Titre : Homme-médecine

Auteur : mangafana

Disclair : Rien ne m'appartient sauf quelques persos secondaire.

Et voilà une nouvelle fic. Elle comporte 6 chapitres et je vais essayer de poster une fois par semaine, si je peux. Encore une fois, je n'ai pas de bétalectrice ou lecteur alors si vous voyez des fautes, excusez moi d'avance.

Bonne lecture et n'hésitez pas à me reviewver, ça me fera plaisir.

Et merci aussi à ceux qui m'ont laissés une review pour le deuxième chapitre :Adenoide, Hinata55, Kokoroyume (x2, lol), Nekochan miharu, Ewiliane, Faucheuse, Lunicorne, Lolie, Jennie944, Zaika, Jully Reed, Orel782 et Nepheria. Merci encore, ça m'a fait très plaisir et j'espère que ce chapitre vous plaira tout autant. Normalement je devais ne le poster que demain mais je ne pourrais pas alors vous y avez droit avec un jour d'avance. Bonne lecture.

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Le soir venu, ils se rendirent au centre du village pour la fête. Tout été déjà prêt, un grand feu illuminait tout le village et des tables de nourriture l'encerclait.

Tout le village était présent aussi, la matriarche, tous les couples et Dan et Rupert, encore en train de se disputer semble t'il. Dès qu'il l'aperçu, Rup' vint chercher Remus et le fit asseoir près de lui. Il ne manqua pas au passage de lui jeter un regard légèrement mauvais (jalousie quand tu nous tiens) et Remus, un regard légèrement paniqué. Harry leur fit un signe de la main avec un sourire et se renfonça dans l'ombre pour voir son ami heureux, c'est tout ce qui importait. Remus avait commencé une conversation avec Rup' et Dan puis Dan l'emmena danser près du feu, au rythme de la musique de Sébastien, sous l'œil jaloux de Rup'. Harry trouva la scène très amusante et laissa un sourire étirer ses lèvres, il avait vraiment bien fait d'emmener son ami ici, vraiment …

Il fut rejoint un peu plus tard par Aélis :

"Que faites-vous ici ? Ne devriez vous pas être en train de danser et de vous amuser ?

-Non, je n'aime pas trop ça, je préfère regarder Remus, il est plus heureux ici et c'est le principal.

-Vous avez un esprit bien âgé pour un corps si jeune.

-Oui, je sais, c'est mon défaut, je ne sais pas m'amuser.

-Allez donc rejoindre votre ami, ça lui fera plaisir.

-Honnêtement, je ne pense pas, je pense plutôt qu'il va m'en vouloir de le déranger à un moment comme celui-ci." Et en effet, Remus lui en aurait sans doute voulu vu que la bouche de Rup' se trouvait très proche de son oreille et il semblait lui dire quelque chose de follement amusant ...

"Je suis fatigué, je vais me coucher.

-Comment, déjà ?

-Oui, ce fut une rude journée riche en émotion. Pourrez-vous prévenir Remus de mon départ quand il commencera à montrer des signes d'inquiétudes à mon sujet ?

-Mais restez enfin, la fête est aussi pour vous, et vous n'avez rien mangé … Vous allez finir par vexer Crystal et Dorothy, elles qui se sont données tant de mal pour le dîner.

-Remerciez les pour moi, je vais me coucher. Merci encore de nous accueillir ainsi et de ne poser aucune question …" Puis il se retourna et reparti dans sa nouvelle maison. Aélis soupira puis partie rejoindre les autres.

Le lendemain matin, Harry se leva tôt, vers les 6 h 30, vieux vestiges de l'école, et sorti de son lit. Il s'habilla assez léger par ce beau temps, et sorti de sa chambre. En passant devant la chambre de Remus, il ne pu résister à l'envi de voir si son ami avait passé la nuit dans son lit ou dans celui d'un autre. Il entrouvrit la porte et ne put que sourire, Remus était étalé de tout son long sur son lit, les bras en croix, encore habillé comme la veille, et ronflant très très fort la tête dans son oreiller. Harry pouffa en se demandant comment il faisait pour ne pas mourir étouffé dans cette position mais se dit que l'important, c'est qu'il y arrive, et s'en fut préparer le petit déjeuner.

Il le prépara succinct en faisant apparaître des sandwichs, il ne savait pas encore comment se procurer de la nourriture ici. Il savait à qui s'adresser, mais il était encore tôt …

Il sorti et s'étira sur le perron. Entendant un drôle de bruit en provenance du centre du village, il décida d'aller voir. Il approcha et ne put encore que pouffer de rire sans faire de bruit devant le spectacle devant lui. Dan s'était endormi sur un banc et lui aussi ronflait fort, en parfaite symbiose avec son père, qui se trouvait sur le banc d'à côté et qui avait la même position.

