Disclaimer : Tout sur le monde d'Harry Potter et ses personnages appartient à Mme J.K.Rowling.
Titre : « La Beauté d'un Songe »
Résumé : Comme c'est étrange, cette présence que Severus ressentait quand la nuit tombait… Slash, no spoiler.
Avertissement : Comme d'habitude il y aura présence de yaoi, donc ceux que les relations homosexuelles dérangent je vous conseille de ne pas rester là. Les autres sont toujours les bienvenues Sinon comme toujours j'utilise Snape au lieu de Rogue. (Et Malfoy, au lieu de Malefoy.)
Oh et si j'ai classé ce one-shot M, c'est qu'il y a une raison, une très bonne raison…
Note : Ceci est la suite de « Un Peu Plus que de la Haine » mais ce petit (plus du tout si petit que ça) one-shot peut aussi être lu indépendamment de cette fic.
Donc voici la deuxième et dernière partie de ce « one-shot suite ». J'espère que vous aimerez un p'tit peu…
Je voulais aussi dire un gros Merci à tous ceux qui ont lu la première partie !
Bonne lecture (j'espère que vous êtes immunisé contre l'abondance de niaiserie)
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2nd Partie
La Beauté d'un Songe
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Une vingtaine d'année plus tard
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De nos jours
12, square Grimmaurd, Londres
- Que j'essai de comprendre ? Tu veux que j'essai de comprendre ?
- S'il te plaît ne me fait pas de leçon de morale.
- Tu ne veux peut-être pas de leçon de morale, mais en tout cas je crois que tu en aurais grandement besoin.
- Franchement ce n'est pas la fin du monde.
- Mais enfin tu te rends compte des conséquences de tes actes ?
- Mes actes n'ont pas de conséquences, puisque le principal concerné ignore qui je suis.
- Et ça c'est sûrement le pire dans ce que tu viens de me raconter.
- Roh, ça va. J'avais déjà été voir Snape, je vois pas ce que ça change que je l'ais fait il y a 20 ans ou alors deux jours.
- Ce que ça change, c'est que maintenant tu n'es plus un adolescent en manque sans aucune jugeotte !
- Tu me fais chier. J'ai subit des choses horribles pendant des années, je pense qu'il y a prescription maintenant.
- Je ne serai pas comme, James.
- Qu'est-ce que ça a à voir ?
- Je ne cautionnerai pas toutes tes idioties.
Les deux hommes se regardèrent un moment, avant qu'un des deux ne recommence à parler.
- Je ne peux pas changer ce que j'ai déjà fais.
- Tu as raison, c'est trop tard.
- …
- On ne parle plus de la même chose, n'est-ce pas ?
- En effet.
- …
- Il a plus souffert que toi. C'est lui qui a faillit mourir de ce semblant de blague.
- Je sais, il n'empêche que ça m'a profondément blessé.
- Je suis désolé.
- Arrête, tu sais très bien que je t'ais pardonné depuis longtemps.
L'un des deux sourît à son ami.
- Je ne sais pas si je le mérite.
- Arrête de t'apitoyer sur ton sort. Je ne pense pas que tu sois sortit de cet enfer pour ça.
- Je sais : c'est la fin de la guerre, je devrai fêter ça avec de l'alcool et danser tout nu avec les canards de la mare du jardin.
L'autre homme ria en secouant la tête d'une fausse exaspération.
- Nous étions en train de nous disputer à l'origine.
- Je ne peux pas dire à Snape que c'était moi. Il me tuerait, ou s'il ne le fait pas, c'est moi qui me tuerai.
- Tu me déçois.
Un silence envahît la pièce avant que l'homme ne réponde à son ami.
- Tant pis. Ça ne te concerne pas de toutes façons.
Après ces paroles il se leva et quitta la cuisine de la maison qui appartenait à la noble et pure famille des Black.
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Severus était assis devant une des fenêtres d'un des petits salons que comptait la maison des Black.
Il adoptait toujours cette attitude froide qu'on lui connaissait, néanmoins à l'intérieur il fulminait. Pourtant quelques heures avant il était pleinement heureux, mais à présent il ne savait plus trop quoi penser. Son inconnu était revenu, tel un fantôme, mais Severus pouvait vous assurer qu'il n'en était pas un, car un fantôme c'est immatériel, et cet inconnu, il avait pu le toucher, trop le toucher peut-être...
Cependant ça le rendait beaucoup moins enthousiasme qu'il n'aurait pu le penser il y a quelques années. En effet, Severus était en train de rassembler les pièces du puzzle de ses nuits. Sans qu'aucune autre personne ne s'en rende compte, Severus priait Merlin pour ne pas penser au fait que si cet homme était revenu la veille, cela voulait forcément dire qu'il faisait partie de l'Ordre du Phénix. Cet étranger était quelqu'un qui vivait dans l'ancien quartier général de l'Ordre, et qu'il côtoyait.
Un affreux pressentiment lui noua l'estomac. Il se sentit mal, alors il décida de bloquer son esprit. Il ne penserait plus à ça. Tant que son procès n'aurait pas eu lieu. Tant qu'il serait condamner à rester enfermé dans la maison Black, il ne pensera pas à cet homme. Du moins il essayera.
- Severus, j'ai à te parler !
Ce fut Lupin qui l'interrompu dans ses pensées. Il avait l'air particulièrement nerveux. Comme s'il était prit en flagrant délit.
Severus soupira et se détourna de la fenêtre pour faire fasse à Lupin. Il n'osait pas imaginer ce que le loup-garou pouvait avoir à lui dire, et qui pouvait le mettre dans cet état là.
- Que veux-tu ?
- Voilà, c'est à propos d'une personne que tu connais bien sans vraiment la connaître.
L'ancien Serpentard leva un sourcil face au charabia de Lupin. La conversation promettait d'être intéressante à ce rythme là…
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Une bonne partie des anciens membres de l'Ordre était réunis dans la cuisine. S'ils étaient encore là alors que la guerre était finie, c'était parce qu'ils étaient presque tous accusés de quelque chose. Alors ils se cachaient en attendant que la vérité soit rétablie, et que leur véritable rôle au sein de la guerre soit loué plutôt que condamné.
Quatre hommes, et deux femmes étaient attablés, discutant en buvant calmement leur thé. Ce fut comme cela que les trouva Severus. Il entra dans la cuisine lentement, il était pâle comme la mort, et tout le monde le regarda bizarrement, attendant la moindre de ses réactions. Peu après, Lupin accourut derrière lui, l'air soucieux. Plus aucun son ne sortit de la bouche des sorciers, peut-être parce qu'ils sentaient que quelque chose d'anormale s'était passée.
Soudainement, Snape réagît comme s'il se réveillait et il se rua vers Sirius, le tirant vers l'arrière de sa chaise, par les cheveux. Un bruit sourd se produisit quand la chaise heurta le sol.
- Ça ne te suffisait pas ? Ça ne te suffisait pas, Black d'avoir voulu me tuer !!
- Je ne comprends pas…
Acculé contre un mur, le col de sa robe entre les mains du maître des potions, Sirius avait du mal à se remettre de la brutalité de Snape. Ce fut pire quand le Serpentard lui mit un violent coup de poing dans la mâchoire.
- Je te hais, Black !! Tu n'es qu'un immonde salopard ! Je ne savais pas que tu aurais pu faire encore pire que tout ce que tu m'as déjà fait subir !
- Je ne vois pas de quoi tu parles.
Severus ne répondit pas, à la place il lui cracha dessus avant de sortir de la pièce, ses robes claquant derrière lui.
Sirius avait mentit, il savait très bien de quoi parlait Snape, en réalité il l'avait su dès qu'il avait aperçut Remus. L'amitié est parfois une chose étrange, dont Sirius avait du mal à en discerner toutes les nuances.
