Bonjour à toutes et à tous !

Merci à Missterre, Miss Lisa Black, Eleonore-dem, lily forever, lillyjade, Amand1, pour leurs reviews !

Alors même si je l'avais terminé depuis longtemps (rires sadiques), vous aviez bien failli ne pas avoir ce chapitre, car après le camion rempli de requins affamés et génétiquement modifiés (de vrais monstres…!) que m'a envoyée Miss Lisa Black, j'ai passé quelques temps à me remettre de nombreuses blessures… Je suis couverte de points de suture !

Trèves de plaisanteries (douteuses ? lol), et…

Bonne lecture !

Chapitre XX

Pardonne-moi
Laisse-moi une autre chance
Promets-moi
Ne laisse pas les silences
Même si on y pense
Faire la différence
Oh ! Parle-moi
Ce bout de ciel
Qu'on a laissé s'effacer
N'était pas la dernière danse
Qui s'est envolée.

Pardonne-moi
Si demain tu t'en vas
J'irais te chercher
Pardonne-moi
Je serai toujours là
Et je t'attendrai.

Pardonne-moi
Tous les retards
Je n'avais rien compris
Des mots et des regards
Qui ont changé nos vies.
Mes fausses illusions
Mes erreurs, mes oublis
Les mauvaises questions
Et tout c' qu'on s'est pas dit.

Pardonne-moi
Et même si le monde avance
Pour une fois
On sauvera l'apparence
Comme une évidence
Une récompense
Oh ! Parle-moi
Ouvrir son cœur
C'est aussi fermer les yeux
Pardonner c'est gagner à deux.
Quel que soit l'enjeu.

Pardonne-moi
Si demain tu t'en vas
J'irais te chercher

Pardonne-moi
Tous les retards
Je n'avais rien compris
Des mots et des regards
Qui ont changé nos vies.
Mes fausses illusions
Mes erreurs, mes oublis
Les mauvaises questions
Et tout c' qu'on s'est pas dit.

Pardonne-moi
Laisse-moi une autre chance
Promets-moi
Même si on y pense
Pardonne-moi
Je n'avais rien compris
Oh rien compris
Mais…

Pardonne-moi.

Ca faisait une semaine. Une semaine que Céline avait quitté Poudlard. Une semaine qu'elle était seule, qu'elle était vide. La veille, elle était même retournée dans son studio de Londres, laissant sa fille aux bons soins de Molly et Arthur. Sa fille… Elle ne savait pas quoi faire, Erin n'était pas déclarée dans le monde moldu… Et si elle le faisait, sa famille poseraient sûrement des questions : qui était le père, où avait-elle eu cette enfant, qui l'avait suivie durant sa grossesse, pourquoi avoir garder le silence pendant de si longs mois… Trop risqué. Le monde sorcier était caché, il devait le rester.

De plus, elle ne se sentait pas capable de l'élever toute seule. Du moins, pas pour le moment. Sa séparation d'avec Remus l'avait anéantie.

La jeune femme n'avait prévenue personne de son retour à Londres, même pas Muriel, une proche amie de ses parents, celle qui lui avait prêté le studio il y a un an et accepté de le garder inoccupé pendant son soi-disant travail de jeune fille au pair… Elle n'avait même pas touché les volets entrouverts. Elle était seule, et voulait être seule. Il fallait qu'elle trouve des solutions. Pour elle, pour Erin, pour un futur travail, pour sa famille… Pour tout.

