevait la même complainte.

" Ah ma tête " maugréa Snape , avant de s'enfiler cul sec une potion contre la migraine. Contrairement à Harry, son mal de crâne n'était pas dû au fait qu'il avait forcé sur le Whisky mais qu'il n'avait pas fermé l'œil de la nuit. Il s'était finalement endormi vers 4h du matin, après s'être retourné maintes et maintes fois dans son lit afin de trouver une explication logique à ce qu'il venait de se produire. Potter, ivre...Je tenais Potter ivre entre mes doigts et j'aurai pu en profiter pour le torturer un peu ; de toute façon le seul à qui il pourrait se plaindre c'est moi maintenant ! Alors pourquoi je n'ai rien fait ?! Et pourquoi j'ai eu cette soudaine envie de le serrer encore plus fort quand il a dit mon nom ?!

Je ferais mieux de me lancer un sort d'oubliette, car il est hors de question que je pense au détestable fils de James de la sorte !

" Eh bien Neville tu en fais une tête ce matin ! " lança Ron à son ami alors qu'ils venaient juste de commencer à déjeuner.

Harry s'assit à côté d'eux, ayant mit un peu plus de temps que d'ordinaire à se préparer. Voyant la mine embarrassée de Neville il lui demanda : " Alors ça va pas vieux ? " et s'inquiéta lorsqu'il le vit l' observer avec des orbites démesurées.

" Non non je vais bien... vous aussi vous allez bien, hein Harry ? "

" Oui ça va, enfin ça peut aller... tu es sûr que tout va bien? "

" Oui tout va à merveille " dit-il comme si on venait de lui demander de s'occuper de Graup pour la journée. A peine eut il prononcer ses mots qu'il se figea, une grimace naissant sur son visage. Il semblait suivre quelqu'un du regard et Harry vit Snape, l'air pensif se diriger vers sa place.

" Il faudrait que tu songes à ne plus avoir aussi peur de lui " jasa Harry d'un petit air amusé, avant que Ginny ne prenne sa défense.

" Le pauvre à fait un cauchemar cette nuit. Il m'a dit qu'il s'était réveillé et qu'il avait cru voir Snape rentrer dans votre dortoir, te portant - sans vie - dans ses bras. Ensuite il s'est rendormi aussi vite." raconta la petite sœur de Ron, toujours compatissante envers Neville.

Ron pouffa de rire en entendant ça, suivit par Harry qui soudainement, se figea en une expression de terreur, la bouche grande ouverte. Des flashs lui étaient subitement revenus et il vit son professeur le soulever pour l'aider à se remettre debout ; puis un autre où il le sentait le déposer sur son lit... Il ne se souvient par contre que d'une phrase parmi tous ces souvenirs brumeux : Le vieux rabougri, comme vous dites, ne se gênera pas pour aller toucher deux mots à Dumbledore à propos d'un certain Dobby qui vous fournit en alcool.

Ron essayer de rassurer son autre ami comme il pouvait ,sur le fait que Snape ne pouvait jamais être entrer là où ils dormaient ,et le forcer à l'imaginer en chemise de nuit pour le faire un peu rire.

Oh non, il a pratiqué la légimencie et je n'ai rien vu ! Maintenant il me tient au creux de sa main et pourrait en profiter n'importe quand...et quand je pense aux problèmes que je pourrais causer à Dobby par la même occasion...oh nooon.

Il se leva de la table et eut juste le temps de dire à Ron qu'il devait envoyer un hibou de toute urgence.

Suite à cela, la journée se passa sans incidents, mis entre parenthèses les railleries incessantes des Serpentards, et sans cours de potions au plus grand bonheur des Harry ni surtout Ron n'avait oublié le cours particulier d'Hermione ce soir là.

" T'as pas des cours à réviser plutôt que d'aider ce nul ?! De toute façon il n'arrivera à rien, même si tu lui répète cinquante fois ce qu'il y a à faire! Et puis tu te doutes bien que ce n'est pas ça qui l'intéresse réellement! " protesta le roux.

" Tu ne comprendras jamais rien alors ! C'est pour rapprocher les maisons, c'est McGonagall qui lui a proposé ! Bon et maintenant excusez moi, j'ai une aide à donner! "

Elle sortit de leur salle commune, le front haut, snobant presque Ron. Mais Harry savait bien qu'elle essayait de le rendre jaloux, et qu'elle aurait préféré lui donner des cours à lui...

" Harry, vite, prête-moi ta cape d'invisibilité! "

"Quoi?! ... bon oui ok " Il ne s'était pas attendu à tant d'audace de sa part !

Enfin seul, il essaya de se plonger dans son futur plan pour sauver Dobby quand il entendit toquer au carreau. Heddwige le regardait furieusement, trempée jusqu'aux os, un petit paquet attaché à sa patte.

" Ah, je ne pensais pas qu'il arriverait aussi vite...tant mieux! "

Il ouvrit la fenêtre et le volatile entra en poussant des hululements de mécontentements. Elle le gratifia de quelques douloureux coups de becs pendant qu'il défaisait son attache.

