Bonjour !
Voilà le nouveau chapitre ! Certes, je vous préviens tout de suite qu'il est un peu plus court que les précédents, mais une note vous attend à ce sujet en fin de chap'. Lisez-la, elle pourrait cacher quelques surprises…
Je remercie mes revieweuses adorées : Miss Lisa Black et Amand1 ! Vos petits mots me donnent encore plus envie d'écrire ! Merci !!!!
R.A.R :
Amand1 : Merci pour ta charmante review, ça me va droit au cœur, comme à chaque fois ! Et pour répondre à tes questions, à savoir si Remus est câlin uniquement à cause de la pleine lune, et si je les remets ensemble bientôt, une seule et même réponse : lis ce chapitre, il pourrait t'apporter quelques indices… Bisous !
Chapitre XI
Elle s'enveloppa elle-même avec une autre et se cala contre le fauteuil, tout près de Lupin. L'horloge de l'école sonna minuit. Doucement, la jeune femme commença à chanter un chant de Noël en français, et le loup finit par s'endormir, bercer par la mélodie.
Durant toute la nuit, Céline alterna les moments de sommeil et les massages sur le corps du loup-garou. Vers 8h00 du matin, alors qu'elle remettait une bûche pour entretenir le feu, un faible rayon de soleil passa par la fenêtre. Elle posa alors son regard sur l'animal et attendit. Doucement, les poils disparurent. Sa tête et son corps retrouvèrent forme humaine. Remus était de nouveau devant elle, ouvrant péniblement les paupières.
"Céline… Souffla-t-il.
- Je suis là, ne t'inquiète pas, dit-elle en venant vers lui. Tu vas rester près de la cheminée, il te faut de la chaleur, ajouta-t-elle en le bordant avec les couvertures. Attends, je vais te donner une potion de sommeil."
Elle prit un petit flacon de verre dans le carton, qu'elle avait apporté près d'elle pour éviter d'inutiles allers-retours.
"Tiens, bois, dit-elle en soulevant doucement la tête de Remus."
Lupin avala docilement la moitié du flacon.
"Je te ferais boire l'autre moitié quand tu te réveilleras. Repose-toi en attendant.
- J'y suis un peu obligé, murmura-t-il d'une voix rauque.
- Tu fais de l'humour ? C'est que tu vas bien alors, souligna-t-elle avec un sourire amusé.
- Merci pour cette nuit, dit-il.
- De rien…"
Céline attendit qu'il s'endorme complètement et appela Maky.
"Bonjour Madame ! S'exclama-t-elle en apparaissant. Et joyeux Noël !
- Joyeux Noël à toi aussi, répondit la jeune femme. Je vais aller prendre une douche, je n'en ai pas pour longtemps. Si tu pouvais veiller sur Remus en attendant ?
- Bien sûr Madame !
- Merci. Je lui ai donné une potion de sommeil. Tout ce que tu peux faire, c'est remettre du bois pour éviter que le feu ne s'éteigne… Et appelle-moi au moindre problème !"
La matinée passa. Céline prit son petit-déjeuner, et recommença à masser Remus, qui affichait un visage détendu.
Vers midi, il ouvrit les yeux et posa son regard sur Céline.
"Bonjour, dit-elle. Bien dormi ?
- Oui, répondit-il.
- Tiens, voilà l'autre moitié du flacon, dit-elle en lui tendant.
- Non, dit-il en lui retenant le poignet.
- Remus… Commença-t-elle en fronçant les sourcils.
- Je n'en ai pas besoin, je me sens bien. Quelques courbatures, mais je survivrai !
- Remus, ne fait pas l'enfant, tu vas boire cette potion et faire un gros dodo.
- Une simple potion calmante suffira, je t'assure, dit-il. Tu m'as bien appliqué des crèmes toute la nuit, non ?
- Oui… Dit-elle, se demandant où il voulait en venir.
- Je suis sûr que c'est grâce à ça… Céline, c'est la vérité, ajouta-t-il devant le regard sceptique de la jeune femme. C'est la première fois que je me sens aussi « bien » après une transformation.
- J'en suis ravie, mais ce n'est pas une raison pour refuser de dormir, rétorqua-t-elle d'un ton catégorique.
