Bonjour tout le monde ! Voilà, le chapitre nouveau est arrivé !
Je tiens à remercier très chaleureusement mes deux seules revieweuses (je ne sais pas si ça se dit…) depuis les deux derniers chapitres : Miss Lisa Black et Amand1 ! Un gros bisous à toutes les deux pour votre soutien, ça me fait vraiment plaisir de voir vos petits mots après chaque publication ! Bises à toutes les deux !
R.A.R :
Amand1 : Fille ou garçon, tu as raison de poser cette question ! Perso, je connais la réponse, mais c'est secret défense ! Patience…
Et c'est vrai, les garçons ont tendance à s'inquiéter quand une fille est enceinte… Et Remus n'échappe pas à la règle ! lol
Bonne lecture à tous et à toutes !
Chapitre VII
Le jour de la sortie à Pré-au-Lard, qui était aussi celui de Halloween, arriva.
Céline et Remus étaient en train de prendre le petit-déjeuner, quand on toqua à la porte.
"Entrez, dit Lupin. Oh, bonjour Minerva !
- Bonjour Remus, bonjour Céline.
- Bonjour professeur McGonagall ! Salua Céline.
- Que me vaut cette visite ? Demanda Lupin.
- Et bien, je viens apporter cette robe de sorcier pour Céline. Je pense que ce sera plus pratique pour se promener dans le village. Qu'en pensez-vous ?
- C'est gentil ! Remercia la jeune femme avec un grand sourire.
- Très bien, venez par ici, vous allez l'essayer, dit McGonagall."
Céline se leva et enfila la robe, couleur bleu nuit, par dessus ses vêtements.
"C'est une de mes anciennes robes… Je m'en doutais, elle est un peu grande !
- Merci de me rappeler que je suis proche du nanisme, objecta Céline avec une grimace.
- Proche du nanisme ! Et puis quoi encore ? Fit Remus en riant.
- Bon d'accord, j'exagère peut-être un peu, mais entre vous deux, franchement, je fais naine ! Non, sérieux, ajouta-t-elle, vous êtes grande professeur McGonagall, et toi Remus… Enfin bref, je fais pitié avec mon mètre soixante !
- Tu l'as arrondi, nota Lupin avec un sourire moqueur.
- A mon avantage, je sais… Laisse-moi rêver que j'ai gagné deux centimètres… Et quand j'aurais un ventre énorme, là, ça fera petit papa noël !
- Je t'achèterais un costume, c'est promis, fit le lycanthrope.
- Arrête de te moquer tu veux ! S'exclama Céline, la mine outrée. Professeur, dîtes lui que ça ne se fait pas ! Fit Céline en prenant McGonagall à témoin.
- Je ne dirais rien ! S'exclama la sorcière, visiblement amusée par l'échange entre Remus et Céline. Mais par contre, je vais arranger la coupe de ce vêtement."
Trois coup de baguette plus tard, Céline se regardait dans le miroir :
"Oui, c'est vrai que là, c'est mieux ! Je ne le dirais jamais assez, mais la magie est d'un pratique…
- Bien. Nous partons après le petit-déjeuner, rendez-vous dans le hall d'entrée, informa McGonagall.
- Très bien."
Ils la regardèrent tous deux quitter la pièce.
"Alors, comment me trouves-tu, habillée à la mode sorcière ? Fit-elle en tournant sur elle-même.
- Ravissante, comme toujours, répondit-il."
Elle lui envoya un sourire.
"Tu es sûr que tu ne veux pas venir ?
- Ce n'est pas que ne veux pas, c'est que je ne peux pas. Sinon, crois-moi, je t'accompagnerais… Souffla-t-il.
- Je m'en veux de te laisser seul…
- Je ne serais pas seul, mes copies et ce charmant strangulot me tiendront compagnie ! Dit-il en désignant le démon des eaux, tournoyant dans un grand aquarium.
- Très drôle…
- Sérieusement, tu n'as pas à t'en vouloir, ça te fera le plus grand bien de sortir ! Et tu verras, Pré-au-Lard est vraiment très intéressant !
- Je te crois ! Bon, je vais t'aider à débarrasser tout ça, dit-elle en se dirigeant vers la table.
- Céline ? Appela Remus.
- Oui ? Fit-elle en se retournant."
Il la regardait en souriant, lui montrant sa baguette.
"Je crois que je ne vais jamais m'y habituer à ça… Bon d'accord, vas-y !"
Une demi-heure plus tard, Céline était prête à partir.
"Tu m'accompagnes jusqu'au hall ?
- Avec plaisir !
- Super ! Dit-elle en se dirigeant vers la porte.
- Attends !
- Qu'est-ce qu'il y a ? Demanda-t-elle, intriguée.
- Je voulais te donner ça, dit-il en lui tendant une petite bourse."
Céline ouvrit le paquet : il contenait plusieurs pièces. Bien que leurs formes lui soient totalement inconnues, elle se douta tout de suite ce que c'était.
"Non, Remus, je ne peux pas accepter !
- Je ne te le demande pas, fit-il, souriant.
- Mais enfin, c'est… c'est ton argent ! Garde-le !
- Il est à toi. Ca me fait plaisir. Et ne refuse pas, ça me ferait de la peine…
- Ce n'est pas beau de faire chanter les gens, tu le sais ?
- Prends-le. Je peux t'assurer que tu en auras besoin aujourd'hui !
- Bon très bien… Marmonna Céline après un instant. Mais je te rembourserai !
- Je vais faire comme si je n'avais rien entendu… En attendant, je vais t'expliquer l'argent sorcier : les pièces en or, ce sont les Gallions, les pièces en argent, les Mornilles, et en cuivre, les Noises.
- Or, Gallion. Argent, Mornille. Cuivre, Noise, répéta Céline.
- Un Gallion vaut dix-sept Mornilles et il y a vingt-neuf Noises dans une Mornille. Ca ira ?
