Bonjour ! J'espère que je ne vous ai pas fait trop attendre ?
Comme d'habitude, un énorme MERCI aux revieweuses : Miss Lisa Black (toujours la première à laisser un mot ! Mais quel est ton secret ? lol), lillyjade, lily forever et Amand1. C'est grâce à vous que je continue à écrire !
Bonne lecture !
Chapitre XIV
Céline n'avait jamais été aussi heureuse de sa vie. Elle et Remus filaient le parfait amour, et tout semblait aller pour le mieux dans le meilleur des mondes… Mais ce n'était pas le cas. Depuis plusieurs jours, la jeune femme s'était mise à faire de curieux cauchemars sur son accouchement, qui la réveillait en plein milieu de la nuit et la tenaient de longues heures éveillée… Remus s'était inquiété de la voir de plus en plus fatiguée, mais elle n'avait rien dit, prétextant que sa fatigue était uniquement due à la grossesse…
Un soir, elle alla se coucher, épuisée, et priant pour avoir une nuit tranquille. Sitôt allongée, elle sombra dans un profond sommeil, et n'entendit pas Remus venir la rejoindre.
Elle se trouvait à l'infirmerie… Elle tourna la tête et vit Mme Pomfresh, Remus et Molly… Brusquement, des violentes douleurs la prirent et elle cria… Molly et Mme Pomfresh arrivaient devant elle et lui demandaient de pousser fort… Elle était paniquée, elle ne savait pas quoi faire… La douleur dans son ventre était insupportable… Elle poussait mais rien ne se passait… Remus l'encourageait de son mieux… Au moment où la tête du bébé apparut, Molly eut un rictus inquiet… Elle dit à Céline qu'il ne fallait pas qu'elle s'inquiète, que tout irait bien… La jeune femme demanda ce qui se passait mais personne ne lui répondit… La douleur revint encore… Elle hurla… Mme Pomfresh réussit à sortir le bébé… La jeune femme demanda à voir son bébé… Molly lui présenta, toujours avec ce rictus sur le visage… Elle posa un regard sur son enfant… Il était couvert de poils et n'avaient pas de mains, mais des griffes… Elle poussa un cri…
Céline se réveilla soudain en hurlant.
"Chérie ! Ca ne va pas ? Demanda Remus.
- Je t'ai réveillé, je suis désolé… Souffla-t-elle d'une voix éteinte."
Lupin fronça les sourcils devant l'état de sa compagne : elle tremblait de tous ses membres, son front était trempé d'une sueur froide, elle était secouée de sanglots, et posait sur son ventre un regard affolé.
"Céline, dis-moi ce qui passe ? Demanda-t-il encore. Tu as fait un cauchemar ?"
La jeune femme acquiesça d'un signe de tête.
"D'accord, alors tu vas te calmer, dit-il en la prenant dans ses bras. Ce n'était qu'un cauchemar… Juste un cauchemar…
- J'en… J'en fais… J'en fais quasiment… toutes les nuits… Bégaya-t-elle entre deux sanglots.
- Tu crois que je n'ai pas remarqué ? A chaque fois que je veux t'en parler, tu me dis que ce n'est pas grave… Mais cette fois-ci on va en parler. Ce n'est pas normal que tu en fasses autant. Tu as une mine épouvantable à force de ne pas dormir…"
Il la berça de longues minutes. Puis, une fois calmée, il lui releva le visage :
"De quoi peux-tu rêver pour te mettre dans cet état ?
- Je… Je rêve de l'accouchement… Ca se passe mal… La douleur est atroce… Je suis paniquée… Et quand on me présente le bébé, il… il… il n'est pas normal… Il est à moitié… animal… Termina-t-elle d'une voix à peine audible."
Elle n'osait pas regarder Remus. Ce qu'elle disait était tellement aberrant, stupide…
"Tu… Tu m'en veux ? Demanda-t-elle d'une toute petite voix.
- Pourquoi ? Fit-il en relevant un sourcil.
- D'avoir rêvé que… que le bébé soit…
- Soit à moitié loup ? Non, je ne t'en veux pas, répondit-il d'une voix douce. C'est peut-être normal, vu ma nature… Tu as sans doute des peurs inconscientes qui se libèrent pendant ton sommeil. Mais je crois savoir quoi faire… Ajouta-t-il.
- Quoi ?
- Je préfère ne rien te dire pour l'instant. En attendant, j'irais voir Mme Pomfresh pour qu'elle te donne une potion de sommeil sans rêves, je pense que ce n'est pas contre-indiqué pendant une grossesse.
