Bonjour !

Avant toutes choses, je tiens à vous souhaiter à toutes et à tous une excellente année 2007, avec le plein d'amour, de bonheur et de sous !

Merci à mes fidèles revieweuses : Miss Lisa Black et à Amand1 !

R.A.R :

Amand1 : Bonne année à toi aussi ! Et oui, Céline en veut à Remus mais prend quand même sa défense… Ah l'amour… En ce qui concerne George, c'est un de mes persos préférés (avec Fred bien sûr !), alors je voulais le mettre un peu en avant. En attendant, je ne sais pas encore comment je vais tourner ça, mais en tout cas, Céline ne le laisse pas indifférent, ça c'est sûr ! Bisous à toi !

Bonne lecture !

Chapitre IX

Céline se dégagea doucement et lui déposa un baiser sur la joue, avant de se diriger vers la chambre. Remus la suivit du regard et lâcha un profond soupir… Par Merlin, qu'est-ce qu'il pouvait la trouver attirante… Mais il ne fallait pas aller plus loin… Ce serait trop compliqué sinon… Mais il trouvait ça de plus en plus dur…

« Allez mon vieux… Tu as déjà dormi avec elle… Il suffit juste de te contrôler…, pensa-t-il. »

Il soupira une dernière fois, et la suivit dans la chambre.

Le lendemain matin, Céline se leva, et trouva Remus dans le salon, qui se versait un bol de chocolat.

"Bonjour, lui dit-elle en s'étirant.

- Bonjour. Bien dormi ?

- Très bien. Et toi ?

- J'avoue que le lit est nettement plus confortable que le canapé, répondit-il avec un sourire.

- Et oui, c'est encore moi qui avais raison… Rétorqua la jeune femme.

- Dois-je te rappeler que c'est toi qui m'as demandé de dormir sur le canapé ?

- Tu n'avais qu'à ne pas accepter…

- Et c'est toi qui auras encore le dernier mot…?

- Exactement ! N'oublie jamais que les femmes ont toujours le dernier mot mon cher Remus ! Et tu ne voudrais tout de même pas contrarier une future maman ?

- Les femmes… Soupira Lupin. Et sinon, tu veux du chocolat chaud ?

- Non, ça ne me dit trop rien, répondit-elle en commençant sa compote. Il reste de la Bièraubeurre ?

- Tu ne vas quand même pas en boire dès le matin ! S'exclama-t-il.

- Ce n'est pas de ma faute si j'en ai envie… C'est le bébé qui demande, pas moi !

- Et bien sûr, tu n'en profites absolument pas… Fit-il avec un air suspicieux.

- Là n'est pas la question… Tu peux me la faire réchauffer, s'il te plaît ? Demanda-t-elle en lui tendant une chope froide."

Lupin prit sa baguette et la pointa sur la chope. Deux secondes plus tard, une légère fumée s'éleva de la boisson.

"Merci, dit-elle en portant la Bièraubeurre à ses lèvres.

- Au fait, commença-t-il après un silence, j'ai parlé avec Harry à la fin du cours hier après-midi. Il se posait des questions sur l'effet que les Détraqueurs ont sur lui.

- Tu lui as dit ? Demanda Céline, qui savait pourquoi, après en avoir parlé une fois avec Lupin.

- Bien sûr, répondit-il. Et il m'a avoué que lorsqu'ils sont près de lui, il entend… Il entend Voldemort qui tue sa mère.

- Le pauvre… Souffla-t-elle d'une voix amère. Et c'est en partie pour ça qu'il veut les combattre je suppose… Quand allez-vous commencer ?

- Après les vacances de Noël.

- Je pourrais venir avec vous ?

- Si Harry n'y voit aucun inconvénient, je ne vois pas pourquoi tu ne pourrais pas.

- Très bien."

Céline se dirigea vers la cheminée et tendit les mains pour se réchauffer.

"Et aussi, dit Lupin, Ron m'a fait part d'une requête…

- Laquelle ?

- Que tu me remplaces si jamais je suis encore malade, fit-il avec un sourire amusé.

- Oh non ! Il a osé ! S'exclama-t-elle en riant.

- Oui, car d'après lui, et bon nombre de ces camarades d'ailleurs, ton discours sur les loups-garous leur a particulièrement plu. Selon eux, tu en parles mille fois mieux que ce cher Severus.

- Ca m'a énervée de savoir que cette espèce de chauve-souris a tout fait pour te discréditer…"

Lupin se leva et se plaça devant elle.

"Alors merci d'avoir pris ma défense, même si on n'était pas en très bon terme… Lui dit-il.

- De rien. Ca m'a paru naturel.

- Mais, s'il te plaît, essaye de parler de Severus en d'autres termes que « cet espèce de chauve-souris »…

- Comme si tu n'étais pas d'accord avec moi… C'est bien toi qui as fait apparaître son épouvantard habillé avec les vêtements de la grand-mère de Neville, rétorqua-t-elle avec un sourire narquois.

- Ce n'était que pour le cours.

- On lui dira…!

- C'est un de mes collègues de travail…

- Qui n'hésite pas à te descendre dès que tu as le dos tourné. Alors je peux au moins me permettre de l'appeler la chauve-souris… Et encore, je pourrais dire l'affreuse-chauve-souris-avec-un-énorme-nez-et-des-cheveux-gras !

- Céline, voyons ! S'exclama Lupin, en tentant toutefois de réprimer un fou rire.