- Céline, c'est Noël…
- Je m'en fiche ! Tu vas dormir, point final !
- Tu sais que tu ressembles à Mme Pomfresh comme ça ?
- Et toi tu es pire qu'un gosse, rétorqua-t-elle. C'est peut-être bien que tu te sentes mieux que les précédentes transformations, mais je préfère que tu dormes encore un peu, pour récupérer encore plus vite.
- Bon, d'accord, je vais boire la potion, capitula-t-il d'une voix rauque. Mais juste une gorgée !"
Céline veilla encore Remus, qui dormit pendant environ deux heures.
"Tu te sens comment ? Demanda-t-elle.
- Ca peut aller… Contente que j'ai bien voulu dormir ?
- Oui, et ne me dis pas que ça ne t'a pas fait du bien ?
- J'avoue que si…
- Voilà une bonne chose. Tu te sens capable d'aller au lit ? J'ai demandé à Maky de glisser des bouillottes entre les draps.
- Je ne pourrais pas aller prendre une douche avant ?
- Ca ne me pose pas de problème, à condition qu'elle ne dure pas longtemps, pour ne pas que tu te fatigues de trop…
- D'accord, dit-il en se redressant lentement et en s'enroulant la couverture autour du corps.
- Attends, je vais t'aider. Appuie-toi sur moi."
Une fois sa douche prise, Céline aida Remus à se rendre vers le lit. A ce moment, un détail attira son attention :
"Oh ! Il y a des cadeaux au pied du lit ! S'exclama-t-elle, visiblement étonnée.
- Ils sont sûrement arrivés cette nuit, expliqua Remus."
Il se mit au lit en grimaçant.
"Tu as mal ?
- Un peu, mais c'est supportable, ne t'inquiète pas.
- Si justement, je m'inquiète, rétorqua-t-elle avec un clin d'œil. Je me demande qui peut bien nous envoyer tout ça, ajouta-t-elle en prenant les paquets et en venant s'asseoir près de lui.
- La seule façon de le savoir est de les ouvrir…"
Le premier cadeau venait de Molly, Arthur et les jumeaux Weasley, qui leur avait envoyé une magnifique carte –animée- de Roumanie, représentant un superbe dragon, plus précisément un Norvégien à crêtes. Le trio leur avait offert une belle boîte de Chocogrenouilles et de Dragées Surprises, avec un mot de chacun. Ron, en particulier, compatissait à l'avance pour le professeur Lupin à propos des Dragées Surprises…!
"Oh ! C'est adorable ! S'exclama Céline en ouvrant le cadeau de Dumbledore et McGonagall, un ensemble pour bébé. Ils écrivent qu'ils l'ont prit en bleu, ça va autant aux garçons qu'aux filles. Qu'est-ce que tu en penses ?
- Je trouve ça charmant, répondit Remus. Ca me donnerait presque envie de redevenir un bébé…"
Céline lui donna le mot à lire en pouffant de rire et ouvrit le quatrième cadeau, une enveloppe, qui lui était destinée.
Intriguée, elle l'ouvrit et commença à lire. Au fur et à mesure, ses yeux s'embuèrent et elle ne pu retenir ses larmes.
"Céline, fit Lupin en se redressant, qu'est-ce qu'il y a ?
- C'est… C'est une lettre de mes parents… Souffla-t-elle d'une voix enrouée. Ils m'ont aussi envoyé une photo… Dit-elle en les lui tendant."
Remus prit la lettre et la lu. Les parents de la jeune femme regrettaient son peu de nouvelles, espéraient que son travail se passait pour le mieux et répétaient à plusieurs reprises qu'elle leur manquait terriblement. Il regarda la photo : les parents de Céline et sa grand-mère lui souriaient, sa mère tenant un chat dans ses bras.
Céline s'était levée et avait apporté une autre photo :
"C'est celle qu'ils m'ont envoyé il y a trois mois… Ils l'avaient prise quand ils étaient venus au début de l'été."
Elle ne pu retenir un autre sanglot. Remus la prit alors dans ses bras.
"Ils me manquent… Dit-elle contre son épaule.
- Pardonne-moi, souffla-t-il.
- Pourquoi ? Dit-elle en redressant la tête.
