Il est né le divin enfant ! Jouez hautbois, résonnez musettes ! Il est né le divin enfant ! Chantons tous son avènem… Ahem… Heu… (grand sourire)

Bonjour à toutes et à tous !

Ravie de voir que le dernier chapitre vous ait plu ! Celui-ci sera, vers la fin, le prologue d'un autre un peu plus sombre. Après toute cette joie, n'en oublions pas pour autant un certain rat...

Merci aux revieweuses : lillyjadeMiss Lisa BlackEleonore-demMissterreAmand1 et Aleyna (4 reviews à la suite, whaou !) !

Chapitre XVII

Un rayon de soleil vint doucement tirer Céline de son sommeil. Son regard se posa sur Erin, toujours endormie contre elle.

"Bonjour, fit une voix."

Elle releva la tête et trouva Remus, dans la même position que la veille au soir.

"Tu n'as pas dormi ? Fit-elle avec étonnement.

- Si, un peu… Mais je n'ai pas pu m'empêcher de vous regarder une bonne partie de la nuit, ajouta-t-il avec un air rêveur. C'était un spectacle adorable…

- Tu es trop mignon, souffla-t-elle avec un sourire amusé, avant de quémander un baiser, qu'il lui accorda avec plaisir.

- Tu veux prendre ton petit-déjeuner ? Demanda-t-il. Je le prendrai en même temps comme ça.

- Oh oui ! Je meurs de faim !"

Remus appela Maky et Finy, qui apparurent en portant deux plateaux chargés de nourriture.

"Bonjour vous deux, salua Céline en prenant Erin dans ses bras et en se redressant.

- Bonjour, madame Lupin, répondirent-ils en posant les plateaux sur la table de chevet."

Maky redressa la tête et regarda Céline.

"Félicitations à vous ! Dit-elle.

- Merci. Vous voulez la voir ? Montez sur le lit, vous serez à hauteur."

Les deux elfes de maisons s'exécutèrent, et Céline leur présenta Erin. Les oreilles de Maky s'abaissèrent alors qu'elle joignait ses mains en un geste émerveillé.

"Elle est adorable, souligna Finy avec un sourire.

- Ah ! Vous êtes réveillée ! S'exclama Mme Pomfresh en arrivant vers eux. Comment vous sentez-vous ?

- Bien, merci, répondit la jeune maman. Un peu fatiguée, mais c'est normal…

- Alors mangez, vous devez reprendre des forces !"

Maky et Finy s'en allèrent, et ils commencèrent à manger.

"Erin a dormi toute la nuit ? Demanda Pompom.

- Elle s'est réveillée trois fois, mais comme à chaque fois le sein de sa mère était à portée de bouche, elle semblait ravie ! Répondit Remus en regardant Céline engloutir un bol de céréales.

- Très bien. Je vais vous chercher un pichet d'eau. Charles a précisé, comme vous allaitez, qu'il vous fallait boire beaucoup, dit Mme Pomfresh en les laissant seuls."

Alors qu'elle s'attaquait à un croissant, Céline vit avec étonnement une dizaine de hiboux s'engouffrer par l'une des fenêtres ouvertes de l'infirmerie et laisser tomber des lettres sur son lit. Intrigués, elle et Remus prirent chacun une enveloppe et l'ouvrirent.

"Ce sont des cartes des élèves ! S'exclama-t-elle avec un large sourire.

- Dumbledore a du l'annoncer hier soir pendant le dîner, dit-il.

- C'est adorable de leur part…"

A la fin du petit-déjeuner, Erin commença doucement à bouger, et étira ses petits bras en ouvrant légèrement les yeux.

"Bonjour mon cœur, souffla Céline en prenant sa petite main dans la sienne et en la berçant. C'est maman qui te parle… Ca va mon cœur ?"

Remus observait la scène avec un sourire béat.

"Tu veux la prendre ? Lui demanda-t-elle alors.

- Hein ? Fit-il en redressant la tête. Oh… Heu… Enfin…

- Aurais-tu peur, Remus Lupin ?

- Moi ? Non ! Bien sûr que non ! Se défendit-il."

Céline pencha la tête de côté, haussant un sourcil et esquissant un sourire moqueur, montrant bien qu'elle ne croyait pas un mot de ce qu'il venait te dire.

"C'est normal que tu sois inquiet, nota-t-elle. Mais je suis sûre que tu en meurs d'envie…

- Elle est si petite, murmura-t-il. Regarde mes grands bras…

- Oh, je suis sûre qu'Erin trouvera les bras de son père particulièrement confortable, assura-t-elle.