Rien dans l'appartement n'avait bougé, comme si elle n'était partie que la veille, comme si cette année n'avait pas existé, comme si elle l'avait juste rêvée. Mais tout lui disait le contraire : sa valise ouverte sur son lit, laissant voir l'album que lui avait offert Hermione et Ginny, les quelques kilos qu'elle avait pris pendant la grossesse, le collier de Remus… Remus. Elle ne voulait pas penser à lui, même si elle ne faisait que ça. Dès qu'elle pensait à lui, elle fondait en larmes. Et elle y pensait à chaque seconde…

Comment avait-il pu faire ça ? La laisser partir, lui demander de partir, sans prendre le temps de l'écouter… A trop vouloir protéger les autres, il leur faisait du mal. Et pour rien, en plus ! Elle, elle savait ce qui s'était passé ! Elle avait voulu lui dire, le raisonner, et il s'était fermé, se butant dans son attitude ridicule du « Je suis dangereux alors je dois être seul ». Quel pauvre idiot ! Et elle alors ? S'était-il seulement demandé si elle voulait vivre sans lui ? De toute façon, la question ne se posait pas… Elle ne pouvait pas. Elle l'aimait. Et d'être loin de lui la rongeait un peu plus chaque jour.

Alors elle en était là, errant dans son studio, pleurant toutes les larmes de son cœur, maudissant le lycanthrope pour son attitude… Oh oui, elle lui en voulait. Elle lui en voulait de lui faire du mal, même s'il croyait bien faire. Il n'avait rien compris ! Elle lui avait tout donné, et il se bornait à l'éloigner de lui pour des prétextes inutiles ! Quel imbécile ! Lui, le professeur attentif à la moindre question de ses élèves n'avait même pas écouté ce qu'elle avait à dire, elle, la mère de son enfant ! Elle le détestait !

De rage, elle envoya valser un vase qui alla s'écraser contre le mur… Avant de s'effondrer sur le carrelage glacé, en pleurs. Elle n'y arrivait pas. Elle voulait tant le détester, vraiment. Mais non. Elle l'aimait trop…

Elle resta plusieurs minutes dans cette position, complètement prostrée, le dos secoué de douloureux sanglots. Soudain, son estomac se manifesta bruyamment, et elle passa la main sur son ventre en grimaçant. Elle n'avait presque rien avalé depuis qu'elle était rentrée. Dans le flou de ses larmes, elle se leva donc et se dirigea d'un pas incertain vers son frigo, miraculeusement plein… Molly avait insisté pour le remplir en accompagnant la jeune femme chez elle. A la pensée de la mère de Ron, la jeune femme eut un faible sourire. Molly avait voulu rester avec elle, mais elle avait refusé. Elle voulait être seule. Point final. Elle jeta un regard dégoûté aux aliments… Elle n'avait envie de rien. Finalement, elle se décida pour un lait chaud, il paraissait que ça détendait… D'un geste machinal, elle sortit la bouteille, puis un bol, versa le liquide froid, et se dirigea vers le micro-ondes. Remus aurait été là, il lui aurait fait chauffer d'un coup de baguette magique… Elle étouffa un sanglot, et mit l'appareil en marche. Deux minutes plus tard, elle sortit le bol, et porta le liquide fumant à ses lèvres. Au moins, ça avait le mérite d'être chaud… Elle traversa sa petite salle à manger vers le canapé. Elle était presque arrivée, quand elle entendit un « pop » derrière elle. Elle se figea. Ce bruit… Elle se retourna. Ses mains lâchèrent le bol de lait qui se brisa en mille morceaux sur le carrelage.

Remus se tenait devant elle, en plein milieu de son salon.

Ils ne bougèrent pas, se contentant de se regarder. Tous les deux avaient les traits tirés, le teint pâle, les yeux rougis et cernés. Sans un mot, Lupin répara le bol cassé et fit disparaître le lait étalé sur le sol. Il s'avança vers elle et plongea ses yeux dans les siens.

"Qu'est-ce que tu fais là ? Souffla-t-elle avec raideur.

- Albus est venu chez moi… il m'a tout dit… il m'a fait retrouvé le souvenir de cette nuit-là… j'ai tout vu… Articula-t-il d'une voix hachée.

- Tu ne m'as pas écoutée. Tu m'as rejetée, rétorqua-t-elle d'une voix dure en sentant les larmes affluées encore une fois."

Les jambes de Remus s'affaissèrent et il tomba à genoux devant elle, posant sa tête contre sa poitrine, enroulant ses bras autour de sa taille, la serrant contre lui avec désespoir.

