Bonjour !
J'espère que vous allez tous bien, et que je ne vous ai pas fait trop attendre… Un gros merci à mes fidèles revieweuses (vos mots me font vraiment plaisir les filles !) : Tari Miriel, Amand1 et Miss Lisa Black !
R.A.R :
Amand1 : Merci à toi pour ta petite review ! Ah Remus est un peu lent, c'est vrai. Mais qui sait, le temps fait souvent bien les choses… ;-) Tu n'as pas eu l'air d'apprécier le fait que je coupe aussi brutalement, et je m'en excuse, mais un peu de suspens ne fait jamais de mal !
Je ne vous fais pas patienter plus longtemps, et vous souhaite une excellente lecture !
Chapitre X
Elle mit soudain sa main sur son front, avant de s'effondrer dans les bras de Remus, inconsciente.
Lupin la souleva alors et la porta jusqu'au canapé, où il la déposa avec douceur. La mine inquiète, il vérifia sa respiration… Régulière.
"Céline, allez, réveille-toi, murmura-t-il en lui caressant la joue, les sourcils froncés."
Plusieurs minutes passèrent. Il allait se lever pour aller chercher Mme Pomfresh, quand un gémissement le fit se rasseoir. Il vit Céline ouvrir lentement les yeux et poser son regard sur lui.
"Je t'avais bien dit de ne pas t'énerver, lui souffla-t-il."
Pour toute réponse, elle lui envoya un regard glacial.
"Je ne pensais pas que tu l'aurais appris… Dit-il. Mais je voulais te le dire, je t'assure. Mais pas tout de suite… La première fois qu'on en a parlé, tu n'étais là que depuis quelques jours. Et même si tu avais décidé de rester, j'avais peur de ta réaction, en découvrant en plus que j'avais été l'un des meilleurs amis d'un criminel…
- Mais ce n'est pas toi le criminel. Tu n'avais pas à te sentir coupable.
- Peut-être. Mais à l'époque… James et lui étaient si proches. On aurait dit des frères. Jamais je n'aurais pu penser une telle chose. Ca m'avait paru tellement évident qu'il devienne leur Gardien du Secret… Quand j'ai appris ce qui s'était passé, j'étais anéanti. C'étaient mes amis. Et je n'avais rien vu… Rien senti… Et après c'est Peter qu'il a tué…"
Céline se redressa et lui prit doucement les mains, en posant son front contre le sien. Elle ressentait parfaitement la peine de Remus, et s'en voulait d'avoir réagi avec autant de hargne.
"Pardonne-moi de te l'avoir caché… Je fais vraiment toujours tout de travers… Souffla-t-il.
- Ne dis pas ce genre de choses. Tu avais tes raisons. Alors ne te sens pas coupable. Ni pour James et Lily, ni pour moi… J'ai réagi trop brusquement.
- Et tu n'avais pas tord…
- Si je comprends bien, on doit se pardonner mutuellement, c'est ça ? Demanda-t-elle avec un petit sourire."
Il sourit faiblement à son tour et lui embrassa l'une de ses mains.
"Tu es gelée, nota-t-il.
- Tu sais que je n'aime pas l'hiver, rétorqua-t-elle doucement."
Il commença à frotter ses mains dans les siennes pour la réchauffer. Mais au bout de quelques minutes, il posa la question :
"Comment est-ce que tu l'as su ?"
Céline baissa les yeux. Elle ne pouvait pas lui dire… Ca mettrait Harry dans une sale situation…
"Oh, je vois… Souffla Remus. Une certaine promesse à une certaine personne, c'est ça ?"
La jeune femme redressa la tête et le regarda dans les yeux. Lupin soupira et ne pu s'empêcher d'esquisser un sourire triste.
"Il va avoir mal, mais c'est bien qu'il le sache. Il est grand maintenant, et on n'aurait pas du le lui cacher aussi longtemps… Tout ce que j'espère, c'est qu'il ne cherchera pas à faire quelque chose d'irréfléchie… Il va falloir être très présent, dit-il.
- Merci, murmura-t-elle.
- Ca sert de connaître quelqu'un par cœur, rétorqua-t-il en lui caressant la joue. Comme par exemple, pour éviter de rompre une promesse…"
Doucement, elle se blottie contre lui.
"Ca va mieux ? Demanda-t-il. Tu ne veux pas que j'aille prévenir Mme Pomfresh ?
- Non, c'est passé, répondit-elle."
A ce moment, un petit « pof » se fit entendre. Remus tourna la tête et vit Maky :
"Souhaitez-vous dîner ici ce soir ? Leur demanda-t-elle.
- Oui, merci Maky."
La petite elfe sourit et disparut.
"Ca te dit un bon repas après cette journée de marche ?
- Avec plaisir, fit-elle en redressant la tête."
Durant les premiers jours de vacances, le château revêtu ses plus beaux atours : d'épaisses guirlandes de houx et de gui étaient accrochées le long des couloirs, les armures, étincelantes, brillaient grâce à de mystérieuses lumières disposées à l'intérieur, et la Grande Salle était remplie de douze magnifiques sapins qui scintillaient d'étoiles d'or… La bonne humeur de Noël avait même contaminé les fantômes, et l'on pouvait les entendre chanter des airs festifs lorsqu'on les croisait !