- Je pense. Au pire je pourrais toujours demander de l'aide à McGonagall.
- Très bien, allons-y."
Ils descendirent jusqu'au hall d'entrée. Plusieurs élèves se faisaient contrôler par Rusard, qui vérifiait que tous les élèves avaient leur autorisation signée.
"Oh vous voilà Céline ! S'exclama McGonagall.
- Quoi ? Cette moldue vient avec nous ? Fit une voix traînante."
La jeune femme se retourna et jeta un regard méprisant à Drago Malefoy. Depuis quelques temps déjà, le jeune homme ne se privait pas pour l'insulter et montrer son profond désaccord quand à sa présence à l'école. Et elle n'osait pas imaginer ce qu'il en serait quand sa grossesse sera bien évidente… Toutefois, elle essayait de ne pas attacher grande importance à son attitude.
"Je vous prierais de tenir votre langue, Mr Malefoy, fit sèchement McGonagall.
- Ne vous en faites pas, professeur, dit Céline sans quitter Drago des yeux. Malheureusement, tout le monde n'a pas votre ouverture d'esprit et certains sont tellement imbus de leur petite personne qu'ils se croient supérieur à l'humanité entière, et ce serait une perte de temps que d'essayer de trouver la moindre petite parcelle d'humanité en eux."
A sa propre surprise, un bon nombre d'élèves applaudirent, surtout les Gryffondor. Malefoy plissa méchamment des yeux, mais il n'était pas assez bête pour tenter quoi que ce soit devant plusieurs professeurs.
McGonagall partit un instant dans son bureau, et alors que les élèves commençaient à partir, Céline se tourna vers Remus.
"Merci pour… ça, dit-elle en montrant la petite bourse d'argent.
- Aucun problème, dit-il. Amuse-toi bien !
- J'y compte bien ! Je te ramènerais plein de choses, c'est promis !
- Soit, dit Remus avec un sourire. Et aussi, ajouta-t-il en s'approchant d'elle, fais attention à toi.
- Ne t'inquiète pas, je suis une grande fille, non ?"
Elle se retourna, et aperçut Ron et Hermione qui semblaient l'attendre un peu plus loin.
"Bon… J'y vais. Passe une bonne journée Remus.
- Toi aussi."
La jeune femme se tourna, puis s'arrêta et refit face à Lupin en se mordant la lèvre. Il lui jeta un regard interrogateur. Avant qu'il n'ait pu dire un mot, elle s'était dressée sur la pointe des pieds et avait déposé ses lèvres sur les siennes.
"A tout à l'heure, murmura-t-elle."
Puis elle le quitta vite pour ne pas lui montrer ses joues, qu'elle savait écarlates. Arrivée devant Ron et Hermione, qui avaient pudiquement détourné la tête, elle lança d'un ton enjoué :
"Merci de m'attendre ! On y va ?"
Remus la regarda partir, un sourire imprimé sur les lèvres. Toutefois, il était inquiet de laisser la jeune moldue, seule, dans un village empli de sorciers. McGonagall revint à ce moment, et il la retint.
"Oui, Remus ? Fit-elle.
- C'est à propos de Céline. Si vous pouviez… avoir un œil sur elle au village, dit-il.
- Bien sûr, il n'y a aucun problème.
- Merci."
"Harry n'a pas réussi à avoir de signature, constata Céline, alors qu'ils marchaient le long du chemin qui menait à Pré-au-Lard.
- Non, acquiesça Ron. Mais on lui a promit qu'on lui rapportera plein de bonbons !
- J'ai aussi dit ça à Remus, il doit rester à Poudlard pour corriger vos copies sur les épouvantards.
- Tu seras avec nous, c'est bien aussi, non ? Fit Ron avec un sourire.
- Je n'ai pas dit le contraire. Je suis contente d'y aller, ça va me faire du bien de prendre un peu l'air !
- Et le bébé, ça va ? Demanda Hermione.
- A merveille ! Et avec les conseils de ta mère, Ron, je n'ai presque plus de nausées !
- Ca se voit que tu es en forme, vu comment tu as parlé à Malefoy ! S'exclama Hermione. C'était super !
- Il commence vraiment à me taper sur le système celui-là, maugréa Céline.
- C'est Malefoy, soupira Ron. Un vrai crétin."
Ils continuèrent à parler, quand ils arrivèrent enfin au village.
"Whaaaa ! S'exclama Céline.
- On commence par quoi ? Demanda Hermione.
- On prend la première maison, et ainsi de suite, c'est le mieux, non ?"
Pendant la journée, ils visitèrent tous les magasins de Pré-au-Lard. Céline était ébahie devant tout ce qu'elle voyait, ouvrant grand les yeux pour ne pas perdre une miette de ce qui se passait, que ce soit chez Derviche et Bang, le magasin d'objets magiques, Zonko, la boutique de farces et attrapes, la grande Poste avec ses centaines de hiboux, et surtout la grande confiserie de chez Honeydukes.
"Venez, on voit la Cabane hurlante ! S'exclama Ron."
Alors qu'ils s'arrêtèrent pour regarder, le sourire de Céline s'effaça instantanément. Ainsi, c'était ici que Remus venait les soirs de pleines lunes. La cabane semblait en ruine, et dégageait quelque chose de profondément lugubre. La jeune femme eut la vision fugace de Lupin, couché sur le sol, gémissant de douleur après la transformation et surtout, profondément seul. Alors que son cœur se dilata à cette pensée, elle eut un haut le cœur et se pencha en avant, comme pour vomir.
"Céline ! S'exclama Hermione, la voix inquiète. Qu'est-ce qui ce passe ?"
La jeune femme ne répondit pas, incapable de parler
"Ca ne va pas ? Qu'est-ce qu'on peut faire ? S'enquit Ron.
- C'est sûrement une nausée, c'est ça ? Fit Hermione."
Céline, toujours penchée en avant, fit un signe de tête affirmatif.