- Mais… Toi, tu fais ça tellement naturellement… Je vais te paraître ridicule…

- Je vais te montrer, ne t'inquiète pas, rétorqua-t-elle avec un sourire encourageant."

Remus se mordit les lèvres, mais s'avança finalement vers elles.

"Mets bien sa tête contre ton avant-bras, voilà, comme ça… Expliqua Céline alors qu'elle déposait Erin dans ses bars. Soutient bien son dos…"

Remus se redressa lentement, l'air pas vraiment rassuré. Mais face à l'attitude calme de sa fille, il finit par se détendre.

"Et là c'est papa qui te parle… Oui… Papa…"

Devant le regard attendri de Céline, Lupin gagna en assurance au fil des minutes et se mit même à marcher autour du lit en berçant la petite… Mais soudain, elle s'agita de plus en plus et commença à crier.

"J'ai fait quelque chose qui ne fallait pas ? Demanda-t-il vivement.

- Non… A mon avis, elle a faim !

- Ah oui, ça doit être ça, dit-il, visiblement soulagé, en revenant vers Céline et en déposant Erin dans ses bras."

Alors que la petite se mettait à téter avec insistance, les yeux de la jeune femme accrochèrent les mains de Remus.

"Oh ! S'exclama-t-elle. Tu as vu tes mains ?

- Ah… Oui, dit-il en jetant un regard amusé vers ses mains recouvertes de profondes marques d'ongles. Heureusement que j'ai mis de la crème…!

- Je suis désolée ! Fit-elle en mettant sa main devant sa bouche, les yeux écarquillés.

- Ca va bien partir d'ici quelques jours… Et puis, si ça t'a soulagée… J'avoue que ça m'aurait moins plu de t'entendre me traiter de tous les noms !

- Alors remercie la potion que Charles m'a fait boire ! Dit-elle en riant."

Dans la matinée, Charles revint à l'école, jugea que tout allait parfaitement bien, ajoutant qu'il reviendrait mardi. Pendant la suite de la journée, Céline et Remus reçurent la visite de plusieurs élèves de l'école, et évidemment, Molly, Arthur, le trio, Ginny et les jumeaux revinrent les voir.

"Elle est vraiment magnifique, soupira une nouvelle fois Molly en regardant Erin. Je trouve que c'est ton portrait craché, Céline !

- Oh… Elle a encore tout le temps de changer !

- Je suis d'accord avec Molly, dit Remus. Erin te ressemble vraiment énormément !

- C'est vrai, continua Arthur.

- Bon, et bien, si vous le dîtes ! Capitula la jeune maman en riant. Alors, sinon, vous êtes prêts pour demain ? Fit-elle en regardant les adolescents.

- Bien sûr, dit George. Et puis, ce ne sont que des examens…

- George, ne commence pas ! Je compte sur vous deux ! N'oubliez pas que ce sont les BUSEs que vous allez passer ! Gronda Molly.

- Oui, maman, ne t'inquiète pas…

- Si, justement, je m'inquiète, rétorqua-t-elle d'une voix cinglante. Vous vous rendez compte de l'exemple que vous donnez à Ron et Ginny !

- Molly, tu les stresses plutôt qu'autre chose, intervint Arthur. Et tu as réveillé Erin…"

En effet, la petite commençait à hurler dans les bras de sa mère.

"Oh, pardon ma chérie, fit Molly en déposant un baiser sur le front du bébé.

- Ce n'est rien, dit Céline en la berçant."

Plusieurs minutes plus tard, Molly et Arthur leur dirent au revoir.

"Reposez-vous tous les trois, fit Molly en étreignant Céline. Allez, à plus tard !

- Je crois qu'on va y aller aussi, dit Fred après que ses parents soient partis. Il faut qu'on révise une dernière fois notre Défenses Contre les Forces du Mal… N'oublions pas que nous avons l'examen pratique demain après-midi, ajouta-t-il avec un sourire vers Remus.

- Je compte sur vous les garçons, fit celui-ci avec un air entendu.

- Moi aussi, ajouta la jeune femme.

- Il n'y a pas de problèmes ! Assura George. Ca sera peut-être la seule matière que l'on aura, mais on l'aura !

- C'est deux-là… Soupira Céline en pouffant de rire.