- Merci…
- Tu n'as pas à me remercier, dit-il en lui déposant un baiser sur le front. Mais tu aurais du m'en parler avant, ce n'est pas bon que tu ne dormes pas.
- Je sais, mais… C'est tellement… bizarre comme cauchemar…
- Les rêves sont souvent bizarres, souffla-t-il. Tu vas essayer de dormir, d'accord. Je suis là, tout va bien, alors détends-toi."
Il se recoucha et elle vint se blottir contre lui. Ils restèrent un long moment éveillés, mais finalement, la jeune femme arriva à trouver le sommeil.
Plusieurs jours passèrent, où Céline avait quelque peu récupéré grâce à la potion de sommeil sans rêves qu'elle prenait tous les soirs.
Au début du mois d'avril, Remus l'emmena à l'infirmerie. En entrant, elle trouva Mme Pomfresh, Dumbledore et un homme, assez grand, avec un ventre de bon vivant, ayant l'air d'avoir dans les soixante ans…
"J'ai parlé de tes cauchemars à Albus, qui a demandé à un de ces proches amis, Charles Donovan, de venir nous voir.
- Bonjour mademoiselle ! Lança Donovan d'un air joyeux. Je suis vraiment enchanté de faire votre connaissance.
- Bonjour, répondit-elle avec un sourire crispé. Excusez-moi de poser cette question, mais, en quoi pouvez-vous m'aider ?
- Je suis gynécomage ! Enfin, j'étais, je suis à la retraite depuis un an.
- Gynécomage ? Répéta Céline. Comme gynécologue ?
- Exactement ! Sauf que les méthodes magiques sont quelque peu différentes… Allez vous installez sur un des lits, je vous en prie."
Céline s'exécuta en lançant un regard sceptique à Remus.
"Est-ce qu'il est au courant pour… enfin… notre situation ?
- Oui, répondit-il en l'aidant à s'allonger. Dumbledore lui en a parlé, il sait qu'il peut avoir une totale confiance en lui.
- Alors ! Fit Charles en venant près d'eux. Ce n'est pas la peine de tirer les rideaux, il n'y a personne !
- Et… qu'est-ce que vous allez me faire ?
- Oh, ne vous inquiétez pas, je ne vais pas vous tripatouiller l'intérieur comme le font mes collègues moldus ! Ca ne viendra que pour l'accouchement, et encore, en cas de difficultés !"
Céline ouvrit des yeux ronds en lançant un regard inquiet à Dumbledore. Celui-ci lui souffla un « Ne vous inquiétez pas, il est toujours comme ça ! Il est pire que moi ! » qui parvint à lui arracher un sourire.
"Alors, comment s'est passée votre grossesse jusqu'à aujourd'hui ?
- Plutôt bien. J'ai eu des nausées au début, des envies…
- Des envies ? Sur quoi ?
- Chocolat et Bièraubeurre.
- De la Bièraubeurre ! Ce n'est pas courant ça !! S'exclama Charles en riant. Et dîtes moi, vous avez eu aussi des soucis au niveau des hormones ?
- Heu… Oui…
- Des poussées ou des baisses ?
- Des poussées… Marmonna-t-elle en retenant un sourire gêné.
- Ah ! Monsieur doit sûrement être très content, non ? Lança-t-il à Remus avec un clin d'œil appuyé.
- On peut dire ça, acquiesça celui-ci avec un sourire, visiblement très amusé, alors que Céline se prenait la tête en piquant un fard.
- Je me doute, avec une aussi jolie demoiselle… Vous en êtes à votre septième mois c'est ça ? Autant vous dire que je ne suis pas très content que vous n'ayez pas consulter bien avant, surtout dans votre cas, qui doit être unique… Quand j'ai appris que les loups-garous pouvaient avoir des enfants, ça m'a littéralement bouleversé !
- Vous n'avez pas peur d'eux ? Demanda Remus.
- Peur ? Pensez-vous ! Mon frère aîné était un loup-garou –il s'est fait mordre pendant son adolescence- et c'était un homme vraiment adorable ! Mais il a beaucoup souffert de ne pas pouvoir être père… J'espère que vous mesurez la chance que vous avez d'avoir trouvé ce vieux grimoire ! Et d'avoir trouvé cette charmante jeune femme bien sûr !"
Remus sourit à Céline, alors que Charles remontait le pull de la jeune femme pour mettre son ventre à nu.