"D'accord… Respire profondément, vas-y… Respire fort, conseilla Hermione en lui frottant le dos. Ron, va chercher McGonagall, vite !!!!"
Le garçon secoua la tête et couru en direction du village.
De longues secondes passèrent. Céline était toujours pliée en deux, la main sur un tronc d'arbre.
"C'est ça, respire, soufflait Hermione."
Au fur et à mesure, la jeune femme sentait le calme revenir en elle. Enfin, elle se redressa avec lenteur, tremblante. Elle croisa le regard de Hermione, visiblement inquiète.
"Ca va mieux ?
- Oui…, dit enfin Céline, la voix rauque."
A ce moment, Ron arriva, suivit de près par McGonagall.
"Céline ! S'exclama-t-elle. Oh par Merlin, vous êtes d'une pâleur effrayante ! Que s'est-il passé ?
- C'est cette maison, elle me donne la nausée, répondit la jeune femme, en fixant McGonagall d'un regard éloquent.
- Je comprends… Souffla le professeur. Bon, il ne faut pas que vous restiez là. Allons aux Trois Balais !"
Ils arrivèrent tous les quatre devant le bar et y entrèrent. Une femme assez jolie vint à leur rencontre :
"Minerva ! Quelle joie de vous voir !
- Pour moi aussi, Rosmerta, répondit McGonagall. Il reste de la place ?
- Bien sûr, dit-elle en désignant une table près de la fenêtre. Venez, je vous accompagne."
Une fois devant la table, Céline fut contente de pouvoir s'asseoir et passa sa main sur son front.
"Vous n'avez pas l'air bien, ma petite demoiselle, remarqua Mme Rosmerta. Il vous faudrait quelque chose de fort, comme un Whisky Pur Feu par exemple !
- Non, surtout pas d'alcool !!!! S'exclamèrent en même temps McGonagall et Hermione, avant même que Céline ait pu ouvrir la bouche.
- Je disais ça comme ça, fit Mme Rosmerta, les sourcils levés. Bon, et bien, que puis-je vous servir ?
- Trois Bièraubeurres et un jus d'œillet, répondit McGonagall.
- Les Bièraubeurres, froides ou chaudes ?
- Chaudes.
- Très bien, je vous apporte ça tout de suite.
- Vous auriez quand même pu éviter de crier comme ça, souffla Céline alors que Mme Rosmerta partait vers son comptoir. Je suis sûre qu'elle croit que je suis alcoolique maintenant…
- Vous êtes enceinte, vous n'avez pas le droit au boissons alcoolisés, souligna Minerva.
- Ca, je le sais ! Ce n'était pas une raison pour vous jeter à la gorge de cette pauvre femme, qui, elle n'est pas au courant…
- Comment vous sentez-vous maintenant ? Mieux ?
- Oui, c'est passé.
- Tu es sûre, tu es encore blanche, nota Hermione.
- C'est normal, cette cabane est horrible, surtout pour quelqu'un qui n'a pas l'habitude d'en voir tous les jours, lança Ron."
Ils furent interrompus par Mme Rosmerta, apportant les boissons.
"Alors voilà pour vous trois, dit-elle en servant Céline, Ron et Hermione. Minerva, je suppose que le jus d'œillet est pour vous… Bonne dégustation !
- Qu'est-ce que c'est exactement ? Demanda Céline en regardant sa chope avec curiosité.
- C'est de la Bièraubeurre, la boisson favorite du monde sorcier.
- De la Bièraubeurre, répéta la jeune femme, visiblement sceptique.
- C'est très bon ! Encouragea Ron."
Céline prit sa chope, la porta à ses lèvres et bu une gorgée.
"Whaaaa, c'est excellent !!!! S'exclama-t-elle, si bien que plusieurs sorciers se retournèrent vers leur table.
- Contente que cela vous plaise, sourit McGonagall.
- Vous rigolez, j'adore !!!!"
Elle avala une autre gorgée de Bièraubeurre. C'était vraiment délicieux, avec un goût remarquable de caramel fondu, très doux. Instantanément, le breuvage l'a réchauffa et ses joues retrouvèrent des couleurs.
"Oh, c'est trop bon ! Ne cessait-elle de répéter, sous les rires amusés des deux élèves et de leur professeur.
- Quoi, t'as déjà fini ?! Constata Hermione avec effarement, en jetant un coup d'œil vers la chope vide de Céline.
- Vous en voulez une autre ? Proposa McGonagall.
- Heu… Je ne voudrais pas dépenser tout l'argent de Remus. Déjà que je lui ai pris tout un gros sac de bonbons, je ne vais pas dépenser le reste en Bièraubeurre.
- Je vous l'offre, lança Mme Rosmerta qui passait près de leur table.
- Quoi ? Au non, je ne peux pas accepter !
- Tsss, on ne dit rien mademoiselle ! Ca fait longtemps que je n'avais pas eu une telle réaction face à ma Bièraubeurre !"
Cinq minutes plus tard, Rosmerta revint avec dans la main, non pas une chope, mais une énorme pinte remplie de Bièraubeurre.
"Oh merci ! S'exclama Céline avec un grand sourire. C'est trop gentil !
- Tu ne vas quand même pas boire tout ça ? Demanda Ron, les yeux ronds.
- Tu crois ça ? Fit Céline en lui envoyant un clin d'œil."
Puis, elle souleva sa pinte et commença à boire sa grande Bièraubeurre.
Alors que le jour commençait à décliner, Céline, Ron et Hermione reprirent ensemble le chemin du château, McGonagall étant repartie un peu plus tôt. Arrivés dans le grand Hall, ils se séparèrent et Céline monta jusque chez Remus.
"C'est moi ! Lança-t-elle en entrant."
Derrière son bureau, Lupin leva la tête. La jeune femme, les joues légèrement rosies par le vent et les yeux pétillants, affichait un sourire jusqu'aux oreilles.
"Vu ta tête, ce n'est pas la peine de te demander si tu as passé une bonne journée, dit-il en se levant.