- S'il n'ont pas leur BUSEs, je crois que maman va les tuer, dit Ron.

- Et vous ? Vous avez bien révisé ? Demanda Remus.

- On était bien obligé ! Répondit Harry en riant.

- J'espère que tout va bien se passer, dit Hermione en soupirant.

- Mais oui ! Tu es la meilleure élève de tout Poudlard ! S'exclama Ron.

- Arrête avec ça Ronald ! J'ai le droit de m'inquiéter quand même !

- Ok ! On s'arrête, et surtout, on se calme, intervint alors Céline. Bon, on va parler d'autre chose, histoire que vous évitiez de vous entre-tuer encore une fois vous deux ! Alors, quoi de neuf ?"

Le trio échangea alors un regard inquiet qui n'échappa pas au couple.

"Et bien, commença prudemment Hermione, il se trouve qu'on a… qu'on a reçu une lettre de Hagrid ce matin…

- L'audience en appel aura lieu jeudi prochain, ici même, continua Ron.

- Il y aura un délégué du ministère de la Magie, et un… un… un bourreau, acheva Harry.

- Quoi ? S'exclama Céline. Ils font venir un bourreau ?

- Ca veut dire que la décision est déjà prise, nota sombrement Remus.

- C'est du truandage ! S'exclama encore la jeune femme.

- On sait, mais… C'est le père de Malefoy qui tient tout ça… Rappela Hermione."

Un silence s'installa, seulement ponctué par les gazouillis émis par Erin.

"Je vais vous laisser, dit alors Remus. Il faut que je finisse de mettre au point les examens pratiques. Avec tout ce qui c'est passé ces dernières semaines, j'ai prit un peu de retard, ajouta-t-il avec un clin d'œil vers la jeune femme.

- Tu en as pour longtemps ? Demanda-t-elle en faisant la moue.

- Je fais vite, c'est promis, dit-il en les embrassant toutes les deux sur le front.

- On va vous accompagner ! Dit Harry en se levant. J'aimerais vous poser une question au sujet des strangulots.

- Allez-y, dit Hermione. Je vais rester avec Céline.

- Ah ! Merci de ne pas nous laisser tomber Erin et moi, soupira Céline en souriant.

- J'ai eu pitié de vous, fit-elle en riant, alors que la porte de l'infirmerie se fermait.

- C'est trop gentil de ta part… Hein, que c'est gentil que Hermione soit resté, fit Céline en regardant sa fille.

- Elle dort à poing fermé, nota la jeune sorcière.

- Oui, il vaut mieux qu'elle hérite du tempérament calme de son père que du mien !

- Est-ce que je peux… ?

- La prendre ? Bien sûr ! Tiens…

- Merci, dit Hermione en prenant doucement Erin dans ses bras. C'est vraiment une adorable petite puce… Je suis contente que le professeur Lupin et toi soyez ensembles. Je te l'ai déjà dit une bonne dizaine de fois, mais ça me fait vraiment plaisir."

Céline esquissa un sourire. Soudain, un papier tomba du sac de Hermione.

"Attends, je vais le ramasser, dit la jeune femme, ça évitera que tu te déranges.

- C'est mon programme des épreuves d'examen, dit Hermione.

- Ah oui ? Alors, voyons voir ce que tu as… Fit Céline avec un air curieux."

Elle posa son regard sur le parchemin, et ses sourcils se froncèrent. On pouvait lire dans la première colonne :

LUNDI

9h Arithmancie

9h Métamorphose

Déjeuner

13h Sortilèges

13h Etude des runes

"Hermione, commença le jeune femme en relevant la tête. Je veux bien admettre que près de dix mois passé ici à découvrir votre monde m'a énormément ouvert l'esprit, mais tout de même… J'ai comme un léger blocage quand je vois tes horaires d'examens."

La jeune sorcière garda le silence, les yeux rivés sur Erin.

"A moins que tu ne te sois trompée en copiant ces horaires… Mais ton silence me tient lieu de réponse, n'est-ce pas ?

- Tu as raison, je ne me suis pas trompée, répondit Hermione.

- Puis-je te demander comment tu comptes passer deux examens en même temps ?

- Céline, écoute, je n'ai pas le droit d'en parler…

- Il y a quelque chose de magique là-dessous, non ? C'est quoi, tu… tu as le don d'ubiquité ?

- Non… N'insiste pas, je t'en prie ! Déjà que… que je me sens coupable de ne pas pouvoir te le dire après tout ce que je sais sur le professeur Lupin et toi !