"Bon, alors, voyons voir ce petit, dit-il en prenant un flacon contenant un gel bleu-gris, et en l'étalant sur le ventre de Céline. Dans quelques secondes, vous allez ressentir une impression de chaleur, c'est une réaction normale.
- Oui, ça commence, nota Céline.
- Très bien."
Charles posa alors ses mains sur son ventre et ferma les yeux, visiblement très concentré. Pendant plusieurs minutes, il déplaça lentement ses mains autour du ventre de la future maman, les yeux toujours clos. Un profond silence régnait dans la pièce. Enfin, il ouvrit les yeux.
"Le bébé va très bien, dit-il alors. Il ne s'est pas encore retourné, mais ça ne devrait pas tarder. Vous allez sans doute le sentir bouger tout d'un coup, il ne faudra pas vous étonner, c'est qu'il se mettra lui-même en position pour l'accouchement.
- Il va bien ? Vous êtes sûr ? Il est… Il est normal ? Demanda Céline.
- Parfaitement normal ! Vous voulez le voir ?
- On peut ? Fit Remus.
- Et pourquoi pas ? Si les parents ne peuvent pas voir leur bébé, où va le monde !"
Le gynécomage prit alors une pierre d'un bleu-gris transparent, parfaitement lisse, et la posa sur le ventre de Céline.
"C'est la pierre dont est tiré la potion dont je vous ai tartiné il y a quelques minutes, expliqua-t-il. Ah ! Une question avant, voulez-vous savoir le sexe du bébé ?"
Remus et Céline se regardèrent.
"Toi, je sais que tu veux avoir la surprise, dit-elle.
- Et toi ?
- Mmmh… La surprise aussi !
- Très bien ! Fit Charles. Il va falloir que je prenne le bon angle de vue pour que vous ne voyiez rien…"
Il prit sa baguette et la posa sur la pierre en fronçant les sourcils.
"Alors… Là… Non… Si on tourne un peu… Oui… Il a les jambes bien repliées sur lui-même… On ne voit rien… Parfait !"
Il donna un coup de baguette sur la pierre. Céline et Remus poussèrent alors une exclamation de surprise. Une sorte d'hologramme du bébé était apparut au dessus de la pierre. Remus prit la main de Céline en tremblant.
"C'est notre bébé… Souffla-t-elle. Remus… Regarde ! Il est beau !
- On dirait qu'il dort… Pour une fois qu'il ne bouge pas ! Tu vas vu son petit nez ?
- Oui ! Il suce son pouce !"
La jeune femme sentit ses yeux s'embuer et des larmes commencèrent à couler.
"Il est magnifique, lui dit Remus, dont les yeux étaient aussi brillants.
- C'est quoi le bruit qu'on entend ?
- Les battements de son cœur, répondit Charles avec un sourire paternel. Il est vraiment en pleine forme."
Ils restèrent plusieurs minutes à contempler le petit être, et Charles enleva la pierre. Un reniflement ce fit entendre. Céline et Remus tournèrent la tête pour voir Mme Pomfresh s'essuyer les yeux avec un mouchoîr et Albus leur lancer un sourire complice.
"J'espère que vous êtes rassurée, dit Charles. Voulez-vous me poser des questions ?
- Et bien… Comment va se passer l'accouchement ? Est-ce que je dois faire des exercices de respiration ? Est-ce que ça va faire mal ? Dans quelle position je serais ?
- Oh là ! Alors, en ce qui concerne l'accouchement, il n'y a aucune raison que tout ne se passe pas bien. Pour calmer la douleur, nous avons d'excellentes potions. Et la position, je suis partisan de rester accroupie ou bien d'être allongée sur le côté, ce sont des positions dites « physiologiques », mais après, c'est vous qui décider ! Et pour la respiration, vous devrez vous entraîner à faire le chien et aussi à prendre de grandes inspirations, Mme Pomfresh vous aidera. Je reviendrais le mois prochain, et logiquement, le mois suivant, ça sera pour le grand jour ! Vous allez devoir me supporter, j'espère que vous n'êtes pas déçus tous les deux ?
- Non, au contraire, répondit Remus avec un sourire.
- Bien. Par contre, j'aurais une petite chose à vous dire Céline, dit-il. Le col de votre utérus est légèrement dilaté, par rapport à la taille qu'il devrait avoir normalement au septième mois.
- C'est grave ? Demanda-t-elle, la mine inquiète.