"Bonjour !" Harry se retourna vivement, la baguette sortie et prête à être utilisée (vestige de la guerre à nouveau) mais la rabaissa vite en découvrant Dorothy.

"Oh, bonjour, excusez-moi.

-Non, ce n'est rien, au moins maintenant je sais que je n'ai plus rien à craindre avec vous pour surveiller le village, hahaha.

-Hum, oui … Et bien, la fête a dût se terminer tard hier pour que tout le monde soit dans cet état.

-Oui, tard et très arrosée, et bien sur, ces deux-là ont encore bu, plus que de raison. Ils sont incorrigibles.

-Et vous veillez sur eux depuis longtemps ?

-Non, je passais juste chercher du lait pour le petit déjeuner mais je crains que Sébastien ne soit encore réveillé.

-Oui, sans doute.

-Nous ne vous avons pas beaucoup vu hier … voir même pas du tout. La fête ne vous plaisait pas ?

-Si bien sur, excusez-moi de ne pas avoir été très présent mais j'étais fatigué, je suis vite allez me coucher.

-Vous semblez avoir le cœur lourd pour un si jeune homme.

-Oui, et bien la vie n'a pas toujours été très rose mais je compte me rattraper ici.

-Pour cela, il faudrait que vous acceptiez de vous laisser approcher par les autres …

-Oui …

-… bon, je pense que je vais rentrer chez moi, Sébastien n'étant pas levé, je ne vais pas aller dans l'étable. Mais les pauvres animaux tout de même, enfermés jusqu'à ce que leur maître ce réveil, je pense qu'elles vont rester la journée dans l'étable.

-… je peux les emmener au champ si vous voulez.

-Vous sauriez le faire ?

-Et bien, ça ne doit pas être très compliqué, et ainsi, je les protégerais efficacement. Où est l'étable ?"

Dorothy expliqua à Harry comment s'occuper des animaux mais d'abord, ils les traient puis Harry les emmena dans le champ. C'était parfait, il allait ainsi pouvoir réfléchir en paix, sans être interrompu.

Remus émergea de la maison vers les 14 h 00. Il avait une gueule de bois infernal, c'est simple, même en vidant le Styx, il était sur d'avoir encore soif. Il avait cherché Harry partout mais ne l'avait pas trouvé aussi s'était-il décidé à le chercher dans le village. Il s'avança vers la place et ne put que sourire face au spectacle de Dan et de son père. Il repéra Aélis pas loin et alla la voir. Ils se saluèrent puis il lui demanda si elle avait vu Harry mais à leur surprise se fut Dorothy qui répondit :

"Comme Sébastien ne se levait pas, Harry s'est proposé d'aller emmener les bêtes dans le champ.

-Vraiment ?

-Oui. Il est très gentil et serviable.

-Oui, il l'est." Rup' arriva et les salua puis fit un clin d'œil à Remus qui rougi comme une écolière.

"Que se passe t-il ?

-Harry est parti garder les bêtes dans le champ.

-Où est Sébastien ?

-En train de ronfler dans son lit j'imagine.

-Ah, et quelqu'un à penser à lui emmener à manger ?

-… oups"

Aussitôt, Dorothy parti préparer un en-cas. Elle revint quelques minutes plus tard et décida de le lui emmener elle-même. Pour plus de sécurité, Rup' et Remus l'accompagnèrent.

Ils longèrent le village et s'approchèrent du champ en passant par un sentier en pleine forêt. De loin, ils virent Harry assis contre un arbre, en pleine contemplation de brins d'herbe. Il avait ramassé un bâton et le tenait contre son épaule. Les bêtes paissaient dans l'herbe non loin et aucune ne semblait manqué ce qui était étonnant vu l'assiduité du berger. Ils s'approchèrent encore puis Remus s'exclama :

"Harry garçon de ferme, si je le racontais à certains, personne ne voudrait me croire.

-Oh, ça suffit Remus.

-Oh alors là tu rêves, tu n'imagines pas combien je deviendrais riche en vendant une photo de toi à la gazette dans cette position, le tirage s'arracherait …

-Pfff" Et Remus se laissa tomber sur l'herbe à côté de son protégé, le prit dans ses bras, lui ébouriffa les cheveux et lui embrassa la tempe. Harry se laissa faire dans les bras de Remus et soupira de contentement.