- Parce que c'est de ma faute… Si je ne t'avais pas emmenée ici…
- Non, dit-elle en posant un doigt sur ses lèvres. Tu m'as laissée le choix, et c'est moi seule qui ai décidé de rester."
Il prit son visage entre ses mains et essuya doucement ses larmes.
"Tu as une mine fatiguée, souligna-t-il en fronçant les sourcils. Tu n'as pas du beaucoup dormir cette nuit.
- Il fallait bien que je m'occupe de toi, dit-elle avec un sourire en haussant les épaules. Et d'ailleurs, il y a une potion calmante qui t'attend…
- Je pensais que tu l'avais oubliée…
- Quel gamin, dit-elle en prenant le flacon. C'est pour ton bien, et Mme Pomfresh ne sera pas contente si je ne m'occupes pas bien de toi."
Lupin avala la potion.
"Mais tu t'occupes très bien de moi. Trop peut-être.
- Remus…
- Viens dormir avec moi, tu en as besoin, dit-il soudain en soulevant les couvertures."
Un sourire sur le visage, la jeune femme vint se blottir contre lui.
Céline ouvrit les yeux et regarda le lit. Vide.
"Remus ! Appela-t-elle en se redressant vivement."
Celui-ci arriva du salon.
"Remus Lupin ! Puis-je savoir ce que tu fais debout ? Gronda-t-elle.
- Je suis aller grignoter quelque chose, répondit-il simplement.
- Et tu ne pouvais pas me demander de te l'apporter ! S'exclama-t-elle en se levant. Tu es encore faible ! Tu n'es vraiment pas raisonnable ma parole !
- Tu dormais tellement bien, je n'ai pas voulu te réveiller, expliqua-t-il en prenant une moue innocente. Et puis je me sens très bien. Tes massages nocturnes m'ont vraiment très bien réussi.
- Je ne veux pas le savoir ! Tu retournes te coucher ! Immédiatement ! Lança-t-elle en pointant le lit. Et je vais chercher d'autres crèmes à te mettre, ajouta-t-elle en sortant de la chambre."
Soudain, elle se figea. Maky était là, et terminait de mettre la table. Table sur laquelle reposait un véritable festin.
"Qu'est-ce que… Souffla-t-elle.
- C'est pour te remercier de prendre aussi bien soin de moi. Prends ça comme un cadeau de Noël, dit Lupin en s'approchant d'elle.
- Mais je ne t'ai rien offert…
- Cette nuit vaut plus pour moi que n'importe quoi d'autre, dit-il en lui caressant la joue. La façon dont tu t'es comportée, tu ne peux pas savoir à quel point ça m'a fait du bien. Je ne me suis jamais senti aussi… moi, pendant une transformation.
- C'était le but… Murmura-t-elle. En tout cas, on en aura largement assez pour deux, nota-t-elle en regardant la table.
- Plus que deux, tu as une petite bouche de plus à nourrir, fit-il avec un clin d'œil en posant une main sur son ventre."
Le lendemain, Céline envoya, avec Remus, une lettre de remerciement aux jumeaux, à Molly et Arthur pour leur carte, en leur souhaitant un Joyeux Noël. Elle se rendit également à la salle commune des Gryffonfor pour remercier Harry, Ron et Hermione pour leurs boîtes de friandises. Mais en chemin, elle croisa dans un couloir la jeune sorcière, visiblement de mauvaise humeur.
"Hermione !
- Oh bonjour Céline ! Joyeux Noël ! Comment va le professeur Lupin ?
- Il va bien, répondit-elle. Merci pour les cadeaux et les petits mots, c'était adorable de votre part.
- Oh, de rien, ça nous faisait plaisir ! Répondit la jeune fille d'une voix beaucoup trop chaleureuse pour être sincère.
- Hermione, tu es sûre que ça va ?
- Non, ça ne va pas ! S'exclama alors celle-ci d'une voix aigue, les larmes aux yeux. Les garçons et moi, on ne se parle plus !
- Comment ? Mais pourquoi ?
- Harry a reçu un Eclair de Feu pour Noël… Tu sais, ils en avaient déjà parlé lui et Ron… Le meilleur balai qui puisse exister…
- Ca a du coûter une véritable fortune ! S'exclama Céline. Qui lui a offert ça ?