- Vu l'ouverture, je ne dirais pas que c'est grave. Je vous demanderais simplement de ne pas rester trop longtemps debout et d'éviter tous mouvements brusques, ou toutes formes de stress. Mais ne vous inquiétez pas outre mesure, j'ai déjà vu pire, et à part ce léger problème, tout va bien !"
Céline prit un mouchoir et s'essuya le ventre, avant de se relever.
"S'il y a le moindre problème, venez ici, et n'hésitez pas à m'appeler ! Je vous dis à bientôt, et ménagez-vous, c'est bien compris ? Remus, je compte sur vous pour prendre soin d'elle, mon vieux… Dit-il en lui donnant une tape sur l'épaule.
- Oui, docteur.
- Docteur ! Mais appelez-moi Charles voyons !"
Le week-end suivant, une autre visite à Pré-au-lard eut lieu. Dès qu'ils entrèrent au Trois Balais, Mme Rosmerta se rua sur eux en regardant avec des yeux ronds le ventre de Céline.
"Oh ! Mais vous m'aviez caché ça ! S'exclama-t-elle. Félicitations !
- Merci, répondirent-ils.
- Je peux ? Dit-elle en tendant sa main vers le ventre de la jeune femme.
- Bien sûr, il paraît que ça porte chance…"
Rosmerta posa sa main sur son ventre et un grand sourire éclaira son visage.
"Il bouge !
- Oh oui, ça pour bouger, il bouge ! Il n'arrête pas une seule seconde ! Répondit Céline.
- Vous en êtes à combien de mois ?
- J'entame mon huitième. L'accouchement devrait avoir lieu vers la mi-juin.
- Vraiment, je suis très contente pour vous deux ! Mais venez vous asseoir… Et c'est un garçon ou une fille ?
- C'est la surprise, répondit Remus.
- Je comprends ! Mais laissez-moi vous offrir vos boissons, pour fêter ça !"
Céline et Remus ne purent s'empêcher de soupirer en se lançant un sourire amusé.
La ballade ne dura pas très longtemps, Céline manifestant une soudaine fatigue. Arrivés dans leur appartement, Remus l'aida à s'allonger sur le canapé.
"Encore deux mois à attendre, et je suis de plus en plus exténuée… Souffla-t-elle d'un air agacé.
- Ce n'est pas plus mal d'être rentrés plus tôt. Charles t'a bien dit de ne pas rester trop longtemps debout, dit-il en s'asseyant à son tour, alors qu'elle posait ses jambes sur lui.
- Oui, je sais… On pourrait peut-être en profiter pour choisir un prénom, non ?
- J'étais justement en train d'y penser ! Dit-il avec un clin d'œil. Alors… Pour les garçons, j'aime bien… Stuart !"
La jeune femme éclata brusquement de rire.
"Tu n'aimes pas ?
- Stuart ! Oh non ! Quelle horreur ! Comment veux-tu qu'il vive normalement avec un prénom pareil ! Répondit-elle en riant.
- Bon… D'accord. Alors… Paul ?"
La jeune femme grimaça.
"Eric ? Proposa-t-il encore.
- Ah, déjà, c'est beaucoup mieux ! J'aime bien Patrick aussi…
- Oui… Patrick Lupin… Eric Lupin…
- John ? Hasarda-t-elle.
- Mon deuxième prénom ?
- Oui, je trouve ça bien. John Lupin.
- Remus Junior ? Dit-il avec un regard malicieux.
- Ah non ! Sois sérieux ! Pourquoi pas Remus John Lupin IIème du nom pendant que tu y es ?
- J'avoue, je trouve ça ridicule… Mais John, ça me plaît aussi.
- Et si c'est une fille ?
- A toi de proposer.
- Ou la ! Alors là, j'en ai plein… Loriane ? Erin ? Holly ?"
Alors qu'ils en étaient encore à débattre sur le prénom féminin, une explosion se fit soudain dans la cheminée, et une voix retentit :
"Lupin ! Je voudrais vous demander quelque chose."
Céline tourna la tête vers Remus.
"C'était Rogue ? Demanda-t-elle en fronçant les sourcils.
- Je crois bien, dit-il en soupirant. Je vais aller voir ce qu'il me veut."
Il se leva, et s'apprêta à prendre de la poudre de cheminette, quand Céline toussota :
"Tu n'aurais pas oublié quelque chose ? Dit-elle en faisant sa moue.
- Si… Comment ai-je pu ? Dit-il en revenant vers elle et en l'embrassant tendrement. Je reviens vite, promis."
Quelques secondes plus tard, il disparaissait dans la cheminée.