- Je suis désolé, mais je ne pouvais pas rester silencieux, Sirius.
Le concerné regarda tristement son ami quand il lui adressa la parole.
- Aujourd'hui, c'est toi qui me déçois, Remus.
Sirius avait toujours su que le loup-garou ne comprenait pas. Qu'il n'avait pas voulu comprendre ce que ressentait Sirius envers Severus Snape. Pourtant, jamais une seule seconde il n'aurait imaginé que son ami le vendrait au Serpentard.
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La vie est injuste quelques fois, et Severus en faisait trop souvent les frais à son goût. Est-ce qu'un jour quelqu'un pourrait lui expliquer ce qu'il avait fait pour mériter de tels châtiments ?
Humilié comme jamais il ne l'avait été auparavant, se sentant sale et trompé, se jugeant incroyablement bête et naïf, Severus avait l'envie terrible de hurler et de pleurer comme il ne l'avait jamais fait. Il avait ce goût amer sur le palais, son corps était secoué de spasmes, et ses yeux le piquaient atrocement. Mais il ne pleurait pas, il n'allait pas donner cette victoire à Black. Il garderait le minimum de dignité qu'il lui restait après s'être fait baiser par ce salaud.
Severus se dégoûtait. Comment avait-il pu laissé faire Black ? Comment avait-il pu se laisser prendre au piège, se laisser prendre tout court ? Comment avait-il pu avoir besoin de Black à une période importante de sa vie ? C'était une horreur, jamais Severus ne se pardonnerai d'avoir pu être aussi crédule. Il se rappelait encore des paroles de Black, des années auparavant : « Je ne te veux aucun mal, je ne veux que ton bonheur ». Il fallait vraiment être un idiot pour ne pas chercher à comprendre, pour ne pas chercher à découvrir l'identité de cet homme.
Mais peut-être, que plus que Black, c'était Lupin qu'il détestait. Pourquoi lui avait-il révélé que c'était Black qui le déshabillait, qui le caressait, qui l'embrassait ?
Des milliers de questions tournaient, et retournaient dans la tête de Severus sans qu'il ne puisse avoir la moindre réponse. Des insultes fusaient aussi dans son esprit, envers Black, mais aussi envers lui-même. Il n'arrivait pas à saisir pourquoi il avait fait confiance à Black, ni comment il avait pu le désirer aussi longtemps sans se rendre compte de qui il était.
Il fut interrompu dans ses noires réflexions par des coups frappés à la porte de sa chambre.
- Quoi ?
La porte s'ouvre, et laisse apparaître Sirius Black.
- Dégage. Je ne veux pas te voir.
- Il faut que je t'explique.
- Il n'y a rien à expliquer. J'ai parfaitement saisi, connard.
Mais Sirius fit comme s'il n'avait pas entendu, et il s'assît sur le rebord du lit de Severus.
- Tout a réellement commencé durant notre 6ème année.
- Je n'en ai absolument rien à faire.
- C'est à se moment que mes sentiments envers toi sont devenus forts, trop fort.
- Merci, je te déteste aussi Black.
- Non, tu ne me déteste pas comme moi je te déteste.
Sirius évitait le regard de son ancien amant et Severus eut tout à coup du mal à respirer.
- Et ?
- Je te déteste parce que tu produis en moi des émotions tellement fortes que j'en suis venu à t'aimer.
Le cœur du Griffondor battait à toute allure, mais il avait l'impression qu'un seul regard de Snape le ferait cesser de battre à tout jamais. C'est pourquoi il ne le regarda pas, à la place il fixa ses mains tremblantes, attendant que Snape l'achève définitivement.
Cependant Severus ne se moqua pas, ne l'humilia pas, il ne ria même pas.
- C'est le coup de grâce ça, Black ?
- Comment ça ?
J'ai parfaitement compris que tu t'étais bien foutu de ma gueule, alors n'en rajoute pas une couche.
- Mais non. Non, c'est pas ce que tu crois…
Severus s'approcha de Black et se pencha sur lui après lui avoir coupé la parole.
- Ce que je crois Black, c'est que si jamais tu m'adresse encore une seule fois la parole, si tu t'approche à ne serait-ce que 10 centimètres, je te trucide, je t'éventre, je t'égorge. Je te ferai tellement de mal que tes douze années avec les Détraqueurs te paraîtront bien douces face à moi.
Severus se releva, crispé de la tête aux pieds. Il ne plaisantait pas. Il sortit de la pièce, pour fuir une fois de plus cet homme qui semblait s'amuser de ses malheurs. Quand la porte se referma, Sirius murmura…
- La seule vérité c'est que je t'aime, Severus.
Mais comment le Serpentard aurait-il pu comprendre qu'il ne plaisantait pas, quand la seule chose qu'il connaissait de Sirius était sa capacité à le faire souffrir ?
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Sirius discutait avec Harry, Ron et Hermione. Ils avaient une discussion animée à propos d'un sortilège de matérialisation. Pourtant Sirius gardait un air absent, il regardait Snape qui lisait un livre près de la cheminée. Depuis deux semaines que Remus lui avait révélé l'identité de Sirius, aucun des trois hommes ne s'adressait la parole. Mais Sirius voyait bien qu'il avait profondément blessé Snape. Il pouvait le lire dans ses gestes. Néanmoins il ne savait pas quoi faire pour arranger cela, il avait bien trop peur d'aggraver la situation.
Molly entra dans la pièce et coupa court au débat des Griffondors. Elle demanda au trois adolescents de venir l'aider à la cuisine, et laissa seuls Sirius et Snape, ce dernier toujours absorbé par la lecture de son livre. Après quelques instants, Sirius décida que c'était le moment ou jamais de parler à Severus, peu importe s'il mettait ses menaces à exécution.
- Je ne pensais pas que tu opposerais si peu de résistance.
- Que… quoi ?
- Je te disais de fermer les yeux et tu le faisais. Pendant un moment j'ai cru que tu te doutais de qui j'étais, mais que tu ne voulais pas en avoir la preuve.
Severus referma son livre d'un coup sec, et encra ses yeux dans ceux de sa Némésis.
- C'est absurde. Si je m'étais douté une seule seconde que c'était toi, Black, je t'aurais tout de suite mit à la porte.
- Je sais. C'est pourquoi j'ai vite abandonné cette idée. Je n'ais plus réfléchi, tu m'acceptait, et c'est tout ce qui comptait.
Oh non ! pensa Severus, il n'allait tout de même pas recommencer avec ces espèces de « sentiments ».
- Tu délires, Black. Tu as dû laisser ta cervelle derrière le voile.
Il était déjà difficile pour Sirius d'avouer un amour qu'il avait presque toujours renié, mais si en plus le principal intéressé ne le croyait pas, c'était pire que tout.
- Je… je…
Sirius soupira et se leva du sofa vert d'où il était assis pour se diriger vers le fauteuil de Severus. Arrivé en face du Serpentard, il s'accroupît pour être à sa hauteur.
- Je comprends que tu ne me crois pas après tout ce qui s'est passé entre nous, après tout ce mal qu'on s'est fait. Mais avant que tu ne te fasses des idées, je veux que tu saches que si j'ai décidé de te rejoindre dans ta chambre, ce fût avant tout pour que tu me pardonnes.
- Que je te pardonne de quoi exactement ?
Severus avait reprit cet air suffisant que Sirius lui connaissait si bien à Poudlard. Ils étaient tellement proches que Sirius sut que s'il mourrait aujourd'hui, ce serait de s'être noyé dans les yeux noirs de sa Némésis.
- Que tu me pardonnes de ne pas avoir compris à temps que j'étais amoureux de toi, d'avoir dû t'envoyer vers la mort pour voir que mes sentiments...
- On ne tombe pas amoureux du jour au lendemain Black ! C'est ridicule ce que tu es en train de me dire !