"Pardonne-moi… Je sais que j'ai tout gâché… Je n'avais rien compris… Mais je ne peux pas vivre sans toi… Je t'aime tellement… Tu as changé ma vie… Tu ne peux pas savoir à quel point je m'en veux… J'ai fait une erreur lamentable… Pardonne-moi… Je t'en supplie… Pardonne-moi…"

Il la serra encore plus, pleurant contre elle. Elle ne dit rien, des larmes silencieuses sillonnant ses joues. Finalement, devant son silence, il se releva et prit son visage entre ses mains.

"Parle-moi… Implora-t-il.

- Comment as-tu pu…? Une semaine… Remus…

- J'avais peur pour toi, pour Erin. Je sais que j'ai agit comme un pauvre idiot. J'aurais du t'écouter. Mais j'av…

- Tu avais peur, oui, je sais, lâcha-t-elle d'une voix lasse.

- Pardonne-moi, je t'en prie. J'ai besoin de toi.

- J'ai besoin de toi aussi… Murmura-t-elle en retenant un sanglot. Mais… Je ne sais pas…"

Alors, doucement, il l'attira contre lui. Elle se laissa faire et entoura ses bras autour de son cou, s'agrippant à lui comme une bouée de sauvetage.

"Tu as été nul, lança-t-elle d'un ton de reproches.

- Je sais… Dit-il."

Il la regarda et essuya tendrement ses larmes, avant de lui embrasser le front. Il descendit vers ses lèvres, les effleura, attentif au moindre mouvement de recul. Mais elle ne fit rien. Alors, il l'embrassa, doucement, puis de plus en plus passionnément, voulant lui prouver qu'il n'avait jamais été aussi sincère, voulant lui montrer que sans elle, il était perdu.

"Tu ne peux pas savoir à quel point je t'aime, souffla-t-il une fois le baiser terminé."

Il attendit sa réponse. C'était à elle de décider.

"Remus… Commença-t-elle d'une voix enrouée. Ne refais jamais ça…

- Je te le promets, souffla-t-il. Et si jamais je ne voulais pas te laisser parler, n'hésite pas à me mettre une bonne claque…

- Je pourrais m'en souvenir, fais attention à toi, rétorqua-t-elle avec un léger sourire, le premier depuis son arrivée."

Il esquissa à son tour un sourire, avant de l'embrasser encore une fois.

Quelques heures plus tard, ils s'étaient endormis l'un contre l'autre, étroitement enlacés, ne voulant pas se lâcher après une semaine d'absence, comme pour se retrouver et effacer ce qui s'était passé. Au petit matin, Céline trouva le lit vide. Fronçant les sourcils, elle se leva et sortit de la chambre. Arrivée dans la cuisine, elle sourit. Remus était en train de préparer le petit-déjeuner.

"Tu t'en sors avec les appareils moldus ?

- Je suis un sang-mêlé, ne l'oubli pas, alors je connais un peu, répondit-il avec un petit sourire en tournant la tête vers elle. Et puis j'ai étudié les moldus quand j'étais élève. Mais bon… J'ai quand même laissé le micro-ondes de côté…

- Ce n'est quand même pas sorcier. Heu… Sans mauvais jeu de mot, bien sûr ! Dit-elle.

- Il n'y a pas de mal, dit-t-il en souriant, avant de s'approcher d'elle."

Il l'a prit par la taille et l'attira vers lui pour l'embrasser. Alors qu'il passait la main sous son débardeur, Céline se dégagea doucement.

"Non, non, non, Mr Lupin… On met ses hormones de côté.

- Mais ça va faire deux mois qu'on a rien fait… Et ça fait deux semaines que tu as accouché, grogna-t-il en la retenant contre lui.

- Oui, deux semaines… Et Charles a dit un mois ou deux, répliqua-t-elle. Et tu ne crois tout de même pas qu'après le coup que tu m'as fait, je vais me laisser faire si facilement ? Ajouta-t-elle en souriant d'un air narquois.