- C'était génial ! Et tiens, comme promis, c'est pour toi ! Fit-elle en lui tendant un gros sac de bonbons.
- Tu as dévalisé le magasin ?
- Mmmmh… Oui, presque ! Répondit-elle, mutine.
- Je vois ça ! Merci, dit-il en lui déposant un baiser sur le front. Alors, raconte-moi ta journée !"
Céline fit un récit détaillé de sa visite : comment Ron et Hermione lui avaient montré ce que faisaient les Fizwizbiz ou bien les Gnomes au poivre :
"J'en ai essayé aussi, c'était trop drôle ! Toutes les sucreries sont excellentes, je ne sais pas ce que je préfère : les chocoballes, les caramels, ou les différents chocolats ! Les Dragées Surprises de Bertie Crochue sont excellentes ! Ron était dégoûté parce que je ne suis tombé que sur des bonnes, alors qu'il n'arrêtait pas de d'en avoir à la crotte de nez ou au goût de poubelle, quelle horreur ! Et puis Zonko, c'est géant aussi…"
Remus la regardait parler, marchant devant lui, la mine exaltée et le sourire toujours imprimé sur le visage. Il détaillait chacun de ses gestes, s'imprégnant du bonheur de la jeune femme.
"On a aussi été au Trois Balais ! La Bièraubeurre de Mme Rosmerta est exquise, elle m'a même offert la deuxième, une pinte carrément !
- Je suis content que tout ce soit bien passé, dit-il, une fois que le récit fut terminé. Par contre, tu as omis un détail.
- Un détail ? Fit-elle, surprise.
- Tu n'as pas été bien. Minerva est passée me voir et elle m'en a parlé.
- Tu me fais surveiller ou quoi ? Demanda soudain Céline, dont le sourire s'était brusquement effacé.
- Je m'inquiétais pour toi…
- Ce n'était qu'une nausée Remus ! Une grosse nausée, certes, mais juste une nausée.
- Ca s'est passé devant la Cabane Hurlante.
- Et alors, je n'ai pas le droit de m'inquiéter moi aussi !? Ca m'a fait mal au cœur de voir ça, savoir que tu étais là-dedans une fois par mois ! C'est un véritable taudis Remus !
- Je préfère ça que t'infliger ce triste spectacle.
- Non ! Moi je ne veux pas ! La première fois que je t'ai vu, tu étais un loup-garou ! Je sais ce que c'est ! Et avec la potion tue-l…
- On en a déjà parlé. L'affaire est close ! La coupa Remus, catégorique.
- Pourquoi tu te fermes comme ça ? Questionna-t-elle en s'approchant de lui. Ce n'est pas de ta faute Remus, et tu es bien la dernière personne à mériter ça.
- N'en parlons plus, tu veux ? Dit-il simplement après un profond silence."
Céline soupira. Elle savait que Remus pouvait être têtue. Mais elle ne s'avoua pas vaincue, car elle, elle était TRES têtue…
"Très bien, et toi t'as journée ? Finit-elle par demander.
- J'ai invité Harry à boire un thé. Le pauvre, il n'a même pas d'autorisation pour aller à Pré-au-Lard.
- Oui. J'ai cru comprendre que son oncle, sa tante et son cousin étaient loin d'être des cadeaux… Et ils ne supportent pas la magie. Pourtant, sa mère était la sœur de sa tante, elle devrait être habituée !
- Je me rappelle quand Lily abordait le sujet, ce n'était jamais le bonheur…
- Tu… Tu as connu la mère de Harry ?!
- Oui, répondit calmement Lupin. Lily m'a énormément soutenu, surtout dans les mauvais moments. C'était une très bonne amie.
- Alors, tu as sans doute connu James aussi, non ?
- C'est exact.
- Il paraît qu'il était très doué pour s'attirer les ennuis et… Attends…"
Céline prit une mine songeuse sans cesser de fixer Lupin.
"Si tu le connais… Ce ne serait pas un des membres des maraudeurs par hasard ?"
Remus émit un petit rire sans joie et esquissa un faible sourire.
"Je comprends pourquoi tu t'entends bien avec Hermione. Tu es aussi perspicace…"
Céline lui envoya un regard désolé. Ainsi, Remus avait perdu deus de ses meilleurs amis à cause du mage noir que tout le monde craignait.
"Tu dois te sentir proche de Harry alors.
- Il ressemble à James comme deux gouttes d'eau. Sauf les yeux. Ce sont ceux de Lily.
- Si tu as besoin d'en parler, n'oublie pas que je suis là… Tu peux compter sur moi.
- Je sais, souffla-t-il."
Ils se regardèrent en silence pendant de longues secondes.
"On devrait y aller, le banquet va bientôt commencer, dit-il finalement.
- C'est parti !"
Ils descendirent et pénétrèrent dans la Grande Salle. Céline laissa échapper une exclamation de ravissement. Devant ses yeux émerveillés, la Grande Salle étalait sa somptueuse décoration de Halloween : des centaines de citrouilles évidées où brûlaient des chandelles l'éclairaient, des nuées de chauves-souris volaient dans tous les sens et de petits serpentins orange ondulaient gracieusement sous le ciel magique.
Ils s'assirent entre les professeurs Flitwick et McGonagall.
Peu après, les élèves commencèrent à faire leur apparition et le banquet pu commencer. La table regorgeait de plats : viandes, rôtis, hachis, tourtes, pâtés, panachés de légumes et de purées, petits pains bien chauds, sauces en tout genres et bonbonnes de jus de citrouille.
"Et bien, fit McGonagall à Céline, visiblement amusée, vous avez un très bon appétit !
- Je dois manger pour deux maintenant, vous savez !
- Et tu ne m'as pas dit que tu t'étais gavée de bonbons chez Honeydukes ? Demanda Lupin avec un petit sourire.