- Tu pourrais me faire confiance comme moi je te fais confiance…

- Mais j'ai confiance en toi ! S'exclama Hermione."

Elles se regardèrent en silence quelques secondes.

"Je te promets qu'Erin ne répétera ton secret à personne, assura alors Céline d'un air sérieux."

Hermione ne pu s'empêcher d'éclater de rire. Enfin, elle lâcha un profond soupir, et plongea sa main dans le col de son pull, pour en retirer une très longue et très fine chaîne d'or qu'elle portait autour du cou. Attaché sur la chaînette, un minuscule sablier. Céline ouvrit des yeux ronds.

"Attends, souffla-t-elle, alors qu'elle réfléchissait à toute vitesse.

- Tu as compris à quoi ça sert ?

- Peut-être… Souffla-t-elle encore. Est-ce que tu… Est-ce que ce machin te servirait à… à retourner en arrière ? Je ne crois même pas ce que je viens de dire, ajouta-t-elle avec une grimace effarée.

- Et bien tu devrais le croire, souligna Hermione en esquissant un sourire. Ca s'appelle un Retourneur de Temps. Le professeur McGonagall me l'a donné le premier jour de l'école. C'est comme ça que j'ai pu assister à tous mes cours. McGonagall a du écrire tout un tas de lettres au ministère pour que j'en ai un… Chaque fois que je retournais le sablier, je revenais une heure en arrière.

- Et c'est légal de faire ça ?

- Pour suivre mes cours, oui, le ministère est au courant. Mais c'est très compliqué de se procurer ce genre d'objet. C'est pour ça que McGo' a écrit plein de lettres. Elle leur a assuré que j'étais une élève modèle et que je ne m'en servirais que pour mes études… Toucher au Temps, ça implique des lois parmi les plus importantes du monde de la sorcellerie ! Il fallait que je fasse très attention, pour ne pas être vu, pour ne pas être découverte… McGonagall m'a fait jurer de n'en parler à personne !

- C'est incroyable… Murmura Céline. Stupéfiant…

- Tu ne diras rien, n'est-ce pas ?

- Hermione, tu n'as même pas à me poser cette question stupide…"

Elles échangèrent un sourire complice.

"Alors, pas trop stressée pour demain ?

- Oh… J'ai hâte que ça soit finit…

- Je te fais confiance ! Tu vas avoir des Optimal dans toutes les matières !"

Le lendemain matin, vers neuf heures moins le quart, Céline fut tiré de son sommeil par des bruits de pas. Un sourire sur le visage, elle observa Remus, qui marchait devant sont lit, Erin dans ses bras.

"Ah, je vois que tu as fait des progrès, dit-elle alors d'un air amusé."

Remus tourna sa tête et s'approcha d'elle.

"Je ne voulais pas te réveiller, désolé, dit-il en l'embrassant.

- Ce n'est rien. Tu es déjà prêt ?

- Tu as oublié ? Je dois surveiller les épreuves de Métamorphoses ce matin.

- Ah oui, c'est vrai…

- C'est pour ça que je profite un peu de ma fille, et de toi, dit-il avec un clin d'œil.

- On ne va pas beaucoup te voir, souffla Céline en grimaçant.

- Je viendrai à l'heure du déjeuner, et j'essaierai de rentrer le plus tôt possible. Bon, fit-il en regardant sa montre, je vais y aller."

Il embrassa la petite sur le front, et la posa dans le petit berceau, à côté du lit de sa mère.

"Tu as intérêt à me faire un super bisou pour que je ne sois pas en manque durant toute la matinée…

- Tes désirs sont des ordres, dit-il en capturant ses lèvres avec amour."

Il l'entoura de ses bras, la serrant avec force, et elle passa ses mains dans son cou, se collant à lui.

"Je n'ai plus très envie d'aller surveiller les élèves, maintenant… souffla-t-il alors que le baiser se terminait. Charles a précisé à partir de quand on pouvait… ? Demanda-t-il avec un sourire carnassier.

- Oui… Répondit-elle en prenant un air coquin. Et il va falloir que tu prennes ton mal en patience mon cher Mr Lupin. Un mois ou deux, grand maximum.

- C'est bien ce que je craignais, marmonna-t-il.

- J'adore quand tu es comme ça…

- C'est de ta faute, tu es beaucoup trop belle, fit-il en l'embrassant une nouvelle fois. Et aussi parce que je t'aime comme un fou.