Sirius eut envie de sourire, mais le poids dans son estomac ne lui autorisa pas. Il remarqua donc sans le montrer que la voix de Severus était hachée, et nerveuse.
- J'ai mit du temps à voir mes sentiments, à les comprendre, puis à les accepter. J'ai aussi mit du temps à savoir ce que j'allais en faire, et ce que toi tu pourrais en faire. Tu vois que ce n'était pas du jour au lendemain.
- …
- Je t'aime, Severus.
Sirius avait mit toute la sincérité dont il était capable dans ses derniers mots. Et même s'il avait l'impression de mourir de honte en se dévoilant ainsi à un homme qui le haïssait, il savait que c'était ce qu'il devait faire pour ne pas laisser Severus croire ses propres conclusions sur l'attitude de Sirius durant leur 7ème année.
Il aurait dû se sentir soulagé, mais le malaise dans son ventre ne partait pas. Et Severus qui ne disait rien, cette indifférence touchait Sirius dans son amour propre.
C'est en se relevant que Sirius remarqua que quelque chose n'allait pas. Severus ne voulait-il pas savourer cette supériorité ? C'était étrange, ça ne ressemblait pas au Serpentard qu'il connaissait.
- Snape ?
- Non ! Tu mens, Black. Tu mens…
La respiration de Severus était beaucoup trop irrégulière, et Sirius entendait comme un sifflement venant de sa poitrine. Qu'est-ce qu'il lui arrivait, qu'est-ce que Sirius avait encore fait ?
- Respire, Snape !
- C'est faux, tu mens.
- Calme toi.
- TU MENS BLACK, DIS MOI QUE TU MENS !
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Il voulait faire sortir cette rage en lui mais elle restait toujours accroché à ses tripes. Il avait beau taper sur tous les murs, arracher les draps du lit, renverser les couvertures, rien n'y faisait : il avait toujours aussi mal.
- Sirius !
Remus venait d'entrer dans sa chambre, et il ne l'avait même pas entendu.
- Pourquoi, pourquoi c'est toujours comme ça ? Pourquoi tout est compliqué entre nous deux ?
Le loup-garou s'approcha de Sirius et le prit dans ses bras comme on réconforte un enfant. Sirius pleura un moment, pendant que Remus lui frottait le dos en observant les dégâts que son excès de colère avait provoqué. Soudainement l'animagus se recula en hurlant.
- Tout est de ta faute ! Si tu ne lui avais pas révélé ce que j'avais fait, il n'aurait jamais su que je l'aimais !
- Excuses moi, j'ai l'intégrité plus forte que l'amitié.
- Ton intégrité je l'emmerde !
- Sirius…
- Pourquoi tu as fait ça ! Pourquoi ?
- Il devait connaître la vérité.
- Tu as vu où ça l'a mené ? Il a faillit s'étouffer à cause moi.
- C'était juste une crise d'angoisse, Sirius, il va déjà mieux.
- Oh mais oui c'était juste une crise d'angoisse, franchement qui n'en fait pas ?
Sirius avait dit cette dernière phrase en écartant les bras et en regardant le plafond, et Remus lui répondît en se massant les ailes du nez.
- Mais si Sirius c'est très courant.
- Je m'en fous ! Je m'étais promis que Severus me pardonnerai un jour, que je ne lui ferai plus autant de mal qu'avant.
- Ah oui ? C'est pour ça que tu as continué à l'insulter, et à lui jeter des sorts ?
- Tais toi !
Remus n'ajouta pas un mot, et Sirius continua de pleurer.
- Il sait tout à cause de toi.
- Je pense que c'est préférable.
- Mais il va mal à cause de ça. Il y a encore moins de chance pour qu'il veuille de moi.
- Tu n'as jamais ressentit une once d'espoir avec Snape, Sirius. Tu ne peux pas me mettre ça sur le dos maintenant.
- J'ai tellement honte. Je me sens si minable.
Sirius se laissa tomber au sol, et son ami lui mit une main sur l'épaule.
- Tu es trop fier.
L'ancien fugitif se dégagea brutalement de l'étreinte de son ami, comme un enfant capricieux.
- Et alors !? J'ai quand même mal !
L'attitude de Remus changea du tout au tout.
- Tu veux que j'aie pitié ?
- Mais pourquoi tu fais ça ?
Sirius était perdu, il ne comprenait pas pourquoi son ami était aussi méchant avec lui. Il avait toujours été doux et sensible, mais son comportement changeait tout le temps et Sirius n'avait pas la force de le suivre.
- Parce qu'il faut que tu choisisses.
- Que je choisisse quoi?
- Ce que tu attends de Snape.
- Je prends tout ce qu'il me donne.
- Mais il ne sait pas ce qu'il doit te donner. Tout s'effondre autour de lui, et tu viens de lui faire peur.
- C'est de TA faute !
- Tu es trop bouché, Sirius. Et trop lunatique aussi.
- Moi, lunatique ? Est-ce que tu t'es regardé en ce moment... Qu'est-ce que je t'ais fais Moony pour que tu me traites comme un vaurien une fois sur deux ?
- C'est simple…
- Dégages.
- Tu viens de me poser une…
- Dégages. Reviens quand j'aurai plus envie de crever.
- C'est livré avec la connerie le mélo ?
Sirius était tellement à bout qu'il préféra lui-même sortir de sa chambre pour ne plus avoir à supporter les remarques de son ami.
Quand il descendit les escaliers, son filleul se jeta presque sur lui.
- Qu'est-ce que tu as fait à Snape pour le mettre dans cet état Sirius ?
- Oh Harry, pas maintenant, s'il te plaît.
- Qu'est-ce qu'il se passe ? Tu… tu as pleuré ?
- J'aimerai tellement t'expliquer, mais je ne suis pas sûr que tu comprendrais.
Harry le regarda suspicieusement avant d'acquiescer et de quitter le hall pour rejoindre ses amis.
Sirius prit une inspiration douloureuse avant de pénétrer dans la cuisine, où seuls étaient présents Snape et Molly.
Le Serpentard était assit dans un fauteuil près de la cheminée, dos à Sirius, et Molly rangeait le plan de travail. Quand la mère de famille l'aperçût, elle lui fit de gros yeux qui semblaient dire « on t'avais pourtant dit de déguerpir ! ».
Mais Sirius ne voulait plus fuir Snape. Il voulait que pour une fois tout soit clair entre eux deux, il voulait aussi le regarder, se rassasier de ses yeux, et lui dire à quel point il s'en voulait d'être tomber amoureux de lui.
Il l'appela donc d'une voix enrouée après s'être essuyé les yeux avec la manche de sa robe bleue nuit, indifférent aux regards curieux de Molly.
Severus se retourna lentement, et aperçût Black, la mine déconfite, et c'était un bel exemple d'euphémisme. Mais le maître des potions n'avait pas le courage d'affronter le regard de sa Némésis, parce que lui aussi il avait honte. Honte d'avoir paniqué, honte d'avoir eu peur des paroles de Black, honte d'avoir un étau autour du cœur alors que tout était censé être fini. C'est pour toutes ces raisons que Severus se contenta de regarder les attaches dorées de la robe de Sirius quand il lui répondît.
- Quoi ?
- Je te demande pardon.
« Pardon de t'aimer trop fort et de ne pas avoir le courage, et la volonté d'oublier des sentiments si pures. » Mais cette dernière phrase resta bloquée au fond de la gorge de Sirius, quand Severus se décida à lever les yeux vers lui, d'un regard étrange qui fit frissonner le Griffondor.
Hum…
Sirius remarqua trop tard qu'il n'avait peut-être pas employé les mots qu'il fallait. Murmurer de la même manière les excuses qu'il utilisait dans les draps de Snape n'était certainement pas une bonne idée dans la situation actuelle.
- Tu m'agaces, Black.