- Oh… C'aurait été un moyen pour me faire pardonner, dit-il sans se démonter.

- Prétentieux, chantonna-t-elle. Et puis, de toute manière, tu as mieux à faire…

- De quoi tu parles ?

- Ne me dis pas que ton odorat de loup-garou ne sens rien d'inhabituel…"

Remus fronça les sourcils, avant de humer l'air…

"Oh ! Par Merlin, le bacon ! S'exclama-t-il en se ruant vers la poêle, d'où s'échappait une forte odeur de brûlé.

- Ah oui, je suis tout à fait d'accord avec toi, dit-elle en venant vers lui, un sourire moqueur sur les lèvres. Tu t'y connais un peu… Mais alors juste un peu !

- Oui, bon. Ca fait très, très longtemps que je ne me suis pas servit de ça… Dit-il en désignant la plaque de la gazinière.

- Oh, ce n'est pas grave, chéri ! Il n'y a rien de meilleur que du bacon carbonisé pour prendre des forces…!"

Céline mit la table, et quelques minutes plus tard, ils commencèrent à déjeuner. Tout en beurrant une tartine, la jeune femme se tourna vers Remus :

"Alors, comme ça c'est Albus qui t'a remit les pendules à l'heure ?

- Oui, il est passé chez moi il y a trois jours, et il m'a aidé à retrouver le souvenir de cette nuit-là, en me disant que je m'étais conduit de façon très stupide en te laissant partir.

- Il faudrait que je le remercie, nota-t-elle en lui lançant un clin d'œil. Mais… pourquoi avoir attendu deux jours avant de venir me trouver ?

- J'étais furieux contre moi-même… Et j'appréhendais ta réaction. Je me doutais que tu m'en voulais. J'ai même pensé que tu n'aurais plus voulu de moi après ça… Une idée idiote, encore une fois…

- Mais, mon cher Mr Lupin, commença-t-elle en se levant et en venant sur ses genoux, tu ne t'es pas rappelé ce que je t'ai dit à la Cabane hurlante : comment je pourrais vivre sans toi ?"

Pour toute réponse, il captura ses lèvres.

"Tu sais, commença-t-elle, il faut qu'on aille chez Molly et Arthur. Erin est avec eux.

- Tu l'as laissée ?

- Oui. J'avais besoin d'être seule pour réfléchir. Et si jamais Muriel, la femme qui me prête le studio, avait l'idée de venir ici, elle m'aurait posé des questions, je la connais… Une vraie commère.

- D'accord, on ira après avoir mangé. Mais avant… Il faut que je te dise quelque chose, ajouta-t-il.

- Je t'écoute.

- C'est à propos de la nuit dans la forêt, quand je ne t'ai pas attaquée. Albus a fait quelques recherches à propos de ça. Et figure-toi qu'en plus d'être la seule à pouvoir me donner des enfants, tu es la seule qui peut me contrôler, quand je ne prends pas ma potion, pendant les nuits de pleine lune. Je ne te ferai jamais de mal. Ce que tu as ressenti, cette intuition, ça faisait partie de toi."

Les yeux de la jeune femme s'écarquillèrent.

"On en est sûr ? Souffla-t-elle après un silence surpris.

- C'est marqué dans le grimoire."

Un ange passa. Soudain, elle se tapa la tête de sa main :

"Mais bien sûr ! Je m'en doutais, mais ça me paraît tellement évident maintenant ! Réfléchis, comment faisaient les autres comme nous avant, quand la potion Tue-loup n'existait pas ?

- Bonne déduction. C'est qu'il y en a là-dedans, fit-il en tapotant le haut de son crâne.

- Moque-toi…! Alors, comme ça, je peux vraiment te contrôler pendant la pleine lune… Intéressant. Tiens, pour la peine, la prochaine fois, je te fais oublier ta potion et je te force à faire un numéro de cirque ! Ca sera sûrement très drôle ! Lança-t-elle, avant d'éclater de rire devant la mine indignée de Lupin. Mais non, je plaisante… Ajouta-t-elle en déposant un rapide baiser sur ses lèvres.