- C'est le genre de réveil qui me plaît énormément ! Dit-elle avec un grand sourire.

- Bon… Il va vraiment falloir que j'y aille…!

- A tout à l'heure, dit-elle. Je t'aime.

- Moi aussi."

Il regarda une dernière fois sa fille, fit un signe à Céline, et quitta l'infirmerie, le sourire aux lèvres.

Remus descendit jusqu'à la Grande Salle. Les couloirs étaient vides, la plupart des élèves se préparant pour leurs examens. Toujours souriant, il arriva devant la porte de la salle, et vit McGonagall en sortir.

"Ah ! Remus ! Vous voilà ! J'ai fait asseoir les élèves, il ne vous reste plus qu'à leur distribuer les copies, dit-elle en faisant apparaître une grosse pile de parchemins qu'elle lui tendit. Je pense que vous vous en sortirez…

- Oui, il ne devrait pas y avoir de problèmes.

- Parfait ! Et, comment vont Céline et Erin ?

- Très bien, répondit-il, alors que son sourire s'agrandissait. Vous pouvez passer les voir si vous voulez, Céline est réveillée.

- Oh, bonne idée ! Je reviendrais dans une heure pour l'épreuve pratique.

- A tout à l'heure, Minerva."

McGonagall le quitta et Remus tourna la poignée de la porte. Sitôt qu'il entra, des applaudissements retentirent. Les yeux écarquillés, il vit presque tous les élèves debout qui le regardaient, le visage rayonnant.

"Félicitations, professeur Lupin ! S'exclama Seamus Finnigan.

- Et félicitations à mademoiselle Garand, continua Dean Thomas.

- Pour le professeur Lupin, hip, hip, hip… Commença Seamus.

- HOURRA ! Entonnèrent les élèves.

- Et pour mademoiselle Garand, hip, hip, hip…

- HOURRA !"

Les yeux légèrement embués, Remus s'avança vers le devant de la salle sous les acclamations des élèves. Enfin, il leva la main en signe de calme.

"Et bien… Et bien… Souffla-t-il. Merci beaucoup. Je ne vois pas ce que je pourrais dire de plus…

- Comment va mademoiselle Garand ce matin ? Et votre fille ? Demanda Lavande Brown.

- Très bien, répondit-il. Et pendant que vous êtes là, nous tenons tous les deux à vous remerciez pour vos cartes, c'était vraiment très gentil de votre part. Et vous pourrez bientôt les voir, puisqu'elles devront sortir de l'infirmerie au plus tard mercredi."

La plupart des filles échangèrent un regard surexcité.

"Mais en attendant… J'ai bien peur que ses copies vous attendent, dit Remus en posant la pile sur le bureau. Je vous rappellerai que toutes tentatives de tricherie seront sévèrement punies, mais je pense que vous n'aurez aucun problème particulier…"

D'un coup de baguette magique, les copies s'élevèrent et allèrent se poser devant chaque élève.

"Très bien. Vous avez une heure, fit-il en regardant sa montre. Vous pouvez retourner votre questionnaire."

Avec l'avis favorable de Charles, Céline fut autorisée à quitter l'infirmerie le mardi soir. Remus déposa le berceau dans leur chambre, et fit apparaître toutes les affaires qui se trouvaient à l'infirmerie. La jeune femme, la petite dans les bras, vint vers lui en souriant.

"Ca fait du bien d'être debout ! S'exclama-t-elle. Enfin, je vais pouvoir aller dehors ! Et ça fera du bien à cette petite puce de voir la lumière du soleil… ajouta-t-elle en déposant un baiser sur le petit nez de sa fille. On pourra venir assister aux examens ?

- Pourquoi pas, répondit Remus. Vous serez avec moi comme ça. Et les élèves seront sûrement ravis ! Ils me demandent de tes nouvelles à chaque fois que je les vois !

- Super, fit-elle. J'essaierai de me faire la plus discrète possible.

- Comme si tu n'étais pas habituée avec les cours…

- Oui, mais là c'est important, ce sont des examens ! Je ne veux pas risquer de faire rater un élève…

- Tu sais, ils sont concentrés quand c'est leur tour, dit-il en souriant. Et le seul élève que tu pouvais vraiment troubler de ta présence est passé lundi après-midi…

- De qui tu parles ?

- George, bien sûr ! Répondit-il avec un soupir agacé."

Céline éclata de rire. Remus fronça les sourcils.