Severus s'était levé et avait dit cette phrase en passant devant Sirius. Il laissa le Griffondor planté dans la cuisine avec Molly, et monta les escaliers douloureusement.
Il était épuisé, par les révélations de Black, par leur relation, par sa réaction -absolument ridicule, soit dit en passant-.
Quand Severus arriva dans sa chambre il s'écroula sur son lit, heureux d'avoir retrouvé un rythme cardiaque normal, et une respiration régulière. Lui, faire une crise d'angoisse à cause de Black. Quelle mouche l'avait piqué au nom de Merlin ? Mais surtout, quelle mouche avait piqué Black ?
Severus était persuadé au fond de lui que des puissances supérieures s'amusaient avec sa personne, avec sa vie.
Perturbés, Severus resta sur son lit sans bouger durant une demi-heure. Et puis une heure, et deux, et ainsi de suite…
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Durant deux jours Severus étaient resté dans sa chambre. Il n'en était pas sortit, même pas pour dîner. Deux longs jours qui parurent une éternité à Sirius. Il ne savait pas ce qu'il devait faire. A chaque fois qu'il voulait éclaircir les choses, ça se passait mal. Alors Sirius n'avait rien fait. Lui aussi restait dans sa chambre la majorité du temps. Il s'asseyait sur un fauteuil près d'une fenêtre sans paysage, et il se laissait voyagé au gré de ses pensées. Il essayait d'imaginer ce que pouvait faire le Serpentard. Il le voyait, un étage plus bas, allongé de tout son long sur son lit, la respiration lente, mais le corps contracté. Il pouvait observer des ombres jouer avec les contours de son visage, et arrivait même à discerner ses lèvres entrouverte laissant passer un souffle léger et doux.
Ce fut quand Sirius s'aperçut qu'en réalité il ne faisait que se souvenir de Severus durant leur 7ème année que quelqu'un frappa à la porte. Inconsciemment il espéra que ce soit Snape.
- Oui ?
La porte s'ouvrir sur Harry, un sourire gêné collé au visage.
- Salut, Sirius.
- Harry.
Le jeune homme alla s'asseoir nerveusement sur le lit de Sirius avant de commencer à essayer d'énoncer une phrase correcte…
- Hum, donc, hum si je… enfin non. Euh… en faite…
Sirius le regarda un moment se dépêtré seul, amusé de ses bégaiements avant de venir au secours de son filleul.
- Que se passe-t-il Harry ?
- Pfiou… Remus m'a parlé.
- A propos de… ?
- De toi et de Snape.
A cet instant, le visage de Sirius se ferma complètement. Et il insulta mentalement son dorénavant ancien ami.
- Qu'est-ce qu'il t'as dit exactement ce faux frère ?
- Oh, il ne faut pas que tu lui en veuille surtout… Il…il m'a tout dit, tout de ce qu'il savait.
- Tout ?
Le décor autour de l'homme aux cheveux longs commença à tourner. Il ne voulait pas perdre la confiance d'Harry. Il ne voulait pas que son filleul le rejette à cause des sentiments qu'il éprouvait à l'égard de Snape.
- Oui, il m'a dit comment et quand tu es tombé amoureux de lui, et comment tu as abusé de lui.
- Je n'ais pas abusé de lui !!!
- Euh, oui bien sûr, ce n'est pas ce que je voulais dire. Excuse moi.
Sirius était las de tous ces derniers événements. Il n'avait plus l'habitude d'être autant surmené. Quand il était derrière le voile tout était simple, il ne réfléchissait plus, il revivait seulement ses souvenirs interminablement. Et même si c'était douloureux, il n'avait pas eu à se poser de questions, il n'avait pas eu à prendre son destin en main. Le retour à la réalité était violent.
- Pourquoi es-tu venu me voir, Harry ?
- Parce que, je n'ais pas pu m'empêché de remarquer que Snape s'est barricadé dans sa chambre et qu'il ne veut plus en sortir, et que toi pendant ce temps là tu dépéris.
- Je ne dépéris pas, voyons.
Il aurait sûrement eu l'air plus convaincant s'il n'était pas en pyjama à 17 heures, décoiffé et mal rasé.
- Remus m'a pourtant expliqué que depuis la découverte de… cet… amour, tu as toujours été résigné à ce que tes sentiments ne soient pas réciproques. Alors je ne comprends pas pourquoi tu réagis ainsi… Je n'aime pas te voir aussi triste, Sirius…
La dernier phrase avait été dit avec tellement de sincérité que le concerné crut qu'il allait se remettre à pleurer. Mais il se retint, il voulait garder un minimum de tenue devant son cadet. A la place il essaya de trouver un semblant de réponse.
- Je… je ne suis pas si triste que ça. Et je l'ais toujours été, c'est juste que je le ressens un peu plus aujourd'hui, à cause de tout ce qui vient de se passer.
- Vas lui parler !
- Quoi ?
- Vas lui dire que si tu l'aimes ce n'est pas un drame. Que ça arrive même aux gens biens. Vous ne pouvez pas resté dans votre coin éternellement.
- Je ne sais pas si j'en aurai la force, Harry.
- Tu étais un Griffondor, un vrai !
- Ce n'est pas si simple.
- Mais bien sûr que si. Qu'est-ce que tu as à perdre de toutes façons ?
- Ma dignité, ma fierté.
- Ça tu l'as déjà perdu quand Snape s'est mit à paniquer.
Sirius se demanda un moment s'il devait se sentir vexé des paroles de l'adolescent.
- Harry j'apprécie ce que tu fais. Ton père avait aussi été extrêmement compréhensif vis-à-vis de Snape, mais je ne suis pas sûr que ça soit le moment de le déranger.
- Mais ce n'est pas logique !
- De quoi ?
- Mais tu es allé faire l'amour à Snape et il n'a rien dit ! Il s'est laissé faire, ce… ce n'est pas logique. J'en suis sûr ! Toi, tu ne trouves pas ça bizarre ?
- Je ne sais pas, je ne sais plus…
Harry le regarda avec détermination, sans ciller. Un instant il crut voir James à la place de son fils, et il sut que son filleul avait remporté la bataille.
- Bon, tu as gagné. Mais laisse moi le temps de me préparer.
Le jeune Griffondor gloussa.
- Tu vas te faire belle pour ton homme ?
- Harry !! Sors d'ici avant de dire autre chose qui me ferait changer d'avis !
Devant les gros yeux de Sirius, Harry sortit en riant encore, tout en lui souhaitant bonne chance.
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Severus lui était habillé depuis longtemps, même s'il ne sortait pas de sa chambre. En réalité il réfléchissait, tout en essayant de s'en empêcher. Il avait donc à force, un affreux mal de crâne, qui ne résolvait en rien ses problèmes.
Il avait une méchante impression de cassure, le double jeu de Black commençait à le rendre schizophrène, et pour ne rien arranger il ressentait toujours cette espèce d'étau autour du cœur.
Dans sa tête tournoyait des souvenirs de Black et de son inconnu. Enfin non, des souvenirs de Black… tout court.
Il repensait aux regards tristes que Black avait quand ils se croisaient à Poudlard. Il repensait au comportement de Potter qui faisait tout pour que Black soit près de lui. Il repensait à la conversation des Maraudeurs dans la bibliothèque, il comprenait leur tête effarouchée quand il les avait surpris. Il repensa au dernier jour… celui où Black l'avait surpris et fait tombé de sa malle… et il comprenait que ce n'était pas Black qui parlait ce jour-là… Black avait murmuré à son oreille -comme l'inconnu-, il avait voulut lui dire adieu, et Severus avait tout gâché…
Mais Severus ne saisissait pas pourquoi il était si déçut. Il avait tout de même eu le droit à une nouvelle visite de Black récemment donc il n'avait pas à être déçut. Ce n'était pas comme s'il n'avait jamais revue l'autre, enfin Black ! Et puis ce n'était pas non plus comme s'il était déçut de n'avoir pas su son identité plus tôt !