- Justement, on en sait rien ! Il n'y avait aucune carte, aucun message pouvant dire qui l'avait envoyé ! Il n'y avait que ce fichu balai ! Tu ne trouves pas ça louche ?
- Si, ça paraît logique, acquiesça la jeune femme. On n'offre pas un cadeau de ce genre sans dire son nom. Attends… Non… Ca ne peut pas être ça… On peut jeter des sorts à un balai ?
- Bien sûr qu'on peut ! Et alors j'ai pensé que…
- Sirius Black avait très bien pu l'envoyer ! Dirent-elles en même temps."
Hermione eut un sourire triste.
"Ca me rassure que tu penses ça aussi… Dit-elle en reniflant. Et donc, j'en ai parlé à McGonagall, et elle était tout à fait d'accord avec moi…
- Je suppose qu'elle a prit le balai, c'est ça ?
- Oui, mais c'est juste provisoire ! Madame Bibine et le professeur Flitwick vont le démonter pour voir s'il n'a subit aucun sortilège… Et Ron et Harry m'en veulent parce qu'ils ne peuvent plus s'extasier dessus ! Tout ça pour un balai ! Trépigna-t-elle, la voix de plus en plus perçante.
- D'accord, alors en premier, tu vas te calmer, d'accord, dit doucement Céline en la faisant s'asseoir sur un banc. Sache que tu as très bien agit, c'est sûr qu'un cadeau pareil sans carte, c'est vraiment suspect… Alors ne t'inquiètes pas pour Harry et Ron, ce sont tes amis, ils ne feront pas la tête bien longtemps. Et puis tu l'as dit toi-même, ce n'est que provisoire, une fois que le balai aura été inspecté, ils le lui rendront."
Hermione hocha la tête.
"Mais ils sont bêtes de le prendre comme ça… Tout ça parce qu'ils ont peur que leur précieux balai ne leur soit pas rendu avant le match contre Serdaigle, qui n'est qu'en février ! Tu verrais Ron, il est encore plus furieux que Harry ! Alors que ce ne n'est même pas à lui que le balai a été offert…
- Tu sais Hermione, tu n'as pas fini de te rendre compte à quel point les garçons peuvent se montrer bêtes parfois, lui dit Céline avec philosophie en la prenant par l'épaule. Surtout en période d'adolescence, ils ne sont vraiment pas futés…!
- Merci de me prévenir, ça me rassure… Ironisa la jeune fille.
- De rien ! Et s'ils ne se rendent pas compte que tu as fait ça pour leur bien, j'irais moi-même leur parler !
- Heureusement que tu es là, souffla Hermione.
- Ca sert à ça les amis, non ? Et dis-moi, où comptais-tu aller avec tous ces bouquins ?
- Voir Hagrid, pour son procès. Tu veux venir avec moi, comme ça tu le verrais ? En tout cas, quand il a su que tu cherchais avec nous, il a tenu à te remercier en personne !
- Je voudrais bien venir, mais Remus y est assez hostile. Il ne voit pas d'un très bon œil que j'aille voir Hagrid sans lui…
- Il est inquiet pour toi, c'est bien, dit Hermione. Vous avez parlé un peu de… Enfin… Pour savoir si tu pouvais rester…
- Non, répondit Céline. Je n'ose pas… Je n'ose plus… Rectifia-t-elle. On a jamais été aussi bien ensemble qu'en ce moment, alors… alors j'ai peur de tout gâcher en parlant de ça… Et puis, ce n'est pas comme si j'allais accoucher d'une minute à l'autre, je n'en suis qu'à mon troisième mois de grossesse ! Ajouta-t-elle avec un léger sourire. Il faut laisser le temps au temps…
- D'accord, fait comme tu le sens, dit Hermione. Mais en attendant, il y en a un pour qui le temps est compté si on ne fait rien pour lui ! Tu viens avec moi ou pas ?"
Céline réfléchit quelques secondes…
"Allez, oui ! Après tout, ce n'est pas comme si j'étais toute seule, je suis avec la meilleure élève de tout Poudlard !"
Et elles partirent en riant vers la cabane de Hagrid.