"Quoi ? Demanda-t-il.

- Tu es jaloux, chantonna-t-elle. Tu te rends compte Erin, ton papa est jaloux ! Jaloux d'un adolescent de seize ans, en plus !

- Je ne suis pas jaloux ! Rétorqua Lupin en haussant les épaules. Tu peux me permettre d'être tout de même légèrement énervé quand je le vois quasiment baver devant toi…

- « Baver », rien que ça ! Il n'a que seize ans, voyons… Ca lui passera… Fit Céline en déposant avec douceur Erin dans son berceau."

Elle se redressa et croisa le regard de Remus.

"Mais… je ne peux pas dire que te voir possessif et protecteur soit si désagréable que ça, souffla-t-elle finalement avec un air mutin. Surtout quand la pleine lune approche…"

Remus esquissa un sourire. La jeune femme avait tout à fait raison. Le loup en lui montrait les crocs à la simple pensée qu'un rival puisse lui ravir sa compagne… Et il fallait avouer qu'il était tout à fait d'accord avec sa part animale !

Il s'approcha d'elle et l'embrassa passionnément.

"Je t'aime, souffla-t-il.

- Quelle coïncidence, moi aussi, dit-elle avec un grand sourire.

- Alors, que dirais-tu de prendre notre premier repas en famille ?

- Excellente suggestion !"

Ils dînèrent, puis après avoir allaité Erin, Céline la changea et la reposa dans son berceau.

"Elle est calme, nota Remus.

- Oui, je suis sûre qu'elle aura ton caractère, souffla la jeune femme.

- C'est ton portrait craché, il faut bien qu'elle ait un peu de moi quand même !

- Oui… C'est mon portrait craché…"

Soudain, elle éclata en sanglots, et se réfugia dans les bras de Lupin.

"Ma chérie, qu'est-ce qui se passe ?

- Je pense à… ma… ma mère… Articula-t-elle difficilement entre deux sanglots. Elle ne… sait même pas… que… je suis maman… Elle me… manque… J'aurai tout vécu… sans elle…! Elle va… m'en vouloir…!

- Mais non, elle ne t'en voudra pas, lui dit Remus d'un ton apaisant. C'est ta mère. Elle ne t'en voudra pas.

- Tu… tu es sûr ? Mais… il va falloir lui expliquer… leur expliquer… tout !"

Remus eut alors un sourire.

"Pourquoi tu fais cette tête ! C'est… C'est pas drôle ! Protesta la jeune femme, toujours en larmes.

- Chérie, je crois que tu es en train de ma faire une petite crise de baby blues…"

Céline le regarda pendant quelques secondes avec un air incrédule, avant de refondre en larmes.

"C'est nuuuul ! Gémit-elle."

Il lui déposa un baiser sur le front, avant de commencer à lui enlever sa chemise.

"Qu'est-ce que tu fais ?

- Je te déshabille, pour te mettre au lit. Un bon gros dodo te fera le plus grand bien. C'est le meilleur remède contre cette sensation de déprime."

Céline le laissa faire. Puis, il la souleva dans ses bras, la coucha, et vint la rejoindre après s'être déshabiller lui aussi. Enfin, il l'attira contre lui avec douceur et essuya ses joues humides.

"Dors, maintenant. Tout ce passera bien avec tes parents. J'en suis sûr."

Quelque peu calmée, Céline se blottit contre lui, et s'endormit en l'espace de quelques secondes.

Le lendemain matin, comme convenu, Céline suivit Remus dans le parc, où il avait organisé une sorte de course d'obstacle où les élèves, selon leur année, devaient affronter les diverses créatures qu'ils avaient étudiées au cours de l'année. Les élèves de quatrième année passaient le matin, et ceux de sixième année l'après-midi. Et comme l'avait dit Remus, la plupart des élèves –sauf les Serpentard, bien évidemment- se montraient ravis de revoir la jeune femme et ne cessaient de s'extasier devant Erin, qui dormait paisiblement dans les bras de sa mère.

Enfin, le jeudi matin, ce fut au tour des élèves de troisième année de passer l'épreuve pratique de Défenses Contre les Forces du Mal, et Céline du se faire violence pour ne pas encourager la plupart des élèves de Gryffondor. Tout de même, elle se devait d'être neutre un minimum, au moins pendant une épreuve d'examens… Cependant, c'est avec un sourire gigantesque qu'elle entendit Remus mettre vingt sur vingt à Harry.