"Alors, qu'est-ce que tu fais là ?

-J'emmène les bêtes se dégourdire les jambes.

-On ne t'as presque pas vu hier à la fête dit donc …

-Ah, tu as remarqué ? Je pensais que tu étais trop occupé à te plonger dans les yeux d'un forgeron pour le remarquer.

-…

-… ce n'était pas un reproche Rem', arrête de tout mal prendre, je te taquinais. J'étais fatigué, je me suis couché tôt.

-Tôt, tu veux dire avec les poules oui, à 21 h 30 tu n'étais déjà plus là.

-ça été une grosse journée hier.

-… oui, j'imagine.

-…

-…

-Quel sort as-tu utilisé pour garder les animaux dans le pré ?

-Un simple sort de laisse. J'ai planté un piquet invisible au milieu de la prairie et les animaux y sont attachés par une laisse invisible qui ne s'allonge pas plus que dix pas avant la forêt.

-Hahaha, ingénieux, tu l'as inventé ?

-Oui, c'est plus simple de les surveiller comme ça que quand ils se promènent à droite à gauche."

Harry se leva voyant Sébastien revenir. Le grand homme le remercia et repris son travail. Les autres le quittèrent et retournèrent au village.

"Bien, je vais faire un tour dans la forêt.

-Pardon ?

-Je vais dans la forêt, repérer les environs, après tout, c'est notre travail, de veiller sur le village des dangers environnants, il faut bien que nous nous familiarisions avec elle.

-Tu as raison, je t'accompagne.

-Tu n'es pas obligé 'mus.

-Bien sur que si, c'est mon travail aussi.

-La pleine lune approche, tu devrais te reposer.

-Ne t'inquiète pas, ici, je me sens revivre, je suis mieux que jamais."

Et sur ses mots, ils disparurent dans l'épaisse forêt. Les habitants du village attendirent leur retour avec impatience. Surtout un certain forgeron qui commença à se ronger les ongles dès 19 heures passés. Ils arrivèrent finalement rapidement sur le coup des 20 heures, en discutant de tout et de rien.

"Alors ?" Leur demanda Aélis.

"Alors, … ça va, il y a un nid d'acromantula pas loin mais nous saurons les canaliser. A priori, les centaures passent souvent par ici mais il n'y a rien à craindre d'eux. J'ai aussi vu des traces de licornes mais là encore, rien à craindre, elles n'approcheront jamais, il y a trop d'homme ici. J'ai vu aussi des traces de créatures inconnues, on verra ce que ça donne plus tard. Pour l'instant, il n'y a rien d'inquiétant. Les pleines lunes peuvent se passer sans soucis, je veillerais au grain." Répondit Harry. Et sur ses bonnes paroles, ils passèrent tous à table.

Un an passa et l'ambiance était vraiment très bonne. Remus et Rupert étaient maintenant un vrai couple mais ne vivaient pas encore ensemble, Lupin refusait de laisser son « fils » seul dans sa maison, malgré les protestations de Harry. Rup' avait enfin fini par comprendre que ce qui reliait Harry à Remus était une profonde affection et rien de plus. Il s'en accommodait mais restait un fieffé jaloux dès qu'il s'agissait de Remus.

Harry et Remus protégeaient le village sans aucun souci et les villageois étaient ravis d'être si bien protégés.

Un matin, alors que Aélis se levait la première, comme d'habitude, elle eut la surprise de trouver au beau milieu de la place du village, une magnifique licorne blanche. Elle ne s'enfuyait pas comme le faisait les licornes en présence d'humain habituellement mais semblait attendre. Aélis alla chercher Harry, après tout, il était charger de protéger le village et on ne savait pas ce que pouvait faire une licorne.

Harry s'approcha de la licorne lentement et commença à parler seul semble t'il :

"Quoi ? Et bien dans ce cas, dites-moi comment …

-…

-Euh, Harry, tu es sur que tu vas bien ? Non parce que là, tu parles tout seul …

-Mais non, chut Remus, tu m'embête, je discute avec la licorne là.

-Euh, tu discutes avec une licorne … D'accord … Tu te surmenages je crois.

-Oh, la paix Remus. Je vous suis, conduisez-moi." Déclara Harry d'un ton un peu énervé qui fit taire sur le champ le lycan.

Voici ce qui c'était passé du point de vu de Harry :

D'accord, une licorne, original … Et je suis sensé faire quoi moi ? Elle est drôle Aélis, je fais quoi ?

"-Bonjour jeune humain." Déclara la licorne

"-Quoi ?" C'est quoi cette voie, je suis fou ou quoi ?