- Je ne dis pas de mal, c'est la stricte vérité… D'ailleurs, les vraies chauves-souris sont nettement plus agréables à regarder que lui…"

Et là, elle se mit à l'imiter, la démarche raide, le nez pincé, en se mettant les cheveux devant le visage. Finalement, Remus éclata de rire :

"Très ressemblant ! Vraiment très ressemblant !

- Merci, lui dit Céline d'un ton pompeux en faisant une révérence.

- Sur ce très beau numéro d'imitation, il serait temps de terminer de déjeuner, tu ne crois pas ?

- Oui, tu as raison. Et… Il te reste du chocolat ?

- Du chocolat ? Oui, j'en ai une tablette dans la poche de ma veste, là sur la chaise.

- Ok, fit-elle en se dirigeant vers la dite chaise et en prenant la tablette."

Alors, sous les yeux ébahis du lycanthrope, la jeune femme en coupa un large morceau, qu'elle trempa dans la Bièraubeurre avant de le croquer.

"Qu'est-che qu'il y a ? Cha va pas ? Lui demanda-t-elle, la bouche pleine.

- Si si, tout va bien. Je viens simplement de te voir trempé un morceau de chocolat dans ta Bièraubeurre…

- C'est excellent ! Se défendit-elle.

- Je n'en doute pas, fit Remus avec une pointe d'ironie dans la voix.

- Tu veux goûter ?

- Non, merci, ça devrait aller ! Autant j'adore le chocolat et la Bièraubeurre séparément, qu'ensemble, ça ne me dit pas tellement…

- Vas-y, dis que j'ai des goûts bizarres ! S'offusqua-t-elle.

- Je dirais plutôt que c'est le bébé qui te fait avoir des goûts bizarres…

- Et il a raison… Il tient déjà de nous deux tu vois, puisqu'il demande du chocolat ! Et moi, en bonne maman, je lui donne ce dont il a besoin !"

Et sur ces mots, elle croqua avec délice un autre morceau de chocolat.

Céline avait été heureuse de voir que la promesse de Lupin de lui enseigner certains moyens de défenses avait remonté le moral de Harry. Et pour parfaire la joie du jeune garçon, la victoire sans appel de Serdaigle sur Poufsouffle, à la fin du mois de novembre, laissait à Gryffondor une chance de remporter la coupe. Le capitaine, Olivier Dubois, en profita pour faire travailler son équipe avec acharnement, et Céline pu ainsi voir –enfin- ce qu'était le Quidditch lors de certains entraînements… Et la jeune femme avait tout simplement adoré, au point d'exprimer de profonds regrets de ne pas être une sorcière pour pouvoir elle-même défendre l'honneur des Gryffondor !

Les jours passèrent, et Céline avait prit l'habitude de toujours avoir une bouteille de Bièraubeurre chaude (que lui apportait Maky dès qu'une était finie) et une tablette de chocolat dans les mains…

La fin du premier trimestre approchait. A la plus grande joie des élèves, les premiers flocons firent leur apparition, et le sol boueux de l'automne se couvrit d'un manteau immaculé qui annonçait l'arrivée de Noël.

"Je n'arrive pas à croire que l'on soit déjà à mi-décembre ! S'exclama Molly, qui était revenue rendre visite à Céline.

- Moi non plus, je n'ai pas vu le temps passé, approuva la jeune femme. Vous allez fêtez Noël chez vous ?

- Non, Arthur et moi allons en Roumanie rendre visite à notre fils Charlie. Et toi, qu'as-tu prévu avec Remus ?

- Pas grand-chose pour l'instant, ses cours lui prennent pas mal de temps. Nous pouvons aller lui dire un petit bonjour, qu'en pensez-vous ?

- Céline, je t'ai déjà dit cent fois de me tutoyer, gronda gentiment Molly.

- Je vais faire un effort, promis Céline. Donc, qu'est-ce que tu en penses ?

- Il n'est pas en cours ?

- Si, mais ça va bientôt être la fin.

- Très bien, alors allons-y !"

Les deux femmes traversèrent plusieurs couloirs, et arrivèrent devant la salle de classe d'où sortaient des élèves de septième année de Poufsouffle, et certains saluèrent Céline d'un signe de tête.

"Tu vas bientôt connaître toute l'école, plaisanta Molly.

- J'assiste quasiment à chaque cours de Remus, je connais leurs têtes maintenant ! Et puis, à leurs yeux, je suis la fiancée de leur professeur préféré, alors ça aide, ajouta-t-elle avec un clin d'œil. Le mieux, c'est que la plupart se fiche totalement que je sois moldue, à part les Serpentard, évidemment…"

Elles entrèrent dans la salle de Défenses Contre les Forces du Mal.

"Remus, regarde qui m'accompagne ! Lança Céline.

- Ca alors ! Molly ! S'exclama le lycanthrope avec un large sourire en reconnaissant la mère de Ron.

- Remus Lupin ! Comme je suis contente de te revoir !"

Ils s'étreignirent chaleureusement.

"Alors, comment se passe tes cours ?

- Très bien, répondit Lupin. Les élèves se montrent très assidus.

- Je n'en doute pas, Céline m'a dit que tu étais un merveilleux professeur !

- Tu exagères peut-être un peu, non ? Demanda Lupin en se tournant vers la jeune femme.

- C'est toi qui es trop modeste, répliqua-t-elle avec un sourire. Tu fais un merveilleux travail.

- Si tu le dis…

- Il n'y pas que moi, tous les élèves le disent !

- Et je suis sûre que c'est la vérité ! Intervint alors Molly. Céline, tu ne sais pas comment nous nous sommes connus, Remus et moi ?

- Non, répondit-elle avec une mine intéressée.