Céline profita de ces vacances bienvenues pour se reposer au maximum et encouragea Remus à faire de même.
Un jour, elle rejoignit le trio à la bibliothèque, déserte, comme le reste du château d'ailleurs, en raison des nombreux départs en vacances.
"Il n'y a que vous qui êtes restés ? Demanda-t-elle.
- Quasiment, répondit Hermione. Je crois que les seuls autres élèves restant ne sont que trois : deux de première année et un cinquième année de Serpentard. Ca doit te faire bizarre de voir Poudlard comme ça ?
- C'est peu de le dire… S'il n'y avait pas la déco' de Noël, je me croirais dans une maison hantée… Et quand on n'a pas l'habitude, ça fait vraiment bizarre.
- Veille surtout à ne pas te perdre du côté des cachots, des fois que tu tombes sur Rogue, plaisanta Harry.
- N'aie aucune crainte, je n'irais jamais le voir celui-là… Rétorqua Céline avec une grimace. Mais dîtes-moi, que faîtes-vous à la bibliothèque en pleine période de vacances, de Noël en plus ? Ajouta-t-elle.
- Nous faisons des recherches pour aider Hagrid, répondit Ron.
- Hagrid ? Votre professeur de Soins aux créatures magiques ?
- Oui… C'est vrai que tu ne le connais pas beaucoup. Pourquoi tu ne viens pas avec nous pendant ces cours ? Fit Ron.
- Tout simplement parce que Mme Pomfresh me l'a déconseillé. Depuis l'incident avec Malfoy, elle juge qu'en raison de mon état, il est plus préférable que je n'y aille pas… Ca m'embête un peu, mais je l'ai déjà vu en colère quand on ne respectait pas ses conseils, et je peux vous dire que ce n'est le meilleur des souvenirs que je garderai d'elle…"
La chute fit rire les trois élèves.
"Oh, tu sais, lança Harry, depuis ce fameux incident, la classe n'est plus vraiment dangereuse…
- Quoique, lança Ron d'un ton amère, tu risques bien quelque chose : mourir d'ennui ! Passer des heures à s'occuper de Veracrasses, c'est vraiment mortel…
- Des Veracrasses ? Qu'est-ce que c'est ?
- Sans doute les créatures les plus assommantes qu'on puisse imaginer, soupira Hermione.
- On passe chaque cours à enfoncer de la laitue hachée dans leurs gosiers gluants, continua Harry. D'ailleurs, ils en ont tellement mangé qu'ils en sont morts…
- Je vois… fit Céline avec un air de dégoût. Mais, pourquoi vous voulez l'aider ? Il a des ennuis ?
- Lucius Malefoy, le père de Drago, a déposé une plainte contre Buck, l'hippogriffe de Hagrid, et il y aura une audience devant la Commission d'Examen des Créatures dangereuses le 20 avril, expliqua Hermione.
- Bien sûr, nous on sait que Buck est un bon hippogriffe, que Drago est un vrai crétin et que son bras n'avait quasiment rien… Soupira Ron.
- Mais il y un « mais », c'est ça ?
- Tout à fait, acquiesça Harry. Hagrid est persuadé que ceux de la Commission sont à la botte de Malefoy père.
- Et ça ne m'étonnerait pas que ce soit vrai ! S'exclama Céline.
- Ne dit surtout pas ça devant Hagrid ! Fit Ron. Il n'est pas vraiment au mieux, alors si on lui sort que Buck est condamné d'avance, il va nous faire une dépression…
- Et je suppose que faire fuir Buck n'est pas la meilleure des solutions, dit Céline.
- Ils sauront tout de suite que c'est Hagrid, et il serait renvoyé à Azkaban, souffla Ron.
- « Renvoyé » ? S'étonna la jeune femme.
- Il y a déjà été l'année dernière, mais c'était une lamentable erreur, et il a été innocenté, lui dit Harry.
- D'accord… Et donc, vous cherchez des indices pour l'aider dans son procès ?
- Exactement ! Il doit être parfaitement préparé ! Dit Hermione.
- Ca vous dérange si je vous aide ?
- Pas du tout ! Répondit Harry en lui souriant. On ne sera pas de trop pour récolter le plus de preuves et Hagrid sera heureux de savoir que d'autres personnes s'intéressent à lui !
- Et de plus, ça me permettra de pouvoir m'acharner sur Malefoy, même si c'est de manière indirecte ! Ajouta Céline avec un air farouche."
Finalement, Céline resta toute l'après-midi avec eux et rentra à l'appartement en début de soirée. Elle trouva Remus en train de lire devant la cheminée.
"C'est moi ! Lança-t-elle. Désolé de revenir un peu tard, ajouta-t-elle en s'asseyant en face de lui. J'étais à la bibliothèque avec le trio infernal.
- A la bibliothèque ?! Tu as vraiment une très bonne influence sur eux, fit-il avec un air amusé.
- Sache que je n'ai absolument rien à voir avec ça, dit-elle. Ils font des recherches pour aider Hagrid. Tu es au courant pour son hippogriffe ?