- J'espère, car honnêtement, je ne trouvais pas l'idée si « drôle »…"

Céline le regarda boire son thé, avant de demander :

"Et… Tu as eu des nouvelles de Sirius ?

- Non, répondit-il en fronçant les sourcils. Je pense qu'il doit chercher un endroit sûr pour se cacher. Mais je lui fais confiance, c'est un ex-Maraudeur, souffla-t-il avec un sourire triste."

Ils terminèrent de déjeuner, puis allèrent se laver et s'habiller. Enfin, ils se mirent dans le salon, prêts à transplaner chez les Weasley.

"Je te préviens, c'est loin d'être agréable les premières fois, lui dit-il.

- Oh… Ce n'est pas grave, c'est plus rapide comme ça…"

Il la prit contre lui, et compta jusqu'à trois. Un… Deux… Trois… La jeune femme sentit alors une intense pression sur toute la surface de son corps, et le souffle lui manqua, avec l'impression que ces poumons étaient brusquement comprimés, comme si on la faisait passer de force dans un minuscule tuyau de caoutchouc. Puis, enfin, la sensation s'arrêta et elle prit une profonde aspiration.

"Ca va aller ? Demanda Lupin.

- C'est horrible… Ce n'est vraiment pas du tout agréable…

- Tu vas t'habituer, il faut juste un peu de pratique.

- On en reparlera, d'accord ?"

Il sourit et lui prit la main, avant de se diriger vers la porte d'entrée du Terrier. Molly ouvrit et poussa un cri de surprise en les voyant. Rapidement, ses yeux passèrent de Céline à Remus, puis sur leur main liée.

"Oh ! Toi ! Dit-elle en pointant un index accusateur vers Remus, les sourcils froncés."

Mais finalement, elle le prit dans ses bras, les larmes aux yeux.

"Tu n'as été qu'un idiot… Un idiot… Vous êtes faits pour être ensembles… Idiot !"

Puis, Molly étreignit la jeune femme, avant de les laisser entrer. Céline alla vers Erin, couchée dans son berceau et la prit dans ses bras.

"Oh ma puce, fit-elle en la serrant contre elle. Tu m'as manquée. Maman ne te laissera plus jamais. C'est promis.

- Elle a été adorable, un vrai petit ange, confia Molly. A part pour les repas, le lait maternel lui manquait…"

Remus se dirigea vers Céline et Erin, et déposa un baiser sur la tête de la petite. Molly les regarda d'un air ému. A ce moment, Arthur descendit.

"Molly, qui est… Oh ! S'exclama-t-il en voyant le couple. Ah bien ! Très bien !"

Il vint vers eux avec un grand sourire, serra la main de Remus et fit la bise à Céline.

"Heureux de vous voir comme ça. C'est quand même mieux…

- Vous allez bien rester avec nous aujourd'hui ? Demanda Molly.

- Heu… Oui, pourquoi pas, répondit Remus.

- Parfait !"

Puis, elle se dirigea vers la cuisine en chantonnant.

"Et qu'est-ce que vous allez faire maintenant ? Demanda Arthur, alors que le dessert était servi.

- Beaucoup de choses, soupira Céline. Il va falloir que je prévienne la femme qui me prête le studio et mes parents que je suis de retour. Et il va falloir que… que je leur présente Remus, Erin, qu'on leur dise ce qui s'est passé cette année…

- D'un seul coup ? S'étonna Molly. Ca fait quand même beaucoup de nouvelles… Rien que le fait de dire que le monde sorcier existe !

- Oh, ils sont assez ouverts d'esprits, assura Céline. Et si on s'y prend avec diplomatie, je ne pense pas qu'il y est vraiment de gros problèmes… Bon, d'accord, ça va leur faire un choc, surtout pour ma mère je pense, mais… Je suis leur fille chérie !