- Et bien ce cher Remus est venu donner des cours à domicile à mon premier fils, Bill, pendant environ un an et demi avant son entrée à Poudlard, révéla Mrs. Weasley.

- Oh c'est vrai ! Bill a du être un excellent élève dans ce cas ? Fit Céline avec un petit sourire.

- Exactement ! Il a même été préfet-en-chef !"

Ils continuèrent à parler gaiement pendant de longues minutes, quand Molly s'aperçut qu'il était l'heure pour elle de rentrer. Après avoir salué Remus, elle prit le chemin du bureau de Dumbledore avec Céline.

"Ca m'a fait vraiment plaisir de revoir Remus, fit Molly pendant le trajet.

- Il a été content lui aussi, j'en suis sûre, ajouta la jeune femme.

- Et… Comment ça va entre vous deux ? Demanda soudain Mrs. Weasley.

- Oh, et bien, disons que nos rapports sont purement amicaux… Répondit-elle.

- Rien d'autre ?

- Non, et je préfère encore ça plutôt que de se faire la tête… C'est toujours mieux que rien ! Fit-elle d'un ton amer.

- Oui, mais tu es tout de même malheureuse, nota sagement Molly."

La jeune femme préféra se taire et détourna la tête.

"Céline, il faut que tu essayes de lui parler.

- A quoi cela servirait-il ? Il risque encore de se fermer comme une huître et le ton finira fatalement par monter d'un cran… Alors non, je ne lui parlerai pas.

- Tu sais, lorsqu'il était professeur chez nous, il n'a jamais fait mention d'une quelconque petite amie, révéla Molly. Il doit sans doute avoir peur d'entamer une relation. Mais maintenant que tu es là, c'est différent.

- En quoi ? Demanda Céline.

- Tu es une belle jeune femme qui va lui donner un enfant et tu es amoureuse de lui… Et ça je suis persuadée qu'il le sait !

- Dans ce cas, il le cache très bien, répliqua-t-elle avec un rire sans joie.

- Peut-être, mais je doute qu'il ne ressente rien pour toi… Alors un conseil, ne lâche pas si facilement ma chère petite !"

Elles se turent en arrivant dans le bureau du directeur, qui était absent.

"Oh, Molly, je voudrais savoir, est-ce qu'il y a des vêtements pour futures mamans chez le magasin Gaichiffon à Pré-au-Lard ?

- Je crois, oui. Pourquoi ?

- Et bien, je commence à être un peu juste au niveau des… des soutiens-gorge, répondit Céline avec une grimace.

- Mais il fallait me le dire avant ! J'ai gardé quasiment toutes mes affaires de mes grossesses, je te les apporterai la prochaine fois !

- Merci beaucoup ! S'exclama la jeune femme.

- De rien, c'est tout naturel ! Bon allez, j'y vais ! Prends bien soin de toi, couvre-toi pour ne pas prendre froid, et pense à ce que je t'ai dit sur Remus !

- Très bien maman, répondit-elle."

Molly lui fit un clin d'œil et disparu dans la cheminée.

Le soir, pendant le dîner.

"J'ai corrigé une partie des devoirs des septièmes années, et franchement, les notes sont assez élevées, je pense qu'ils n'auront pas de difficultés avec leurs ASPIC en Défense Contre les Forces du Mal.

- C'est en partie grâce à toi, nota-t-elle.

- Si tu le dis, fit-il avec un petit sourire. En attendant, ils ont aussi besoin de vacances. Heureusement que la fin du trimestre est proche. Oh, j'y pense, ajouta-t-il, tu vas être contente, la prochaine visite de Pré-au-Lard est ce week-end.

- C'est vrai ? Je n'avais pas vu ! S'exclama-t-elle avec un grand sourire. Tu viendras cette fois-ci, n'est-ce pas ?

- Bien sûr, je tiendrai ma parole, répondit-il."

Ils finirent de dîner et Céline partit se changer dans la chambre. Alors qu'elle enlevait son pull, elle se regarda dans le miroir et soupira. Sa poitrine commençait déjà à se sentir à l'étroit dans son soutien-gorge. Tout à coup, les paroles de Molly lui revinrent en mémoire : « Peut-être, mais je doute qu'il ne ressente rien pour toi… Alors un conseil, ne lâche pas si facilement ma chère petite ! » En même temps, elle était fatiguée de leurs prises de bec et se contentait bon gré mal gré de leur amitié… Mais bon… Molly avait peut-être raison… Elle regarda le calendrier : la prochaine pleine lune était dans une semaine et demi… Remus devait déjà être un peu plus sensible que d'habitude…

La jeune femme respira un grand coup. D'un geste brusque, elle enleva son débardeur, ne gardant que son soutien-gorge et remonta fièrement sa poitrine. « S'il ne fait rien face à ça, j'arrête tout…! »

Remus, quand à lui, était en train de boire un jus de citrouille devant la cheminée. Soudain, il entendit Céline lui parler depuis la chambre :

"Remus, tu sais, j'aimerais bien aller chez Gaichiffon à Pré-au-Lard !

- Il te manque quelque chose ici ? Demanda-t-il.

- Non, mais il paraît qu'ils ont des vêtements pour futures mamans ! Et j'aimerais voir deux ou trois petites choses !

- Déjà ? S'étonna-t-il. Mais tu rentres encore dans tes pantalons, non ?

- Bien sûr ! Répondit-elle en riant. Mais il y a autre chose…

- Quoi ?

- Et bien, ça !"