- Moi ?! Je t'ai vraiment dit ça ?! S'exclama-t-elle avec une fausse surprise, les sourcils levés. Tu as du rêvé Remus, ajouta-t-elle en reprenant une patte de poulet."
Puis, elle lui adressa un sourire en battant innocemment des paupières.
"Quelle insolence, c'est effroyable, soupira Lupin.
- Tu sais ce que tu viens de dire est blessant ! Tu n'as vraiment aucune pitié pour moi ! S'exclama Céline avec une mine offensée."
Ils se mirent alors à se fixer, les yeux dans les yeux.
"Tu ne tiendras jamais, souligna Remus en la fixant de son regard bleu ambré.
- Tu es bien sûr de toi, rétorqua-t-elle."
Plusieurs secondes passèrent, chacun soutenant le regard de l'autre. La jeune femme savait qu'il lui était difficile de ne pas se laisser piéger par les yeux de Lupin. Mais c'était leur lien qui faisait ça, et jusqu'à preuve du contraire, il marchait dans les deux sens… Elle accentua donc l'intensité de son regard, sans sourciller.
"Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais les desserts sont là, leur lança McGonagall, avec une pointe d'amusement dans la voix.
- Merci Minerva, mais je veux montrer à cette impertinente qu'elle n'a aucune chance, répondit Remus.
- Impertinente, vraiment ? Fit Céline. En tout cas, ce n'est pas moi qui me crois la plus forte.
- Baisse les yeux voyons, tu sais très bien que c'est moi qui vais gagner.
- Ah oui ?
- Oui. Après tout, je suis un homme.
- Oh, c'est vrai ? Sans blague, tu… tu es vraiment un… homme ! Fit-elle, faussement surprise.
- Très drôle…
- Machiste."
Elle commença alors à lui tirer la langue pour le déconcentrer.
"En plus d'être insolente et impertinente, tu es aussi déloyale. Je suis effaré !
- Continue comme ça, et je vais vraiment mal le prendre.
- J'ajouterais aussi susceptible.
- Ca y est, je suis en colère ! Fit-t-elle en lui lançant un regard noir. Si tu baisses les yeux, j'accepterais peut-être de te pardonner. Mais tu n'auras qu'à ajouter maître chanteur à ta liste !
- Tu n'es qu'une tête de mule, souffla Lupin.
- Ca te pose un problème ?"
A ce moment, des cris de stupeur se firent entendre et ils détournèrent la tête en même temps, pour voir les fantômes de Poudlard offrirent un beau spectacle.
Finalement, Céline prit une coupe de mousse au chocolat et porta son regard sur Nick Quasi-Sans-Tête, qui mimait avec un réalisme effrayant sa décapitation bâclée.
Le banquet prit fin et le couple regagna leur petit appartement. Pendant tout le trajet, la jeune femme ne prononça aucun mot, s'enveloppant dans sa fierté de femme offensée.
"Quand tu voudras m'adresser la parole, tu me feras signe, lui lança Remus une fois qu'ils furent arrivés."
Elle ne répondit pas et préféra se mettre devant la cheminée, lui tournant ainsi le dos.
"Ca ne te vas pas du tout de faire semblant de faire la tête tu sais."
Silence.
"Non ! Ne me dis pas que tu me fais vraiment la tête ! Je disais ça pour rire !"
Elle se retourna finalement et haussa un sourcil.
"Même, dit-elle enfin.
- Tu n'es qu'une mauvaise perdante !
- Comment ça « mauvaise perdante » ?!
- Voyons, c'est évident, j'ai gagné !
- QUOI !? S'exclama-t-elle d'une voix perçante. On a détourné la tête en même temps ! Tu n'as rien gagné du tout, espèce de tricheur !
- Tricheur, moi ? Arrête avec tes excuses à deux noises ! Tu n'es pas française pour rien, on dit que vous êtes vraiment de mauvaise foi !
- Je suis française et fière de l'être, monsieur Lupin ! Et d'ailleurs…"
Elle se tut brusquement, alors qu'il la regardait avec un petit sourire satisfait. Il le faisait exprès… Il faisait tout pour la titiller, rien que pour le plaisir de la voir s'énerver… Et évidemment, elle fonçait tête baissée…
"Tu disais ? Demanda-t-il.
- Rien. Je ne vois pas pourquoi je me justifierais devant un tricheur, qui n'admet pas d'être à égalité avec moi, et qui, de plus, est si peu doué en relation avec le sexe opposé qu'il est obligé de kidnappé une femme pour lui faire un enfant…"
Elle lui lança le même petit sourire que lui-même était encore en train d'afficher. Seulement quelque chose dans l'expression de son visage avait changé. Peut-être cette petite lueur diabolique au fond des yeux…
Sans un mot, il retira sa robe de sorcier et sa veste, pour se retrouver en chemise. Selon Céline, ça n'annonçait rien de bon…
"Il y a un problème ? Demanda-t-elle, l'air de rien.
- Absolument pas. A part que tu vas regretter ce que tu viens de dire."
Elle ne prit pas la menace à la légère, mais elle se sentait d'humeur joueuse…
"Oh voyons Remus, serais-tu toi aussi susceptible ? Mais comme on dit, il n'y a que la vérité qui blesse… Lança-t-elle avec une mine innocente."
C'était la parole de trop. Elle le savait. Et elle avait raison, car à peine sa phrase finie, Remus se mit à courir vers elle et la jeune femme eut juste le temps de déguerpir avant qu'il n'arrive à sa hauteur. S'ensuivie une course poursuite effrénée dans l'appartement.
La jeune femme, n'aimant que très moyennement la course à pieds, fut vite essoufflée et, de plus, Lupin courait terriblement vite. En dernier recours, elle prit la direction de la chambre… Mais il réussit à attraper un de ses poignets et en se débattant, ils atterrirent sur le lit, lui à califourchon au-dessus d'elle.
"Pitié ! S'exclama-t-elle, totalement hilare.
- Ah non, pas de pitié !"
Et il commença à la chatouiller, sous les cris mêlés de rires de sa victime.