Remus revint dans l'appartement une bonne dizaine de minutes plus tard. A son visage grave, Céline comprit que quelque chose n'allait pas. Elle se leva et se dirigea vers lui :
"De quoi voulait-il te parler ? Demanda-t-elle.
- Il avait coincé Harry. Harry qui était en possession de ceci, dit-il en lui tendant un vieux parchemin."
Elle le prit avec un air intrigué et posa ses yeux sur le document. Quelques phrases étaient en train de s'effacer, mais on pouvait encore lire :
Mr Lunard présente ses respects au professeur Rogue et lui demande de bien vouloir cesser de mettre son énorme nez dans les affaires d'autrui.
Mr Cornedrue approuve Mr Lunard et voudrait ajouter que le professeur Rogue est un horrible crétin.
Mr Patmol voudrait faire part de son ébahissement à la pensée qu'un tel imbécile ait pu devenir professeur.
Mr Queudver souhaite le bonjour au professeur Rogue et lui conseille de se laver les cheveux, s'il veut cesser de ressembler à un tas d'ordures.
A la fin de sa lecture, la jeune femme ne pu s'empêcher d'éclater de rire.
"Excellent ! S'exclama-t-elle. J'ose à peine imaginer la tête de Rogue quand il a lu ça ! J'adore !"
Elle continua de rire, mais voyant que Remus gardait un visage fermé, elle reprit brusquement son sérieux et se racla la gorge.
"Hem… Excuse-moi. D'où vient ce parchemin ? Demanda-t-elle d'un air intéressé.
- Ce parchemin s'appelle en fait la Carte du Maraudeur."
Céline pâlit instantanément. Mais Remus, ne semblant s'apercevoir de son malaise, continua :
"C'est une carte que j'ai crée avec mes amis. James était Cornedrue, Sirius : Patmol, et Peter : Queudver. J'étais Lunard."
Il s'approcha du parchemin et posa sa baguette dessus en récitant :
"Je jure solennellement que mes intentions sont mauvaises."
Un plan apparut alors doucement sous les yeux horrifiés de Céline, qui savait, évidemment, de quoi il s'agissait…
"C'est un plan de l'école, dit Remus. Et de tous les passages secrets menant vers l'extérieur. Et tu sais ce que Harry faisait ? Il se rendait à Pré-au-lard par le biais de cette carte ! Tu te rends compte de la gravité de la chose ?"
La jeune femme préféra garder les yeux fixés sur le parchemin. Elle ne savait pas quoi dire… Elle était au courant que Harry avait cette carte…
"Et le pire, c'est que Ron était au courant ! Hermione aussi sans doute ! Et pourquoi ils n'ont pas cherché à lui faire rendre cette carte ?"
Céline, toujours silencieuse, se sentait de plus en plus mal. Remus se tourna alors vers elle, les sourcils froncés.
"Pourquoi tu ne dis rien ? Demanda-t-il, un léger soupçon dans la voix."
Elle releva lentement la tête, le regard fuyant, se mordant les lèvres.
"Oh non… Souffla Remus. Oh non… Ne me dis pas que…
- Je suis désolée… Dit-elle d'une voix à peine audible.
- C'est du grand n'importe quoi ! S'écria-t-il en se prenant la tête entre les mains. Tu le savais, et tu ne m'as rien dit !!!!
- Je ne pouvais pas te le dire ! Répondit-elle d'une voix enrouée. C'est Hermione qui me l'a dit, sans l'accord de Harry. Elle était tellement inquiète… Moi aussi d'ailleurs quand je l'ai appris ! Et si je t'en parlai, j'ai pensé qu'il aurait pu avoir des ennuis…
- Et les ennuis qu'il risquait d'avoir en se baladant seul dans des passages secrets déserts, sachant que Black les connaît aussi !
- Je n'y ai pas pensé tout de suite ! S'exclama-t-elle en retenant un sanglot. C'était le soir où j'ai appris que Black était avec vous, tu te rappelles ? J'étais tellement furieuse que tu me l'ai caché que…
- Tu le sais depuis Noël ! Cria-t-il de plus belle. Mais pourquoi tu ne me l'as pas dit ensuite ?
- Je… Je… Je n'en sais rien ! C'est en allant à Pré-au-lard qu'il a appris pour Black, en écoutant une conversation aux Trois Balais. Et le soir Hermione m'en a parlé. J'ai fait le rapprochement avec les Maraudeurs, et c'est comme ça que je l'ai su. Rappelle-toi, quand tu m'as demandé comment je l'avais appris, tu as deviné que j'avais une promesse ! Je ne pouvais rien dire à cause de Harry !"