Remus tourna la tête et avala soudain son jus de citrouille de travers. Céline se trouvait dans l'embrasure de la porte. Elle avait gardé son pantalon, certes, mais le loup-garou gardait plutôt les yeux rivés sur son ravissant soutien-gorge…

"Je ne pensais pas prendre de la poitrine aussi vite, dit-elle d'un ton badin en s'approchant de lui. C'est pour ça que je voudrais aller chez Gaichiffon, pour pouvoir en prendre un ou deux spécial « future maman ». Non, parce que là, j'ai l'impression que ça va déborder d'un instant à l'autre, et en plus, c'est assez douloureux… Qu'est-ce que tu en penses ? Finit-elle par lui demander en se plaçant devant lui, les mains sur les hanches."

Lupin ne répondit pas, se contentant de fixer le buste de la jeune femme. Le début de grossesse avait déjà fait prendre une légère, mais très charmante ampleur à sa poitrine. Et le soutien-gorge, un peu juste à présent, il fallait l'avouer, ne faisait qu'accentuer le phénomène…

"Remus ? Tu m'as entendue ? Demanda innocemment Céline en lui passant la main devant les yeux.

- Hein ? Quoi ? Fit-il en la regardant enfin dans les yeux.

- Je te demandais ce que tu pensais de ma poitrine ? Je suis un peu serrée, non ?

- Heu… Et bien… C'est-à-dire… Dit-il en fixant tour à tour sa poitrine et ses yeux. C'est comme tu le sens… C'est vrai que ça parait un peu juste… Mais rien de bien dramatique…

- Tu es sûr ? Demanda-t-elle encore en s'approchant de plus en plus."

Un combat féroce s'était engagé dans la tête de Remus. D'un côté, sa raison lui disait de se contrôler, de ne pas céder, de rester complètement lucide, car il sentait bien que Céline était en train de le mettre à l'épreuve, avec une redoutable efficacité d'ailleurs… Et de l'autre côté, il y avait son instinct animal, le loup en manque d'amour qui le poussait à se laisser envoûter par cette séduisante vision, mais aussi à montrer à cette impertinente qui était véritablement le dominant… L'embrasser. Ne pas l'embrasser. L'embrasser. Ne pas l'embrasser. L'embrasser. Ne pas l'embrasser. L'embrasser…

"Céline… commença-t-il de sa voix rauque.

- Oui ? Fit-elle, la voix pleine d'espoir.

- Je…

- Tu ?

- C'est… C'est d'accord ! S'exclama-t-il en se détournant brusquement d'elle.

- Quo… Quoi ? Demanda-t-elle, alors qu'il lui semblait revenir à vitesse grand V sur la terre ferme.

- Nous irons chez Gaichiffon ce week-end.

- Oh… Souffla-t-elle."

Elle avait l'impression que son cœur s'était brisé en petits morceaux… Alors que ses yeux semblaient avoir soudainement prit feu, elle tourna tristement les talons.

"Je vais me coucher, lança-t-elle d'une voix éteinte."

Arrivée dans la chambre, elle se laissa tomber sur le lit et s'engouffra dans les couvertures en position fœtale, le visage ruisselant de larmes et le corps secoué de douloureux sanglots.

Cette nuit-là, le loup-garou ne vint pas la rejoindre.

Le samedi matin, jour de la sortie à Pré-au-lard, Céline se préparait dans la salle de bain. Alors qu'elle se passait de l'eau froide sur le visage, la soirée où Remus l'avait une énième fois de plus repoussée lui revint encore en mémoire : le lendemain, elle n'avait pas cherché à s'expliquer, sachant pertinemment que ça n'aurait servi à rien. Alors, définitivement, elle s'était résignée… Ils seraient amis, rien de plus. Même si ça lui faisait mal à chaque seconde, elle en avait assez de subir ses refus… Même si elle avait ressenti son dilemme… Même si elle savait au plus profond d'elle-même qu'il l'aimait lui aussi… Même si elle l'aimait… Elle profiterait de chaque minute avec lui, respirerait chacun de ses souffles et s'enivrerait de sa présence. Mais juste en amis. Point final.

Plusieurs minutes plus tard, elle sortit de la salle de bain en affichant un sourire ravi.

"J'ai finit, on y va ? Lança-t-elle à Remus, qui corrigeait des copies en l'attendant.

- D'accord, répondit-il en se levant. Tu te couvres bien, il fait froid dehors, ajouta-t-il en lui apportant une écharpe.

- Voyons Remus, j'ai de très bonnes chaussettes, un pantalon, j'ai mis un débardeur par-dessous un pull col roulé, je suis en train d'enfiler l'une des robes de sorcier de McGonagall qui descend jusqu'à terre et je vais mettre des gants…

- Oui, mais je te connais, miss-la-frileuse…

- Et tu vas peut-être me proposer un bonnet pendant que tu y es ? Ou mieux, une cagoule ! Ironisa-t-elle alors qu'elle enroulait l'écharpe autour de son cou.

- Et bien, puisque tu m'en parles… Dit-il en sortant un bonnet de sa poche et en lui tendant.

- Garde-le, je suis sûre qu'il t'ira mieux qu'à moi ! Rétorqua-t-elle en repoussant ledit bonnet.

- Il y a un pompon dessus… Souffla Lupin avec une grimace.

- C'est bien ce que je dis, il t'ira beaucoup mieux qu'à moi ! Répéta Céline avec un grand sourire moqueur en passant devant lui."

Remus leva les yeux au ciel en soupirant mais ne pu s'empêcher de sourire, avant de sortir lui aussi.

Une fois qu'ils furent arrivés au village, Céline insista pour se rendre d'emblée aux Trois Balais et Remus finit par accepter.

Dès qu'ils entrèrent, Mme Rosmerta vint vers eux.