"Non ! Remus ! Hahahaha ! Arrête ! Hi hi hi hi ! S'il te plaît ! Houhouhou ! Remus ! Arrête ! Ca chatouille !
- C'est un peu le but, tu vois ! Répondit-il en riant lui aussi, sans cesser son manège.
- Espèce… Haha… de… Haha… tortionnaire ! Réussi-t-elle à dire entre deux fous rire.
- Tortionnaire, moi ? Je ne vois pas de quoi tu parles ! Lança-t-il en redoublant ses chatouilles."
Au bout de longues secondes, il s'arrêta et regarda la jeune femme, littéralement écroulée de rire.
"Alors, c'est qui le plus fort ? Demanda-t-il, les mains toujours menaçantes.
- Jai mal aux abdos ! Rétorqua Céline, toujours pliée de rire, en se tenant les côtes.
- Je m'en fiche ! C'est qui le plus fort ? Répéta-t-il."
Céline se calma finalement, et Remus en profita pour plonger son regard dans le sien.
"Bourreau, souffla-t-elle.
- Tu avais l'air d'aimer ça pourtant, nota-t-il d'une voix rauque. Serais-tu masochiste ?
- Peut-être !"
Soudain, sans prévenir, Remus se pencha vers elle et captura ses lèvres. Il l'embrassa passionnément et prit complètement possession de sa bouche, avant de s'allonger doucement sur elle. Céline, surprise, mais au-fond d'elle-même heureuse de la tournure que prenaient les évènements, lui retira sa cravate et entreprit de lui déboutonner sa chemise, alors qu'il passait lentement une main sous son pull…
"Remus, vous êtes là ? Fit une voix qui les stoppa net dans leur élan.
- C'est Minerva, dit-il.
- Remus ? Vous êtes là ? Répéta McGonagall depuis le salon.
- J'arrive ! Répondit-il finalement."
Il se redressa et réajusta sa chemise, pendant que Céline remettait de l'ordre dans ses cheveux, et ils sortirent de la chambre.
"Qu'est-ce qui se passe ? Demanda-t-il.
- Il y a un problème avec le portrait qui garde l'entrée de la tour des Gryffondor.
- La Grosse Dame ?
- C'est exact. Albus est déjà sur place.
- Très bien."
Il remit sa veste, lança un regard à Céline et sortit avec McGonagall.
Les deux sorciers coururent dans les couloirs en direction des escaliers et furent rejoints en chemin par Rogue. Bientôt, les trois professeurs arrivèrent et trouvèrent la foule d'élèves de Gryffondor, qui entourait Dumbledore, qui les regardait accourir. Alors que le directeur demandait à McGonagall de prévenir Rusard pour retrouver la Grosse Dame, Remus jeta un regard effaré sur le tableau : celui-ci avait été violemment lacéré, et des lambeaux de la toile était éparpillés sur le sol.
A ce moment, Peeves, l'esprit frappeur, fit son apparition et affichait un air ravi. Après plusieurs questions de Dumbledore, il expliqua d'une voix horriblement mielleuse que la Grosse Dame était profondément choquée après ce qu'elle avait vécue. Le directeur lui demanda encore si elle avait dit qui lui avait fait ça, ce à quoi Peeves répondit que oui, et que son agresseur « était devenu fou furieux quand elle a refusé de le laisser entrer… ». Puis, après une cabriole, il ajouta avec un grand sourire :
"Quel sale caractère il a, ce Sirius Black !"
Le sang de Remus ne fit qu'un tour. Black était dans le château et il avait laissé Céline, seule, dans ses appartements…
Alors que Dumbledore renvoyait les élèves de Gryffondor dans la Grande Salle, il se tourna vers McGonagall :
"Je vous rejoints, je vais chercher Céline…"
Puis il partit en courant, baguette à la main.
De son côté, Céline faisait les cent pas devant la cheminée, en fulminant contre McGonagall et ce foutu tableau… Pourquoi avait-il fallu que ça tombe à ce moment ?!
Plusieurs sentiments se mélangeaient en elle… Depuis plusieurs jours, elle se posait des questions sur ses sentiments envers Lupin. Ils devenaient de plus en plus proches au fil des jours… Trop proches peut-être… Elle savait une chose, c'est qu'elle n'avait pas le droit de tomber amoureuse. Pourquoi ? Tout simplement parce qu'ils s'étaient mit d'accord sur le fait qu'elle repartirait après avoir mis le bébé au monde…
Mais en même temps, au plus profond d'elle-même, une petite voix ne cessait de la narguer : « Tu aurais bien voulu que McGonagall n'entre pas, hein ? Tu attendais ça depuis longtemps, ne le nie pas ! Peut-être qu'il t'aime aussi… Après tout, c'est lui qui t'a embrassé en premier… »
La jeune femme secoua la tête, comme pour chasser cette voix… Non, elle n'était pas amoureuse !!
Il ne fallait pas !! « Tu crois vraiment ça ? Arrête de nier la vérité, tu meurs d'envie qu'il revienne… Peut-être pour reprendre là au vous vous étiez arrêtés… »
"STOP ! S'écria-t-elle."
Son cri résonna dans la pièce. Elle poussa un soupir et ferma les yeux…
"Tu deviens folle ma fille… Et en plus tu parles toute seule… Souffla-t-elle."
A ce moment, la porte s'ouvrit et Remus entra en trombe :
"Céline, tout va bien ? Demanda-t-il aussitôt en venant à sa hauteur.
- Oui, pourquoi tu me deman…
- Viens avec moi ! Dit-il sans lui laisser le temps de terminer sa phrase."
Il lui prit la main et l'entraîna précipitamment hors de l'appartement.
"Remus qu'est-ce qui ce passe ?"
Il ne répondit pas, se contentant de traverser les couloirs et de dévaler les escaliers, mais son visage affichait un rictus inquiet.
"Mais dis-moi ce qui ce passe bon sang ! S'exclama-t-elle."