- Oui, Albus m'en a parlé. Et donc tu t'es jointe à eux ?
- Tout à fait. Cette histoire est vraiment injuste, et sachant qu'en plus Malefoy est derrière tout ça, ça m'énerve encore plus ! J'aimerais aller voir Hagrid un jour pour essayer de lui remonter le moral !
- Tu sais que ce n'est pas forcément une bonne idée, dit Remus en fronçant les sourcils. Hagrid est quelqu'un de très gentil, mais il a un goût très prononcé pour les animaux dits « à risque ».
- Voyons, tu sais très bien que Hagrid est compétent avec ses animaux… Ce n'est pas comme si j'y allais avec la ferme intention de me faire piétiner par je ne sais quelle horrible créature ! Et puis je suis une grande fille aussi !
- Une grande fille enceinte, rajouta Lupin.
- Je ne suis pas en sucre pour autant, rétorqua-t-elle.
- Désolé de m'inquiéter pour toi, lui lança-t-il avec un regard plein de reproches. Si tu veux vraiment y aller, ce sera avec moi, c'est clair ?
- De toute façon, je n'ai pas vraiment le choix, répondit-elle. Mais merci quand même de prendre soin de moi.
- 'Pas de quoi…! Répondit-il avec un clin d'œil."
Après dîner, Céline partit dans la chambre. Pendant qu'elle se changeait, son regard se posa sur le calendrier lunaire. La prochaine pleine lune était dans quatre jours. Mais lorsqu'elle vit la date, elle se figea. C'était le 24 décembre ! Le soir du Réveillon !
L'idée de laisser Remus passer la nuit de Noël seul dans la Cabane hurlante lui paru plus intolérable que jamais… Il fallait qu'elle trouve un moyen de le faire rester avec elle ! Mais comment…?
Alors qu'elle réfléchissait à un moyen, Remus entra dans la chambre.
"Quelque chose ne va pas ? Demanda-t-il devant sa mine songeuse.
- Non, non ! Dit-elle. 'Y a pas de soucis !"
Elle se mit rapidement au lit, bientôt rejointe par Remus. Il l'embrassa sur le front et lui souhaita bonne nuit.
Pendant plusieurs longues minutes, Céline réfléchit à un moyen de le faire rester… Soudain, ce fut le déclic ! Pourquoi ne pas y avoir pensé plus tôt ? Un sourire victorieux sur le visage, la jeune femme laissa enfin le sommeil la prendre.
Le lendemain, Céline se rendit au bureau de Dumbledore.
"Caramel fondant ! Lança-t-elle devant la statue de la gargouille."
Elle attendit que la statue fasse un pas de côté, mais celle-ci ne bougea pas.
"Caramel fondant ! Insista Céline."
Aucun mouvement.
"Oh non, il a changé le mot de passe… Maugréa la jeune femme. Bon… Heu… Fondant au chocolat ? Tenta-t-elle. Non… Chocoballes ? Plumes en sucres ? Caramels dorés ? Ah oui ! Sorbet citron ? Et ben non… Fizwizbiz ? Gnomes au poivre ? Souris glacées ? Fil dentaire à la menthe ? Pâte à la menthe ? Nougats moelleux ?"
La gargouille resta parfaitement immobile.
"Allez fais un effort ! Implora-t-elle. Laisse-moi entrer ! Tu sais que je ne veux aucun mal ! S'il te plaît, c'est très urgent !"
Rien ne se produisit.
"Il semble que vous ayez besoin d'aide, fit alors une voix glaciale derrière elle."
Céline se retourna en sursautant et se retrouva face à face avec… Severus Rogue. Elle ne répondit pas et se contenta de le fixer avec froideur.
"Vous désirez parler avec le directeur ?
- Non, je me tiens juste devant l'entrée de son bureau pour faire joli !
- Je vais prendre ça pour un oui, dit-il avec un rictus. Et pour votre gouverne, sachez que le directeur n'est pas dans son bureau pour le moment.
- C'est trop aimable de votre part de me prévenir, dit-elle froidement avant de tourner les talons.
- Quel ton affable… La politesse ne vous étouffe pas. Ou peut-être est-ce du au fait de partager la vie d'un loup-garou."
La jeune femme se retourna et vit Rogue afficher un sourire méprisant.
"Je vous interdit de dire le moindre mal à son sujet. Vous ne lui arrivez même pas à la cheville, rétorqua-t-elle, cinglante.
- Dumbledore n'a pas voulu nous dire ce que vous faîtes exactement ici… Des rumeurs courent sur une prétendue grossesse. Le père vous a sûrement abandonnée et Lupin a eut le bon goût de vous récupérer. Quelle belle petite famille vous ferez. Une jeune mère moldue, un bâtard et un monstre. Toutes mes félicita…"
Céline lui envoya soudain une gifle cinglante. Ses yeux chocolat étincelaient. Rogue la fusilla du regard, alors que la marque de la main se dessinait sur son teint blafard.
"C'est vous le monstre, dit-elle, la voix tremblante de rage. Vous lui en voulez encore à cause d'un stupide incident qui s'est passé il y a des années. Vous êtes pathétique. Et je vous interdis de critiquer l'enfant que je porte. C'est un être innocent qui n'a aucunement besoin de votre langue de serpent."