"Mais… Ca alors c'est ce cher Remus Lupin ! S'exclama-t-elle.

- Bonjour Rosmerta, comment allez-vous ?

- Très bien et vous ? Depuis que j'ai appris que vous étiez professeur à Poudlard, il me tardait de vous revoir ! Venez, j'ai une table qui vient de se libérer !"

Ils la suivirent et s'installèrent à la table en question.

"Je crois que vous connaissez déjà Céline, dit Remus en désignant la jeune femme.

- Oui, nous nous sommes rencontrées fin octobre ! Comment allez-vous ?

- Très bien, merci ! Répondit Céline. Et vous ?

- Et bien… Disons que ça irait mieux si les Détraqueurs ne venaient pas fouiller le village à la tombée de la nuit, avoua Mme Rosmerta en baissant la voix. Ils sont déjà venus deux fois à l'auberge… Enfin, essayons de penser à autres choses qu'à ses horreurs, après tout, c'est bientôt Noël ! Qu'est-ce que je vous sers ?

- Deux Bièraubeurres chaudes, s'il vous plaît, répondit Lupin.

- Très bien, répondit Rosmerta en s'éloignant."

Elle revint quelques minutes plus tard et les servit. Alors qu'elle regardait avec un sourire maternel Céline se ruer sur sa chope, elle demanda soudain :

"J'ai essayé de me rappeler votre tête, mais je n'y arrive pas… Pourtant, si vous êtes ici, vous avez sûrement du faire votre scolarité à Poudlard, non ?

- Heu… Non, pas exactement, répondit la jeune femme.

- Oh, vraiment !

- Oui, en fait, je reste avec Remus cette année…

- Oh je vois… souffla Rosmerta avec un petit sourire en coin. Mais alors, où avez-vous fait vos études ? Je ne connais pas d'autre écoles de sorcellerie en Angleterre… Ou peut-être Beauxbâtons ?

- Je n'ai pas fait d'études de sorcellerie, pour la simple et bonne raison que… que je suis une moldue, déclara enfin la jeune femme en chuchotant.

- Non, c'est vrai ? Souffla Mme Rosmerta en s'asseyant à ses côtés.

- Parfaitement.

- Mais… Alors je pourrais aller jusqu'à vous demander un autographe !

- A moi ? C'est absurde ! S'exclama Céline en riant.

- Pas du tout, rendez-vous compte, vous êtes sûrement la seule et unique moldue de Pré-au-lard ! Expliqua Rosmerta, toujours en murmurant. Oh, je suis honorée !

- Heu… Oui… C'est gentil… Balbutia Céline, très étonnée de l'engouement de Mme Rosmerta à son égard.

- Pour la peine, vous pouvez commander à volonté, tous les deux bien sûr ! Et ce sera offert !

- Oh non ! Vous m'avez déjà offert une pinte la dernière fois ! S'exclama la jeune moldue.

- Rosmerta, c'est trop, nous ne pouvons pas accepter ! Renchérit Remus.

- Ah je ne veux rien entendre ! C'est mon auberge, et ça me fait plaisir !"

Et sur ces mots, Rosmerta retourna vers son comptoir.

"Bon… Et bien Joyeux Noël mon cher Remus, fit Céline en levant sa chope."

Plusieurs minutes plus tard, ils virent revenir Mme Rosmerta, qui tenait, selon Céline, un espèce de très vieil appareil photo dans les mains.

"Je peux prendre une photo de vous ? Demanda l'aubergiste.

- Quoi ? Fit Céline.

- S'il vous plaît, on dira que ce sera le prix de vos consommations !

- Heu… C'est-à-dire que… Enfin c'est…

- Très bien, c'est décidé !"

Mme Rosmerta demanda à un autre client de prendre la photo et s'installa à côté de Céline.

"Rapprochez-vous Remus voyons !"

Lupin s'exécuta donc, visiblement très amusé, et jeta un regard vers Céline, qui semblait quand à elle vouloir disparaître sous terre.

"Redresse-toi, lui souffla-t-il.

- Mais tout le monde nous regarde… Répliqua-t-elle sur le même ton.

- Allez, c'est pour faire plaisir à Rosmerta…"

Elle roula des yeux et, finalement, se redressa après un soupir.

"Faites un beau sourire ! Demanda le client."

Un flash puissant suivi d'un jet de fumée s'échappa de l'appareil.

"Je vais en refaire une autre pour être sûr, dit le client."

Deuxième flash.

"Voilà Mme Rosmerta !

- Merci Henry, c'est très gentil, remercia-t-elle en se relevant et en reprenant l'appareil. Je vais la faire développer, je reviens dans deux petites minutes ! Et arrêtez de regarder vous autres ! Lança-t-elle aux clients. C'est un des anciens élèves de Poudlard que je n'avais pas vu depuis des années ! Ajouta-t-elle en montrant Remus.

- Au moins, on peut dire qu'elle est discrète et qu'elle ne crie pas sur tous les toits que je suis une moldue, marmonna Céline après que Rosmerta soit partie.

- Oui, et elle a tout à fait raison, tous les sorciers du village ne te verraient pas d'un très bon œil… Certains se méfient des moldus, expliqua Remus.

- Oh je sais ! Il y en a même qui sont prêts à déclencher notre extermination, genre Malefoy et compagnie…

- Voilà, c'est fait ! Leur dit Mme Rosmerta en revenant après quelques minutes d'absence. Je vous en ai fait un double, j'ai pensé que vous voudriez avoir un souvenir !

- Oh, merci c'est gentil ! Lui dit Céline en prenant la photo."