Severus voulait se débarrasser de toutes ces contradictions qui se battaient en lui. Il eut l'occasion de se détourner de ce conflit intérieur quand quelqu'un gratta à sa porte.
Severus se précipita au seuil de la porte avant de se demander s'il devait vraiment ouvrir après avoir mit tellement de détermination à ne vouloir voir personne… Mais ce fut quand il repensa à Black qu'il ouvrir en grand la porte de sa chambre, pour exorciser. Cependant ça ne fonctionnerait pas très bien, étant donné que la source même des ennuis de Severus se trouvait sur le pallier.
- Je peux entrer ?
- C'est chez toi, Black.
Severus s'écarta brusquement, et claqua la porte derrière l'animagus. Black soupira avant de se tourner vers Severus, du centre de la pièce.
- Je ne sais même pas pourquoi je suis là.
- Alors barre toi.
Severus le scrutait, ne se rendant pas compte qu'il bloquait le passage, étant adossé contre la porte.
- Je ne sais pas si tu as réellement compris ce que je ressens pour toi.
Severus eut tout à coup du mal à déglutir, il n'aurait pas pensé que Black remettrait ça sur le tapis de sitôt. Y penser et avoir le principal concerné en face de lui, était des choses très différentes.
- Je ne sais pas si tu veux réellement que je comprenne ce que tu ressens pour moi.
- Oui, c'est vrai. Mais maintenant que c'est dit je préfère que tout soit clair entre nous.
- Bien.
Severus priait Merlin et tous les Saints pour ne pas paniquer comme la première fois.
- Euh… c'est assez dur à dire…
- Alors ne dis rien.
Sirius encra son regard dans le sien, et l'étau autour du cœur du Serpentard se resserra. Il ajouta alors :
- S'il te plait, Black.
Un instant le Griffondor paru complètement décontenancé, mais il parla tout de même.
- Je veux juste que tu me pardonnes. Pas d'avoir été te voir la nuit, non, ça je me rends compte maintenant que c'est trop. Mais de toutes les crasses que je t'ais faites, avant. Celles que j'ai faites avec mes amis, mais aussi les autres. Et puis surtout celle de la Cabane Hurlante…
C'était dont ça tous les pardons murmurés de son inconnu, enfin de Black, juste Black.
- Je croyais que tu n'attendais rien de moi ?
- Oh… tu t'en souviens…
- Oui.
- Alors ne me pardonne pas. Je ferai tout ce que tu veux à la place.
Quelle conversation absurde pensa Severus. Il aurait préféré que ça soit plus violent. Qu'ils aient le même genre d'attitude qu'à Poudlard. Ça aurait au moins eu le mérité de lui faire oublier que toute cette histoire était logique et illogique à la fois.
- Tu pourrais oublier cette chimère de sentiment, si c'est ce que je veux ?
C'est d'un air coupable que Sirius lui répondit.
- Non, je ne pourrai pas.
- Alors tu n'es bon à rien.
- J'ai déjà essayé tu sais, mais c'est trop dur. Mon amour pour toi est vrai, réel, et pure je te le promets. On ne peut décemment pas vouloir oublier ces sentiments là.
C'était étrange quand même cette douleur dans la poitrine que ressentait Severus. Il s'inquiéta un moment de savoir s'il n'allait pas refaire une crise d'angoisse. Mais sa respiration était calme, même si son cœur s'affolait.
Il fallait tout de même que Severus mette un terme à toute cette mascarade. Il n'en pouvait plus. Il ne comprenait rien. Soudain il eut une idée qu'il trouva brillante.
- Je vais t'aider à oublier, Black.
- Je… je ne veux pas.
- Tu vas vouloir si tout ce que tu me dis est vrai…
Severus se décolla de la porte et en quelques enjambées se trouva près de Black. A ce moment il attrapa sa nuque et plaqua brutalement ses lèvres sur les siennes. Le Griffondor lui répondit fiévreusement quand leur langue entrèrent en contact. Quand ils s'éloignèrent, Sirius lui posa une question en reprenant sa respiration.
- Snape… qu'est-ce que tu fais ?
- Je t'aide à oublier tes purs sentiments!
Sans laisser le temps à Sirius d'analyser ses paroles, Severus le poussa brusquement sur le matelas, puis il se mit à califourchon sur lui.
- Tu vas oublier toute cette douceur niaise, et absurde, crois moi.
Sans laisser le temps à Sirius de répondre, Severus l'embrassa à nouveau avec autant de rage que la fois précédente. Le Serpentard passait ses mains sur tout les corps de l'animagus à travers ses vêtements appuyant avec la pointe de ses ongles, et procurant à Sirius des frissons de plaisir.
Concentré à sa tâche de rendre fou Black, Severus fut très surprit quand son amant le renversa sur le dos, inversant ainsi leur position. Le Griffondor avait le dessus, et cela énervait énormément Severus, cependant ce ne fut rien comparé à la colère qu'il éprouva quand Black lui noua un bandeau autour de la tête après avoir chuchoté une incantation.
Severus crut qu'il allait hurlé de rage. Il était une fois de plus envahi par cette tendre obscurité qu'il connaissait trop bien, et il y avait encore cette odeur de pomme qui lui enivrait les sens.
- Enlève moi ça, Black.
- Non…
Sirius continuait de l'embrasser, de plus en plus doucement, croyant sûrement pouvoir calmer l'homme qu'il aimait. Mais Severus ne se laissa pas faire, il tira sur le tissu, néanmoins Black l'empêcha de l'enlever, il lui maintînt même les bras au-dessus de la tête quand il voulut forcer.
- Arrête ça, Black !!
- Pardonne moi…
- Arrête ! Lâche moi !!
Les deux hommes ne s'embrassaient plus maintenant, au contraire ils se battaient pour avoir le dessus, il se battait pour le bandeau. Et même si Severus ne voyait rien, il était déterminé à ne pas passer ces derniers instants avec son ancien inconnu dans le noir complet. Il voulait voir Black. C'est sûrement grâce à cette volonté qu'il réussi à se dégager de ses bras puissants, et à retirer le tissus qu'il découvrit de velours noir.
Quand les yeux des bruns se croisèrent, toute l'agitation précédente se calma d'une traite. Severus était fier d'avoir l'avantage sur Black, mais il tomba de haut quand l'homme sortit du lit, puis de la pièce.
Il se retrouva donc seul sur son lit défait, le bandeau dans les mains, l'œil hagard, et l'excitation encore présente dans les veines. Qu'allait-il faire maintenant ? Comment ferait-il oublier à Black toute la douceur qu'il avait mit à lui faire l'amour à Poudlard ? Comment lui faire oublié la tendresse dont il était capable envers Severus ?
Le Serpentard se releva et observa le bout de tissu dans sa main. Il le porta à son visage et inspira les effluves de ce parfum étrange qui l'empreignait.
Si c'était la dernière fois qu'il avait Black alors le bandeau n'y changerait rien, se dit Severus. De toutes façons il arriverait à avoir le dessus sur Black, il se débrouillait pour l'avoir cette fois-ci.
C'est sur ces résolutions que Severus sortit, le tissu à la main. Il monta les escaliers doucement, ne rencontrant personne sur son passage. Quand il fut en face le la chambre de Sirius, Severus entra, sans frapper.
Il trouva Black recroquevillé sur un fauteuil miteux, le regard perdu vers une fenêtre.
- Harry, ce n'est pas le moment.
- Ce n'est pas Potter.
Sirius se retourna d'un coup, pendant que Severus refermait la porte avec indifférence.
- Que… qu'est-ce que ?