Ils se jaugèrent pendant de longues secondes, quand Dumbledore fit soudain son apparition :
"Ah Severus ! Je vous cherchais ! S'exclama-t-il. Bonjour Céline, comment allez-vous ?"
La jeune moldue tourna finalement la tête vers le directeur.
"Très bien, répondit-elle d'un ton brusque. Je souhaitais vous parler, mais vous avez apparemment changé votre mot de passe.
- C'est exact ! Répondit Dumbledore. Severus, si vous pouviez vous rendre aux cuisines, je crois que Peeves fait encore des siennes. N'hésitez pas à faire appel au Baron Sanglant si cela devenait trop délicat !
- Bien, monsieur, fit Rogue, les lèvres serrées."
Il jeta une dernière fois un regard méprisant vers Céline et partit vers les cuisines. Dumbledore se tourna vers elle :
"La marque de votre main sur sa joue est-elle une vision de mon esprit ou…?
- Non, la marque est bien réelle Albus, répondit-elle, encore furieuse. Et si j'en avais eu la possibilité, j'aurais fait plus que de lui laisser la marque de ma main, à cet espèce de…
- Céline, calmez-vous, je vous en prie. Dans votre état, il n'est pas bon de se mettre dans de telles humeurs.
- Comment faîtes vous pour le garder comme professeur ici ? Dit-elle sans prendre en compte ce qu'il venait de dire. C'est un être abject, il…
- Céline, je sais que Severus peut parfois se montrer peu reluisant, mais il a mon entière confiance en tant que professeur. Et je vous demanderais, pour la dernière fois, de vous calmer. Je ne voudrais pas que vous ayez un malaise… Dit-il avec un lourd sous-entendu dans la voix."
Céline soupira et acquiesça d'un signe de tête.
"Très bien ! Fit le directeur d'un ton joyeux. Venez avec moi, nous allons discuter dans mon bureau, ajouta-t-il en se tournant vers la gargouille. Bulles Baveuses !
- Il fallait que je les dise tous sauf celui-là… Souffla-t-elle avec un faible sourire.
Ils arrivèrent dans le bureau et Dumbledore prit place sur son fauteuil, et invita Céline à faire de même. Elle s'exécuta, après avoir caressé Fumseck.
"Il vous aime beaucoup, nota Dumbledore avec un regard vers le phénix. Vous appréciez les animaux ?
- Beaucoup, et d'ailleurs, mon chat me manque…
- Vous le reverrez, ne vous en faîtes pas.
- Albus, avant de vous dire pourquoi je souhaitais vous voir, j'aimerais vous poser une question : les autres professeurs ne savent pas que je suis enceinte de Remus ? Ils ne savent pourquoi je suis ici ?
- Non, en effet. Je leur ai simplement dit que vous étiez une très bonne amie moldue de Remus. Comme ils savent que Remus est un loup-garou, je n'ai pas jugé bon de leur expliquer toute l'histoire. Ca comporte trop de risques. Cette information ne doit surtout pas tomber dans n'importes quelles mains…
- Surtout pas dans celle de Rogue… Marmonna-t-elle.
- Entre autre, dit Dumbledore. Si jamais elle venait à être divulguée et que d'autres loups-garous, mals intentionnés, l'apprenaient… Cela provoquerait sûrement de fâcheuses situations. Les seules personnes au courant sont, évidemment vous et Remus, le professeur McGonagall, Pom-Pom, Molly et moi-même.
- Je comprends, acquiesça Céline.
- Parfait ! De quoi vouliez-vous me parler ?
- Et bien, premièrement, je souhaiterais savoir si je pouvais envoyez une lettre à mes parents pour Noël. Au moins pour leur dire que je vais bien, et qu'ils n'ont pas à s'inquiéter du peu de nouvelles…
- Bien sûr, je n'y vois aucun d'inconvénients ! Répondit Dumbledore.
- Merci beaucoup ! Sourit-elle. Et, la deuxième chose est un peu plus… Disons, compliquée.
- Je vous écoute.
- La prochaine pleine lune tombe le 24 décembre, et je ne veux pas que Remus passe la nuit seul dans la Cabane hurlante. Mais le connaissant, il ne voudra pas rester. Donc, j'ai pensé à un plan. Et pour mettre ce plan à exécution, j'aurais besoin de vous !
- Expliquez-moi tout, fit Dumbledore avec un grand sourire.
- Alors voilà, je vais m'arranger pour…"
Céline lui expliqua ce à quoi elle pensait. A la fin, elle vit les yeux du directeur pétiller de malice.
"Simple, mais efficace, jugea-t-il. Je suis partant !
- Merci beaucoup Albus, remercia-t-elle.
- Je vous en prie. Remus à de la chance de vous avoir.
- Apparemment, c'est le seul à ne pas s'en apercevoir… Souffla tristement la jeune femme.
- Il le sait, lui dit Dumbledore. Et vous le savez aussi bien que moi. Et puis, le temps et la patience font parfois bien les choses… Ajouta-t-il d'un ton mystérieux.
- J'adore quand vous prenez ce ton là, dit-elle avec un sourire.