" Pardon de t'avoir brusqué ce matin alors que tu revenais à peine de chasse, mais c'était très important..."

Elle comprit son maître et cette fois ci lui mordilla affectueusement le doigt, mais lui faisant bien comprendre que c'était la dernière fois qu'elle accepterait ça. A près avoir refermé la fenêtre derrière elle, il vérifia qu'il était bien seul et put déballer le papier marron. L'inscription " De Fred et Georges " ne laissait guère d'imagination quand à la nature de sa commande...sûrement pas un livre d'étude ! Harry n'avait jamais regretté qu'ils ouvrent une boutique de farces et attrapes grâce à son argent, au contraire.

" Parfait ". 20h30, je dois me dépêcher, à cette heure là, la salle commune est plutôt remplie. Et la réunion dure normalement jusque 21h.

Il s'avança vers la cheminée et plongea une main dans la petite sacoche qu'il avait reçue. Alors qu'il lançait une poignée de poudre dans la cheminée, il dit distinctement : " Appartements du directeur de Griffondor " et disparut dans un tourbillon verdâtre ; alors que ses pieds décollaient il entendit pivoter le tableau de la grosse dame.

Son plan n'était pas très compliqué, dans l'idée, mais à réaliser il nécessitait beaucoup de risques. Il voulait trouver quelque chose chez Snape de compromettant, d'embarrassant, pour le faire chanter au cas où il mettrait sa menace à exécution, à savoir le dénoncer lui et Dobby. Il avait eu écho qu'une réunion de professeurs avait lieu ce soir, pour faire le point sur celles qu'avaient eu lieu avec les élèves. Elle devait se passer entre 20h et 21h. Il avait donc une petite demi heure pour fouiller l'antre de son détesté professeur.

Il tourbillonnait de moins en moins vite et sentit qu'il était presque arrivé. Il se positionna de sorte à ne pas tomber à l'atterrissage. Les images se firent de plus en plus claires et il regarda vers le sol pour éviter d'avoir trop la nausée, et pour être sûr de ne pas s'étaler. Il se posa enfin dans un vaste nuage de fumée argentée comme Snape l'avait fait, mais se précipita pour murmurer " evanesco " afin de ne laisser aucune trace de son intrusion. La poussière disparut et Harry prit la peine de détailler les lieux avant de se lancer dans une quelconque recherche.

Il devait se trouver dans le salon, à en juger par les meubles qui y étaient disposés. Un canapé de cuir noir ainsi qu'un fauteuil assorti trônaient près de la cheminée. Ils étaient séparés par une table basse en bois foncé, vide. Plus loin, un petit bar était installé avec divers alcool ou boissons moins fortes. Du parquet au sol et des murs blancs, des tableaux aux cadres verts ou argentés, tout était simple et plutôt classe. Harry s'était attendu à un endroit sombre et crasseux et fut surprit du goût que pouvait avoir Snape en matière de décoration.

Il esquissa un sourire quand il se rappela à quoi ressemblait l'appartement de McGonagall ; il y était déjà venu une fois ou deux et la différence était plus que flagrante. Une bibliothèque largement remplie attira son attention. Il décida d'y jeté un coup d'œil, mais aucun livre ne correspondait à ce qu'il cherchait.

Il sortit du salon et vit une porte entrouverte au bout du couloir. Le bureau de Snape... Ah... C'est là que je dois aller...tient ? C'est quoi ce bruit? Mince je n'ai pas ma cape d'invisibilité !!! Oh noon c'est la voix de Snape! Je suis fichu, par Merlin !

Il resta un moment sans bouger, respirant le moins bruyamment possible et tendit un peu plus l'oreille. Le bruit ressemblait à de l'eau qui coulait et semblait venir de la porte qui était un peu plus loin sur sa droite. Il s'avança prudemment, en maintenant sa respiration presque bloquée lorsque sa main poussa légèrement la porte. Il déglutit avec peine, en entendant plus fortement la voix de Snape. Il se maudissait intérieurement d'avoir été si négligeant dans son plan. Il avait sûrement confondu le jour de la réunion, ou bien l'heure, ou son professeur n'y était tout simplement pas aller. Il remercia silencieusement Ignatia Wildsmith, l'inventrice de la poudre de cheminette, pour être atterri dans tant de discrétion.

Car Snape n'avait absolument pas remarqué qu'un intrus s'était glissé chez lui, continuant son discours. Harry se demanda avec qui il pouvait bien parler....il osa rentrer un peu plus, mais la pièce était emplie de buée. Le bruit qu'il avait entendu devenait clair à présent... Il prend une douche!! On pouvait deviner que la pièce malgré l'opacité qu'elle offrait, était en carrelage blanc, et un lavabo dans le coin droit finit par convaincre Harry qu'il était bien dans la salle de bain de son professeur.