Severus ne répondit pas, à la place il s'avança vers Black, s'arrêtant seulement à quelque pas de lui, puis il posa le bandeau sur ses propres yeux. Il entendit Black se lever précipitamment, puis il sentit ses doigts sur les siens, pour l'aider à attacher le tissu. Ses doigts qui tremblaient glissèrent de l'arrière de son crâne au cou de Severus. Les pouces de l'animagus atterrirent sur la mâchoire du Serpentard, leurs fronts se rencontrèrent doucement. Severus eut envie de pleurer tellement c'était trop, trop doux, trop sensuel.
Il avait déjà perdu le contrôle de la situation. Il ne voulait pas de cette tendresse ! Il voulait justement l'oublier.
Alors Severus réagit de la même manière que dans sa chambre : violemment. Il attrapa la tête de Black, la retenant par les longs cheveux bruns. Il approcha leurs bouches l'une de l'autre, trouvant celle de Black malgré l'obscurité qui l'entourait. Les dents des deux hommes s'entrechoquèrent, et parfois mordaient les lèvres offertes, du sang se mélangeant peu à peu à leurs baisers.
Les mains du Serpentard descendirent le long du corps de Black, jusqu'à ses fesses, puis elles remontèrent, enfonçant toujours les ongles dans la peau encore vêtus de robes lourdes. Pendant que Black tenait le visage du Serpentard entre ses doigts, Severus cherchait l'ouverture de sa robe à tâtons. Une fois l'ouverture du col trouvé, il essaya de défaire les boutons mais ce fut trop difficile sans ses yeux, alors il arracha les deux extrémités. Black poussa une exclamation de surprise, alors que Severus savourait la satisfaction du son produit par les boutons quand ils s'écrasèrent le sol.
Severus caressa la peau qu'il avait découvert, et Black sembla réagir plus vivement, car il traîna le Serpentard en arrière, leurs jambes s'emmêlant parfois, rendait la progression au bout de la pièce épineuse. Severus eut simplement le temps de sentir du bois frappant ses tibias, avant qu'il ne chute sur le matelas, Black au-dessus de lui.
Le Griffondor défît les robes noires du maître des potions, qui frissonna quand sa peau rencontra l'air froid de la chambre, mais qui fut vite remplacé par un frisson de plaisir, Black posant son torse nu contre le sien. Severus comprit rapidement que Black avait enlevé seul ses vêtements, tous ses vêtements, en passant une main de ses fesses à ses cuisses nues. Cuisses douces, et fermes, qu'il griffa au passage, provoquant un grognement sourd de la part de Black.
- Snape !
Son nom claqua sur la langue de l'animagus quand il le gémît, et cela excita un peu plus le Serpentard. Il savait qu'il avait gagné, il savait qu'il avait réussi à attiser la fièvre de Black, à contrôler sa lubricité. Severus aimait ce pouvoir de domination sur Black, ce pouvoir qu'il sentait entre ses mains.
Tout en le caressant, Black lui enleva le pantalon qu'il gardait toujours sous sa robe. Black remonta jusqu'à son visage en léchant chaque partie du corps de Severus qu'il croisa, et en y jouant parfois avec ses dents.
Ils s'embrassèrent longtemps avant que Severus ne sente un doigt s'insinuer dans son intimité. Avant qu'un deuxième doigt ne vienne rejoindre le premier, le Serpentard entoura de ses bras les épaules Black, le griffant une fois de plus, et même s'il le serrait trop fort contre son corps, quelque chose en lui l'interdisait de laisser Black s'éloigner.
Mais Black se détacha de cette étreinte douloureuse.
- Severus, je ne peux pas.
Le maître des potions attendit en silence que Black continu.
- Pas comme ça.
- Je ne veux pas de ta tendresse !
- Je parle du bandeau.
Il y eut un instant de flottement durant lequel Severus s'énerva contre l'indécision du Griffondor, et aussi contre le froid qu'il avait laissé en lui.
- Choisi, Black. Et choisi vite.
L'érection de Severus était douloureuse. Il en avait marre de ces revirements de situations. Lui, il voulait juste que Black le baise une bonne fois pour toute. Que tout ce finisse ici, dans la brutalité, pour effacer cette ancienne mascarade de douceur. Mais Black ne lui accordait même pas ça. Finalement il ne contrôlait rien, et quand il avait un minimum de maîtrise de la situation, il avait cette fichue sensation au creux de la poitrine qui lui faisait mal. Il sentit conte son gré ses yeux s'humidifier.
Il fut soulagé quand Black lui retira le tissu des yeux d'un coup sec. Mais le temps que ses yeux s'habituent à la lumière, sa tête lui tourna, il découvrait pour la première fois le corps de sa Némésis, et il pouvait à peine en profiter. Son « plan » tomberait à l'eau s'il caressait trop ce corps qui lui appartenait presque. A cette pensée d'appartenance, le cœur de Severus accéléra de manière brutale, il avait l'impression qu'il battait à l'intérieur même de ses tympans. Severus eut peur de se sentir encore mal, mais Black l'embrassa à nouveau, avec bestialité comme il en démontrait le potentiel à Poudlard quand ils se battaient. Severus répondit férocement à ce baiser bien plus intense que les précédents.
Les deux hommes s'écartèrent un moment, leurs yeux se croisèrent et Black soutînt son regard trop longtemps pour que la respiration de Severus reste régulière. A ce rythme il n'arriverai jamais jusqu'au bout, son corps, son âme allait s'épuiser rapidement.
- Prends-moi maintenant.
- Quoi, mais…
- Tu as dit que tu ferais tout ce que je veux !
Severus savait qu'il n'avait pas été suffisamment préparé, mais cet amour qu'il lisait dans les yeux de Black l'ébranlait tellement qu'il ne pouvait plus soutenir son regard.
Alors le Serpentard écarta les jambes, qu'il plaça autour de la taille du Griffondor. Et après avoir lancé un bref sort de lubrification, Black le pénétra lentement. Mais ce n'était pas assez pour Severus.
- Plus vite, Black !
- Je ne veux pas te…
- D'un coup sec !
Sirius scruta son regard, puis le pénétra brutalement après avoir déglutit difficilement. Mais Severus avait surestimé sa capacité à supporter la douleur, c'est pourquoi il hurla en sentant Black le déchirer de l'intérieur. Il ferma ses yeux très fort, empêchant des larmes de douleur de couler sur ses joues pâles.
La respiration de Black était saccadée, il sentait sa poitrine se soulever irrégulièrement.
- Severus…
Black lui embrassa calmement le front, mais Severus le gifla vivement.
- Snape…
L'animagus essaya de se retirer, mais Severus le retînt.
- Continue !
- Je…
- Ta gueule !
On aurait dit que quoi qu'aurait pu lui demander le Serpentard, l'ancien prisonnier d'Azkaban lui aurait accordé, malgré les larmes que Severus sentait tomber sur son torse. C'est pourquoi il accéléra ses mouvements, ses coups de reins se faisant plus fort quand Severus lui en donna l'ordre. Et en même temps, Black caressa durement son érection. Mais Severus n'en voulait déjà plus de cette violence qu'il avait lui-même provoquée.
Son corps disait oui, mais son âme hurlait non. Quelle idée stupide il avait eu. Ça ne rimait à rien, c'était juste une excuse pour avoir une dernière fois son corps, mais ça ne marchait pas. Parce que son corps avait mal autant que son coeur, comprimé dans cette main de fer. Il ne voulait pas que Black oublie sa tendresse, non il voulait que ça soit simplement lui qui l'oublie. Mais ça ne marchait pas comme ça. On n'oubliait pas une année de plaisir et de douceur, dans une nuit de brutalité. Et il ne voulait plus l'oublier. Il ne voulait plus que Black l'oublie non plus. Toute cette histoire était trop confuse pour Severus. Il entrevoyait des choses sur lui-même qui lui faisaient peur.