Elle se vit alors, entre Rosmerta et Remus, souriante et faisant des petits signes dans sa direction.

"Même si je suis habituée avec les tableaux de Poudlard, ça fait bizarre de se voir comme ça… Dit-elle.

- Vous êtes très bien dessus ! Et la deuxième était mieux, sur la première, vous étiez un tantinet crispée…

- Non, c'est vrai ? Je n'avais même pas remarqué, ironisa Remus."

Plusieurs Bièraubeurres plus tard, Céline et Remus remercièrent Rosmerta et sortirent. Dehors, la neige tombait à gros flocons.

"Tu es sûre que tu ne veux pas le bonnet ? Demanda Lupin.

- Si tu continues à me demander ça, je te promets que je vais te le faire manger… Répondit Céline en lui lançant un regard noir.

- Que de violence… Allez, juste pour voir comment tu es avec !

- Et après, c'est moi la gamine… Soupira-t-elle."

Ils allèrent ensuite chez Honeydukes, où ils firent le plein de tablettes de chocolat et achetèrent un petit sachet de dragées surprises de Bertie Crochue.

Le midi, ils déjeunèrent aux Trois Balais, où Mme Rosmerta en profita pour parler avec Céline et lui poser tout un tas de questions sur son monde.

L'après-midi, ils croisèrent Ron et Hermione qui se rendaient chez Honeydukes.

"Bonjour professeur ! Bonjour Céline !

- Bonjour, répondit le couple.

- Oh, vous avez des dragées surprises, remarqua Hermione avec un sourire amusé. Faîtes attention professeur, Céline ne tombe que sur les bons et laissent les mauvais !

- Merci de me prévenir miss Granger, mais il est, hélas, trop tard… Répondit Remus.

- Tu es désespérante avec ça ! S'exclama Ron. La dernière fois, tu as réussi à m'en faire manger à la crotte de nez, alors que je n'en avais jamais eu !

- Très bien, fit soudain Céline en lui tendant le paquet, choisis-en deux, pour voir si j'ai toujours autant de chance."

Ron s'exécuta donc et plongea sa main dans le sac, pour en sortir deux dragées parfaitement identiques, d'une belle couleur ambrée.

"Je prends celui-là, dit Ron avec un sourire, sûr de lui.

- Je n'ai pas le choix, je prends l'autre, dit la jeune femme."

Ils avalèrent leur bonbon en même temps et le mâchèrent consciencieusement sous les regards attentifs de Remus et Hermione.

"BEURK !!!! S'exclama soudain Ron avec une grimace de dégoût. Poubelle !!!!"

Ils se tournèrent tous les trois vers Céline, qui affichait un visage neutre. Puis, ses lèvres s'étirèrent en un large sourire victorieux, et elle lança enfin :

"Caramel !

- Je n'ai jamais vu ça… Tu as un de ces bols… Bougonna Ron, alors que Remus et Hermione riaient à gorge déployée."

Ils se séparèrent quelques minutes plus tard, après que Céline ait choisi elle-même une dragée et l'ait donnée à Ron, qui sourit après avoir reconnu le goût de nougat.

En fin d'après-midi, Céline et Remus décidèrent d'aller chez Gaichiffon. Sitôt rentrés, la vendeuse, une femme au visage joviale, vint à leur rencontre.

"Bonjour ! Puis-je vous aider ?

- Oui, il paraît que vous avez un rayon pour future maman ?

- En effet ! Répondit la vendeuse, Suivez-moi. C'est pour vous ? Ajouta-t-elle en les accompagnant jusqu'au rayon.

- Heu… Oui.

- Félicitations alors !

- Merci, répondit Céline.

- Voilà nos vêtements. Avez-vous un besoin particulier ?

- Ca serait surtout pour des… des soutiens-gorge. Je commence à être à l'étroit dans les miens.

- Je vois. Tenez, celui-ci est vraiment très bien. Il n'est pas trop cher, la matière est très agréable et le petit voile de dentelle a un côté très séduisant. C'est celui qui plaît le plus en général !

- Oui… Mais… Il est un peu grand pour moi, vous ne trouvez pas ?

- C'est normal, répondit la vendeuse. Il a été travaillé magiquement, ce qui fait qu'il s'ajustera parfaitement à votre poitrine, et cela pendant toute votre grossesse ! Et nous avons aussi les mêmes pour la période d'allaitement, mais vous n'y êtes pas encore !

- C'est vraiment astucieux ! dit-elle.

- Vous voulez l'essayer ?

- Oui, merci."

Céline prit le sous-vêtement et entra dans la cabine. Alors qu'elle se déshabillait, elle entendit la vendeuse parler avec Remus.

"C'est votre premier enfant ?

- Oui, répondit-il.

- Fille ou garçon ?

- Nous ne savons pas pour l'instant. Et je préfère avoir la surprise.

- C'est bien aussi ! Votre femme en est à combien de mois ?

- Trois mois.

- Ah, je me disais aussi qu'elle n'avait pas vraiment de ventre ! Mais ça va vite venir ! En tout cas, elle fait une bien jolie maman, vous avez beaucoup de chance !

- Merci, fit Remus avec un sourire."

Pendant ce temps, dans la cabine, Céline enfilait le soutien-gorge. A peine eut-elle passé les bretelles, que le sous-vêtement rapetissa et s'ajusta à sa poitrine, lui donnant un galbe parfait et une agréable impression de confort.

"C'est génial ! Ne pu-t-elle s'empêcher de s'exclamer.

- Il te va bien ? Demanda Remus à travers le rideau.