Il consentit enfin à s'arrêter et se tourna vers elle.
"Le tableau a été lacéré. Sirius Black a essayé d'entrer dans la tour des Gryffonfor."
Les yeux de la jeune femme s'agrandirent.
"Sirius Black ? Celui qui s'est échappé d'Azkaban ?
- Oui, et il est peut-être encore dans le château."
Sans un mot de plus, il reprit sa course.
Ils arrivèrent bientôt dans le Grande Salle, où plusieurs élèves finissaient d'entrer. Dumbledore déclara ensuite que les professeurs et lui-même allaient fouiller le château, et que les élèves allaient dormir dans la salle. Puis il fit apparaître de gros sacs de couchages après avoir mis les tables contre les murs.
"Tu vas dormir ici, dit Lupin en regardant Céline.
- Non ! Je veux rester avec toi !
- Hors de question, tu seras plus en sécurité ici !
- Je le serais aussi avec toi ! Protesta-t-elle.
- Tu as besoin de sommeil, et je risque de ne pas beaucoup dormir cette nuit. Tu vas rester ici, un point c'est tout.
- Mais…
- Je crois, ma chère Céline, intervint alors Dumbledore, que Remus a raison. Il serait plus profitable pour vous que vous dormiez ici. Et puis, vous aurez l'occasion de bavarder avec vos amis de Gryffondor."
Céline regarda tour à tour Lupin et Dumbledore avec un regard courroucé.
"Reste, je serais moins inquiet si je te sais ici, lui dit Remus.
- Bon, très bien… Finit-elle par dire en soupirant.
- Très bien, je vous souhaite une bonne nuit, dit le directeur, avant de les laisser."
Céline sentait son corps trembler, alors qu'une peur panique s'emparait d'elle.
"Détends-toi, lui murmura Remus en la prenant dans ses bras. Tu es en sécurité ici.
- Je n'ai pas peur pour moi ! J'ai peur pour toi ! Rétorqua-t-elle."
Il se dégagea d'elle avec un sourire.
"J'y vais. Dors bien."
Il fit demi-tour, mais la jeune femme le retint par le bras.
"Fais attention, souffla-t-elle."
Il acquiesça d'un signe de tête et sortit de la grande salle, suivie du professeur Dumbledore.
Aussitôt, un grand brouhaha s'éleva dans la Grande Salle, les Gryffondor racontant ce qui s'était passé aux autres élèves.
Alors qu'elle était restée plantée là, le regard posé sur la porte de la salle, Céline vit Hermione, Ron et Harry venir vers elle.
"On suppose que tu es déjà au courant, dit la jeune sorcière.
- Oui. C'est dingue qu'il ait réussi à s'introduire dans le château.
- Tout le monde dans les sacs de couchage ! Extinction des deux ! Cria soudain Percy, le frère aîné de Ron, préfet-en-chef cette année."
Ils prirent leurs sacs de couchage et allèrent s'allonger parmi les autres élèves. Après une petite discussion, les chandelles s'éteignirent.
Céline se retourna et contempla le plafond magique, à l'image d'un ciel étoilé. La rumeur des chuchotements, comme un souffle de vent, la berçait petit à petit et elle sombra finalement dans le sommeil, plusieurs minutes pus tard.
Elle était dans le petit appartement… Remus était en train de l'embrasser… Tout à coup, la porte s'ouvrit violemment et laissa entrer la Grosse Dame qui hurlait, les vêtements en lambeaux… Soudain, un autre cri se fit entendre… Sirius Black venait lui aussi d'entrer, habillé dans un ridicule costume de citrouille, et brandissant un gigantesque poignard, prêt à pourfendre la Grosse Dame…
Céline ouvrit les yeux en étouffant une exclamation effrayée. La respiration rapide, ses yeux firent le tour de la pièce. Elle laissa échapper un soupir de soulagement quand elle reconnut la Grande Salle.
La jeune femme regarda autour d'elle. La respiration calme et régulière, tous les élèves dormaient. Tous ? Non. Harry la regardait avec un regard inquiet, comme pour lui demander si tout allait bien.
"Ca va, chuchota-t-elle.
- Tu es sûre ? T'as pas l'air bien.
- J'ai fait un cauchemar, c'est tout. Tu as l'heure ?
- Attends… dit-il en regardant sa montre. Il est un peu plus de trois heures du matin. Je n'ai quasiment pas dormi, toutes les heures un prof venait pour voir si tout était calme. J'ai vu le professeur Lupin, il est passé trois fois !
- Ah bon ? Fit-elle, déçue de l'avoir râté.
- Oui, et à chaque fois, il venait te regarder pour voir si tu étais en train de dormir, murmura-t-il avec un petit sourire.
- Vous êtes mignons tous les deux, chuchota une autre voix."
Céline se retourna et fit face à Hermione qui lui envoya un clin d'œil.
"Je suis d'accord… Fit à son tour la voix de Ron, dont elle vit la main faire un discret signe derrière Harry."
Elle voulu répondre, mais la porte s'ouvrit et elle vit Dumbledore entra. D'un regard commun, ils firent semblant de dormir. Dumbledore s'avança vers Percy, qui marchait non loin d'eux, et ils commencèrent discuter : les professeurs n'avaient pas encore repéré Black… Un nouveau gardien avait été trouvé pour la tour de Gryffondor… Les élèves pourront y revenir dès le matin. La Grosse Dame se cachait dans une carte de Géographie, très choquée…
La porte s'ouvrit à nouveau. Des pas se rapprochaient et une voix parla. C'était Rogue. Céline laissa échapper un soupir, agacée que ce ne soit pas Remus. Mais elle tendit cependant l'oreille : aucune trace du fugitif au deuxième étage, aux sous-sols, à la tour d'astronomie, dans la pièce du professeur Trelawney et la volière…
Soudain, la voix de Rogue se fit murmure. Ce qu'elle entendit lui fit l'effet d'une douche froide : Rogue venait d'insinuer que Lupin aurait pu aider Black a entrer dans la château…!