"-Je m'appelle Shana et je discute avec toi par télépathie. Nous avons besoin de ton aide jeune humain.

-Et bien dans ce cas dites-moi comment …

-Un de nos poulains à été blessé pendant une excursion en forêt et nous souhaitons ton aide.

-Euh, Harry, tu es sur que tu vas bien ? Non parce que là, tu parles tout seul …

-Accompagne-moi auprès de lui, notre peuple t'en sera éternellement reconnaissant.

-Mais non, chut Remus, tu m'embête, je discute avec la licorne là.

-Alors jeune humain, quelle est ta décision ?

-Euh, tu discutes avec une licorne … D'accord … Tu te surmenages je crois.

-Oh, la paix Remus. Je vous suis, conduisez-moi." Déclara Harry. La licorne fit demi-tour et s'engouffra dans les fourrés, Harry la suivit et ils disparurent tous les deux aux yeux du village.

Ils s'enfoncèrent profondément dans la forêt interdite, sans doute tel qu'aucun être humain n'y avait mis les pieds avant Harry. Ils traversèrent fourrés, ronces et rivières. Les vêtements d'Harry étaient en lambeaux et lui n'était guère mieux. Écorchures, blessures et bleus constellaient sa peau mais jamais il n'avait demandé à la licorne la permission de la chevaucher pour lui faciliter la tâche. D'ailleurs aucun être humain n'y aurait même songé, les licornes étaient des créatures fantastiques et pures qui ne devaient pas être touchées par des êtres aussi impurs que lui. Ils finirent par arriver au campement des licornes à la nuit tombée, sans avoir pris le temps de s'arrêter pour manger ou se reposer. Dans une clairière éclairée par la demi-lune, un groupe de licorne entourait une licorne allongée par terre en train de panser son petit.

Le petit avait une plaie sanguinolente à une patte et cette patte était devenue toute noire.

"C'est lui que tu dois aider.

-D'accord, mais comment ?

-Nous te faisons confiance pour trouver le moyen."

Génial …

Harry s'approcha du poulain et, chose étrange, personne ne tenta de s'enfuire à son approche, au contraire, tous le scrutaient. Il s'agenouilla près du poulain et examina la plaie. Il la tâta et le poulain eut un sursaut de douleur. Harry lui jeta un regard et murmura une excuse. La plaie était enflée, signe d'infection, d'où la couleur de la patte aussi. C'était une plaie chargée de poison, une attaque d'acromantula sans doute.

Il se retourna et parti dans la forêt. Shana le suivi.

"Vous n'avez pas besoin de me suivre vous savez, je ne m'enfui pas.

-Je sais, je te suis au cas où tu aurais des problèmes, après tout, tu es à peine plus âgé que notre poulain blessé et je ne voudrais pas qu'il t'arrive quelque chose par notre faute, jeune poulain."

Harry continua sa route tout en marmonnant des choses qui ressemblaient vaguement à « materné », « plus un gamin » et aussi « non mais franchement quoi » … s'il s'était retourné vers Shana à cet instant, il aurait vu ses yeux pétillés de malice.

Il allait de droite à gauche dans la forêt, cherchant des plantes. Il avait toujours détesté les cours de Snape, c'est une évidence, mais ils allaient enfin pouvoir lui servir. Il trouva de la belladone, du basilic. Il dût malheureusement attraper lui-même des mouches grâce à la magie et leur retirer leurs yeux. Mais il manquait un ingrédient qu'il n'arrivait pas à trouver, mais le temps lui était compté, il devait faire vite sinon le jeune poulain devrait finir sa vie à 3 pattes. Tant pis, une jonquille fera l'affaire pense t'il en retournant au camp précipitamment. Il demanda un bol et malaxa les ingrédients ensemble, tout en bénissant Snape de lui avoir au moins enfoncé cette recette dans la tête (si on lui avait dit ça un jour, il aurait planté l'impudent …) et en priant pour que la jonquille soit un bon substitut. Une fois avoir obtenu une pâte verte homogène, Harry appliqua la pommade sur la patte. Les effets ne furent pas probants tout de suite, bien sur, aussi Harry demanda s'il pouvait rester avec eux jusqu'à ce que le jeune aille mieux. Il resta donc une semaine chez les licornes, à appliquer la pommade trois fois par jour. Les effets se faisaient voir petit à petit et au bout d'une semaine, le poulain trottait dans la plaine sans problème. Harry ramassa ses effets et s'en retourna au village, sous les remerciements et les bénédictions des licornes.