Après un coup de rein plus violent que les autres, Severus éjacula, suivit par Black qui s'écroula sur le corps du Serpentard. Avant qu'aucun des deux n'ais retrouvé un rythme respiratoire normal, Black se redressa et prononça d'une voix rauque :
- Ne me demande plus jamais ça.
Sur ces dernières paroles le Griffondor prit ses vêtements qu'il passa rapidement avant de quitter sa chambre.
Severus sentit une nausée lui envahir l'estomac, avant que des larmes ne coulent le long de ses joues creuses. Il s'en voulait atrocement d'avoir demandé une chose pareille à Black. Et en plus de cela, l'étau dans la poitrine de Severus avait finalement réduit son cœur en bouilli.
(1)
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Sirius sortit précipitamment de sa chambre, dans une vaine tentative de fuir Snape. Il ne se sentait pas bien du tout, et à peine la porte refermée, il s'écroula sur le mur qui lui faisait face, pleurant à nouveau de tout son saoul. Il trouvait qu'il pleurait beaucoup trop ces derniers temps, comme à Poudlard, et ce n'était pas sain pour lui. Sirius n'aimait pas être aussi faible, mais que pouvait-il y faire ? Snape le rendait faible autant qu'il pouvait le rendre puissant.
- Merlin, pourquoi ?
Pourquoi Severus avait-il fait ça ? Etait-ce une amère vengeance ? C'était si douloureux, que Sirius ne savait pas s'il allait s'en remettre. Il n'avait jamais eu de rapport sexuel aussi violent. Il n'avait jamais fait de mal en faisant l'amour, mais Severus l'avait obligé à le faire souffrir, à le prendre comme s'ils étaient simplement deux bêtes s'accouplant. Comme s'il n'y avait jamais eu d'autre entre eux que les duels, et les coups bas. Comme s'ils n'avaient jamais fait l'amour avec la délicatesse de deux amoureux.
Sirius échappa un rire. Snape n'avait jamais été amoureux de lui. Jamais. A quoi aurait-il pu s'attendre d'autre de sa part ? Même dans ses rêves les plus fous, Sirius n'aurait pas imaginé de Snape un « Moi aussi, je t'aime ! ». Alors pourquoi souffrait-il ? Il aurait dû se douter que ça finirait comme ça, dans la violence qui les liait depuis toujours. Mais il ne pouvait s'empêcher de l'aimer si fort. Snape était toujours dans ses pensées, il ne le quittait jamais. Il ne voulait pas perdre la haine de Severus et gagner son indifférence. Ça serait trop dur si ses yeux ne se posaient plus sur lui. Il avait enfin pleinement accepter ses sentiments, alors pourquoi le destin s'amusait-il à lui enlever les seules choses qu'ils avaient de Snape ?
- Severus…
Soudainement des pas se firent entendre dans le couloir, et Sirius aperçut Remus Lupin.
- Tiens, Sirius. Tu nous joues encore ta comédie ?
Tout était de sa faute. En cet instant, Sirius le détestait. Remus était cruel avec lui, alors Sirius préféra retourner dans sa chambre avant de donner une bonne correction à son ami.
En entrant dans la chambre, Sirius vit Severus recroquevillé sur le grand lit, dos à lui. En entendant le bruit de la porte, le Serpentard se redressa vivement, et regarda Sirius, un drap blanc reposant sur ses hanches.
Ce que Sirius vit dans les yeux du maître des potions le cloua un instant sur place. Les joues du Serpentard étaient baignées de larmes, et ses yeux brillaient d'une lueur enchanteresse tellement ils étaient humides. Cette vision trouva un écho dans les souvenirs du Griffondor. Il se rappela de leur 6ème année, quand Sirius avait surprit le préfet de Serpentard pleurer dans les couloirs. C'était même à partir de cet instant que les sentiments de Sirius avaient commencé à fortement se manifester (2).
Sirius sortit rapidement de méandre de ses souvenirs pour accourir vers Snape, omettant qu'il n'était certainement pas judicieux de lui adresser la parole après les événements récents.
- Snape, je… je t'ais beaucoup fait mal ?
Le Serpentard c'était assis sur le lit, ses pieds nus étaient posés sur le parquet de la chambre. Il mit du temps à observer Sirius accroupit devant lui avant de répondre.
- Non... C'est moi qui me suis fait mal.
- Severus…
Sirius se redressa et s'assit près de son amant. Avec hésitation, il passa ses bras autours du Serpentard, qui n'émît aucune objection. Au contraire, Severus posa sa tête sur l'épaule de Sirius.
Sirius se sentît mieux immédiatement, contre lui le corps nu de l'homme qu'il aimait tremblait, et rien ne semblait pouvoir les déranger. Sirius était soulagé que Snape ne le repousse pas après ce qu'il venait de se passer.
- Je suis désolé, Black.
- Schhh…
Severus s'approcha encore de lui, nouant ses bras autour de son cou, et s'asseyant à moitié sur ses cuisses, aucun des deux ne se souciant des draps qui s'emmêlaient autours d'eux.
- Ce n'est pas juste, Black… Black… Sirius…
Le Griffondor se sentait tout chose, aussi près de Severus. Il avait une sensation étrange au creux de l'estomac. Est-ce que c'était ça l'espoir : Une envolée de papillons au creux du ventre.
- Je t'ais aimé, Black.
Un brusque gargouillis s'échappa de la bouche de Sirius.
- Je crois que je t'ais aimé. A Poudlard, la nuit, quand je ne savais pas qui tu étais…
Sirius ne savait pas quoi dire. Il était heureux et malheureux à la fois. Severus l'avait aimé, mais jamais plus il ne pourrait ressentir ce sentiment pour lui après tous ces événements. Des larmes coulèrent encore le long de son visage. Il enserra un peu plus fort le Serpentard contre lui. Il ne voulait le perdre pour rien au monde, mais c'est ce qui risquait d'arriver.
- Severus…
Le Serpentard s'écarta un peu afin qu'ils soient face à face.
- Pourquoi tu ne me l'as pas dit plus tôt?
- Comment ça ?
- Pourquoi tu ne m'as jamais dit que c'était toi…
Sirius ne comprenait pas réellement les réactions du Serpentard, mais il lui répondit tout de même, avec toute la franchise dont il était capable.
- Parce que ça n'aurait rien changé. Je ne voulais pas que tu me détestes encore plus.
- Mais si je t'aimais…
- Non, tu ne peux pas m'aimer, tu ne pourras jamais m'aimer moi.
- Qui es-tu pour dire ça ? Tu ne sais rien de ce que je ressens. Tu ne sais rien ! Ce n'est pas à toi de décider si je dois avoir des sentiments pour toi ou non !
Severus s'était séparé de Black, il avait l'air très mécontent. Sirius lui était comme paralysé, les informations arrivaient à son cerveau mais faisaient d'abord un détour par son cœur, qui explosait de joie, et d'incertitude. Il trouva tout de même la force de murmurer tout bas, d'une voix éraillée :
- Tu… tu m'aimes ?
- Non.
Sirius ferma les yeux de chagrin, son cœur s'arrêtant de battre un instant.
- Peut-être.
Sirius entendit les battements de son cœur repartir de plus belle, à un rythme frénétique.
- Je ne sais pas.
Severus se tourna vers le Griffondor. Une moue contrariée ornait son visage blême.
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Cela faisait déjà quelques jours que les anciens ennemis de Poudlard avaient couchés ensemble. Sirius était assis dans un des nombreux petits salons de la maison des Black. Il ressassait les expériences qu'il avait vécus avec Severus, mais ça ne le rendait pas triste, au contraire : il n'avait pas peur de l'avenir. Aussi étrange que cela puisse paraître, Sirius était confiant. Quelque chose au fond de lui, lui disait que Severus ne lui ferai plus de mal. Et cette fois c'était différent, il savait qu'il avait toujours eu un « instinct de merdre » mais cette sensation curieuse ne se rangeait pas dans la même catégorie.