Pourquoi avait-il dit ça ? Comment osait-il insinuer une telle chose ? C'était absurde ! Au moment où elle fit un mouvement pour se lever et envoyer son poing dans le visage blafard de Rogue, celui-ci tourna les talons et quitta la pièce, peu après le professeur Dumbledore.
Son regard revint vers Harry. Lui aussi ne semblait pas vraiment comprendre la situation…
Après ça, Céline dormit très mal, se réveillant aux moindres bruits. Quand sonna l'heure de se réveiller, elle se redressa donc avec l'impression d'être passée sous un rouleau compresseur.
"T'as une sale tête, fit gentiment remarquer Ron."
Pour toute réponse, elle grommela seulement un « merci » boudeur.
Soudain, une odeur de viennoiseries, de café, de lait et de confiture vint lui chatouiller les narines. L'effet fut immédiat. Harry, Ron et Hermione la virent devenir blanche comme un linge, poser sa main devant sa bouche et se mettre à courir comme une dératée jusqu'à la sortie de la Grande Salle.
"Je m'en doutais, fit Hermione avec un air compatissant. Elle n'a pas eu sa compote…"
La jeune femme couru dans les couloirs. Ne pas vomir maintenant… Respiré… Ne pas vomir maintenant… Inspiré… Surtout ne pas vomir maintenant…
Elle ouvrit la porte de l'appartement à la volée, manqua de percuter un Remus surpris, se réfugia dans les toilettes et se pencha en catastrophe sur la cuvette…
Elle n'en sortit que plusieurs minutes plus tard, toujours aussi blanche, une grimace de dégoût sur les lèvres.
"Tu en voudras quand même ? Demanda Remus en lui montrant la compote qu'il tenait à la main.
- Ne me parle pas de nourriture ce matin, je t'en prie… Beuh… J'avais oublié à quel point c'était horrible…
- Tu n'as vraiment pas bonne mine, tu sais ?
- Toi aussi, rétorqua-t-elle."
C'était vrai. Apparemment, Remus avait veillé une bonne partie de la nuit…
"Tous les professeurs n'ont pas beaucoup dormi cette nuit, nous avons fouillé le château pendant des heures, et après ça, nous avons continué à patrouiller un peu partout, expliqua-t-il. Je ne suis ici que depuis une heure environ.
- Vous n'avez trouvé aucune trace de Sirius Black ?
- Aucune."
Céline avait toujours en tête l'insinuation de Rogue… Fallait-il vraiment qu'elle lui en parle ?
"Tu sembles contrariée, fit remarquer Lupin. Quelque chose ne va pas ?
- Et bien… Cette nuit, j'ai entendu Rogue parler avec Dumbledore… Et…
- Et ? Encouragea le lycanthrope.
- Et… Il a insinué que… que tu… que tu aurais pu aidé Black à entrer dans le château, dit-elle enfin.
- Tu sais bien que Severus ne m'a jamais porté dans son cœur, répondit simplement Remus.
- Peut-être, mais delà à t'accuser à tord ! Comment peux-tu rester aussi stoïque ?! C'est injuste ! Tu ne le connais même pas ce Sirius Black ! S'exclama-t-elle.
- Peut m'importe ce que peut dire Severus à mon sujet. Et je suppose qu'Albus n'a pas tenu compte lui-même de cette insinuation.
- Bien sûr que non, c'est tellement absurde…!
- Tu vois, il n'y a aucune raison de s'inquiéter davantage, conclu Remus en lui souriant."
Elle le regarda, avec une grimace, porter un croissant à sa bouche.
"Céline, il y autre chose qui te tracasse, non…?
- Non… Marmonna-t-elle en se mordant la lèvre.
- Céline…
- Oui, bon d'accord… C'est… A propos d'hier soir… Avant que McGonagall n'arrive…"
Remus reposa son bol de café, les mâchoires crispées et lui tourna le dos, comme pour réfléchir. Un silence tendu s'installa. Enfin il prit la parole :
"Je me doutais que tu aurais voulu en reparler. Et je te prie de m'excuser."
Céline fit les yeux ronds. Il était en train de… s'excuser !?
"Je ne sais pas ce qui m'a prit, continua-t-il. J'espère que tu ne m'en veux pas. Ce ne se reproduira plus."
Elle resta interdite, comme si un poids énorme lui était brusquement tombé dans l'estomac. Devant son silence, il continua, toujours en lui tournant le dos :
"Si on n'avait été plus loin, on se serait mit dans une situation totalement ambiguë tous les deux. Et comme on a conclu que tu allais repartir chez toi après avoir accouché, ce n'est pas vraiment ce qu'il y a de mieux à faire."
Elle voulu répondre, dire n'importe quoi, mais les mots restèrent désespéramment coincés dans sa gorge. Dans le silence le plus assourdissant qu'elle n'avait jamais connu jusque là, il prit sa robe de sorcier et sortit, sans se retourner.
La jeune femme resta assise, incapable de faire le moindre geste. Elle cru que la pluie s'était mise à tomber et obscurcissait la luminosité de la pièce.
Elle tourna la tête vers la fenêtre et se rendit compte que le ciel était dégagé. Pourquoi tout semblait-il étrangement flou ?
C'est à ce moment que Céline s'aperçut que c'était elle qui pleurait.
A Suivre…
J'espère que ça vous a plus ? La fin est triste, je sais, et certains risquent de vouloir me tuer d'avoir écrit ça… Qu'ils se rassurent, je les comprends tout à fait, alors pas besoin de sortir les flingues et les couteaux !
Le chapitre VIII est déjà en cours d'écriture, mais je ne sais pas quand il sera prêt…
En attendant, je vous en supplie… REVIEWS ! (Nyny's à genoux, mains jointes, yeux larmoyants) Pitié !
Bises à toutes et à tous.
Pepsi (Nyny's).