- Quel ton ? Fit-il avec un air innocent.
- Vous êtes pire qu'un élève, j'espère que vous le savez ?!
- Je prends ça pour un compliment !"
Ils se mirent à rire.
"Bon, je vais vous laisser, je dois écrire une lettre ! Merci encore pour ce que vous faîtes.
- De rien. Et promettez-moi de mieux contrôler vos nerfs à l'avenir ?
- C'est promis, dit-elle, avant d'ajouter : tant que je ne rencontre pas cette vieille chauve-souris.
- Vous auriez fait un superbe cinquième membre au clan des Maraudeurs, j'espère que vous le savez ?
- Je prends ça pour un compliment !"
Ils se sourirent, et elle quitta le bureau d'un pas léger.
Le soir, Céline revint dans l'appartement, après avoir aidé le trio dans ses recherches pour aider Hagrid. Mais quand elle revint, elle trouva Rogue qui apportait la potion à Remus, et elle ne pu s'empêcher de serrer les poings.
"Votre visite chez le directeur s'est-elle bien passée ? Demanda le professeur de potions.
- Je ne vois pas en quoi ça vous regarde, répondit-elle d'un ton glacial."
Le regard de Lupin passa de Severus à Céline, qui semblaient vouloir se tuer des yeux.
"Tu es allée voir Albus ? Demanda-t-il alors d'un ton léger pour calmer la tension ambiante.
- Oh, vous ne lui en avez pas parlé. Aurais-je fait une gaffe ? Persifla Rogue.
- Sortez d'ici, à moins que vous vouliez que je vous remette un coup de blush à ma manière ! Je m'en chargerai avec plaisir ! Cracha-t-elle."
Rogue eut un rictus mauvais, mais tourna les talons et sortit. Céline garda son regard meurtrier posé sur la porte de l'appartement. Elle eut un sursaut quand Remus l'entoura de ses bras pour la tourner vers lui.
"Je sens que tu es en colère, pour ne pas dire totalement furieuse. Il s'est passé quelque chose avec Severus ? Demanda-t-il en plongeant ses yeux dans les siens.
- C'est un être répugnant. Je le déteste, dit-elle alors que des larmes s'étaient mises à couler le long de ses joues.
- Céline, dis-moi ce qu'il s'est passé…"
La jeune femme lui raconta l'épisode de l'après-midi. Les mâchoires du lycanthrope se serrèrent au fil du récit et il prit complètement Céline dans ses bras.
"Calme-toi, lui souffla-t-il, alors qu'elle était secouée de sanglots. Il n'en vaut pas la peine. Calme-toi…"
Il la fit s'asseoir et essuya doucement ses larmes.
"Je sais que je ne devrais pas réagir comme ça, mais ça fait mal… Et avec les hormones de grossesse, ça n'arrange rien… S'excusa-t-elle.
- Ce n'est rien, dit-il en l'embrassant sur le front. Maky ! Appela-t-il alors.
- Oui, monsieur ? Fit la petite elfe de maison en apparaissant.
- Apporte une Bièraubeurre chaude à Céline, s'il te plaît. Et quand tu reviendras, tu pourras rester un peu avec elle, d'accord ?
- Bien, professeur Lupin ! Répondit-elle en s'éclipsant."
Remus se leva et commença à enfiler une veste.
"Qu'est-ce que tu fais ? Demanda Céline.
- Je reviens, je n'en ai pas pour longtemps…
- Non ! S'exclama-t-elle soudain en se levant. Je sais où tu veux aller ! Je t'en prie, reste ! Tu l'as dit toi-même, il n'en vaut pas la peine !
- Je veux juste lui dire deux mots, il n'y à rien de mal à ça, rétorqua Remus.
- Tu veux juste lui dire deux mots à trois jours de la pleine lune ?
- Je ne vois pas le rapport… Dit-il en prenant sa baguette.
- Remus, arrête, dit-elle en le retenant par le bras. Reste, je t'en prie… J'ai besoin de toi, implora-t-elle."
Elle le regarda dans les yeux, avant de se blottir contre lui. Finalement, Remus soupira et l'enserra avec force.
"Tu as parlé avec Albus cet après-midi ? Finit-il par demander.
- Oui… Je voulais savoir si je pouvais envoyer une lettre à mes parents pour Noël.
- Tu l'as écrite ?
- Pas encore…
- Alors tu devrais t'y mettre, ça te fera penser à autre chose, d'accord ?
- Tu as raison…"
Le soir après dîner, Remus se rendit dans la chambre. Céline était dans le lit et dormait déjà à poings fermés. Il la regarda dormir pendant plusieurs minutes, un sourire sur les lèvres. Puis il retourna dans le salon, prit sa veste, sa baguette et quitta l'appartement.
Il descendit plusieurs étages pour se retrouver devant les cachots. Arrivée devant une porte, il toqua. Rogue ouvrit. Le professeur de potions eut un mouvement de surprise, mais il se ressaisit vite.
"Tiens, tiens. Lupin.
- Bonsoir, Severus. Puis-je entrer ? Merci beaucoup, ajouta-t-il sans attendre de réponse en poussant la porte du bureau de Rogue.