Sirius entendit des éclats de voix se rapprocher du salon, et il reconnu peu à peu Remus et Harry. Cela faisait longtemps qu'il ne les avait pas croisés, car ils s'occupaient tout deux personnellement des procès des membres de l'Ordre, et étaient donc très occupés.
En entrant dans la pièce Harry sourit à son parrain qui lui rendit son sourire.
- Mon conseil a marché Sirius ?
- Pas du tout.
- Oh, mince…
Le Survivant prit un air fautif en s'asseyant sur le même sofa que Sirius, suivit par Remus.
- Mais presque, si je n'avais pas été voir Severus, nous n'aurions pas pu éclaircir certains problèmes, même si ça a été douloureux.
- Alors je n'ais pas fait trop de dégâts ?
- Non, au contraire... Severus, il… il a dit qu'il ne savait pas s'il m'aimait…
- Mais c'est super !
- Je ne vois pas en quoi.
- Tu n'es qu'un rabat joie, Remus.
- Ne te fais pas de faux espoirs, Sirius.
Les deux amis se regardèrent en chien de faïence un moment, alors Remus ajouta :
- Je ne dis pas ça pour te faire du mal. Au contraire, tu le sais.
Les deux amis se sourirent.
- Je sais. Peut-être que grâce à toi, les choses vont s'améliorer avec Severus.
- Je l'espère, même si ce n'était pas mon but au départ.
Ce fut au tour de Remus de prendre un air coupable, mais Sirius lui mit une accolade dans le dos pour le faire sourire à nouveau. Sirius savait que quelque chose de bien était en train de se profiler, grâce à son ami.
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Severus se tournait et se retournait dans son lit. Malgré l'heure tardive il n'était toujours pas endormi. Il pensait et repensait à Black. Il ne pouvait s'empêcher de se rappeler le petit-déjeuner du matin même. Car à ce moment il s'était sentit parfaitement bien, simplement à cause d'un geste dès plus anodin. En effet, Black avait sournoisement glissé sa main dans celle de Severus pendant qu'il mangeait ses tartines de confiture à la rhubarbe. Et le pire c'était que le Serpentard n'avait rien dit, il avait juste apprécié le contact de leurs deux mains réunis. Et puis il y avait aussi eu le sourire de Black. Ce sourire qui avait étiré ses lèvres, quand Severus avait serré ses doigts sur ceux du Griffondor. Ce sourire que Severus avait trouvé magnifique.
Le Serpentard avait envie de revoir ce sourire autant qu'il avait envie de sentir la chaleur de Black contre sa peau. Mais est-ce que cela voulait dire qu'il l'aimait ? Il n'en avait aucune idée. Il ne voulait même pas y penser, mais c'était pourtant nécessaire. Si Severus avait aimé cet inconnu, la tendresse et l'amour qu'il lui donnait, il pouvait aimer Black. Mais ils s'étaient détestés pendant si longtemps que Severus continuait de douter. Mais en même temps il avait envie de lui, de sa présence, de son corps, de sa voix, de ses sourires.
Severus soupira et décida de se lever. Sans passer de vêtements par-dessus son pyjama, il sortit de sa chambre. Le couloir était glacial, même le parquet, Severus avait sentit sa froideur sous ses pieds nus.
Le plus discrètement qu'il pu, Severus traversa le couloir, monta les escaliers puis traversa le second couloir. Enfin il arriva devant la porte de Sirius Black qu'il ouvrit avec les mêmes précautions.
Il ne savait pas trop ce qu'il faisait, mais en réalité ça l'amusait. Il se mettait à la place de Black quand il venait le rejoindre la nuit. Il imaginait combien il avait dû faire attention à ne pas faire de bruit, lui qui était si turbulent.
Severus essayait de trouver le lit. Il avait un vague souvenir d'où il se trouvait, mais en réalité il était allé trop peu de fois dans cette pièce pour avoir de bons repères. Cependant Severus continua d'avancer et…
- Aïe !
- Lumos.
La lumière allumée, Severus remarqua que son front venait de faire connaissance avec les bois du lit à baldaquins, et Sirius avait tout entendu.
- Severus ? Tu t'es cogné ?
C'est en se tenant le haut du crâne que le Serpentard lui répondit.
- Tu es censé dormir, Black. Il est tard !
- Mais…
- Chut ! Recouche toi.
Sirius le regarda bizarrement, il devait sûrement se demander si le Serpentard n'était pas devenu cinglé. A vrai dire, Severus se le demandait aussi. Mais le Griffondor obéit au maître des potions et il se rallongea sur son lit, sur le côté.
- Eteins la lumière.
Sirius pouffa un instant, mais il éteignit quand même la lumière. De nouveau dans l'obscurité Severus grimpa sur le lit, qu'il avait bien observé quand l'animagus avait allumé la lumière. Severus se déplaça à quatre pattes sur le grand lit, jusqu'à l'ouverture des draps. Il fut apaisé de retrouver la chaleur, quand il se glissa sous les couvertures. Mais il le fut encore plus quand il passa ses bras autours de la taille de Black, et qu'il se colla à son dos. Black avait toujours eut le corps brûlant.
- Que me vaut le plaisir ?
- Il fait froid dans mon lit.
Sirius repoussa les bras du Serpentard, qui eut soudainement peur qu'il ne veuille plus de lui. Peut-être que Black avait comprit que Severus n'était pas quelqu'un à aimer. Peut-être que finalement il ne l'aimait plus. C'était peut-être à cause de la violence qu'il lui avait imposée que les sentiments du Griffondor avaient changé.
Mais l'animagus avait simplement éloigné Severus pour qu'il se retourne sans l'écraser. Et quand Black fut enfin sur le dos, il prit le Serpentard dans ses bras, tout contre lui. Il fut soulagé, mais il ne put empêcher une question d'échapper à ses lèvres.
- Tu m'aimes toujours ?
- Bien sûr que oui…
Comme pour le prouver, Sirius le serra plus fort contre son cœur. Et Severus en entendît chaque battement. Et ça le berçait déjà. Blottit dans la chaleur que Black lui procurait, Severus crut qu'il allait s'endormir. Son seul lien avec la réalité était les bras de Black qui l'étreignait puissamment, peut-être même un peu trop mais ce n'était pas important. Il avait l'impression que jamais Sirius ne le lâcherait, et Severus aimait cela. Avant de s'endormir, il murmura :
- Moi je vais bientôt t'aimer très fort…
Car dorénavant, près de Sirius, tout aurait la beauté d'un songe.
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Fin
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(1) Je ne devrai peut-être pas vous le dire, mais à cet instant précis j'ai eu une envie soudaine de m'arrêter et de marquer le mot « fin »… 'me demande c'que vous en auriez penser, hûhû…
(2) Ces évènements se trouvent dans « Un Peu Plus Que De La Haine » :
cf : Chapitre 3, « Une épine dans la monotonie »
Merlin, je n'aurai pas pu faire une fin plus niaise… Pitié ! Dîtes moi que ce n'est pas si nul que ça en a l'air.
J'espère que vous êtes arrivé jusqu'ici sain et sauf. Toujours là ? Je sais, c'est long, c'est chiant. Mais en même temps, c'est de cette manière que je voyais ce one-shot (pas chiant hein, mais long). C'est peut-être aussi beaucoup trop cucul parfois…
Vous croyez que j'aurais dû me débrouiller autrement ? (non ce n'est pas un moyen détourné d'avoir des reviews… mais bon si jamais vous avez 5 petites minutes, je dis pas non à un commentaire :d) Mais bon, c'est happy-end… hein c'est bien un happy-end ??!
Bisous à tous
Dedale