Remus se passa la main dans les cheveux et lui tourna le dos.
"Pardon… Souffla-t-elle, les larmes aux yeux. Je suis désolée."
Soudain, une douleur fulgurante lui traversa le ventre, et elle s'agrippa à la table devant elle, avant de s'asseoir lourdement sur une chaise. Lupin se retourna vivement.
"Céline ! S'exclama-t-il en accourant vers elle. Céline, qu'est-ce qui ce passe ?
- C'est rien, ça va passer… Souffla-t-elle d'une voix blanche.
- Non, on va voir Mme Pomfresh !
- Remus, non… Charles vient demain, ça va aller… Ca passe déjà.
- Je t'ai dit « on va voir Mme Pomfresh », alors on va voir Mme Pomfresh !"
Couchée sur un des lits de l'infirmerie, Céline parlementait avec Remus et Pom-Pom.
"Je vous dit que ça va mieux ! Je ne sens plus rien et le bébé bouge normalement !
- Vous allez rester là cette nuit, c'est plus prudent, déclara Mme Pomfresh. Et vous allez me boire cette potion de sommeil, dit-elle en lui tendant un flacon. Et entièrement."
Céline leva les yeux au plafond, mais prit toutefois la fiole et l'avala. L'effet fut immédiat, et elle se sentit tomber dans un profond sommeil.
Elle ouvrit les yeux. Les rayons du soleil passaient à travers les fenêtres.
"Bonjour, dit une voix à ses côtés.
- Bonjour, Remus, dit-elle.
- Comment tu te sens ?
- Bien. Vraiment, ajouta-t-elle devant sa mine suspicieuse. Tu es là depuis longtemps ?
- J'ai passé la nuit ici."
Un silence s'installa entre eux. Céline se redressa doucement.
"Remus, écoute, pour la carte… Commença-t-elle.
- N'en parlons plus, l'interrompit-il.
- Mais…
- Le sujet est clos. J'ai réfléchi et je comprends pourquoi tu ne m'as rien dit. J'ai la carte maintenant, alors tout est réglé."
Céline fronça les sourcils. Elle aurait voulu s'expliquer, se justifier…
"Je ne voulais trahir la confiance de Hermione, dit-elle quand même.
- Je sais, fit-il en lui prenant la main.
- Tu m'en veux ? Demanda-t-elle d'une voix timide."
Il releva la tête et la regarda droit dans les yeux.
"Non, répondit-il. On fait tous des erreurs par amitié…"
La jeune femme lâcha un soupir et se blottit dans ses bras.
"J'ai vu Hermione, Ron et Harry. Ils vont passer te voir.
- Ensemble ? S'étonna-t-elle.
- Oui, ils se sont réconciliés. Et à cause d'une mauvaise nouvelle. Hagrid a perdu son procès.
- Quoi ! S'exclama-t-elle d'un ton indigné. Oh non ! Mais c'est impossible ! Il faut que j'aille le voir ! Ajouta-t-elle en faisant mine de se lever.
- Tu restes là, fit-il en la retenant. Je veux que tu te reposes. Et puis tu n'as pas déjeuné en plus… Fit-il en faisant apparaître un plateau."
Dans l'après-midi, Charles Donovan arriva pour sa visite du huitième mois.
"Bonjour, vous deux ! Lança-t-il en arrivant. Bonjour Mme Pomfresh ! Alors, on a fait des siennes hier soir ? Fit-il en se tournant vers Céline, les sourcils froncés. Qu'est-ce qui s'est passé ?
- Une douleur. Ca m'a brusquement traversé le ventre, expliqua-t-elle.
- Ca a duré longtemps ?
- Quelques secondes… Dit-elle en réfléchissant.
- Ca vous a prit à quel moment ? Vous marchiez ?
- Non, on a été à Pré-au-lard, mais on est rentré assez vite. Et ça m'a prit quand… On était en train de se disputer, avoua-t-elle finalement à contrecœur.
- Rien de plus normal pour un couple ! Vous verriez ma femme, c'est une vraie furie… Leur dit-il avec un air blasé. Mais dans votre cas, il va falloir éviter, c'est compris ? Je vous avais bien précisé que toutes formes de stress vous étaient formellement prohibées ! Bon, allons voir si tout va bien… Ajouta-t-il en sortant le flacon de gel bleu-gris."