- Que me vaut l'honneur de ta visite ?
- Comme si tu ne le savais pas.
- Oh, tu veux sans doute parler de la petite discussion que j'ai eue avec ta moldue. Et bien sûr elle est venue se plaindre… Le loup veille sur sa petite meute, je vais presque verser une larme. Dis-moi qu'est-ce qu'elle t'a fait pour que tu acceptes de la prendre avec toi ? Qu'est-ce que cette souillure de moldue t'a fait pour que tu puisses vouloir élever son bâtard ?"
En un clin d'œil, Rogue se retrouva plaqué avec force contre le mur par le lycanthrope, qui lui colla son avant-bras sous la gorge.
"Ne m'oblige pas à te faire du mal Severus, prévint Remus, le regard flamboyant. Tu sais bien que ce n'est pas dans mes habitudes. Mais un conseil pour toi, ne t'avise plus jamais de dire le moindre mal de Céline ou du bébé, c'est clair ?
- Notre cher loup-garou est amoureux, comme c'est attendrissant… Souffla Rogue avec difficulté.
- Toujours en train de persifler Severus, ça ne m'étonne pas de toi. Tu ne connais rien à l'amour, alors comment pourrais-tu avoir de la compassion pour les autres. Céline vaut au moins mille fois mieux que toi. Alors une dernière fois, si jamais tu t'en prends encore à elle, je pourrais perdre exceptionnellement mes moyens, tu m'as bien compris Severus ?"
Sans un mot de plus, il relâcha sa prise et quitta le bureau de Rogue en claquant violemment la porte, faisant trembler les murs de pierre.
Remus poussa la porte de l'appartement et entra. D'entrée, il sentit l'odeur de Céline lui chatouiller les narines.
"Tu es là ? Demanda-t-il."
La jeune femme se leva du canapé où elle avait prit place.
"Tu ne devrais pas être debout, tu vas être fatiguée sinon, dit-il d'un ton détaché.
- J'avais envie de Bièraubeurre, fit-elle en lui montrant la choppe qu'elle tenait dans les mains. Où étais-tu ?
- Parti faire un tour.
- Du côté des cachots ?
- Pourquoi cet interrogatoire ?
- Remus ! S'exclama-t-elle. Je t'avais dit de ne pas y aller ! Avec lui, on peut s'attendre à tout !
- Tu n'as pas confiance en mes propres capacités ? Fit-il avec une moue contrariée.
- Bien sûr que si ! Et puis zut… ! Je suis vraiment désolée de m'inquiéter pour toi ! Trépigna-t-elle avec un air indigné, avant de se retourner vivement vers la cheminée."
Remus posa sa veste et vint vers elle. Il lui prit la choppe des mains, la posa sur la table et se plaça derrière elle en l'enlaçant.
"Tu vois bien que je suis encore là, lui souffla-t-il. Et sache que je ne laisserai jamais quelqu'un te faire du mal par quelque moyen que ce soit… Ajouta-t-il en resserrant son étreinte."
Ils restèrent l'un contre l'autre pendant plusieurs minutes, les yeux perdus dans les flammes.
"Tu m'en veux ? Demanda-t-il doucement.
- Pourquoi t'en voudrais-je… Répondit-elle."
Elle étouffa un bâillement et il l'a souleva soudain dans ses bras.
"Remus ! S'exclama-t-elle en riant.
- Au dodo mademoiselle ! Fit-il en l'emportant dans la chambre."
Au moment de s'endormir, Céline se blottit tout contre Remus, un sourire goguenard sur les lèvres. Elle ne lui avait pas dit, mais le fait de voir Lupin prendre ainsi sa défense l'avait énormément touchée, pour ne pas dire galvanisée, car cela lui prouvait qu'il tenait vraiment à elle… Et elle se doutait bien que Rogue ne devait pas en mener large en cet instant…
Trois jours passèrent et ils se retrouvèrent au 24 décembre. Céline fit comme si de rien n'était, même si elle jubilait intérieurement en sachant ce qu'elle allait réserver à Remus. Et elle du se mordre la joue pour ne pas ricaner bêtement quand, venant les saluer et chercher sa lettre, Dumbledore lui adressa un discret clin d'œil.
Elle se félicita également d'avoir réussi à amener des potions et des crèmes soignantes (avec la complicité de Mme Pomfresh) dans l'appartement, au nez et à la barbe du lycanthrope.
"Tu te rends compte que tu vas passer la nuit de Noël dans cette horrible cabane ? Avait-elle tenté une dernière fois le midi.
- Oui, dit-il en buvant sa potion Tue-loup.
- Tu te rends compte que je vais passer la nuit de Noël toute seule ?
- C'est mieux pour toi, je peux te l'assurer, avait-il répondu.
- Tête de mule !
- Toi aussi, rétorqua-t-il."
« Tu ne crois pas si bien dire, avait-elle pensé en riant intérieurement. »
Devant la cheminée, Céline vérifia sa montre pour la douzième fois. 17h45 et la nuit commençait lentement à tomber. D'un rapide coup d'œil, elle avisa la chambre, où Remus était, et sa veste sur la chaise…
Dix minutes plus tard, elle entendit un déclic significatif vers la porte. Elle sourit. Dumbledore venait de faire sa part du plan.