- On dirait qu'il a été fait pour moi !

- Vous pouvez regarder si vous voulez, lui dit la vendeuse en souriant avant de se diriger vers un autre rayon.

- Oh oui ! Viens voir Remus !"

Après un soupir résigné, Lupin ouvrit finalement le rideau. Céline se tourna vers lui, un sourire jusqu'aux oreilles.

"C'est super ! Je ne me suis jamais sentie aussi bien dans un soutien-gorge ! Bon d'accord, j'ai toujours mal à la poitrine, mais bon… Je me sens mieux quand même.

- C'est vrai qu'il te va bien, remarqua Remus. Et comme dirait la vendeuse, la dentelle donne une touche très séduisante…

- Oui, mais bon, à la limite, c'est secondaire… Après tout, le futur papa n'a guère envie d'enlever le moindre vêtement ou sous-vêtement à la future maman !"

Et sur ce, elle referma le rideau d'un geste sec, avant de le rouvrir deux secondes après et d'ajouter :

"Enfin si, il en a envie, mais pour une raison stupide, il se borne à se mentir à lui-même !"

Cette fois-ci, elle referma le rideau pour de bon, tout en se maudissant d'avoir agit ainsi : « Ma pauvre fille… Mais pourquoi as-tu dit ça ? Pourquoi ? » A vrai dire, elle se doutait bien de la réponse… La douleur d'être rejetée était toujours là…

Plusieurs minutes plus tard, elle sortit en affichant un sourire.

"Tu veux en prendre plusieurs ? Proposa Remus, affichant lui aussi un air poli.

- Je ne sais pas…

- Tu peux, tu sais, ils ne sont vraiment pas chers."

Au final, Céline en choisit quatre : deux blanc et deux noir.

Ils payèrent, saluèrent la vendeuse et sortirent.

"La nuit ne va pas tarder à tomber, dit Remus. Nous ferions mieux de rentrer.

- Tu as raison, je n'ai pas envie de croiser un Détraqueur au coin d'une ruelle…"

Sur le chemin du retour, Céline semblait songeuse, et Remus le lui fit remarquer.

"Je t'ai entendu parler avec la vendeuse, répondit-elle. Pourquoi ne pas lui avoir dit que nous n'étions pas mariés ?

- Le monde magique est très traditionnel par rapport au tien, dit-il. Ce n'est pas très bien vu d'avoir un enfant sans être marié.

- Ah oui ? Mais bon, je trouve ça normal aussi. Moi-même, si je ne t'avais jamais rencontré, je n'aurais pas voulu tomber enceinte sans être déjà mariée.

- Aurais-je quelque peu contrarié tes plans d'avenir ? Plaisanta-t-il.

- Totalement ! Mais ne t'inquiète pas, je te pardonne ! Dit-elle avec un brin d'ironie.

- Voilà qui me rassure, souffla Remus sur le même ton."

Après le dîner, Céline sortit, en disant à Remus qu'elle devait rendre un des livres que Hermione lui avait prêté. Elle trouva la salle commune de Gryffondor surpeuplée, et surprit Fred et George en train de faire exploser une Bombabouse.

"C'est pour quoi tout ce bazar ? Demanda-t-elle en venant vers eux.

- La fin du trimestre ! Répondit Fred en lui souriant.

- Tu as passé une bonne journée ? Lui demanda George.

- Oui, un peu froid, mais ça a été ! Et vous, vous avez encore dévalisez Zonko ?

- Oh, pourquoi tu nous demandes ça ? Dit Fred. On dirait que tu nous prends de véritables trublions !

- C'est exactement ça mon cher ! Vous n'avez pas peur que je le dise à votre mère ?

- Non, on sait que tu nous aimes trop pour ça, renchérit Fred avec un sourire innocent.

- Vous paraissez bien sûr de vous, rétorqua Céline en croisant les bras.

- Avoue que ça t'amuse aussi, non ? Fit George.

- Là n'est pas la question ! Bon, ajouta-t-elle, vous avez Hermione ?

- Elle est dans son dortoir je crois, répondit Fred.

- D'accord, merci !"

Elle leur fit un signe de la main, et monta jusqu'à la chambre de la jeune fille. Elle toqua à la porte :

"Salut Hermione, c'est Céline ! Lança-t-elle. Tu es toute seule ? Je peux entrer ?

- Oui…"

Céline ouvrit la porte :

"Je voulais te rendre le livre que tu m'avais prêté, il est vraiment très…"

Elle s'arrêta soudain, remarquant la mine inquiète qu'affichait son amie.

"Ca ne va pas toi !

- Si si… Souffla-t-elle.

- Ce n'était pas une question, mais une affirmation ! Qu'est-ce qu'il y a ?

- Rien, je t'assure…

- Hermione, ne me mens pas…"

La jeune sorcière s'assit sur son lit en soupirant.

"C'est… A propos de Harry, et de Sirius Black.

- Oui… ?

- Promets-moi de ne pas parler de ce que je vais te dire !

- Explique-moi, tu m'inquiètes…

- Cette après-midi, on était au Trois Balais… Les professeurs McGonagall et Flitwick, Hagrid et le ministre de la magie, Cornelius Fudge, sont arrivés… Ils se sont installés et Mme Rosmerta les a rejoint… Ils ont commencé à parler de Sirius Black… On était juste à côté d'eux… Et on a appris beaucoup de choses !

- Ils ne vous ont pas vu ?

- Non. J'ai… J'ai fait léviter le sapin de Noël pour qu'il nous cache…

- Vous les avez espionné !?

- Ce n'était pas vraiment pour ça au départ…

- Qu'avez-vous entendu ?"