Une fois son examen terminé, Charles se tourna vers eux.
"Le bébé va très bien, et il s'est retourné. Par contre, votre col s'est encore légèrement dilaté.
- Oh non… Souffla Remus.
- Rien de dramatique pour le moment, fit Charles avec un ton rassurant. Je vous répéterai encore une fois de vous ménager, de vous reposer, d'éviter toute station debout prolongée, et surtout, je veux une ambiance calme et détendu vingt-quatre heures sur vingt-quatre. C'est bien compris ?
- Oui, répondirent-ils.
- Et une dernière petite chose : au sujet du devoir conjugal, ce serait préférable de cesser toutes activités… Vous allez y arriver ?
- On va essayer, répondit Remus avec un léger sourire, alors que Céline se mordait l'intérieur des joues pour ne pas pouffer de rire.
- Je vous fais confiance ! Et je vais vous donner une potion à prendre tous les matins, elle permettra de freiner la dilatation prématurée. Je vous dis à bientôt, et appelez-moi au moindre problème."
Les jours suivants, Céline s'aperçut que tout son entourage redoublait d'attention à son égard. Le trio, Ginny, les jumeaux, Molly, McGonagall, Dumbledore… Tout le monde était aux petits soins pour elle. Quand à Remus, il se pliait en huit pour lui éviter tous désagréments. Même les soirs de pleine lune, il avait exigé qu'elle ne s'occupe pas de lui pendant la nuit.
Enfin, la jeune femme accueillit les vacances de Pâques avec soulagement. Remus allait être enfin plus disponible !
"J'ai l'air d'une grosse baleine, dit Céline avec consternation, alors qu'elle se regardait dans le miroir.
- Moi, je te trouve magnifique, fit Remus en venant derrière elle et posant ses mains sur son ventre.
- Peut-être, mais ton avis est loin d'être objectif… Soupira-t-elle. Regarde ! Je suis énorme ! On dirait une barrique !
- Je te répète que tu es magnifique… Souffla-t-il à son oreille. Vraiment magnifique."
Il commença à l'embrasser dans le cou. Au contact de ses lèvres chaudes, Céline sentit une multitude de frissons lui traverser la colonne vertébrale, lui donnant une délicieuse chair de poule.
"Remus… Arrête… Souffla-t-elle. Tu sais très bien comment ça se termine quand tu fais ça…
- Mmmh, murmura-t-il, sans cesser de l'embrasser.
- Remus, on ne peut pas !"
Lupin poussa un grognement, signifiant son mécontentement.
"La pleine lune est passée pourtant, dit-elle en se retournant et en passant ses bras autour de son cou.
- Ca n'a rien à voir avec la pleine lune. Comme s'il fallait obligatoirement que ce soit ça qui me donne envie de toi… Tu pourrais t'inquiéter dans ce cas-là !
- Mmmh… Oui… Bonne réponse ! Fit-elle en l'embrassant."
Durant la suite des vacances, l'état de fatigue de la jeune femme ne fit qu'empirer, ce qui était, d'après Molly, tout à fait normal, et lui avait conseillé de manger un maximum de fruits, comme les oranges, pour tenir le coup… Mais Céline n'était pas la seule à être fatiguée : la plupart des élèves étaient proches de la crise de nerfs. Hermione, surtout, semblait sur le point de s'évanouir à chaque seconde… Ron et Harry, de leur côté, devaient aussi jongler entre plusieurs activités. Le premier avaient des devoirs et s'occupait avec acharnement de la défense de Buck. Le deuxième s'organisait tant bien que mal entre son travail et les entraînements intensifs de Quidditch, à l'approche du match Gryffondor-Serpentard.
La fin des vacances se passa donc dans une ambiance pesante, où l'hostilité entre les deux maisons rivales croissait de jour en jour.
Pour Céline, la situation était assez pénible. Charles lui avait bien spécifié d'écarter toute forme de stress. Or, dès qu'elle sortait, soit le trio, au bord d'une crise d'hystérie, lui mettait les nerfs à vif, soit les incidents qui éclataient un peu partout dans les couloirs entre Serpentard et Gryffondor la faisait sursauter de peur.
Enfin, le samedi suivant la rentrée, le match eut lieu ! Céline et Remus étaient passés encourager Harry et s'étaient ensuite rendus dans les gradins.
"Céline ! Mais vous auriez du rester dans votre appartement ! Gronda doucement McGonagall en la voyant arrivée, essoufflée, tenant fortement le bras de Remus.