- Mais vous allez vraiment tout leur dire ? Fit Arthur.

- On va voir sur le moment, leur réaction. Sinon, on ira petit à petit. Je vais déjà leur envoyer une lettre en leur disant que je compte leur présenter Remus, en leur demandant de venir passer quelques jours en Angleterre.

- Et si jamais ils le prennent mal ?

- Tu vois, Molly, je préfère ne pas penser à cette éventualité pour le moment, répondit-elle avec un sourire crispé. Mais franchement, je pense qu'ils comprendront. Ils me connaissent, quand même, ce sont mes parents, ils savent que je suis sérieuse. Et comme on dit, je suis majeure et vaccinée !"

Céline et Remus étaient retournés dans le studio de la jeune femme avec Erin. D'un commun accord, ils avaient pensé que ce serait mieux de rencontrer ses parents en territoire connu. Le lendemain après-midi, Céline se tenait sur le petit balcon, après avoir couchée sa fille. Deux bras vinrent lui entourer la taille. Elle sourit.

"J'ai téléphoné à Muriel, dit-elle. Elle a été étonnée que je sois rentrée, mais elle m'a dit qu'elle essaierait de passer dans la semaine.

- Il va falloir que je fasse bonne impression alors, fit Remus en lui déposant des baisers dans le cou.

- Tu feras bonne impression, c'est sûr. Et d'un côté, tant mieux, car je suis persuadée qu'elle s'empressera d'aller raconter ça à mes parents. Et si j'envoie leur lettre lundi ou mardi, ils seront déjà au courant pour toi… Donc, comme Muriel est l'une de leurs amies, savoir qu'elle te trouve très bien ne pourra que nous être utile.

- Tu penses à tout, nota-t-il.

- Il faut bien qu'on mette toutes les chances de notre côté, soupira-t-elle."

Remus resserra son étreinte et huma le parfum de ses cheveux. Un silence passa, pendant lequel il réfléchit à toute vitesse. Il repensait à ce que lui avait dit Dumbledore avant de partir de chez lui… A cette chose dont il n'avait pas pensé depuis plusieurs mois… Et le moment lui semblait idéal…

"Tu te rappelles, dit-il alors, c'est là qu'on s'est rencontré pour la première fois.

- Oui, mais tu étais légèrement plus poilu qu'aujourd'hui… Dit-elle avec un sourire moqueur.

- C'est vrai, admit-il. Il s'en est passé des choses depuis.

- Oh oui…"

Lentement, il la fit tourner vers lui.

"Il faut que je te parle de quelque chose.

- Ah ? Fit-elle en fronçant les sourcils, légèrement anxieuse.

- Tu… Est-ce que tu te souviens de ton premier jour à Poudlard, quand tu t'étais enfuie de l'infirmerie pour atterrir dans mon appartement ?

- Oui, répondit-elle. Comment pourrais-je l'oublier d'ailleurs, c'est là où tu m'as dit qu'on devait faire un enfant !

- C'est exact. Mais… Je t'ai dit autre chose avant. Tu te souviens ?"

La jeune femme plissa les paupières, tentant de se rappeler… Lentement, elle se revit dans l'appartement, Remus devant elle, lui disant qu'il était un loup-garou… :

"Comment est-ce possible ?

- Vous êtes dans un monde de magie, mademoiselle. Cette école, Poudlard, est une école de sorciers."

Dans le regard de l'homme, elle voyait qu'il disait la vérité. Elle le croyait, car elle ressentait le même sentiment étrange de sécurité que la nuit dernière, quand le loup était apparu.

"Alors qu'est-ce que je fais ici ? Pourquoi m'avoir emmenée ici ? Je ne suis pas une sorcière.

- Je le sais. Si vous êtes ici, c'est pour que vous soyez... ma femme."

Elle ouvrit des yeux étonnés vers Remus, la bouche légèrement entrouverte.

"Tu te souviens ?"

Elle acquiesça d'un signe de tête.