Hermione fronça les sourcils, avant de commencer :

"Sirius Black… C'était le meilleur ami de James Potter… Ils étaient comme deux frères… C'est… C'est aussi le parrain de Harry… Mais il s'est associé à Tu-Sais-Qui… Quand les Potter ont su qu'ils étaient la cible de Tu-Sais-Qui, ils ont fait usage du sortilège Fidelitas, un sort très complexe, qui sert à cacher un secret dans le cœur d'un être unique, qui devient le Gardien du Secret. Dumbledore voulait que ce soit lui le Gardien, car il savait qu'un proche des Potter informait Tu-Sais-Qui de leurs déplacements… Mais c'est finalement Black qui est devenu le Gardien des parents de Harry… Et… Et il… Il les a trahis…"

Un silence se fit. Céline ne dit rien, totalement abasourdie…

"Mais ce n'est pas tout, continua Hermione. Quand Tu-Sais-Qui a été détruit, il a été obligé de s'enfuir… C'est un autre ami des Potter qui l'a retrouvé, un dénommé Peter Pettigrow… Il n'a pas supporté la trahison de Black et a voulu venger ses amis… Mais d'après McGonagall, il n'était pas très doué… Et Black l'a tué… Quand la brigade des sorciers est arrivée, ils n'ont retrouvé qu'un doigt de lui… Et Black qui riait comme un dément devant ce qu'il restait de Pettigrow… Maintenant que Black a réussi à s'enfuir, ils ont peur que Tu-Sais-Qui resurgisse des Ténèbres…"

Elle se tut et leva les yeux vers Céline, muette de stupeur.

"Harry est au courant ? Finit-elle par demander d'une vois blanche.

- Oui… Il… Il était avec nous… Sous la table…

- Quoi ? Mais il n'a pas d'autorisation ! S'exclama la jeune femme en fronçant les sourcils.

- Je sais, mais les jumeaux lui ont donné une carte où est dessiné Poudlard et tout un tas de passages secrets, dont plusieurs mènent à Pré-au-lard…

- Hein ? Et si Black connaît ces passages, il fait comment ?

- C'est ce que je lui ai dit, soupira Hermione. Fichu carte… Elle a un nom bizarre aussi. La « Carte du Maraudeur » !"

Soudain, un déclic se fit dans la tête de Céline et elle commença à lier toutes ces informations. Les Maraudeurs… Le groupe de Remus et de James… Sirius Black qui était le meilleur de James… Et avec Peter Pettigrow… Ca faisait quatre… Comme les Maraudeurs…!

"Je… Je dois y aller, dit-elle précipitamment. Remus doit m'attendre… Il va me poser des questions si je tarde trop… Embrasse Harry pour moi…

- Tu ne diras rien à propos de Harry ?

- D'accord !"

Et elle partit, dévalant les escaliers, ignorant les nouvelles Bombabouses des jumeaux, pour finir par courir dans les couloirs. Arrivée devant la porte de leur appartement, elle ouvrit la porte en trombe…

"Pourquoi ?? Cria-t-elle soudain à Remus, la respiration saccadée. Pourquoi tu ne me l'as pas dit ??

- Dit quoi ? Demanda Lupin, surpris.

- Toute la vérité ! Comme par exemple, que Sirius Black était l'un des membres des Maraudeurs ! Que c'était le meilleur ami de James ! Que c'était TON ami ! Qu'il vous avait tous trahis ! Qu'il avait tué Peter Pettigrow, le dernier de votre bande ! Qu'il était le parrain de Harry !"

Elle se tut, le fusillant du regard.

"Comment es-tu au courant ? Souffla-t-il.

- On s'en fiche ! C'est moi qui exige des réponses ! Tu me les dois bien, non ?

- Je… Je n'avais pas jugé nécessaire de t'en parler. Tu savais déjà l'essentiel…

- Dit plutôt que tu n'avais pas confiance en moi !!!! C'est pour ça que Rogue t'a accusé le soir de Halloween !!!! Parce qu'il sait que tu étais l'un de ses amis !!!! Et tu ne m'as rien dit le lendemain !!!! Tu m'as menti délibérément !!!! Cria-t-il, furieuse.

- Calme-toi, je t'en prie, ce n'est pas bon pour le bébé, dit Remus.

- Ah oui, le bébé ! Et moi, tu penses un peu à MOI ?

- Céline, ne dis pas de bêtises, ce n'est pas bon pour toi aussi de te mettre dans cet état… Je comprends que tu sois en colère, mais calme-toi, répondit-il en s'approchant d'elle.

- Ne me touche pas ! Cracha-t-elle. Comment veux-tu que j'ai confiance en toi si tu me caches des choses aussi importantes ? J'EN AI MARRE QUE TU ME METTES A L'ECART !"

Elle mit soudain sa main sur son front, avant de s'effondrer dans les bras de Remus, inconsciente.

A suivre…

Oui, je sais, je coupe d'un seul coup ! Il y a deux raisons pour ça : la première, c'est que si j'avais continué, et sachant que ce chapitre comporte déjà 12 pages, il aurait été vraiment trop long… La deuxième, ça fait longtemps que je n'ai pas joué ma sadique, et j'avoue, ça me manquait un peu !!!!

Allez, sans rancune ! Et pour info, le Chapitre X est déjà commencé !

Bises à toutes et à tous !

Pepsi (Nyny's).

P.S : Vous voyez le petit bouton, en bas à gauche… Et bien, je vais vous faire une confidence, il marche du tonnerre ! Si si, je vous assure ! Essayez, vous ne serez pas déçu !