- Je n'aurai manqué ce match pour rien au monde ! Rétorqua-t-elle en s'asseyant.
- J'ai bien essayé de l'en dissuader, mais mademoiselle n'a rien voulu entendre ! Soupira Lupin."
Quelques minutes plus tard, les joueurs firent leur entrée, accueillis par une véritable tempête d'encouragements, et après le coup de sifflet de Mme Bibine, le match commença. Céline suivait les joueurs avec intensité. A chaque but des Lions, elle hurlait de joie en brandissant un poing victorieux. Au fil des minutes, le match devenait de plus en plus déloyal, jusqu'à ce que Malefoy s'agrippe au balai de Harry pour l'empêcher d'attraper de Vif d'or. Céline et McGonagall se levèrent en même temps et hurlèrent avec colère, alors que Lee Jordan, le commentateur, traitait Malefoy de tous les noms d'oiseaux qui lui passaient par la tête. Alors qu'Angelina Johnson marquait un autre but, Remus se pencha vers Céline.
"Essaye de te calmer, je te sens stressée au possible !
- Ce n'est pas de ma faute, j'encourage Gryffondor…
- Alors encourage plus calmement, s'il te plaît.
- D'accord, tu as raison. Et j'adore quand tu t'inquiè… Oh ! Regarde Harry ! S'exclama-t-elle en montrant le terrain du doigt."
Lupin tourna la tête et vit Harry qui fonçait droit vers le bas du terrain. Il évita un Cognard… Il rattrapa Malefoy, avant de se jeter en avant, poussant le bras tendu de son rival…
"OUAAAAAAIIIIIIII !!!! Hurla Céline en se redressant brusquement."
Des cris de joie explosèrent dans les gradins et McGonagall tomba dans les bras de Céline. Les joueurs se firent porter par la foule vers les gradins, où Dumbledore attendait avec la coupe de Quidditch.
Alors qu'elle sautait sur place, Céline pâlit soudain et se retint à Remus.
"Chérie ? Ca ne va pas ? Fit-il en se tournant vivement vers elle."
La jeune femme eut juste le temps de hocher la tête et de voir McGonagall se précipité vers elle, avant de se sentir basculée dans les ténèbres.
Des voix lui parvinrent. Le bruit lui fit froncer les sourcils. Doucement, elle se décida à ouvrir les yeux et réalisa qu'elle était couchée. Elle tomba sur plusieurs visages qui la regardaient avec inquiétude. Remus, Charles, Mme Pomfresh, McGonagall et Dumbledore.
"Comment tu te sens ? Demanda Remus en venant s'asseoir à ses côtés et en lui prenant la main.
- Ca pourrait aller mieux, souffla-t-elle. Qu'est-ce qui s'est passé ?
- Tu t'es évanouie pendant le match. Ca fait deux heures que tu es inconsciente…
- Le bébé ? Comment va-t-il ? Fit-elle soudain.
- Il va bien ! Répondit Charles d'un ton bourru. Mais sachez que je ne suis pas content de vous ! Je vous avais bien spécifié de ne pas rester debout trop longtemps et d'éviter tout mouvements brusques ! Et vous, vous ne trouvez rien de mieux à faire que d'aller à un match de Quidditch et de vous comporter comme une fan hystérique !
- Mais…
- Il n'y a pas de mais ! La coupa-t-il. Je peux comprendre que vous étiez contente, mais il fallait rester calme ! Résultat, votre col s'est encore dilaté ! On peut s'estimer heureux que l'on en soit à la fin du huitième mois ! Alors maintenant, ajouta-t-il en pointant un index vers elle, à part pour soulager votre vessie, je vous interdis formellement de vous lever !
- Même pas une petite ballade ?"
Charles leva les yeux au plafond en soupirant.
"Une par semaine, pas plus ! Et que ça ne dépasse pas une dizaine de minutes, c'est bien compris ?"
Céline acquiesça.
"Bien. Je vais revenir toutes les semaines pour voir l'évolution. Et je vous le répète pour la dernière fois : reposez-vous !"
A suivre…
Fin un peu brusque… Mea Culpa ! J'espère néanmoins que ce chapitre vous a plu ? Pour répondre, très simple, une review !
Ensuite, je tiens à prévenir que le chapitre XV sera assez court. Pourquoi ? Pour bien me mettre dans l'ambiance du chapitre XVI… et pour vous faire mariner un peu aussi, il faut le dire !
Bises à vous tous !
Nyny's (Pepsi).