Soit je m'en vais en courant, soit j'avance encore un peu...sachant que je verrais le vieux rabougri tout nu...glups...je ne tiens pas à perdre la vue...et mais la voila ma " vengeance «. Je pourrais très bien le faire chanter en le menaçant d'aller raconter à tout le monde que je l'ai vu à poil..! Oh c'est parfait..oui parfait!

Désolé Ron, mais là j'en ai besoin. Et dans un murmure presque inaudible , il lança le même sort qu'il lui avait permis de faire apparaitre le Whisky et il récupéra sa cape. Tout en se voilant le corps il se dit : Excuse moi Ron, j'espère que tu n'étais pas dans une situation délicate, mais moi si! Et beaucoup plus que toi je pense...

Allons voir Monsieur Snape... Il poussa encore un peu la porte pour rentrer totalement et la referma un peu derrière lui. Malheureusement elle grinça quelque peu, et Snape qui n'était pas sourd à ce point là se mit à rugir : " Qui es là ?!! ". Il sortit en trombe, le corps dégoulinant d'eau chaude et de mousse. Harry se colla dans un coin, ne respirant cette fois ci plus du tout. Mais pas par peur d'être prit, non, mais parce qu'il fut subjugué par l'homme qu'il ne reconnaissait pas.

Severus était grand, plus que lui qui était pourtant d'une taille généreuse. Ses cheveux d'ébène, trempés, retombaient élégamment sur ses épaules et Harry le trouva incroyablement sexy quand il passa une main dedans pour les rejeter en arrière. Snape, sexy ? Ferme les yeux tu deviens fou ! Allez c'est un vieux rabougri ressaisi toi ! Oh non il faut que je voie ! Il continua la contemplation de son professeur et remarqua ses larges épaules ainsi que son puissant torse. Il s'attarda aussi sur ses bras ...comme à l'image du reste de son corps : puissants mais aux courbes fines, avec des muscles saillant mais pas au point de ressembler à un haltérophile. Sa peau était si blanche, qu'on aurait dit qu'elle n'avait pas vu le jour depuis plusieurs années. Elle semblait velouté et tellement douce au toucher... Harry en frémit rien qu'à l'idée d'effleurer cette merveille, de la goûter.

Severus n'ayant vu personne, se dit que ce n'était qu'un courant d'air, et retourna se noyer sous sa douche. Il faut que j'en vois plus...humm ses bras ont l'air si..! Je ne me souvenais plus de ce détail! C'était bel et bien lui l'homme qui m'a fait fantasmer cette nuit...oh non pourquoi pourquoi pourquoi ?! Je veux quand même en voir plus !

Se glissant plus près de la cabine, il s'aperçut qu'elle n'était pas totalement fermée et glissa son regard à travers. Harry tu n'es qu'un voyeur! Oui et après? Humm son dos si parfait, ses fesses cambrées... Il dut retenir son souffle quand il se mit de profil, et qu'il vit son membre durcit. Incapable de se concentrer sur autre chose, il vit l'homme descendre sa main vers celui ci et reprendre l'activité dans laquelle il avait été interrompue.

" Humm " lâcha Severus d'une voix rauque et sensuelle que son jeune étudiant n'avait jamais entendue. Harry sentit sa propre virilité se manifester et la chaleur envahir ses joues. Il dut se retenir de ne pas se toucher devant le spectacle qui s'offrait à lui. Snape avait maintenant commencé des mouvements de va-et-vient, s'appuyant d'une main sur la vitre. Il haletait, serrant encore plus sa main sur son érection. Le Griffondor voulait partir mais ses jambes l'en empêchaient. Il voulait rester là et le regarder pendant des heures.

" Hummm, oh oui....mmm...Harry " Il venait de murmurer son nom dans un souffle, comme une supplication. Harry failli s'étouffer en retenant une exclamation de surprise, sentant son sang affluer violemment dans le bas de son ventre. Il n'en revenait pas, il avait dit son nom.

Ooh...non ne t'emballe pas c'est peut être un autre Harry... Tu parles?! C'est de moi qu'il s'agit j'en suis sûr... Comme pour Severus, le fait d'entendre l'autre prononcer son nom dans un moment presque extatique, le ramena finalement à la réalité. Il fallait qu'il parte maintenant.

Il fit un effort presque surhumain pour s'éloigner de sa merveilleuse vision, et s'éclipse de la salle de bain. Il allait partir par la porte, car si Severus ne tardait pas à sortir de la pièce fumante, il verrait forcément les flammes encore verdoyantes. Alors qu'il s'apprêtait à tourner la poignée qui le libérerait enfin il entendit crier son nom plus fort que jamais. Une nouvelle secousse le parcouru ; il avait joui en pensant à lui.

Dans un discret soupir, il referma la porte et s'y adossa quelques secondes, pour se remettre de ce qu'il venait de lui arriver. Puis il se mit à courir comme il le pouvait, pressé de retrouver son lit et de pouvoir enfin soulager le désir qui le tiraillait.