Remus sortit presque aussitôt après.
"Reste Remus, je t'en prie ! Dit-elle.
- Céline, soupira-t-il en prenant sa veste. Ce n'est pas la peine… Passe une bonne nuit, dit-il en l'embrassant sur le front."
Il se dirigea vers la porte, tourna la poignée… Mais la porte resta fermée ! Il essaya encore une fois, pensant qu'elle devait être coincée. Fermée. Les sourcils froncés, il plongea la main dans sa veste et trouva… Le vide !
"C'est ça que tu cherches ? Demanda alors Céline d'un ton innocent."
Remus se retourna avec rapidité et avisa la jeune femme, tenant sa baguette avec un sourire victorieux.
"Céline, qu'est-ce que tu as fait à cette porte ? Demanda-t-il.
- Moi ? Rien du tout.
- Céline !
- Je te promets que, moi, je n'ai rien fait à cette porte !
- Alors donne-moi ma baguette !
- Non. Je l'ai, je la garde.
- Céline je t'en prie, donne-moi ma baguette ! Il faut que je sorte sinon je serais coincé ici !"
Soudain, devant le sourire narquois de la jeune femme, Lupin se figea.
"Attends, ce n'est quand même pas toi qui… Souffla-t-il, les yeux écarquillés.
- Et si ! Répondit-elle. Je savais que tu ne voudrais pas rester avec moi, même si je t'implorais à genoux… Alors j'ai monté ce petit plan : j'ai pris ta baguette magique dans ta veste, Albus est venu très gentiment fermer cette porte de l'extérieur, et comme tu te retrouves sans ta baguette, tu es obligé de rester ici !
- Rends-moi cette baguette tout de suite ! S'exclama Remus.
- Non !"
Il commença à courir vers elle, mais elle prit ses jambes à son cou.
"Maky ! Appela-t-elle soudain."
Tout se passa en quelques secondes. La petite elfe apparut. Céline lui envoya la baguette. Maky la rattrapa au vol et disparut.
"Voilà, le problème est réglé ! fit Céline en s'arrêtant brusquement de courir.
- Quoi ? Tu avais tout prévu ! Dit Remus d'un air indigné.
- Oh oui, sache que je te connais aussi très bien !
- Maky ! Appela Lupin. Maky viens ici tout de suite !!!!
- Elle ne viendra pas Remus.
- Depuis quand les elfes de cette l'école n'obéissent qu'à une seule personne ? C'est de la folie ! S'écria-t-il. Tu sais très bien que je ne veux que tu sois là quand… quand…
- Quand tu te transformeras ? Pour la dernière fois, dois-je te rappeler que le soir où tu m'as enlevée tu étais un loup-garou ? Je ne risque rien Remus ! Même Albus a approuvé mon idée !
- C'est de la folie ! Répéta-t-il en se tenant la tête entre les mains.
- Bien sûr que non ! Et tu le sais aussi bien que moi ! Je n'ai pas peur ! Je n'ai pas honte de ce que tu es ! Je veux simplement être avec toi ! Quand vas-tu le comprendre ?"
Remus se laissa tomber contre un mur. Céline s'agenouilla devant lui et lui prit les mains.
"Je… Je ne veux pas que tu vois ça… Murmura-t-il douloureusement. Pas toi…
- Je t'ai déjà vu comme ça.
- Pas la transformation…
- Mais ça va aller avec la potion. Tout ce qui m'importe, c'est que tu ne sois pas seul. J'ai confiance en toi Remus."
Il serra ses mains avec force.
"Et j'ai même réussi à amener des flacons de crèmes et de potions sans que tu t'en rendes compte, ajouta-t-elle doucement."
Il eut un petit sourire et leva son regard vers elle.
"Il faut que j'enlèves mes vêtements. Déjà que je n'en ai pas beaucoup, si en plus je les déchire…
- Je vais t'aider."
Il ôta cravate, chemise, chaussures, chaussettes, pantalon, pour ne garder qu'un caleçon.
Soudain, un rayon de clair de lune vint les éclairer. Remus écarta doucement mais fermement Céline de lui. La jeune femme obéit sans un mot, sans lâcher son regard.
"Je ne te quitte pas, souffla-t-elle avec un sourire apaisant."
Alors, Lupin commença lentement à se transformer… Ses épaules se voûtèrent. Sa tête s'allongea. Son corps également. Des poils apparurent sur son visage et son corps. Ses mains se recourbèrent pour former des pattes dotées de griffes.
Céline observait en silence, priant pour qu'il souffre le moins possible. Enfin, elle eut devant elle le loup qu'elle avait vu quatre mois auparavant. L'animal était recroquevillé contre le mur, et n'osait pas regarder vers elle.
"Remus… Murmura-t-elle avec douceur. Remus… Je sais que tu m'entends… Regarde-moi…"
Le loup émit un gémissement plaintif en se recroquevillant encore plus. Céline s'avança lentement vers lui, en tendant son bras vers lui. Doucement, elle posa sa main sur sa tête.
"Regarde-moi, demanda-t-elle encore une fois."