"C'est comme si j'avais mis cette phrase de côté, murmura-t-elle. Tout ce que j'avais retenu, c'était qu'on devait faire un enfant…

- Et je te comprends, dit-il avec un sourire. Maintenant, je vais t'expliquer pourquoi je t'ai dit ça. En fait, tu connais déjà l'essentiel, le fait qu'il ait un lien entre nous. Mais c'est plus qu'un simple lien psychique, c'est une chose beaucoup plus profonde… Il est écrit que le loup-garou et la personne choisie sont destinés à être ensemble, et pas seulement pour faire un enfant. A partir du moment où l'on s'est rencontré, on ne pouvait plus faire machine arrière."

Céline resta un moment sans parler, assimilant l'information. Au bout de quelques instants, elle lui dit :

"En fait, c'est… c'est comme des âmes sœurs ?

- Oui, on peut voir ça comme ça.

- Whaa… Souffla-t-elle. Mais, pourquoi tu ne me l'as pas dit avant, si tu le savais depuis le début ?

- Parce que tu voulais retourner chez toi après avoir accouché. Et je ne voulais pas te mettre les pieds au mur. J'ai préféré attendre.

- Alors là, tu as encore moins d'excuse pour m'avoir repoussée après pendant plusieurs mois ! Dit-elle avec en le tapant doucement à la poitrine.

- Je sais, mais je pensais que tu voulais toujours partir, et à vrai dire, j'avais mis cette notion dans un coin perdu de ma tête. C'est Albus qui me l'a rappelée."

Ils se regardèrent en souriant.

"Ainsi donc, je suis condamnée à être avec toi alors ? Demanda-t-elle avec un air moqueur.

- J'espère que ça ne te pose pas trop de problèmes, dit-il en approchant son visage du sien.

- Absolument pas… Et toi ?

- Moi ? Je ne veux que toi…"

Il la prit doucement par le cou et l'attira vers lui pour l'embrasser, et la jeune femme se sentit fondre sur place, comme à chaque fois qu'il l'embrassait, et elle ne pu retenir un gémissement quand il approfondit le baiser en la collant tout contre lui. Puis, il se dégagea avec lenteur et la regarda dans les yeux. Oui, c'était le moment idéal…

"J'ai une question à te poser, souffla-t-il d'un air brusquement sérieux. C'est… important. Très important.

- Oh…Tu me fais peur là…

- Tu n'as pas à t'inquiéter. En fait, c'est en rapport direct avec le souvenir dont je t'ai demander de te rappeler, dit-il en lui prenant les mains."

Alors, lentement, sans la quitter des yeux, il s'agenouilla devant elle.

"Melle Garand, voulez-vous m'épouser ?"

La jeune femme sentit son cœur accélérer brutalement dans sa poitrine. Au bout de quelques secondes de stupeur, les lèvres tremblantes, elle parvint à souffler un : "Oui."

Un immense sourire sur le visage, Remus se releva et se mit à l'embrasser avec fougue. Elle avait dit oui ! Elle lui avait dit oui !

Ils se séparèrent plusieurs minutes plus tard, le souffle court.

"Ca nous fera une autre bonne nouvelle à annoncer à tes parents, dit-il d'un air malicieux."

Céline le regarda un instant, avant d'éclater de rire et de l'embrasser encore une fois.

A suivre…

Et voilà la grosse surprise ! J'espère que vous êtes contents ? lol

Pour la chanson du début –si, c'en est une ! lol- elle est extraite de l'un des albums de Patrick Fiori (le 3ème après Notre-Dame de Paris pour être précise), titre éponyme, année 2002, et s'intitule « Pardonne-moi ». Passons le fait que je sois une grande fan, je vous conseille vivement d'écouter cette chanson, je la trouve vraiment super (je crois même que c'est l'une de mes préférées de mister Fiori). Et pour ceux qui se disent : « Oh non, encore une de ces ballades dégoulinantes de guimauve », je réponds : « Et ben non ! Raté ! ».

Bises. Nyny's.