Dès qu'elles arrivèrent, Céline fut surprise de la taille de Hagrid. C'était la première fois qu'elle le voyait d'aussi près, et elle se sentit sur le coup vraiment minuscule… Celui-ci posa ses yeux sur elle et un sourire étira ses lèvres :
"Vous devez sûrement être Céline !
- Oui, bonjour Hagrid !
- Vous ne pouvez pas savoir comme je suis heureux de vous rencontrer ! Harry, Ron et Hermione m'ont beaucoup parlé de vous ! Merci de les aider dans leurs recherches, ça me touche énormément ! Mais entrez donc, vous allez prendre froid ! Je ne voudrais pas que vous attrapiez un rhum, dans votre état, ajouta-t-il avec un clin d'œil."
La cabane de Hagrid n'était pas vraiment l'endroit le plus luxueux de la Terre, mais Céline s'en fichait, tant tout autour d'elle attisait sa curiosité. Soudain, elle poussa une exclamation de surprise, quand elle aperçut un animal avec le corps, les pattes arrière et la queue d'un cheval, mais ses pattes avant, ses ailes et sa tête étaient celles d'un aigle.
"Qu'est-ce que c'est ? Demanda-t-elle.
- C'est Buck, répondit Hagrid. Il fait trop froid dehors, et avec cette neige en plus… J'espère qu'il ne vous fait pas peur, vous n'avez sûrement jamais du en voir...
- Vous rigolez ! Il est magnifique ! S'exclama la jeune moldue. Comment peut-on vouloir faire de mal à un aussi bel animal ?"
Le visage de Hagrid s'éclaira alors d'un large sourire et il les invita à s'asseoir.
Hermione et Céline restèrent plus de deux heures chez Hagrid à lui expliquer ce qu'il devrait dire ou ne pas dire. Soudain, on toqua à la porte et Hagrid alla ouvrir.
"Oh ! Professeur Lupin ! Fit-il. Entrez donc !"
Lupin s'exécuta et salua Hermione, avant de jeter un coup d'œil vers l'hippogriffe qui sommeillait au fond de la pièce.
"Je te cherchais, dit-il en se tournant vers Céline.
- J'étais là ! On aide Hagrid pour son procès, répondit-elle.
- Ce sont de sacrées petites bonnes femmes que nous avons là, fit Hagrid avec un regard ému vers Céline et Hermione. Grâce à elle, j'ai une chance de sauver Bucky !
- Oui, Céline m'en a parlé, dit Remus. Vous avez fini ?
- Oh, c'est vrai qu'elles sont là depuis deux heures, surtout vous Céline, je ne voudrais pas vous fatiguer !
- Tu n'as qu'à rentrer Céline, dit Hermione, je vais rester un peu.
- Bon, très bien, répondit la jeune femme en se levant. Alors avancez bien !"
Tout le monde se salua, et Remus et Céline prirent le chemin du château.
"Je ne t'avais pas demandé d'y aller avec toi ? Demanda-t-il soudain.
- J'étais avec Hermione, elle était toute seule sinon. Tu sais que les garçons lui font la tête ?
- Ne détourne pas la conversation. Tu aurais au moins pu me prévenir.
- Serais-tu inquiet pour moi ?
- Parfaitement, répondit-il d'un air grave."
Elle s'arrêta soudain.
"Je… Je suis désolée. Mais Hermione était tellement mal. Je ne pouvais pas la laisser toute seule. Tu m'en veux ? Dit-elle en faisant sa moue.
- C'est perfide ce que tu fais, dit-il en pointant son index vers elle. Tu sais très bien que je n'y résiste pas…
- C'est bien pour ça que je l'utilise ! Rétorqua-t-elle avec un sourire innocent, avant d'éclater de rire et de se mettre à courir.
- Attends que je t'attrape ! S'écria-t-il en la poursuivant."
En l'espace de quelques secondes, il était arrivé à sa hauteur et l'avait doucement mise en travers sur son épaule, comme un simple baluchon.
"Remus ! Laisse-moi descendre ! S'exclama-t-elle, toujours en train de rire.
- Aurais-je entendu une voix ? Fit-il tournant sur lui-même, la maintenant par les jambes.
- Remus !
- Ah non, je n'entends rien !"
Et il reprit sa marche, l'air de rien, sous les supplications hilares de la jeune femme. Il la porta ainsi jusque dans leur appartement, où il consentit enfin à la reposer par terre.