Lentement, l'animal redressa la tête. Les prunelles chocolat de la jeune femme rencontrèrent celles dorées du loup-garou. Céline sourit tendrement.
"Tu vois que tu ne me fais pas peur. Et tu sais très bien que j'aime beaucoup les animaux, ajouta-t-elle avec un sourire ironique."
Le loup-garou grogna en lui envoyant un regard offensé.
"Hey ! Ce n'est pas parce que tu as un petit peu plus de poil sur le dos que je ne peux plus t'embêter ! Rétorqua-t-elle."
Le loup la regarda et elle continua de sourire.
"On devrait aller près du feu, ça te fera du bien un peu chaleur, dit-elle en se levant."
La jeune femme mit une bûche dans le feu. Le loup grogna.
"Remus, ce n'est qu'une toute petite bûche. Tu es vraiment incorrigible… En tout cas, je suis contente, j'arrive même à te comprendre sans que tu ais besoin de parler ! Je suis trop forte ! Ajouta-t-elle avec un grand mouvement de chevelure."
Alors qu'elle s'installait en face du loup sur le tapis, elle vit une étincelle d'amusement dans ses prunelles dorées. Elle sourit. En fait, elle essayait d'être la plus détendue possible et de dire des bêtises pour que Remus se sente pour le mieux. Elle s'appuya contre le bas du fauteuil, et le lycanthrope vint poser sa tête sur ses genoux.
Deux heures passèrent. Lupin était calme et jetait sur Céline des regards doux et bienveillants. Soudain, l'estomac de la jeune femme se manifesta bruyamment. Le loup releva la tête.
"Ben oui, je n'ai pas mangé… Dit-elle avec un sourire d'excuse. Mais enfin, ce n'est pas grave, je peux jeûner un soir, je me rattraperais plus tard !"
Mais le loup ne semblait pas de cet avis, car il tira sur sa manche pour l'obliger à se lever et la poussa sans ménagement vers la table.
"Je ne vais quand même manger devant toi… Souffla-t-elle. A moins que… Je te donne à manger…"
Le loup lui envoya un regard déterminé.
"Bon, très bien, puisque tu insistes. Maky ! Appela-t-elle. Maky, c'est moi ! Tu peux venir, il n'y a aucun souci !"
La petite elfe apparut et jeta un regard vers Lupin.
"Tu pourrais nous apporter à manger s'il te plaît ?
- Bien Madame !"
Deux minutes plus tard, elle revint avec le dîner.
"Merci Maky, tu es super, remercia-t-elle, avant que l'elfe de maison ne rejoigne la cuisine. Hachis parmentier, ça te va ? Fit-elle en se tournant vers le loup."
Elle s'en servit une assiette, et en prit une autre pour Remus.
"Tu veux manger où ?"
L'animal se dressa sur ses pattes arrière, prit l'assiette et alla se recoucher sur le tapis. Céline fronça les sourcils, puis prit sa propre assiette et vint se rasseoir près du loup-garou.
"Tu ne crois quand même pas que je vais te laisser manger tout seul mon cher ?"
Plus de trois heures passèrent. Céline était resté avec Remus près de la cheminée. Le loup avait finit par s'endormir contre elle, fatigué de sa transformation. La jeune femme sommeillait. Soudain, elle se leva, se dirigea vers la chambre. Arrivée sous le lit, elle tira le carton rempli de potions et de crèmes. Elle prit celles contre les courbatures et les ecchymoses, et revint près du loup-garou. Elle ouvrit un premier flacon en s'asseyant devant lui, en versa dans sa main, et commença à l'étaler doucement sur le dos de l'animal. Celui-ci redressa brusquement la tête en étouffant un gémissement douloureux.
"Chut… Je commence juste à te mettre les crèmes… Souffla-t-elle d'une voix apaisante. Mme Pomfresh m'a dit que c'était une bonne idée, que ça t'aiderait à guérir plus vite… Ca te fait déjà mal à ce que je vois… Ca va aller… Je suis là…"
Après avoir vidé un premier flacon de crème, la jeune femme se releva et repartit dans la chambre. Elle prit plusieurs couvertures dans un tiroir, revint près de la cheminée et étala une épaisse couverture sur le tapis. Elle fit signe au loup-garou de venir dessus. L'animal s'exécuta docilement, et elle le recouvrit d'une autre couverture. Elle s'enveloppa elle-même avec une autre et se cala contre le fauteuil, tout près de Lupin. L'horloge de l'école sonna minuit. Doucement, la jeune femme commença à chanter un chant de Noël en français, et le loup finit par s'endormir, bercer par la mélodie.
A suivre…
Encore une fois, l'arrêt est peut-être un peu brusque, mais j'ai malheureusement été obligée de couper à ce moment. Ce chap' compte finalement 11 pages Word, et j'en étais déjà arrivé à presque 14 pages sans couper. Sachant que si j'avais continué, on en serait arrivé à, au moins, un bon 16 pages… Et un chapitre trop long n'est pas forcément ce qu'il y a de mieux pour le lecteur (à mon humble avis bien sûr lol) !
Mais il y a un bon point à ceci : le chapitre XI est déjà bien commencé !
Bises à vous tous !
Pepsi (Nyny's).