En fin de journée, elle décida de rejoindre le trio dans la tour de Gryffondor, où la salle commune était quasiment déserte.

"Bravo ! Leur dit-elle en arrivant vers eux. Vous vous êtes vraiment très bien débrouillés ce matin ! Je suis fière de vous !"

Les deux adolescents lui répondirent d'un air morose.

"Pourquoi vous faîtes cette tête-là ?

- On a vu la délégation pour le procès de Hagrid en revenant de l'examen de Défenses… souffla Hermione. Il y avait le ministre, Cornelius Fudge, un sorcier de la commission, et le bourreau… Tu ne les as pas vu ?

- Non, Remus et moi sommes montés déjeuner dans notre appartement…

- La hache est déjà prête ! S'insurgea alors Ron. Tu parles d'une justice !

- Il reste toujours un espoir… Dit Céline en berçant Erin, comme pour se convaincre elle-même."

Soudain, un hibou arriva par la fenêtre et déposa une lettre aux pieds de Hermione. Celle-ci la prit, avant de pâlir. Céline se leva et se pencha par-dessus son épaule. Elle du froncer les sourcils pour déchiffrer le mot écrit d'une manière à peine lisible…

Avons perdu en appel. Ils vont le mettre à mort au coucher du soleil. Vous ne pouvez plus rien faire. Ne venez pas. Je ne veux pas que vous regardiez ça.

Hagrid.

La jeune femme resta stupéfaite. Ce n'était pas possible… Il n'allait pas vraiment tuer Buck…

A ce moment, Harry arriva en courant :

"Le professeur Trelawney, dit-il à bout de souffle, vient de me raconter que…"

Il s'interrompit en voyant leur expression décomposée.

"Hagrid a perdu, révéla Ron d'une voix à peine audible. Il vient de nous envoyer ça, ajouta-t-il en tendant le mot.

- Il faut y aller, dit aussitôt Harry après l'avoir lu. On ne peut pas le laisser tout seul à attendre le bourreau !

- Non ! S'exclama Céline. Vous n'avez absolument pas le droit de sortir ! Surtout toi, Harry ! Au coucher du soleil, en plus ! C'est hors de question !

- Mais, enfin ! Tu devrais être d'accord avec nous !

- Bien sûr que je le suis, et je suis aussi horrifiée que vous ! Mais en tant qu'adulte et compagne d'un de vos professeurs, je me dois de vous interdire d'aller le rejoindre ! C'est beaucoup trop dangereux !"

A ce moment, Erin commença à bouger en criant.

"Je vous laisse, elle a faim, fit la jeune femme en se levant. Et même si je comprends parfaitement ce que vous ressentez, ne bougez pas d'ici !"

Elle sortit et se dirigea vers l'appartement. Quelques secondes plus tard, cependant, Hermione sortit à son tour de la salle commune pour récupérer la cape d'invisibilité de Harry, que le jeune sorcier avait laissé dans le passage secret de la statue de la sorcière borgne…

La jeune femme entra dans l'appartement, et donna le sein à Erin, tout en essayant de calmer sa nervosité, suite au mot de Hagrid. Enfin, elle appela Maky pour mettre le dîner sur la table. Alors que la petite elfe retournait eux cuisines, Remus rentra.

"Bonsoir vous deux, dit-il en venant vers elles.

- Bonsoir, souffla Céline. Tu veux la prendre ?

- Oui. Viens voir papa, fit-il en prenant sa fille dans ses bras."

Céline se mit à servir le repas avec des gestes secs. Remus la regarda faire en fronçant les sourcils.

"C'est moi, ou tu es légèrement à cran ?

- Je suis légèrement à cran ! Et tu veux savoir pourquoi ? Parce que Buck va être mis à mort au coucher du soleil ! S'écria-t-elle.

- Quoi ? Dit Remus avec un air interloqué.

- Hagrid a envoyé un mot. Ils ont perdu en appel ! C'était couru d'avance ! Ron à même dit que la hache était déjà prête ce matin !

- Et comment ont réagi Hermione, Ron et Harry ?

- Ils ont voulu aller le voir ! Mais je leur ai interdit, c'est beaucoup trop dangereux ! J'ose espérer qu'ils m'écouteront…"

Ils dînèrent, puis Remus se leva.

"Je vais dans mon bureau. Il faut que je voie deux ou trois choses, comme jeté un coup d'œil sur la Carte pour voir où est le trio par exemple…

- Bonne idée, acquiesça-t-elle.