"Ce n'est pas trop tôt ! Fit-elle en lui tapant la poitrine. Je dois être écarlate d'avoir eu la tête à l'envers !!
- Oh, mais non voyons ! Dit-il avec un petit sourire. Ca te va très bien le teint d'écrevisse !
- Moque-toi ! S'indigna-t-elle en fronçant les sourcils.
- On fait la paix ? Demanda-t-il en tendant sa main.
- Mmmh… Je ne sais pas… Bon allez, soit ! Dit-elle en serrant sa main."
Ils se regardèrent et se mirent à rire.
"Bon, et au fait, pourquoi les garçons font-ils la tête à Hermione ?"
Avec la fin des vacances, le château retrouva son agitation habituelle. Céline partageait son temps entre l'appartement et la cabane de Hagrid, avec Hermione. Les garçons et la jeune sorcière ne se parlaient toujours pas, à la plus grande exaspération de la jeune femme. Les cours aussi avaient reprit, et elle savait désormais que Harry avait commencé ses cours sur les moyens de défense contre les Détraqueurs. Elle savait, oui, car elle n'y assistait pas, se rendant la plupart du temps chez Hagrid en compagnie de Hermione ; et souvent, soit elle venait voir où Remus et Harry en étaient, mais ils avaient malheureusement finit, soit elle était trop fatiguée et s'écroulait de sommeil sur le lit.
Une semaine après la rentrée, l'équipe des Serdaigle se fit battre par celle de Serpentard. Harry lui avait dit que c'était une bonne chose, car si eux-mêmes battaient aussi Serdaigle, ils prendraient la deuxième place du tournoi. De ce fait, la jeune moldue venait également assister aux entraînements de l'équipe de Gryffondor.
La mi-janvier arriva et Céline était maintenant enceinte de quatre mois. Plus les jours passaient, plus son ventre commençait lentement à s'arrondir. Et heureusement, Molly arriva un jour avec un gros sac sous le bras.
"Molly ! S'exclama Céline en la voyant entrer dans l'appartement. Je t'attendais. Comment vas-tu ?
- Bien et toi ?
- Très bien !
- Oh ! Mais que vois-je ? On dirait que le petit ventre commence à pousser ! Souligna Molly avec un regard attendri.
- Oh, ça ne se voit pas beaucoup encore…
- Moi, je le vois ! Et, ça ne va aller en s'arrangeant ! Tiens, comme promis, je t'ai amené les vêtements de mes grossesses. Ils sont lavés, repassés, recousus pour certains, bref ils sont comme neufs !
- Merci, Molly ! C'est vraiment gentil ! Fit Céline en prenant le sac.
- Si tu n'en as pas assez, je pourrais toujours t'en ramener d'autres, j'ai prit les moins démodés pour l'instant.
- Je ne sais pas comment te remercier ! Vraiment, tu es formidable ! S'exclama-t-elle en prenant Molly dans ses bras. Voyons ce qu'il y a de beau là-dedans : des pantalons, des salopettes, des t-shirts, des ceintures en tissu –je trouve ça trop craquant. Des soutiens-gorge spécial femmes enceintes !
- Ils sont travaillés magiquement, expliqua Molly.
- Oui, pour s'ajuster à la poitrine ! Termina Céline. J'en ai acheté deux à Pré-au-Lard, je prends de la poitrine à une vitesse ahurissante !"
Les deux femmes continuèrent à parler chiffon en riant.
"Tu sembles aller de mieux en mieux, fit soudain remarquer Molly. Il y a du nouveau avec Remus ? Vous vous êtes parlés ?
- Non, mais on s'entend très bien, c'est vrai. Il est de plus en plus présent, on se comprend assez bien tous les deux. Ce n'est pas ce que j'espérais, mais bon… Je crois que j'ai fini par me faire une raison…
- Une bonne entente est meilleure pour toi et le bébé, c'est sûr, approuva Molly. Mais quand même ! Tu pourrais peut-être…
- Non ! Coupa soudain Céline. Molly, on en déjà parlé… Ca se passe très bien comme ça, je ne veux pas refaire machine arrière en le brusquant.
- Et tu ne penses pas à ce que, toi, tu ressens ?
- Bien sûr que si… Répondit-elle tristement. Mais… J'ai peur de perdre cette complicité que l'on a… Même si on n'est pas ensemble, on a mis du temps à l'avoir, alors si on recommence à… à…"
Soudain, ses yeux commencèrent à se remplir de larmes.
"Pardon Molly ! S'exclama-t-elle. C'est les hormones, tu sais… Déjà que j'étais super sensible avant, depuis que je suis enceinte, j'ai l'impression d'être une vraie fontaine…
- Voyons ma chérie, ce n'est pas grave, fit Molly en la prenant dans ses bras. C'est normal, il faut que ça sorte. C'est du à un manque d'affection en général. Ca m'a fait ça pour Ron et Ginny. Je ne voyais quasiment pas Arthur à cause de son travail, et avec les jumeaux à m'occuper…"
Céline se laissa bercer par l'étreinte maternelle de Molly.
"Molly…
- Oui ma chérie ?
- Merci d'être là, dit-elle. Ca me fait du bien de t'avoir avec moi. Ca m'aide à supporter le fait que… que ma mère n'est pas là, termina-t-elle dans un souffle.
- Elle aurait été fière de toi, comme moi je le suis, c'est sûr. Et puis, ça me prépare pour quand Ginny sera elle aussi enceinte !
- Tu ne crois pas que c'est un peu tôt ! S'exclama alors Céline en pouffant de rire.
- Oh, ça passe vite, crois-moi !"
A ce moment, Remus entra dans l'appartement. Il salua Molly et embrassa Céline sur le front, qui s'était essuyée rapidement les joues.
"Tu as déjà finit les cours ? Demanda la jeune femme.
- Il est six heures, répondit-il.
- Oh déjà ! Mais je vais être en retard ! Et je n'ai encore rien préparé pour ce soir ! S'exclama Molly en se levant. Bon, je vous laisse. Céline, comme d'habitude, repose-toi bien ! Remus, je compte sur toi pour bien t'occuper d'elle ! Dit-elle en lui faisant la bise, avant d'ajouter tout bas : elle en a énormément besoin."
Puis, elle prit son sac, et sortit de l'appartement au pas de course en leur faisant un dernier signe de la main.
"Regarde, Molly m'a apporté tout un tas de vêtements pour futures mamans ! Dit-elle en montrant la pile d'affaires.
- Tu as pleuré ? Demanda soudain Remus en lui prenant le poignet pour la tourner vers lui.
- Oh… Ce n'est rien… Répondit-elle d'un regard fuyant. Tu me connais, en ce moment, je pleurs pour un rien…
- Pourquoi je ne te crois pas ? Fit-il encore. Céline, regarde-moi."
Il lui prit le visage dans sa main droite et plongea ses yeux dans les siens.
"Prends-moi dans tes bras, c'est tout ce que je te demande Remus, souffla-t-elle."
Doucement, il s'exécuta. Même si elle ne lui avait rien dit, Lupin avait comprit rien qu'en la regardant… Elle avait besoin de lui… Plus que comme un ami… Il le voyait tous les jours… Il le sentait tous les jours…
Mais plus que tout, il en avait assez de se cacher sa propre vérité, en vain. Lui aussi avait besoin d'elle…
Et pas seulement comme une amie.
A suivre…
Attention ! Je tiens à préciser que ce chapitre est délibérément court, pour pouvoir écrire tout ce que je voulais écrire dans le prochain chapitre. La fin est encore brusque, mais ça aussi, c'est voulu : vous allez sans doute vous posez tout un tas de questions suite à la dernière phrase (enfin, je l'espère) et c'est le but premier ! Ou alors, certains d'entre vous voudront aussi m'égorger de couper ainsi, et… je les comprends !
Donc, encore une fois, je m'excuse d'avoir joué mes sadiques, car ça arrive souvent en ce moment !
Pour votre gouverne, sachez que le chapitre suivant est TERMINE ! Mais je vais garder le secret quand à sa publication… Histoire de vous faire mariner un peu…
Gros bisous à tous et à toutes !
Pepsi (Nyny's).
P.S : Et en même temps, je tiens à vous informer que je viens de décider du prénom du bébé, après une longue réflexion.