- A tout à l'heure, dit-il en l'embrassant."

Il prit sa baguette et sortit. Céline resta seule, et s'installa dans le canapé, Erin dans ses bras.

"Au moins, ça n'a pas l'air de trop t'ennuyer toi, dit-elle en souriant à sa fille, qui dormait comme une bienheureuse."

Les pensées de la jeune femme se tournèrent vers Hagrid. Elle n'osait pas imaginer dans quel était il devait être… C'était tellement injuste…

Soudain, on cogna à la porte. La jeune femme se leva en haussant les sourcils. Qui cela pouvait bien être ? Elle ouvrit la porte, et jeta un regard froid sur la personne se tenant devant elle.

"Bonsoir, dit Rogue d'une voix traînante.

- Bonsoir, répondit-elle."

Après un instant d'hésitation, elle consentit à le laisser entrer.

"Qu'est-ce que vous voulez ?

- Je venais apporter ceci au professeur Lupin, fit-il en montrant un gobelet remplie d'une potion fumante. Il ne l'a pas encore prit aujourd'hui.

- Très gentil à vous. Mais Remus n'est pas là. Il est à son bureau."

A ce moment, Erin émit un gazouillis, et commença à remuer dans les bras de sa mère. Rogue posa ses yeux sur le nouveau-né.

"Je ne vous ai pas félicitée, souffla-t-il. Très heureux pour vous.

- Ne vous forcez pas, je vous en prie, railla-t-elle en soulevant sa fille et en l'embrassant sur le front."

Rogue lui jeta un regard impénétrable. Erin se mit alors à crier, ses petits poings fermés.

"Merci quand même pour vos félicitations, finit par dire Céline. Même si vous ne le pensez pas. Maintenant, je vous demanderais de partir, ma fille à faim."

Rogue hocha la tête en signe d'au revoir, et sortit de l'appartement pour se rendre au bureau de Lupin.

"Alors ma chérie, tu as encore faim !"

Revenant sur le canapé, elle se mit à allaiter Erin, qui se calma tout de suite. Sous l'effet de l'allaitement, la jeune femme s'assoupit quelques minutes. Enfin, la petite lâcha la pointe de son sein et repartit au pays des songes. Alors qu'elle la couchait dans son berceau, Céline sentit son ventre se noué. Quelque chose n'allait pas avec Remus. Elle le sentait.

"Maky ! Finy ! Appela-t-elle.

- Oui, madame ? Firent-ils en apparaissant.

- Garder Erin. Je vais voir Remus à son bureau."

La jeune femme arriva en courant dans la salle de classe et monta au bureau. Personne. Soudain, elle vit le gobelet de potion Tue-loup. Plein. Son regard se posa ensuite sur la table et elle vit la Carte du Maraudeur. Elle s'approcha et la prit, ses yeux cherchant frénétiquement le nom de Remus. Elle le trouva… dans la Cabane hurlante ! Mais il n'était pas seul. Hermione, Ron et Harry étaient avec lui. Soudain, elle cru défaillir. Il y avait aussi Sirius Black et… Peter Pettigrew ! Ses yeux s'écarquillèrent alors que sa respiration devint irrégulière… Pettigrew ? C'était impossible… Il était mort… Et cette sensation de malaise qui n'en finissait pas… Remus n'allait pas bien…

Les mains tremblantes, ses yeux accrochèrent alors un autre point, qui se dirigeait vers la Cabane hurlante. Severus Rogue. Totalement paniquée, elle se rua hors de la classe et reprit le chemin de l'appartement.

"Maky ! Finy ! S'écria-t-elle en entrant dans la chambre. Je vais dehors. Restez avec Erin. Elle a déjà tété deux fois ce soir, ça m'étonnerait qu'elle se réveille. Surtout, n'ouvrez à personne !

- Que se passe-t-il ? Demanda Finy.

- Rien… Ce… Je… C'est trop compliqué ! Je vous demande simplement de prendre soin d'elle !"

Avec un dernier regard vers sa fille, Céline partit au pas de course, de plus en plus inquiète, en direction du Sol cogneur.

A suivre…

Roh ! La vilaine fille que je suis d'avoir coupé comme ça ! Mais ça m'amuse de jouer mes sadiques en ce moment… Je crois que Miss Lisa Black déteint sur moi !

Allez, ne soyez pas trop en colère contre moi…

Bises. Nyny's.